1.1 Présentation de Renault et du Groupe 4.1 Les conditions de préparation et 4.2 Principes et règles arrêtés par le Conseil des dirigeants et des mandataires sociaux 4.3 Les procédures de contrôle interne 4.4 Rapport des Commissaires aux comptes 4.5 Annexe : le Règlement intérieur 5.3 Marché des titres de Renault Le Conseil propose, en premier lieu, l’adoption de six résolutions par l’Assemblée générale ordinaire 198 de la compétence de l’Assemblée générale de la compétence de l’Assemblée générale ordinaire 201 7.1 Rapport des Commissaires aux comptes 7.3 Les rapports des Commissaires aux comptes 8.1 Attestation du responsable du Document 8.2 Informations historiques sur les exercices INCLUANT LE RAPPORT DE GESTION APPROUVÉ PAR LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DU 10 FÉVRIER 2010 Le présent document de référence a été déposé auprès de l’Autorité des marchés fi nanciers le 25 mars 2010, conformément à l’article 212-13 de son règlement général. Il pourra être utilisé à l’appui d’une opération fi nancière s’il est complété par une note d’opération visée par l’AMF. Ce document a été établi par l’émetteur et engage la responsabilité de ses signataires. Ce D ocument de référence est en ligne sur le site Internet de Renault www.renault.com 1.1.4 Les organes de direction au 1er mars 2010 1.1.5 Renseignements sur les principales filiales 1.2.4 Stratégie et résultats de Nissan en 2009 1.2.5 Performance commerciale globale et indicateurs Document de référence Renault 2009 5 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Part dans le résultat de Nissan Motors Résultat net - part du Groupe Résultat net par action (en euros) Endettement financier net de l’A utomobile Effectif t otal au 31 décembre 1.1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE PRINCIPAUX CHIFFRES CONSOLIDÉS SUR TROIS ANS – DONNÉES PUBLIÉES (1) (1) Ces données sont communiquées pour information telles qu’elles ont été publiées, mais elles ne sont pas toujours directement comparables d’une année sur l’autre, car elles peuvent intégrer des écarts de périmètre et/ou d’évolution de traitement comptable. Cf. chapitre 7 note 3 de l’annexe aux comptes consolidés. (2) Proposition qui sera soumise à l’AGM du 30 avril 2010. ACTIONNARIAT DE RENAULT AU 31 DÉCEMBRE 2009 RÉPARTITION DU CAPITAL EN % DES ACTIONS EN % DES DROITS DE VOTE Cf. chapitre 5.2. 1 à 5.2.5. PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE La société Renault Frères est créée pour fabriquer des véhicules automobiles et exploiter des brevets d’invention relatifs à l’automobile, tels que la première boîte de vitesses à prise directe. Installée à Billancourt (France), elle acquiert une notoriété internationale grâce à ses victoires sportives et se spécialise d’abord dans la construction de véhicules particuliers et de taxis. Durant la P remière G uerre mondiale, elle produit de nombreux camions, chars légers Le 17 novembre 1994, l’État procède à une ouverture partielle du capital de Renault, étape vers la privatisation qui sera effective en juillet 1996. L’année de son centenaire, en 1998, Renault inaugure le Technocentre de Guyancourt, qui regroupe ingénierie et design, et l’usine de carrosserie- 1999 marque une nouvelle dimension de Renault par la signature, le 27 mars à Tokyo, d’une alliance historique avec Nissan. Elle est également celle de l’acquisition d’une nouvelle marque par la prise de participation de 51 % dans le capital du constructeur automobile roumain Dacia. Renault, qui s’est fortement développé dans le domaine des véhicules particuliers et industriels et a établi de nombreux centres de production en France et à l’étranger, devient Société anonyme. La marque Renault arrive progressivement en tête du marché français. Renault porte sa participation dans Dacia à 80,1 % et acquiert une nouvelle marque Samsung en Corée du Sud. Nationalisée en janvier, l’Entreprise prend le nom de Régie Nationale des Usines Renault et concentre sa production sur la 4 CV. Renault et Volvo réunissent leurs forces dans le poids lourd pour former le deuxième acteur mondial. Renault devient l’actionnaire principal du groupe Volvo avec 20 % de son capital, après lui avoir cédé 100 % du La Renault 5 reste un des plus grands succès commerciaux du Groupe. Jusqu’au milieu des années 1980, Renault déploie une stratégie de diversifi cation de ses activités dans les domaines industriel, fi nancier et de services, parallèlement à une expansion internationale de ses implantations industrielles et commerciales. La crise traversée par l’Entreprise en 1984 est suivie d’une période de restructuration et de recentrage sur ses métiers de base. En 1987, l’Entreprise renoue avec les bénéfi ces. Renault redevient une Société anonyme en 1990. Cette même année, un accord de coopération étroite est signé avec le groupe Volvo. Les deux groupes procéderont en 1991 à des échanges de participations dans leurs activités automobiles et poids lourds. À la suite de l’abandon du projet de fusion à la fi n de l’année 1993, ces participations seront progressivement Deuxième étape de l’Alliance, Renault et Nissan renforcent leurs liens capitalistiques et créent un centre stratégique commun. Renault porte sa participation dans le capital de Nissan de 36,8 % à 44,4 %, Nissan entrant à hauteur de 15 % dans le capital de Renault. L’État français réduit sa participation dans le capital de Renault à 25,9 %, puis à 15,7 % en 2003 après une nouvelle opération de cession sur le marché et aux salariés. C’est l’année Mégane II. Avec cinq carrosseries (Scénic II, Grand Scénic, Mégane coupé-cabriolet, Mégane berline 4 portes et Mégane Estate) complétant les deux modèles lancés en 2002, ce sont sept modèles qui ont été lancés en 17 mois. Le succès remporté par Mégane en fait le modèle ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 7 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Cette année est marquée par deux événements produits majeurs : Modus, monospace d’entrée de gamme de Renault, première application de la plate- forme B partagée avec Nissan, première de sa catégorie à obtenir 5 étoiles Euro NCAP, et Logan, développée par Renault, fabriquée et commercialisée par Dacia, excellent rapport prix-prestations, au succès incontestable dès son lancement, tant sur son marché national, la Roumanie, qu’à l’exportation. Logan sera l’un des fers de lance de l’internationalisation de Renault dans les années à venir. Lors de l’Assemblée générale, le 29 avril, Carlos Ghosn se voit confi er la Direction générale de Renault, Louis Schweitzer conservant la présidence du Conseil d’administration. Le Groupe poursuit son internationalisation avec le déploiement industriel de Logan en Russie, en Colombie et au Maroc. Renault signe avec Mahindra & Mahindra un accord de fabrication et de vente de Logan en Inde à partir de 2007. Renault lance deux produits majeurs : Clio III, huitième véhicule 5 étoiles Euro NCAP, élue « Voiture de l’année 2006 », et le moteur 2.0 dCi, premier diesel de l’Alliance. Renault F1 Team devient double Champion du monde Constructeurs et Pilotes. Carlos Ghosn annonce le 9 février le plan Renault Contrat 2009 qui s’articule autour de trois engagements majeurs : la qualité, la rentabilité et la croissance, afi n de positionner Renault comme le constructeur généraliste européen le plus rentable. Pour la 2e année consécutive, Renault F1 Team, avec la nouvelle R26, est double Champion du monde Constructeurs et Pilotes. À l’occasion du Mondial de Paris, ont été dévoilés le show car Twingo Concept et le Koleos Concept, premier futur cross-over de la gamme. L’offensive produit a démarré avec la commercialisation en mai de Nouvelle Twingo (fabriquée en Slovénie) et en octobre de Nouvelle Laguna (fabriquée en France) visant les meilleurs niveaux de qualité et de fi abilité. En Corée, Renault Samsung Motors a lancé la fabrication du cross-over QM5 (dérivé du Koleos), conçu et dessiné par Renault, développé par Nissan, dont la moitié de la production est destinée à l’exportation. La présence de Renault à l’international s’est renforcée par la création de fi liales en Irlande et en Scandinavie, l’augmentation des capacités de production en Russie et la signature d’un protocole pour l’implantation d’un futur complexe industriel au Maroc. En mai a été lancée la signature Renault eco2 pour les véhicules écologiques et économiques fabriqués dans des usines certifi ées, émettant moins de 140 g CO2 /km ou fonctionnant au biocarburant et constitués d’au moins 5 % de plastique recyclé, tout en étant recyclables à 95 %. L’économie mondiale s’est trouvée confrontée à une crise fi nancière et économique à la fois brutale et d’une ampleur exceptionnelle. Dès juillet, Renault a mis en place un plan d’action additionnel basé notamment sur la maîtrise des stocks et la réduction des coûts et des investissements, pour s’adapter au plus vite à la nouvelle réalité des marchés. Les projets d’implantation de l’a lliance Renault-Nissan sont retardés à Tanger (Maroc) et gelés à Chennai (Inde). Afi n de tirer parti du potentiel de croissance du marché russe, Renault s’appuie sur sa fi liale Avtoframos, qui produit Logan et vend une gamme de voitures Renault importées, et sur son partenariat stratégique avec AvtoVAZ. Plusieurs accords de commercialisation de véhicules électriques sont signés (dont le premier en Israël avec Project Better Place, puis au Danemark, au Portugal, etc.). En octobre, la nomination de Patrick Pélata, en tant que Directeur général délégué, correspond à la volonté de Carlos Ghosn de renforcer le management opérationnel de l’Entreprise, d’assurer une gestion au plus près du terrain et de garantir des prises de décisions extrêmement rapides. 100 % des sites industriels de Renault sont certifi és ISO 14001. Les gammes se renouvellent : lancement de Nouvelle Mégane, Kangoo, Koléos, Sandero. Renault a poursuivi son plan de gestion de crise par la réduction des coûts et du besoin en fonds de roulement, par le plan Renault Volontariat et la mise en place d’un contrat social de crise (recours au chômage partiel avec maintien des rémunérations), pour atteindre un free cash flow positif. Carlos Ghosn devient Président du Conseil d’administration, suite au départ de Louis Schweitzer. Six véhicules ont été lancés : Grand Scénic III, Scénic , Mégane E state, Mégane Renault Sport, Fluence et Kangoo be bop. Concrétisant sa vision long terme de l’automobile et de la mobilité zéro émission, Renault a dévoilé au Salon de Francfort sa gamme future de véhicules électriques (Twizy ZE, Zoé ZE, Fluence ZE et Kangoo ZE), ainsi que sa nouvelle identité de marque « Drive the change » (« Changeons de vie, changeons l’automobile »). Un accord a été signé avec l’État pour le lancement d’une usine de batteries à Flins (France). L’a lliance Renault- Nissan, qui a fêté ses 10 ans, vise le leadership dans la diffusion en masse de véhicules zéro émission et a signé des partenariats avec une quarantaine de gouvernements, de municipalités et d’énergéticiens partout dans le monde. La première pierre de l’usine de Tanger a été posée. PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE 1.1.3 PRINCIPALES ACTIVITÉS DU GROUPE ✦ Depuis l’accord défi nitif signé le 2 janvier 2001 avec Volvo, les activités du Groupe sont réparties en deux branches principales : Par ailleurs, trois participations viennent compléter ces deux branches ■ la participation de Renault dans le capital d’AB Volvo ; ■ la participation de Renault dans Nissan ; ■ la participation de Renault dans AvtoVAZ. Ces participations sont mises en équivalence dans les comptes du Groupe. ORGANIGRAMME SIMPLIFIÉ AU 31 DÉCEMBRE 2009 (EN % DES ACTIONS ÉMISES) * Société détenue indirectement par Renault s.a.s. Renault conçoit, fabrique et commercialise des véhicules particuliers et Avec l’acquisition du constructeur roumain Dacia, puis la reprise des actifs opérationnels de la société sud-coréenne Samsung Motors, Renault exploite trois marques automobiles, Renault, Dacia et Samsung. Depuis plus de 100 ans, Renault fait partie des marques qui écrivent l’Histoire de l’automobile. Si la passion de la mécanique, du design et du progrès technologique anime les équipes, la vision de Renault se traduit avant tout par une attention particulière portée à l’Homme, avec la conviction que ce n’est pas à l’Homme de s’adapter à l’automobile, mais à l’automobile Le progrès ne vaut que s’il peut être partagé par tous. C’est pourquoi toutes les Renault répondent à des critères de qualité, de confort, de tenue de route, d’ergonomie, de sécurité et de protection de l’environnement, qui constituent Aujourd’hui, le monde change et il y a dans ce changement une occasion unique de sortir des sentiers battus et d’essayer de nouvelles solutions. Ainsi avec la signature Renault eco² et Dacia eco², le groupe Renault a franchi une nouvelle étape en s’engageant pour réduire les impacts écologiques tout au long du cycle de vie du véhicule : depuis sa conception et sa fabrication jusqu’à son recyclage. En 2009, 70 % des véhicules vendus par Renault en Europe répondent à cet engagement écologique, soit plus d’un million de véhicules et 32 % des ventes du Groupe émettent moins de 120 g CO2/km . De même chez Renault, la sécurité va au-delà d’une simple liste d’équipements aux noms mystérieux. Notre approche est globale et s’adapte à chaque passager, c’est pourquoi Renault est aujourd’hui la seule marque au monde à proposer 12 véhicules ayant obtenu la note maximale de 5 étoiles aux crash-tests Euro NCAP. Enfi n, avec sa nouvelle signature de marque « Drive the Change » en anglais ou « Changeons de vie, changeons l’automobile » en français, Renault affi rme clairement sa volonté de devenir un acteur incontournable de la Sur le segment des voitures compactes (segments A, B et Assimilés véhicules particuliers), Renault offre une large gamme de modèles complémentaires : Logan, Sandero, Twingo, Clio et I, Modus et Kangoo. Renault Logan constitue aujourd’hui un vecteur majeur du développement de Renault à l’international. À fi n 2009, elle est commercialisée sous la marque Renault dans presque 30 pays, dont Russie, Colombie, Venezuela, Équateur, Brésil, Argentine, Iran (sous le nom Tondar) et Inde (en partenariat avec Mahindra). Le déploiement industriel permet à Logan d’être produite près de ses principaux marchés dans les usines Renault en Russie, Inde, Iran, Brésil, Colombie. (Voir aussi le déploiement de Logan dans le chapitre 2.1.1.1.) Très accessible, habitable et robuste, Logan affi che un réel succès grâce à ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 9 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Autre symbole fort de la vocation internationale du programme Entry, Sandero, conçue et produite initialement sous badge Renault en Amérique du Sud, remporte sur ces marchés un fort succès commercial depuis 2008. Son design moderne, sa fi abilité et son rapport prix/prestations séduisent et permettent au Groupe de renforcer ses positions en Colombie, au Brésil et en Argentine. Depuis 2009, Sandero est aussi produite et commercialisée en Afrique du Sud, et en Russie depuis le début d’année 2010. Sur le segment A des petites citadines, Nouvelle Twingo, lancée mi- 2007, a tiré le meilleur parti des mesures de soutien à l’automobile dans les différents pays d’Europe. Pour sa deuxième année de vie pleine, elle atteint une pénétration de 10,1 % en Europe à fi n 2009, en progression de + 0,4 point vs 2008 et un volume record de 182 370 unités vendues (+39,2 % vs 2008). Twingo confi rme également son leadership en France, avec 30,5 % de part de segment, et un volume de vente près de trois fois supérieur à Citroën C1 en 2009. Twingo propose une gamme large et attractive démarrant à un prix de 7 990 euros, avec des versions valorisantes (Dynamique, GT, RS, Initiale) et de nombreuses séries limitées (Night & Day, Rip Curl) qui lui attirent également une cible clientèle CSP+. Grâce à sa gamme moteur sobre, équipée d’un moteur essence émettant 114 g CO2/km et d’un diesel à 104 g CO2/km, Twingo profi te pleinement du contexte actuel de forte incitation fi scale sur les véhicules à faible émission. Sur le segment B, Nouvelle Clio, lancée en avril 2009, ouvre un nouveau chapitre de la saga Clio, entamée en 1990, et dont le succès ne s’est jamais démenti avec plus de 10 millions de véhicules vendus dans plus de 100 pays. Polyvalente et homogène, Nouvelle Clio, en versions Berline et Estate, dispose de toutes les qualités de Clio III, reconnues par le titre de “Voiture de l’année 2006” : habitabilité, confort, comportement de référence, sans oublier une qualité de fabrication rigoureuse qui en fait l’une des voitures les plus fi ables de son segment. Nouvelle Clio, la référence de son segment, se distingue par un design renouvelé qui décline les codes visuels dynamiques de Nouvelle Mégane, une nouvelle version GT, qui permet aux clients de Clio d’accéder à l’univers de la sportivité, et en avant-première, d’un système de navigation GPS intégré, proposé à moins de 500 euros : Carminat TomTom. La gamme Clio, dont la majorité des versions peut arborer le label eco2 , est respectueuse de l’environnement avec notamment une nouvelle offre 1,5 dCi à 99 g CO2 /km disponible depuis février 2010. Clio Campus, un véhicule fi able avec un bon rapport qualité-prix, constitue l’accès à l’univers Clio. Légèrement restylée en mai 2009, elle s’est refait une jeunesse sous la forme d’une version “Campus.com” dont la promotion est faite uniquement sur Internet et d’une version GPL à un prix de 6 990 euros. Nouvelle Symbol, produite dans les usines de Bursa (Turquie) depuis fi n 2008 et lancée à Cordoba (Argentine) au premier semestre 2009, a confi rmé en 2009 le succès de Renault sur le segment des petits tricorps. Élue “Autobest 2009”, Nouvelle Symbol dispose d’arguments forts pour séduire les familles en Europe centrale et orientale, en Russie, en Turquie, au Maghreb et au Mercosur, avec son design moderne et sa gamme de moteurs sobre et performante. Nouvelle Symbol a été en 2009 le modèle le plus vendu du marché en Algérie, n° 2 de son segment en Turquie ou encore n° 1 du segment des importés en Roumanie. Lancé en 2004, Modus a bénéfi cié en 2008 d’un nouveau design et de l’introduction de Grand Modus (+ 20 cm). Premier monospace du segment B à avoir obtenu 5 étoiles au test Euro NCAP et leader en consommation de sa catégorie, Modus est également le véhicule le plus vendu de son segment en 2009 en France, et troisième en Europe occidentale (12,9 % de part de segment des petits monospaces à fi n 2009). Modus et Grand Modus sont tous deux produits à l’usine de Valladolid (Espagne). Nouveau Kangoo, lancé en 2008, reste leader sur le segment des “ludospaces” en France. Nouveau Kangoo VP est produit à Maubeuge (France). La version précédente, toujours produite à Cordoba (Argentine) et dans l’usine Somaca (Maroc), continue sa carrière. Sur le segment moyen inférieur C, le plus important du marché automobile européen en termes de volume, Renault a renouvelé son offre en fi n d’année 2008 avec le lancement de Nouvelle Mégane berline, puis en 2009 avec Nouvelle Mégane coupé, Nouveau Grand Scénic, Nouveau Scénic et Nouvelle Mégane Estate. Fin 2009, le lancement de Fluence est aussi venu compléter le renouvellement de l’offre Renault sur ce segment, en attendant la version Mégane coupé-cabriolet pour l’été 2010. Dès son lancement, Nouvelle Mégane berline s’est vu décerner en protections adultes la note maximale de 37/37 par l’organisme Euro NCAP, ce qui en fait la voiture la plus sûre du marché, toutes catégories confondues (test réalisé en 2008). Nouvelle Mégane bénéfi cie également de nombreuses innovations technologiques, souvent issues du segment supérieur, comme la carte Renault mains libres avec condamnation à l’éloignement ou la navigation haut de gamme Carminat Bluetooth® DVD. Nouvelles Mégane berline et coupé, comme Nouvelle Mégane Estate lancée à partir de juin 2009 dans toute l’Europe, disposent d’une large gamme de moteurs qui conjuguent agrément, sobriété et respect de l’environnement. Les sept motorisations eco² de Nouvelle Mégane attestent de cet engagement citoyen : tout a été mis en œuvre pour que l’impact de Nouvelle Mégane sur l’environnement soit le plus limité possible, de la conception jusqu’à la fi n de vie. Après six ans et plus de 1,6 million de véhicules vendus, Scénic a été remplacé fi n avril 2009 par la troisième génération de Nouveau Grand Scénic en 5 et 7 places, puis, à partir de juin, par Nouveau Scénic, renouvelant ainsi l’offre de Renault dans le segment des monospaces compacts. Avec une sécurité au plus haut niveau du segment, Nouveau Grand Scénic a obtenu 5 étoiles Euro NCAP dans les tests nouvelles normes 2009, devenant ainsi le monospace compact le plus sûr du marché. En novembre 2009, Nouveau Scénic a également reçu le “Volant d’Or 2009” dans la catégorie monospaces. Cette prestigieuse récompense lui a été décernée par le quotidien allemand Bild am Sonntag, mais aussi par plus de 250 000 lecteurs d’AutoBild et de magazines européens analogues dans 25 pays européens qui ont pris part à ce vote. Depuis octobre 2009, Nouveau Scénic a repris le leadership des ventes de monospaces compacts en Europe. Disposant d’une large gamme de motorisations, Nouveau Scénic ne propose pas moins de quatre motorisations respectant le label eco2. Une nouvelle boîte automatique 6 rapports à double embrayage, associée au moteur dCi 110 Euro 5, complétera cette offre avant l’été 2010 et sera la première offre de boîte automatique sur une motorisation diesel cœur de gamme à respecter le label eco2, affi rmant défi nitivement la vocation de monospace citoyen de Nouveau Scénic et La famille Mégane est au cœur du savoir-faire de Renault, qui a déjà commercialisé près de neuf millions de Mégane dans le monde depuis son lancement en 1995. La famille Mégane est également au cœur de la clientèle européenne, dans la mesure où un tiers des ventes en Europe est PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Avec les sept modèles aux personnalités très affi rmées de la famille Mégane, Renault est ainsi en mesure de répondre aux attentes spécifi ques de chaque client. En 2010, Renault pourra donc s’appuyer sur une gamme profondément renouvelée, attractive, sûre et performante pour jouer un rôle de premier plan dans ce segment C très disputé. Koleos, premier cross-over de Renault, a débuté sa commercialisation en juin 2008. Il est aujourd’hui disponible dans plus de 100 pays à travers le monde. Ce véhicule, à la polyvalence très aboutie, est disponible en deux versions, 2 et 4 roues motrices. Il permet à Renault d’être présent sur le marché convoité des SUV/cross-over avec un modèle qui exploite le meilleur de chaque segment : Koleos est aussi confortable qu’une berline, affi che une modularité digne d’un monospace compact et bénéfi cie de Grâce à Koleos, Renault renforce sa présence sur des marchés internationaux comme le Mexique, la Colombie, ou encore la Chine, où Koleos a été lancé en avril 2009 et a déjà été élu “The Best Car” dans la revue Top Gear, édition Sur le segment D des voitures moyennes supérieures, Laguna III, lancée à l’automne 2007, constitue le fer de lance de la marque dans sa recherche de nouveaux critères d’exigence en matière de qualité. Le véhicule a été conçu pour faire partie des trois meilleurs véhicules de son segment en matière de qualité produit et services. Laguna bénéfi cie d’une garantie constructeur de 36 mois ou 150 000 km. Depuis son lancement, Laguna a été vendue à 174 581 exemplaires à fi n décembre 2009. Les qualités de ses moteurs (avec notamment un 1.5 dCi leader en matière d’émissions de CO2 et un 2.0 dCi reconnu par la presse spécialisée comme l’un des tout meilleurs de sa catégorie en termes d’agrément et de performances) assurent un plaisir de pilotage inégalé. Grâce au système 4Control, qui repose sur la technologie des 4 roues directrices, Laguna bénéfi cie d’une maniabilité et d’une agilité hors du commun. Ce châssis permet de braquer les roues arrière dans le même sens ou en sens opposé aux roues avant selon la vitesse du véhicule et l’angle de braquage du volant. L’accueil fait par la presse à cette technologie a été unanime, l’ensemble de la profession jugeant le système 4Control comme une référence inégalée à ce niveau de gamme en termes de sécurité et Au second semestre 2009, Laguna s’est encore enrichie avec le lancement La démocratisation de la technologie 4Control, de la navigation TomTom et des motorisations eco² notamment, traduisent la volonté de Laguna de satisfaire pleinement l’ensemble des attentes de ses clients. Enfi n, Laguna coupé, lancé au dernier Mondial de Paris, présente un style épuré, fl uide et élégant, dans la lignée du concept-car présenté à Francfort. Ce style crée un véritable engouement et ses qualités routières le positionnent clairement comme un coupé à la fois sportif et racé. Équipé du châssis 4Control, il inaugure de plus les deux nouveaux moteurs V6 de l’Alliance. En essence, le V6 240 ch, qui développe un couple maximal de 330 Nm, respecte d’ores et déjà les niveaux d’émission de la norme Euro 5. Il en est de même pour le V6 dCi 235 ch, qui présente un excellent équilibre entre performances, consommation et niveau sonore. Porte-étendard de la marque, Laguna coupé propose le nec plus ultra de la technologie embarquée, comme le Bose Sound System, la navigation Carminat Bluetooth DVD ou encore la carte mains libres. Sur le segment supérieur E, Vel Satis a vu, conformément au plan produit, sa production cesser en décembre 2009. Ce véhicule aura été un segment dominé par les constructeurs allemands. Son déclin aura été accéléré depuis l’entrée en vigueur du bonus-malus en 2008. Vel Satis a été au cours de sa vie reconnue et appréciée de ses clients pour son confort, son habitabilité et ses qualités routières sans pour autant rencontrer le succès espéré. Ces aspects ont servi de références pour les véhicules de la gamme Renault (ex. : frein de parking assisté). Commercialisé fi n 2002, Espace IV est la quatrième génération d’un véhicule ayant inauguré le concept de monospace en Europe et qui reste une pierre angulaire de l’identité de la marque Renault. En 2009, Espace se stabilise en troisième position sur le podium du segment des grands monospaces en Europe, avec une part de marché de 11,2 % à fi n décembre, dans un segment qui marque, comme en 2008, un recul de près de 30 %. Cette performance, ainsi que le maintien du leadership sur le marché français, a été notamment atteinte grâce à la commercialisation de la série spéciale « 25 th ». Commercialisé en juin 2009 à l’occasion du 25e anniversaire du lancement d’ Espace première génération, la série spéciale Espace « 25 th », bénéfi cie de la navigation écran couleur 7 pouces 16/9 radio mono CD 4x20 MP3 Bluetooth, de la vidéo arrière avec lecteur de DVD, d’un look extérieur noir nacré, d’une teinte spécifi que, de jantes aluminium et de barres de toit. Elle représente près d’une vente sur deux. En termes de motorisation, Espace est commercialisé depuis novembre 2009 en Allemagne et en Autriche (et à compter du 1er janvier 2010 en Italie) avec une version NOx & H2S Trap Euro 5 du moteur 2.0 dCi 175 ch. Cette innovation technologique, qui a fait l’objet de 36 dépôts de brevets par Renault, vient compléter le pot catalytique et le fi ltre à particules et permet de réduire de 50 à 80 % les quantités de NOx émis. Espace est produit à Sandouville (France) et, à ce titre, bénéfi cie donc pleinement des progrès réalisés en termes de qualité. Espace bénéfi cie, depuis le 1er janvier 2008, des mêmes conditions de garantie constructeur que Nouvelle Laguna (36 mois ou 150 000 km) pour une homogénéité du La gamme de véhicules utilitaires (VU) de Renault est, en Europe, l’une des plus complètes, puisqu’elle offre des véhicules de 1,6 t à 6,5 t, permettant ainsi de satisfaire une large clientèle. Avec l’arrivée de Nouveau Kangoo, Renault a conforté sa place de première marque européenne du VU Sur le segment des fourgonnettes (poids inférieur à 2 t). En 2010 sera lancée la version Maxi, offrant un volume utile de 4 m3. La nouvelle gamme Kangoo sera alors la seule gamme utilitaire de fourgonnettes proposant trois tailles de longueurs utiles. Les versions eco2 représentent 80 % des ventes avec notamment une version 1.5 dCi émettant 130 g CO2/km. Comme pour sa version VP, Nouveau Kangoo Express est produit à Maubeuge (France) et son déploiement à l’international est en cours. Sur le segment des fourgons (entre 2 t et 6,5 t), Renault a renouvelé sa gamme en 2006 avec Nouveau Trafi c et Nouveau Master. Équipés des moteurs 2.0 dCi (90 et 115 ch) et 2.5 dCi (120 et 150 ch), ces deux ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 11 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Depuis son lancement fi n 2001, Trafi c est devenu une référence sur le segment des fourgons compacts (2,7 à 2,9 t). Développé en partenariat avec General Motors, Trafi c est industrialisé dans l’usine GM de Luton (Royaume-Uni) et dans l’usine Nissan de Barcelone (Espagne). En 2009, Trafi c subit la baisse des ventes de son segment. En Europe, sa part de marché à fi n 2009 atteint 14,1 % dans son segment. Renault Trafi c atteint en 2009 une part de marché de 10,5 % du segment des assimilés Fourgons VP en Europe et Renault entend développer plus encore ses ventes aux particuliers. Début 2009, Renault a lancé une version de Trafi c Combi, à la fois plus écologique et plus économique. Outre un allégement de poids, Trafi c Combi reçoit les évolutions des moteurs 2.0 dCi (90 et 115 ch) conçus pour une baisse signifi cative de la consommation autant que pour un gain écologique, le niveau d’émissions de CO2 descendant en dessous de la Sur le segment des grands fourgons, Renault commercialise une gamme complète Master déclinée en trois hauteurs, trois longueurs et trois masses maximales autorisées en charge (2,8 à 3,5 t) pour s’adapter aux besoins des professionnels dans leurs transports de marchandises ou de personnes. Master est fabriqué dans l’usine de Batilly (France) et dans celle de Curitiba Alors même que le segment a été entièrement renouvelé chez ses concurrents, Master affi che une bonne vitalité, impactée toutefois par la courbe baissière du marché des grands fourgons. À fi n 2009, Master réalise une pénétration de 10,1 % en Europe. Renault commercialise également un Master propulsion (3,5 à 6,5 t) disponible en fourgon, benne simple, double cabine et grand volume. Au fi l des 12 années de production de Master dans plus de 88 versions différentes, le succès du produit ne s’est jamais démenti. Le produit sera Fin 2009, la marque Dacia est commercialisée dans 50 pays (Europe, Maghreb, Turquie, Afrique, Asie). Sa vocation est de proposer des modèles modernes, robustes et habitables à un prix accessible sur les nouveaux Depuis septembre 2004, Dacia commercialise Logan, développée sur la base de la plate-forme B de l’a lliance Renault-Nissan, utilisée pour Nissan Micra et Renault Modus. La gamme Dacia a été élargie avec le lancement de Dacia Logan MCV fi n 2006, Dacia Logan Van (véhicule utilitaire) en 2007. En 2008, la gamme a été renouvelée avec les lancements de Dacia Logan Pick-up en avril, Dacia Sandero en juin, Nouvelle Dacia Logan en juillet et Nouvelle Logan MCV en novembre. Les véhicules Dacia bénéfi cient d’une large gamme de groupes motopropulseurs Renault, essence et diesel. Dacia a désormais les mêmes exigences environnementales que la marque Renault avec le lancement de la signature Dacia eco². L’Italie a démarré en 2008 une offre de moteurs GPL sur Sandero, et en 2009 l’offensive écologique a continué avec le lancement du moteur GPL en France et du moteur D4F (75 ch, 139 g de C02) en Europe sur Logan et Sandero. La Suède (Sandero K7M et Dacia Logan MCV K4M) depuis début 2009 et la France (Dacia Logan MCV K4M) depuis novembre 2009 commercialisent déjà des véhicules qui sont compatibles avec E85. La marque Dacia est en constante progression avec plus de 310 000 ventes en 2009, soit une hausse de 20 % par rapport à 2008. Aujourd’hui plus que jamais, Dacia répond à l’évolution des habitudes des consommateurs à la recherche de l’essentiel. Le succès du GPL en France et en Italie, ainsi que les « primes à la casse » dans différents pays d’Europe, notamment en Allemagne, ont encore accéléré le développement de Dacia dont les parts de marché ont doublé en Europe. À l’été 2009, la gamme, déjà composée de cinq modèles, s’est agrandie avec Dacia Sandero Stepway, la baroudeuse, qui conserve les atouts ayant fait le succès de Sandero, la berline compacte et habitable de Dacia, vendue à plus de 190 000 exemplaires depuis son lancement en juin 2008 : un rapport prix/habitabilité imbattable (cinq adultes de grande taille confortablement assis dans le véhicule, un coffre de 320 dm3 VDA) ainsi qu’une fi abilité irréprochable, validée par une garantie trois ans ou 100 000 km. Dès le printemps 2010, la gamme sera renforcée par l’arrivée du 4x4 Duster, dont les premières photos ont été diffusées le 8 décembre 2009. Duster sera révélé au Salon de Genève et se distinguera par des émissions de CO² maîtrisées (moins de 140 g en 4x2 et moins de 150 g en 4x4). Les modèles Dacia sont fabriqués par l’usine de Pitesti (Roumanie), profondément modernisée et restructurée depuis 1999. Au-delà de l’usine roumaine, la fabrication de Logan badgée Dacia a été étendue au second semestre 2005 au site industriel de la Somaca à Casablanca (Maroc). L’usine roumaine alimente en collections de véhicules CKD tous les autres Renault Samsung Motors commercialise en Corée du Sud quatre voitures particulières (SM5, SM3, SM7 et QM5) qui couvrent les segments M1, M2, S et SUV. Ces quatre segments représentent plus de 77, 9 % des ventes de véhicules particuliers en Corée du Sud. SM5, berline haut de gamme, connaît un succès ininterrompu depuis son lancement en 2001. Une nouvelle version de SM5 a été lancée en janvier 2005, puis a été restylée en juin 2007. Vendue à 61 010 unités, elle enregistre une part de marché élevée de 22,9 % sur le mid segment. L43, la troisième génération de SM5, a été lancée en janvier 2010 ; SM3, lancée en septembre 2002, a été renouvelée en juillet 2009. Depuis son lancement, Nouvelle SM3 rencontre un énorme succès, avec une part de marché de 18,0 % et un portefeuille de commandes en attente de livraison SM7, lancée en novembre 2004, est une berline spacieuse, dotée d’un intérieur luxueux et confortable et de hauts niveaux de sécurité. Ce véhicule haut de gamme, équipé de moteurs 3.5 V6 et 2.3 Neo VQ, intègre les dernières technologies de pointe de l’a lliance Renault-Nissan. Elle a fait l’objet d’un face-lift important en janvier 2008 qui lui a permis de renforcer sa position. Avec 18 234 exemplaires vendus en 2009, SM7 enregistre une part de marché de 10.9 % du segment Large and Luxury. QM5, nouveau modèle lancé en décembre 2007, représente le premier véritable cross-over mis sur le marché. Vendu à 8 480 unités en 2009, il enregistre une part de marché de 3,8 % dans son segment. Les quatre modèles de la gamme sont fabriqués dans l’usine sud-coréenne PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Conçu et fabriqué par l’Alliance, il répond à la demande mondiale en moteurs puissants, mais économes en carburant et qui émettent peu de CO2. Ce moteur est produit à Cléon (France). Il affi che une puissance de 235 ch à moteur est un fl euron de l’excellence mécanique de Renault. Moteur Sport F4Rt RS : 250 ch de pur plaisir Ce nouveau moteur 2.0 16v accouplé à la boîte manuelle 6 vitesses PK4 avec différentiel à glissement limité en option équipe N ouvelle Mégane RS. Il développe une puissance de 250 ch (184 kW) à 5 500 tr/min et un couple de 340 Nm à 3 000 tr/min, grâce notamment à un matching turbo optimisé, à l’adjonction d’un décaleur continument variable sur l’arbre à cames d’admission et à une cartographie d’injection revue, à une cartographie moteur optimisée, à un turbo de plus grand diamètre et à un échappement Avec 80 % du couple maximal disponible dès 1 900 tr/min, ce moteur offre une poussée franche et continue, grâce à son turbo de type twin scroll et à son décaleur d’arbre à cames à l’admission. Plus de 25 % des pièces sont nouvelles par rapport à la version 231 ch montée sur Mégane F1 Team R26, pour garantir performance et fi abilité : nouveaux conduits d’admission, attelage mobile renforcé (pistons et bielles), nouveaux échangeurs air/air et eau/huile, nouveau revêtement sur l’axe de rotation du piston, nouveau revêtement DLC sur l’axe du piston (technologie issue de la Formule 1), soupapes refroidies au sodium, piston avec anneau Pour réaliser sa production automobile, Renault dispose d’une trentaine de sites industriels et s’appuie sur les sites de ses partenaires dans le cadre d’accords de coopération établis pour partager les coûts (notamment celui de General Motors Europe en Grande-Bretagne). Par ailleurs, l’Alliance signée en 1999 avec Nissan permet à Renault de profi ter des forces industrielles de son partenaire dans des zones géographiques où Nissan est déjà implanté, comme le Mexique. Renault utilise l’ usine Nissan de Barcelone (Espagne) pour fabriquer les véhicules Trafi c et celle de Pretoria (Afrique du Sud) pour Sandero. En 2009, les productions VP + VU des trois marques du groupe Renault, ainsi que les productions d’organes mécaniques, ont principalement été réalisées dans les sites énumérés ci-après. Renault Koleos est le premier véhicule de la gamme Renault produit dans cette usine. Renault Koleos est exporté vers 40 pays dans le monde (20 721 unités en 2009). Dans le cadre des accords de l’Alliance, RSM continue d’exporter SM3 sous la marque Nissan (30 670 unités en 2009). Depuis juillet 2008, RSM exporte SM5 sur les marchés du Golfe sous la marque Renault (1 549 unités en 2009). L38 sera le troisième véhicule Corée du Sud. RSM est troisième sur son marché domestique. RSM est leader depuis huit ans consécutifs sur la qualité produit et service. Ceci est confi rmé par l’enquête Marketing Insight qui fait référence sur le Pour Renault, le respect de l’environnement constitue le défi majeur que l’industrie automobile doit relever si elle veut assurer sa pérennité. Renault considère qu’il est essentiel d’offrir, à un prix accessible, les technologies les plus performantes qui permettent de réduire les émissions de CO2. Pour ce faire, le Groupe s’engage dans le développement de moteurs 100 % électriques. Dans son utilisation, le véhicule 100 % électrique génère zéro émission de CO2. En parallèle, Renault travaille sans relâche sur l’introduction de nouvelles technologies sur les motorisations et transmissions conventionnelles permettant de réduire signifi cativement les Renault a présenté en 2009 sa nouvelle boîte de vitesses à double embrayage EDC et sa future gamme de moteurs 100 % électriques. En nette rupture par rapport aux boîtes de vitesses automatiques traditionnelles, la nouvelle boîte automatique EDC offre une conduite en toute sérénité avec des émissions de CO2 et une consommation comparables à celles obtenues sur un véhicule équipé d’une boîte de vitesses manuelle. Ces faibles émissions de CO2 sont obtenues essentiellement grâce à un double embrayage sec associé à des actionneurs électriques (ce qui est une première mondiale) ainsi qu’une mise au point basée sur la maîtrise de la La boîte EDC sera inaugurée par la famille Nouvelle Mégane au cours du premier trimestre 2010 sur les versions dCi 110 FAP, qui en constituent le cœur de gamme et la majorité des ventes. Le véhicule électrique est la solution de rupture permettant d’offrir la mobilité durable pour tous. Renault vise le leadership commercial pour les véhicules L’a lliance Renault-Nissan développe ainsi une gamme complète de groupes motopropulseurs 100 % électriques, dont la puissance oscillera entre 15 kW et 80 kW (20 ch et 110 ch). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 13 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE PRINCIPAUX SITES INDUSTRIELS PAR MARQUE – PRODUCTION 2009 (EN UNITÉS) ✦ Pôle européen de rénovation des organes mécaniques (moteurs, boîtes, pompes d’injection, porte-injecteurs, culasses, sous-ensembles), moteurs neufs et composants mécaniques, trains arrière Clio II, usinage collecteurs Expédition de véhicules en pièces (CKD) Mégane (coupé-cabriolet), Scénic et Scénic (5 et 7 places) Laguna (berline, Estate, coupé), Vel Satis, Espace Clio Renault Sport, Mégane Renault Sport (berline, coupé) Master (2), Master I, Mascott (3) Thalia, Fluence, Mégane, Clio , Clio tricorps Thalia , Clio , Clio tricorps, Kangoo, Kangoo Express Scénic I, Mégane (berline, tricorps), Logan (Renault) Twingo, Clio (berline et tricorps), Mégane tricorps, Logan (Renault) (4) H79, Logan, Logan fourgon, Logan break, Sandero SM7, SM5, SM3 (Fluence), QM5 (Koleos) (1) À Maubeuge sont également produits pour Nissan des véhicules Kangoo, vendus sous le nom de Kubistar (marque Nissan). (2) À Batilly sont également produits pour General Motors Europe et Nissan des véhicules Master. Ils sont vendus sous le nom de Movano (marques Opel et Vauxhall) et Interstar (marque Nissan). (3) Mascott est distribué par Renault Trucks (ex-Renault V.I.) depuis 1999 et par Renault depuis le 1er janvier 2003 sous le nom de Master propulsion. (5) En partenariat avec les sociétés iraniennes Pars Khodro et Iran Khodro. (6) L’usine Nissan de Barcelone fabrique également des fourgons compacts commercialisés par Nissan et Opel, respectivement sous les noms de Primastar et Vivaro. (7) L’usine Nissan d’Aguascalientes fabrique également des Platina (marque Nissan) sur une base de Renault Clio Thalia. PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE LE RÉSEAU COMMERCIAL RENAULT EN EUROPE L’organisation du réseau Renault en Europe Le groupe Renault distribue les véhicules de sa marque en Europe à travers Le réseau primaire est contractuellement lié à Renault et comprend : ■ des établissements privés qui peuvent vendre et entretenir les véhicules Le réseau secondaire, quant à lui, regroupe des agents Renault qui contractuellement à une affaire du réseau primaire. En Europe, le système de distribution mis en place par Renault respecte scrupuleusement les dispositions du règlement en vigueur (CE 1400/2002) : ■ concernant la vente, Renault a opté pour un système de distribution sélective, qualitative et quantitative, qui lui permet de sélectionner sur la base de critères qualitatifs les distributeurs de la marque ainsi que leur ■ des établissements appartenant à l’entité opérationnelle de distribution du groupe Renault « Renault Retail Group » ; ■ concernant l’après-vente, Renault sélectionne ses réparateurs agréés sur la base de critères qualitatifs sans limitation de leur nombre. ■ des partenaires du réseau primaire ayant uniquement l’activité après- (1) Europe : le périmètre comprend les 10 filiales d’Europe occidentale ainsi que la Croatie, la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie et les quatre pays de la zone NORDIC. (2) Un seul contrat Renault Retail Group regroupant 58 établissements (vs 62 en 2008). Cette fi liale, 100 % Renault, est la première fi liale commerciale par le chiffre d’affaires (7,5 milliards d’euros en 2009) et par le nombre de collaborateurs Sa mission est de distribuer en direct, de façon profi table, les produits et services de l’Alliance (Renault, Nissan, Dacia). L’offre de produits porte sur les véhicules neufs, les véhicules d’occasion et les pièces de rechange. Elle est complétée par les services : l’entretien, la mécanique, la carrosserie, les services rapides (Renault Minute et Renault Minute carrosserie), la location courte durée (Renault Rent), les fi nancements et courtages. Renault Retail Group doit en parallèle assurer la maîtrise de sa présence commerciale, essentiellement dans les zones urbaines stratégiques, ainsi que l’exemplarité en qualité de service, et la construction de l’image. Enfi n, l’Entreprise doit assister les Régions Renault sur la fonction Retail. Renault Retail Group est présent sur environ 350 sites dans 12 pays Le travail de Renault Retail Group est organisé autour de trois axes, qui structurent la Vision de l’Entreprise depuis 2007, et qui sont déclinés dans tous les pays, pôles et établissements du Groupe : ■ axe 1 : optimiser l’organisation et les coûts ; ■ axe 2 : satisfaire le Client ; ■ axe 3 : optimiser les volumes et la rentabilité. En 2009, Renault Retail Group a poursuivi son action dans le cadre de sa Vision, en mettant prioritairement l’accent sur la gestion de son free cash I ssu des états de gestion de RRG. LES FAITS MAJEURS DE LA STRATÉGIE RÉSEAU Évolution de la stratégie du réseau Dacia Dans le cadre de la commercialisation de Logan en Europe, en 2005, les réseaux de distribution ont été structurés en s’appuyant sur les réseaux Renault existants avec une logique de marques séparées (contrats et images La volonté de mettre en place une capillarité suffi sante de points de vente et de minimiser les investissements a imposé le recours à des espaces dédiés au sein des halls d'exposition Renault. La commercialisation en Europe de l’Ouest de la marque Dacia s’est révélée un véritable succès. En France, Dacia est devenue, en 2009, la neuvième marque du marché avec 65 956 immatriculations VP et VU à fi n décembre derrière Mercedes et devant Audi. En Allemagne, Dacia et le segment de Renault ont été les principaux bénéfi ciaires de la prime à la casse mise en place par le gouvernement, ce qui a permis à Dacia de prendre la quatorzième place sur le marché allemand avec 84 875 immatriculations ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 15 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE La forte augmentation des volumes Dacia en Europe liée notamment à l’élargissement de la gamme a nécessité la mise en place de surfaces d’exposition VN supplémentaires. Dans une démarche purement pragmatique, des show rooms séparés Dacia ont été progressivement créés, des forces de vente spécifi ques ont été dédiées, en fonction du potentiel des marchés locaux. Le service après-vente Dacia est toujours assuré dans les ateliers Renault. LA GESTION DE LA TRÉSORERIE DE L’AUTOMOBILE Le groupe Renault a mis en place, pour l’Automobile, une organisation fi nancière qui lui permet : ■ d’automatiser et d’industrialiser le traitement des opérations de recettes Au-delà des opérations de marchés fi nanciers, dans le cadre de la réorganisation de la gestion de trésorerie de l’Automobile, Renault Finance offre depuis 2008 des services de paiements commerciaux ou fi nanciers en devises pour Renault (et de manière plus limitée sur les fl ux fi nanciers de Nissan), ainsi qu’un service de cash-pooling devises pour certaines entités Renault (Danemark, Finlande, Grande- Bretagne, Hongrie, Norvège, Suède, Suisse, Tchéquie). D’autres cash-poolings devises sont en cours de À fi n décembre 2009, son résultat net social s’élève à 35,9 millions d’euros (54,8 millions d’euros à fi n décembre 2008) et son total de bilan (social) à 6 406 millions d’euros (3 870 millions d’euros à fi n décembre 2008). ■ de refi nancer les besoins des fi liales et de centraliser les excédents de ■ de regrouper le traitement de toutes les opérations de marché en euros et en devises pour gérer au mieux ses risques de change, de taux et de contrepartie, tout en réduisant ses coûts fi nanciers et administratifs ; ■ de centraliser sur la société mère la quasi- totalité des fi nancements nécessaires (émission de titres, emprunts bancaires, accords de Dans ce cadre, la Direction de la trésorerie et des fi nancements de Renault (DTF) – pilote du dispositif général et gestionnaire des trésoreries et des fi nancements des activités industrielles et commerciales du Groupe en Europe – dispose d’une entité spécialisée, Renault Finance, pour exécuter : RCI Banque est la captive fi nancière de l’a lliance Renault-Nissan et assure à ce titre le fi nancement des ventes des marques : Renault, Renault Samsung Motors (RSM), Dacia, Nissan et Infi niti. Le groupe RCI Banque est présent dans 39 pays : ■ en Europe : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Bosnie- Herzé govine, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grande-Bretagne, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays- Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Serbie, Slovaquie, Slovénie, ■ en Amériques : Argentine, Brésil, Colombie, Mexique ; ■ après compensation intra-Groupe, les opérations de marché : change, ■ en Euromed : Algérie, Bulgarie, Maroc, Roumanie, Turquie ; ■ les paiements en devises des fi liales françaises et européennes ; ■ le cash-pooling en devises de certaines fi liales. La DTF a engagé en 2007 une refonte de son dispositif général de centralisation de trésorerie qui s’est traduit par la disparition en 2009 de sa banque interne, la Société fi nancière et foncière (SFF). Pour la zone euro, la centralisation de trésorerie s’appuie désormais sur une plate-forme informatique gérant l’ensemble des opérations des fi liales euro et assurant l’interface avec les banques de fl ux de l’Automobile. L’intervention de Renault Finance dans le dispositif de gestion de trésorerie s’est élargie au paiement en devises des fi liales françaises et européennes. Par ailleurs, sur la zone non-euro, la centralisation de trésorerie de certaines fi liales est effectuée dans les livres de Renault Finance. Société de droit suisse domiciliée à Lausanne, Renault Finance intervient activement, dans le cadre d’un corpus de règles de gestion des risques très strictes, sur les marchés des changes, des taux d’intérêt et des couvertures fi nancières sur métaux industriels. Son activité d’arbitrage lui permet d’obtenir des cotations compétitives pour tous les produits fi nanciers. Elle est ainsi la contrepartie naturelle de Renault pour l’essentiel des opérations de marché de l’Automobile. L’extension de cette prestation au groupe Nissan confère à Renault Finance le statut de salle des marchés de l’Alliance. Elle traite des opérations de change au comptant et à terme avec Renault et Nissan et se couvre dans le marché en conséquence. Renault Finance ne prend aucun risque pour le compte d’une entité du groupe Nissan ou d’une ■ en Eurasie : Russie, Ukraine ; ■ en Asie : Corée du Sud. Au 31 décembre 2009, le groupe RCI Banque présente un total de bilan de 24 245 millions d’euros. Le Groupe a employé en moyenne sur l’année 2 990 personnes, dont 44,11 % en France. En 2009, dans les pays d’Europe occidentale où le groupe RCI Banque intervient, le fi nancement des ventes représente 30 % des ventes de véhicules neufs des marques du groupe Renault et de Nissan. En tant que fi nancière de marque, le g roupe a pour mission d’apporter une gamme complète de fi nancements et de services : ■ activité clientèle (grand public et entreprises) : . proposer des crédits de véhicules neufs et d’occasion, de la location avec option d’achat, du crédit-bail, de la location longue durée, ainsi que des services associés : entretien et extension de garantie, assurance et assistance, gestion de fl ottes et cartes de crédit ; . assurer le fi nancement des stocks véhicules neufs, pièces et véhicules d’occasion, ainsi que le fi nancement du haut de bilan des . assurer la pérennité du réseau par des normes fi nancières et un suivi . gérer et maîtriser le risque, . être le partenaire fi nancier des Réseaux. PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Dans le secteur des véhicules utilitaires (VU), le groupe Volvo détient cinq marques : Volvo Trucks, Renault Trucks, Mack, UD Trucks Corporation (nouvelle dénomination de Nissan Diesel) et Eicher. Les autres secteurs d’activité concernent les véhicules de chantier, les cars et bus, les moteurs, l’aéronautique et les services fi nanciers. Le groupe Volvo fabrique ses produits dans 19 pays et les vend sur plus de 180 marchés. Il emploie plus La gamme de véhicules utilitaires offerte s’étend des petits véhicules légers aux gros tonnages au sein d’un vaste réseau, sur plus de 130 pays, dans toute l’Europe, en Russie, en Amérique du Nord et du Sud, et en Asie où Fortement impacté par la crise, Volvo a dû réduire ses coûts, augmenter sa productivité et ajuster ses stocks. Toutefois, les investissements en R&D ont été poursuivis afi n de préserver la compétitivité des futurs véhicules. La demande de véhicules a atteint en 2009 un niveau particulièrement bas : en 2008), soit une baisse de 49 %, inégale selon les marchés (-30 % en Amérique du Sud, -42 % en Amérique du Nord et en Asie, et -60 % en Europe). Toutefois, une hausse notable des livraisons a été enregistrée au quatrième trimestre sur certains marchés (+ 62 % en Europe, + 49 % en Amérique du Sud, +35 % en Amérique du Nord et + 22 % en Asie par rapport du troisième trimestre 2009). Les prises de commandes augmentent, entraînant une hausse de la production. En avril 2009, un dividende de deux couronnes suédoises a été versé au titre de l’exercice 2008. Renault a ainsi reçu 80,9 millions d’euros de dividendes au cours de son exercice 2009 (259 millions d’euros en 2008). Aucun dividende ne sera soumis à l’approbation de la prochaine Assemblée En 2009, la contribution de Volvo aux résultats de Renault est négative à -300 millions d’euros, contre 226 millions d’euros en 2008 (cf. chapitre 7, note 15 de l’annexe aux comptes consolidés). Renault a pris trois participations importantes dans des entreprises associées. La participation de Renault dans Nissan fait l’objet d’un développement spécifi que dans le chapitre 1.2. L ’a lliance Renault-Nissan. La capitalisation boursière de Nissan au 31 décembre 2009 s’élève à 27,5 milliards d’euros, compte tenu du cours de clôture de l’action Nissan Renault détient 44,3 % du capital de Nissan. Au 31 décembre 2009, la valeur de marché des titres détenus par Renault s’élève à 12,2 milliards La participation de Renault dans Nissan est mise en équivalence dans les comptes de Renault selon des modalités décrites dans le chapitre 7, note 14 Avec une participation dans le capital de Volvo de 20,7 % des actions émises (et 21,3 % des droits de vote après prise en compte des actions auto-détenues par AB Volvo), Renault est l’actionnaire principal du premier constructeur de poids lourds de gros tonnage en Europe et du deuxième constructeur mondial. Renault est représenté, depuis l’Assemblée générale du 1er avril 2009, au Conseil d’administration de Volvo par Jean- Baptiste Duzan, conseiller du Président-Directeur g énéral de Renault. * 1 EUR = 10,62 SEK. ** 1 EUR = 10,252 SEK. *** 1 EUR = 9,62 SEK. Au 31 décembre 2009, sur la base du cours de Bourse de 61,00 SEK par action A et 61,45 SEK par action B, la participation de Renault dans AB Volvo est valorisée à 2 640 millions d’euros (1 753 millions d’euros au 31 décembre 2008). La capitalisation boursière de Volvo à cette date atteint Pour plus de détails sur Volvo, consulter le site ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 17 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Renault détient 25 % plus une action du capital d’AvtoVAZ, premier constructeur automobile russe, à parts égales avec Russian Technologies, dans un esprit de partenariat long terme qui vise à accélérer la transformation d’AvtoVAZ en un acteur mondial de l’industrie automobile avec une capacité de production dépassant un million de véhicules par an. En 2009, face à la crise qui a traversé la Russie et à l’effondrement du marché automobile, les autorités russes et AvtoVAZ se sont engagés dans un plan de soutien qui doit être accompagné par des réductions de coûts et le développement de l’Entreprise sur la base d’un plan produits ambitieux incluant la création de nouvelles gammes de véhicules adaptés aux besoins du marché automobile russe et qui vise une production de 900 000 véhicules en 2015, le maintien d’une part de marché de Lada de 25 % en Russie et le Les relations entre Renault et ses fournisseurs sont formalisées dans une charte commune avec Nissan, le Renault-Nissan Purchasing Way. Ces relations sont basées sur deux grands principes : ■ l’atteinte de la performance en qualité, coûts et délais dans le respect de processus clairs et déployés mondialement ; ■ le partage des valeurs de l’Alliance que sont la confi ance, le respect et la Renault inscrit la relation avec ses fournisseurs sur le long terme, et mène une véritable politique d’accompagnement sur un périmètre mondial, dans ■ développement produit : Renault travaille en étroite collaboration avec ses fournisseurs durant la phase amont des projets, dans le but d’atteindre les cibles de prix et de qualité, et de réduire les délais de développement ; L’accord signé le 27 novembre 2009 (MOU) est basé sur une aide fi nancière de l’État russe en contrepartie d’un apport par Renault de son savoir-faire technologique et d’une utilisation par Renault et Nissan de la capacité de production de l’usine de Togliatti pour couvrir les besoins du marché russe : ■ qualité : Renault mobilise près d’une centaine d’experts qualité, dont plus de la moitié à l’international, auprès des fournisseurs. Pour renforcer la qualité, ils mettent en œuvre des outils et des processus rigoureux en phase amont, en vie série et pour les pièces en après-vente ; ■ l’État russe augmentera son soutien à AvtoVAZ de 25 à 75 milliards de roubles (soit 1,67 milliard d’euros) afi n de rembourser les dettes bancaires et de couvrir les besoins de liquidités à court terme de la société ; ■ compétitivité : Renault affecte 40 experts au développement des fournisseurs pour renforcer leur compétitivité et celle de leurs propres ■ la région de Samara prendra en charge les coûts salariaux des 14 600 personnes qui seront transférées dans deux fi liales d’AvtoVAZ ; ■ logistique : Renault déploie l’outil Ev alog auprès des fournisseurs, outil d’optimisation de la performance logistique ; ■ les activités sociales d’AvtoVAZ seront transférées à des agences ■ Renault apportera en nature l’équivalent de 240 millions d’euros (10,8 milliards de roubles) par des transferts de technologies, machines, équipements et savoir-faire afi n de produire de nouveaux véhicules sur la plate-forme B0 (plate-forme Logan). Renault aidera aussi AvtoVAZ à mettre en place des capacités de production de moteurs et boîtes de vitesses et à développer un véhicule économique qui remplacera la Lada Renault et son partenaire de l’Alliance, Nissan, prévoient d’utiliser les capacités de production disponibles de l’usine de Togliatti pour produire des véhicules des deux marques. Les véhicules produits sous marque Lada représenteront au moins 70 % de la production d’AvtoVAZ. Toutes ces mesures aideront AvtoVAZ à restaurer ses marges et à augmenter les parts de marché des ventes cumulées de Lada, Renault et Nissan sur le Les accords défi nitifs devraient être signés au premier semestre 2010. La participation de Renault dans AvtoVAZ est mise en équivalence dans les comptes de Renault selon des modalités décrites dans le chapitre 7 note 15-B de l’annexe aux comptes consolidés. Pour être toujours plus compétitif, Renault a poursuivi sa politique d’optimisation des achats, et a intensifi é ses efforts en matière de profi tabilité et de qualité, en étroite relation avec ses fournisseurs. ■ innovation : Renault met en œuvre avec ses fournisseurs les plus innovants des contrats de co-innovation où sont défi nis clairement les objectifs poursuivis, la répartition des coûts et des droits de propriété, les délais d’exclusivité, etc. En contrepartie des moyens mis en œuvre par Renault et d’une perspective performance au meilleur niveau et accompagnent le développement de Renault à l’international. En outre, Renault attend de ses fournisseurs de rang 1 qu’ils mènent une politique analogue avec leurs propres fournisseurs. Renault s’est engagé par ailleurs à appliquer pleinement le Code de performance et de bonnes pratiques relatif à la relation c lient-f ournisseur au sein de la fi lière et de la construction automobile, signé le 9 février 2009 entre les fournisseurs (CLIFA), les constructeurs (CCFA) et les pouvoirs publics français. Ce code rappelle certains principes généraux relatifs aux comportements dans les relations interentreprises, et susceptibles de s’appliquer tout au long de la fi lière automobile. En outre, compte tenu de la conjoncture, Renault a renforcé le suivi de ses Le soutien peut se traduire de différentes façons : par un accompagnement pendant la période de restructuration en maintenant nos commandes et en donnant de la visibilité sur un chiffre d’affaires moyen terme ; par des mesures de soutien de trésorerie temporaire permettant d'affronter les diffi cultés immédiates ; par un apport en fonds propres ou quasi- fonds propres au travers du FMEA, fonds d’investissement de 600 millions d’euros auquel Renault participe à parts égales avec l’État français et PSA. Au niveau mondial, la Direction de la Supply Chain monde (DSCM) traite directement ou coordonne tous les aspects stratégiques et opérationnels de la chaîne qui va de la sortie des usines fournisseurs de pièces jusqu’à la livraison du véhicule au client, de façon à garantir à celui-ci un délai de livraison fi able dans les meilleures conditions de coût et de qualité et ce, avec des stocks dimensionnés au plus juste. PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE L’aspect stratégique couvre notamment la gestion des capacités de production et de transport, l’organisation et la planifi cation des transports, approvisionnement en pièces et la distribution des véhicules. ■ L’a lliance Renault-Nissan, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et le Fonds stratégique d’investissement (FSI) ont signé une lettre d’intention sur la création d’une joint-venture (JV) pour développer et produire des batteries pour véhicules électriques en France. Renault, Nissan et le CEA investiraient dans ce projet et apporteraient leur expertise technique, ainsi que leurs infrastructures. En lien avec sa mission d’investisseur de long terme dans les entreprises, au service de la compétitivité du pays, le FSI se joindrait au projet et y contribuerait à hauteur de 125 millions d’euros. En vue de compléter le fi nancement du projet, la Banque européenne d’investissement (BEI) a accepté d’étudier un prêt pouvant représenter jusqu’à 50 % des 280 millions d’euros d’emprunts totaux. La JV se concentrerait sur la recherche avancée, l’industrialisation et le recyclage de batteries pour véhicules électriques. Elle prévoit de produire des batteries à partir de mi-2012 sur le site de Flins, situé à 30 km de Paris. La capacité de production envisagée atteindrait 100 000 batteries par an. L’investissement de la première phase de ce projet est estimé à 600 millions d’euros. Les batteries produites par la JV pourront être vendues à tout constructeur automobile. L’a lliance Renault-Nissan utiliserait ses usines européennes de batteries situées en France, au Royaume-Uni et au Portugal pour équiper ses véhicules électriques produits en Europe. Renault a pour intention d’utiliser les batteries produites à Flins pour sa propre gamme de véhicules électriques, en particulier pour le futur véhicule électrique que Zoé Z.E. Concept préfi gure et qui sera également produit à Flins. La JV développerait également des technologies afi n de recycler les batteries sur site, ce qui participera au respect des principes du Développement durable. ■ Renault est également signataire d’accords commerciaux concernant des ventes d’organes, avec notamment la fourniture de boîtes de vitesses automatiques (à Chery pour ses modèles Tiggo et Easter) et de moteurs diesel (à Suzuki pour son Grand Vitara). ■ Dans le domaine des véhicules utilitaires, Renault et General Motors Europe (GM) ont signé en 1996 un accord-cadre comportant un engagement de coopération et permettant aux deux constructeurs de renforcer leur présence commerciale sur le marché européen et de partager les coûts de développement. En ce qui concerne les fourgons compacts, Renault Trafi c et Opel/Vauxhall (GM) Vivaro sont produits dans l’usine GM Europe de Luton (Royaume-Uni) depuis 2001, et dans l’usine Nissan de Barcelone (Espagne) depuis 2002, et sont commercialisés en phase 2 depuis le dernier trimestre 2006. Les gros fourgons, Renault Master et Opel/Vauxhall (GM) Movano, sont produits par Renault dans son usine de Batilly (France) depuis l’an 2000. Movano est vendu à GM dans le cadre d’un accord de fourniture. Renault et Opel ont signé, à la fi n de l’année 2007, un nouveau contrat commercial pour la fourniture d’un nouveau fourgon lourd, futur remplaçant de Master/Movano. Par ailleurs, Master et Master Pro produits à Batilly sont distribués par le réseau Renault Trucks (Master et Mascott) et, en décembre 2007, une lettre d’intention a été signée concernant la fourniture à Renault Trucks du Pour accélérer son développement à l’international ✦ Plusieurs accords ont été signés avec des partenaires locaux (industriels, En Russie, parallèlement au partenariat avec AvtoVAZ, Renault et la Mairie de Moscou ont poursuivi leur partenariat dans le cadre du doublement de la capacité de production de l’usine de Moscou à plus de 160 000 véhicules par an à partir de fi n 2009. Cette extension de capacité permettra d’introduire de nouveaux modèles au cours du premier semestre 2010 et d’accompagner le succès de Logan sur le marché russe. ■ à Chennai, l’Alliance construit son premier site industriel en commun dans le cadre d’un accord de joint-venture (JV RNAIPL). Renault a confi rmé, en janvier 2010, son engagement en Inde de lancer plusieurs modèles de sa gamme destinés au marché indien d’ici à deux ans, modèles qui seront ■ dans la même région, la JV commune entre Renault et Nissan, RNTBCI, réalise depuis 2008 des prestations d’ingénierie et de systèmes ■ l’a lliance Renault-Nissan a défi ni un accord de principe avec Bajaj (deuxième producteur indien de motocyclettes et leader du trois-roues) pour développer, produire et commercialiser un véhicule innovant ultra low cost (ULC) en 2012. Bajaj assurera les fonctions de design, ingénierie, production et achats avec le soutien de l’Alliance. Le marketing et la distribution seront quant à eux conduits par l’Alliance avec le soutien de Bajaj ; ■ avec son partenaire industriel et commercial Mahindra & Mahindra, Renault poursuit la production et la commercialisation de Logan berline. Logan a été vendue à plus 43 200 exemplaires depuis son lancement en mai 2007, et se classe neuvième de son segment sur l’année 2009 En Iran, l’accord-cadre du projet Logan, signé en octobre 2003, entre Renault et IDRO (Industrial Development and Renovation Organization – Holding dépendant du M inistère iranien de l’I ndustrie et des M ines) permet le redéploiement de la marque Renault en Iran en s’appuyant initialement sur la famille 90 et la plate-forme 90 (Logan). Le projet consiste à confi er l’assemblage et la distribution de la L90 à chacun des deux principaux constructeurs iraniens (Iran Khodro et SAIPA/Pars Khodro). Les capacités installées s ont de 24 0 000 véhicules par an, également réparties chez les deux constructeurs. La JV Renault Pars, créée en mai 2004, détenue IDRO 48 %) pilote l’ensemble du projet industriel. Les rôles spécifi ques assignés à Renault Pars portent essentiellement sur les achats, l’ingénierie, les méthodes, les procédures qualité et enfi n la coordination commerciale. Les partenaires ont couvert les investissements et les charges supportées avant le lancement du premier véhicule par augmentation de capital. Depuis le démarrage de la fabrication, en mars 2007, la production cumulée a sur l’année 2009. Par ailleurs, avec la montée en cadence de la production depuis 2008, plus de 4 700 Mégane ont été assemblées en partenariat avec En Afrique du Sud, suite à l’accord de coopération conclu en mai 2007, l’Alliance a investi un milliard de Rands (88 millions d’euros) pour assembler localement, dans l’usine Nissan de Rosslyn, des véhicules de la gamme ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 19 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Logan dont la production (Pick-up et Sandero) a démarré en 2009. Le pick- up est monté par Nissan qui commercialise ce véhicule sous sa propre marque. Sandero, également monté par Nissan, est commercialisé par la fi liale Renault South Africa. Nissan achète les pièces CKD à Renault et supporte l’intégralité des investissements spécifi ques. Au Maroc, après la signature en 2008 de l’accord portant sur la création dans la région de Tanger d’un complexe industriel qui utilisera la plate-forme portuaire du port de TangerMed, la première pierre de l’usine a été posée en 2009. Ce complexe industriel bénéfi ciera des infrastructures logistiques de pointe développées par le Royaume du Maroc dans le nord du pays. Compte tenu du succès de Logan et de Kangoo sur le marché marocain et à l’exportation, la capacité de production de Somaca, détenue à hauteur de 80 % par Renault, a été doublée, pour un investissement, réalisé entre 2008 et 2009, de 45 millions d’euros et Sandero, véhicule dérivé de la gamme Logan, a été introduit dans le pays en 2009. En Roumanie, Renault a confi rmé l’extension de Renault Technologie Roumanie avec la création d’un centre d’essais à proximité du site de Dacia. Ce site est principalement destiné à accueillir les futurs projets de En Colombie, les contrats de coopération industrielle et commerciale entre Sofasa et Toyota et le pacte d’actionnaires entre Renault, Toyota et Mitsui, actionnaires de Sofasa à hauteur respectivement de 60 %, 28 % et 12 %, sont arrivés à échéance le 31 décembre 2008. Renault, Toyota et Mitsui ont signé le 19 décembre 2008 un Share Purchase Agreement, exécuté le 7 janvier 2009, Renault devenant actionnaire à 100 % de Sofasa pour accompagner le développement de ses activités sur Le fourgon Mascott, fabriqué dans l’usine Renault de Batilly (France), est distribué par le réseau de Renault Trucks depuis 1999 et par Renault depuis janvier 2003, sous l’appellation Master propulsion. La société Renault Environnement, fi liale à 100 % de Renault s.a.s. a été créée mi- 2008 pour développer de nouvelles activités autour du Développement durable et de l’environnement, en ligne avec la politique Renault eco². La même année, Renault Environnement a créé une joint-venture (Renault Industrie Holding - RIH) avec SITA Recyclage, fi liale de Suez Environnement, visant à accélérer, à travers la prise de contrôle de la société Indra (gestionnaire distributeur de véhicules en fi n de vie pour un réseau de 350 démolisseurs en France) le recyclage des véhicules hors d’usage (VHU) et la mise sur le marché de matières et de pièces de « seconde vie ». À travers sa fi liale à 100 % (GAIA), Renault Environnement va valoriser les rebuts de fabrication et des fi ns de série des usines du Groupe. En décembre 2009, Renault Environnement est entré dans le capital d’une société belge, Key Driving Compétences, pour développer une activité éco-conduite à travers l’Europe, avec la mise sur le marché de produits innovants de formation à l’éco-conduite, de modifi cation du comportement des conducteurs d’automobiles et de poids lourds et de services associés à Renault Environnement s’est également investi, en liaison avec des partenaires industriels et les collectivités locales, dans un projet de 1.1.4 LES ORGANES DE DIRECTION AU 1ER MARS 2010 ✦ Carlos Ghosn, Président de Renault, a nommé Patrick Pélata, Directeur général délégué, en charge des opérations, à compter du 13 octobre 2008. Cette décision relève de la volonté du Président d’adapter le management de Renault, selon un schéma envisagé de longue date. De plus, dans une situation qui nécessite d’être au plus près du terrain, cette évolution permet un renforcement du management opérationnel de l’Entreprise. Patrick Pélata a pris la direction des opérations. La majorité des membres du Comité exécutif de Renault (voir paragraphe 1.1.4.2) lui rapporte ainsi que les leaders des Régions. Il est à noter à ce titre que Renault a créé une Région Eurasie le 1er mars 2009, compte tenu de son importance stratégique Les décisions stratégiques, ainsi que le suivi des questions juridiques, fi nancières et des affaires publiques restent de la responsabilité directe de Deux comités composent les instances dirigeantes de Renault : ■ le Comité exécutif Groupe (CEG) ; ■ le Comité de direction Renault (CDR). Il est composé de huit membres : ■ le Président-Directeur g énéral ; ■ le Directeur général délégué aux opérations ; ■ le Directeur général adjoint, Directeur commercial et division véhicules ■ le Directeur général adjoint, Directeur du plan, produit et programmes et ■ le Directeur général adjoint, Directeur des fabrications et logistique ; ■ le Directeur général adjoint, Directeur fi nancier, Compliance Officer ; ■ le Directeur général adjoint, Directeur ingénieries et qualité ; Il se réunit une fois par mois et dans le cadre de séminaires, deux fois par an. PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Il est composé de 30 membres, en incluant les membres du CEG. Le Directeur g énéral d élégué aux pératins, le Directeur g énéral a djint – Directeur fi nancier, le Directeur j uridique et des a ffaires publiques, le Directeur délégué à la Présidence-Président de Renault F1 Team sont directement rattachés au Président-Directeur g énéral. Les autres membres du CDR, y compris membres du CEG à l’exception du Directeur g énéral adjoint – Directeur fi nancier, sont hiérarchiquement rattachés au Directeur g énéral délégué aux opérations. Il se réunit une fois par mois et dans le cadre de séminaires, deux fois par an. 1.1.4.3 COMPOSITION DU COMITÉ EXÉCUTIF ET DU COMITÉ DE DIRECTION AU 1ER MARS 2010(1) LISTE ALPHABÉTIQUE AU 1ER MARS 2010 Directeur général adjoint, Directeur du plan, produit et programmes et contrôle de gestion Directeur de l’amont, des projets et des prestations Directeur général adjoint, Directeur des ingénieries et de la qualité Directeur général adjoint, Directeur fabrications et logistique Directeur juridique & des affaires publiques Directeur du développement de l’ingénierie véhicule Managing Director de la logistique globale de l’Alliance Directeur général adjoint, Directeur financier, Compliance Officer Directeur général adjoint, Leader CMR Asie-Afrique Directeur délégué à la Présidence, Président de Renault F1 Team Directeur général adjoint, Directeur commercial et véhicules utilitaires, Leader CMR Europe (France + Europe) * Membres du Comité exécutif Groupe (C E G ). (1) Le 1er juillet 2010, Laurence Dors, qui a rejoint le Groupe le 1er mars 2010, entrera au Comité exécutif de Renault. Directeur du “global purchasing” de l’Alliance, Directeur des achats, P-DG de RNPO ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 21 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Patrick Pélata ♦ Directeur général délégué aux opérations Denis Barbier : Leader CMR Amériques ● Jacques Chauvet : Leader CMR Euromed ● Marie-Françoise Damesin : Directeur de la communication Christian Esteve : Leader CMR Eurasie, Président d'Avtoframos ● Laurens Van Den Acker : Directeur du design industriel Christian Vandenhende : Directeur du “global purchasing” de l'Alliance, Directeur des achats, P-DG de RNPO Odile Desforges ♦ Directeur général adjoint, Directeur des ingénieries et de la qualité Michel Gornet ♦ Directeur général adjoint, Directeur fabrications et logistique Philippe Klein ♦ Directeur général adjoint, Directeur du plan, produit et programmes et contrôle de gestion Michel Balthazard : Directeur de l’amont, des projets et des prestations Nadine Leclair : Directeur du développement de l’ingénierie véhicule Jacques Prost : Directeur de l'ingénierie mécanique Michel Faivre-Duboz : Directeur Supply Chain monde Gérard Leclercq : Directeur des ressources humaines Groupe Eric Nicolas : Directeur du contrôle de gestion Bernard Cambier : Directeur commercial France Jean-Christophe Kugler : Directeur de la division Utilitaires Stephen Norman : Directeur marketing monde Katsumi Nakamura ♦ Directeur général adjoint, Leader CMR Asie-Afrique ● Jérôme Stoll ♦ Directeur général adjoint, Directeur commercial et véhicules utilitaires, Leader CMR Europe (France+Europe) ● Christian Husson : Directeur juridique et des affaires publiques Thierry Moulonguet ♦ Directeur général adjoint, Directeur financier, Compliance Officer Bernard Rey : Directeur délégué à la Présidence, Président de Renault F1 Team Dominique Thormann : Président-Directeur général de RCI Banque Bruno Ancelin : Directeur Alliance industrial sourcing Christian Mardrus : Managing Director de la logistique globale de l'Alliance ♦ Membres du Comité exécutif Groupe (CEG). ● CMR : Comité de management de région. PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE 1.1.5 RENSEIGNEMENTS SUR LES PRINCIPALES FILIALES Filiale à 100 % de Renault Activité : Renault s.a.s. a notamment pour objet principal l’étude, la construction, le négoce, la réparation, l’entretien et la location de véhicules automobiles et en particulier industriels, utilitaires ou de tourisme, de tracteurs et de matériels agricoles et de travaux publics, l’étude et la fabrication de toutes pièces ou équipements utilisés pour la construction ou la circulation de véhicules, la prestation de tous services relatifs à ces activités et plus généralement toutes opérations industrielles, commerciales, fi nancières, mobilières ou immobilières, se rattachant directement ou indirectement, en totalité ou en partie, à l’un quelconque des objets précités Participation à 60 % de Renault s.a.s. Activité : organisation commerciale commune à Renault et Nissan. Chiffre d’affaires 2009 : 2 780 millions d’euros (données locales en norme Effectifs au 31 décembre 2009 : 496 personnes. Barbaros Plaza C blok No 145 K/6 80 700 Dikilitas Besiktas Istanbul (Turquie) Participation à 51 % de Renault s.a.s. Activité : assemblage et fabrication de véhicules Renault. Chiffre d’affaires 2009 : 26 145 millions d’euros (données locales en norme Chiffre d’affaires 2009 : 5 724 millions de nouvelles livres turques (données locales en norme groupe format externe). Participation à 99,78 % de Renault s.a.s. Activité : fabrication et commercialisation, par l’intermédiaire de sa fi liale commerciale Recsa, de véhicules particuliers et utilitaires Renault sur le Participation à 99,43 % de Renault . Activité : fabrication et commercialisation de véhicules. Usines : Valladolid, Palencia et Séville. Chiffre d’affaires 2009 : 4 621 millions d’euros (données locales en norme Chiffre d’affaires 2009 : 8 940 millions de nouveaux lei roumains (données locales en norme groupe format externe). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 23 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE Participation à 100 % de Renault s.a.s. Activité : commercialisation de véhicules particuliers et utilitaires Renault. Chiffre d’affaires 2009 : 1 492 millions d’euros (données locales en norme Effectifs au 31 décembre 2009 : 295 personnes. Seoul, Korea 100-161 (Corée du Sud) Participation à 80,10 % du Renault Group b.v. Activité : fabrication et commercialisation de véhicules. Participation à 100 % de Renault s.a.s. Chiffre d’affaires 2009 : 1 283 millions d’euros (données locales en norme Case postale 1002 Lausanne ( Suisse) Participation à 100 % de Renault s.a.s. Activité : e xécution des opérations de marché (change, taux d’intérêt et couvertures fi nancières sur métaux industriels) de Renault et de Nissan, Total du bilan (consolidé) au 31/12/2009 : 6 356 millions d’euros. Effectifs au 31 décembre 2009 : 30 personnes. Participation à 100 % de Renault s.a.s. Activité : holding des sociétés de fi nancement des ventes et de services d’assistance à la clientèle des constructeurs Renault et Nissan ; fi nancement des stocks de véhicules et pièces de rechange des constructeurs Renault et Montant net fi nancé en 2009 : 8,4 milliards d’euros. Total du bilan (consolidé) au 31/12/2009 : 24 245 millions d’euros. Chiffre d’affaires 2009 : 3 588 milliards de wons (données locales en norme Participation à 100 % du groupe Renault. Activité : commercialisation de véhicules particuliers et utilitaires Renault. Chiffre d’affaires 2009 : 856 millions de livres sterling (données locales en Effectifs au 31 décembre 2009 : 297 personnes. Participation à 100 % de Renault s.a.s. Activité : négoce, réparation, entretien et location de véhicules de tourisme 65 établissements sur le territoire national. Chiffre d’affaires 2009 : 4 441 millions d’euros (données locales en norme Participation à 94,10 % du groupe Renault. Activité : assemblage, importation, commercialisation, vente de véhicules Chiffre d’affaires 2009 : 23 052 millions de roubles (données locales en PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE 1300 av. Renault, Borda do Campo Etat du Parana Sao Jose dos pinhais (Brésil) Participation à 99,81 % du groupe Renault. Fray Justo Santa Maria de Oro 1744 Participation à 100 % du groupe Renault. Activité : fabrication et assemblage de véhicules automobiles, fabrication d’équipements, de pièces et d’accessoires pour des véhicules automobiles. Chiffre d’affaires 2009 : 4 298 millions de r eals brésiliens (données locales Activité : fabrication et distribution de véhicules Renault. Chiffre d’affaires 2009 : 3 714 millions de pesos argentins (données locales ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 25 1 PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE PRÉSENTATION DE RENAULT ET DU GROUPE RCI Banque SA et ses succursales Après prise en compte des actions auto-détenues par AB Volvo, le pourcentage d'intérêt de Renault dans AB Volvo est de 21,8 %. (1) Renault détient 20,7 % des actions émises par AB Volvo. (2) Renault détient 44,3 % des actions émises par Nissan. Après prise en compte des actions auto-détenues par Nissan, le pourcentage d'intérêt de Renault dans Nissan est de 45,7 %. (3 ) Renault détient 25 % + 1 action, des actions émises par AvtoVAZ. (4) Le pourcentage de détention diffère du pourcentage d'intérêt du fait de l'existence de puts et calls croisés portant sur la participation des minoritaires dans ces entités contrôlées. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 27 Le 27 mars 1999, Renault est entré dans le capital de Nissan à hauteur de 36,8 % et a procédé au rachat des fi liales fi nancières de Nissan en Europe. Le montant total de la transaction a atteint 643 milliards de yens (environ 5 milliards d’euros et 5,4 milliards de dollars à cette époque). Aujourd’hui, Renault détient 44,3 % du capital de Nissan, et Nissan détient 15 % du capital de Renault. Résultat d’un choix de principes fondateurs qui prône l’équilibre dans l’Alliance et fait jouer la complémentarité entre deux groupes d’envergure mondiale, l’Alliance a démontré sa capacité à accroître les performances propres de chacun des deux partenaires dans le respect de leur identité Renault et Nissan ont vendu au total 6 085 058 véhicules en 2009, ce qui porte la part de marché de l’Alliance à 9,8 % (y compris pour la première fois les ventes de la marque Lada d’AvtoVAZ). DIX ANNÉES DE COLLABORATION ET DE SYNERGIES ; LA GESTION EN PÉRIODE DE CRISE MONDIALE Signée le 27 mars 1999, l’a lliance Renault-Nissan est un modèle économique sans équivalent porteur d’une valeur signifi cative pour les deux sociétés. Partenariat le plus pérenne, stable et réussi de l’industrie automobile mondiale, l’Alliance démarre aujourd’hui une deuxième décennie avec les mêmes principes fondateurs de confi ance et continue de poursuivre des stratégies ayant pour objectif le succès des deux entreprises. Avec cinq marques – Renault, Dacia, Renault Samsung, Nissan et Infi niti –, l’Alliance a vendu au total 6 085 058 véhicules (y compris les ventes de Lada d’AvtoVAZ) en 2009, portant sa part de marché mondiale à 9,8 % et classant l’Alliance au quatrième rang des groupes automobiles au plan mondial. L’Alliance est fondée sur la confi ance et le respect mutuels. Son organisation est transparente. Elle assure un processus de prise de décision clair garantissant la réactivité, la responsabilité et une performance de haut niveau, la meilleure effi cacité possible grâce à la combinaison des atouts des deux entreprises et le développement de synergies générées par les organisations communes telles que RNPO (Renault- Nissan Purchasing Organization), les équipes transverses, le partage de plates-formes, de Présente dans 190 pays, l’Alliance cherche à attirer les meilleurs talents en offrant de bonnes conditions de travail et des opportunités attrayantes. Elle favorise le développement d’un état d’esprit international et entrepreneurial chez ses collaborateurs. L’Alliance vise des rendements attractifs pour les actionnaires de chacune des sociétés . Elle défend les principes de d éveloppement durable dans tous ses secteurs d’activité. L’Alliance défi nit et met en œuvre une stratégie de croissance rentable, ■ être reconnue par les clients comme l’un des trois meilleurs groupes automobiles pour la qualité et l’attractivité de ses produits et services dans chaque région du monde et dans chaque segment de gamme ; ■ se situer parmi les trois meilleurs groupes automobiles mondiaux dans les technologies clés, chaque partenaire étant leader dans des domaines ■ réaliser de façon constante un résultat opérationnel qui classe l’Alliance parmi les trois premiers groupes automobiles mondiaux, grâce à une marge opérationnelle élevée et à une croissance soutenue. Nissan et Renault, dont les sièges sociaux respectifs sont situés à Yokohama et à Paris, ont des directions distinctes et gèrent leurs activités sous la responsabilité de leurs Comités exécutifs respectifs, responsables devant leurs Conseils d’administration et leurs actionnaires propres. En mars 2002, l’Alliance a créé une société de management stratégique détenue conjointement et à parité par Nissan et Renault dans le but d’élaborer une stratégie commune et de gérer l’ensemble des synergies. Renault-Nissan b.v. (RNBV) abrite le Directoire de l’Alliance, présidé par Carlos Ghosn, Président-Directeur général du Directoire de l’Alliance Renault-Nissan. Le Directoire, qui pilote la stratégie à moyen et long termes, est constitué de trois directeurs de Renault et trois directeurs de Nissan. D’autres membres du Comité exécutif Groupe de Renault et du Comité exécutif de Nissan (les directeurs les plus haut placés) assistent également aux réunions du Directoire de l’Alliance. Le Directoire se réunit jusqu’à Le nouveau moteur diesel V6 de l’Alliance (V6 dCi) L’a lliance Renault-Nissan a dévoilé son tout nouveau moteur diesel V6 dCi (type V9X) sur Laguna coupé lors du Mondial de Paris 2008. Ce moteur est le premier V6 diesel développé et produit par l’Alliance. Il équipera les véhicules haut de gamme afi n de répondre à la demande croissante de moteurs à la fois puissants, économes en carburant et peu émetteurs de CO2. La coopération de l’Alliance permet à Renault et Nissan d’offrir à leurs clients une motorisation de pointe dans le monde entier. Pour les modèles de Renault, ce moteur équipe déjà Laguna coupé, Laguna berline et Laguna Estate. La marque de luxe Infi niti utilisera cette motorisation dans le cadre du développement de son offre d’organes mécaniques en Europe. Lancement du 2.0 dCi au Japon À l’automne 2008, le premier moteur diesel développé par l’Alliance a fait ses débuts au Japon sur Nissan X-Trail. Basé sur le moteur M9R, il représentait le premier moteur diesel répondant aux critères de la réglementation japonaise Post New Long-term Regulations. Le moteur diesel propre M9R de Nissan s’est vu décerner le titre de Car Technology of the Year pour 2008-2009 par JAHFA, Japan Automobile Hall Of Fame, en tant que meilleure technologie parmi tous les véhicules de tourisme domestiques et importés au Japon. Ce titre vient couronner la conformité aux normes japonaises exigeantes sur les émissions prévues par les Post New Long-term Regulations, affi chant un couple élevé et une solide performance, associés à un fonctionnement silencieux et une réduction des phénomènes de vibration. En 2010, Nissan proposera une version automatique de ce moteur, élargissant encore son offre sur le marché japonais . Moteur TCE 130 et transmission CVT sur Mégane Le nouveau moteur à essence TCE 130 développé par l’Alliance est venu enrichir la gamme Renault Mégane au printemps 2009. Co-développé dans le cadre de l’a lliance Renault-Nissan, le TCE 130 illustre parfaitement l’expertise acquise dans le domaine du downsizing. Ce nouveau bloc d’une cylindrée de 1 397 cm3, économe en carburant, a la puissance d’un moteur 1,8 l (130 ch) et le couple d’un moteur 2, 0 l (190 Nm), tout en émettant moins de CO2 qu’un moteur de 1,6 l , ce qui le rend particulièrement respectueux de l’environnement. Selon leurs versions, ces moteurs peuvent être couplés à des transmissions manuelles ou automatiques 5 ou 6 vitesses. Parmi les autres motorisations de N ouvelle Mégane, citons le moteur 2,0 l 16 soupapes 140 ch, disponible dès son lancement avec une boîte manuelle 6 vitesses, mais qui bénéfi ciera ultérieurement de la transmission à variation Annonces faites à l’échelle mondiale concernant les ■ L’a lliance Renault-Nissan, qui consacre 4 milliards d’euros à la mobilité zéro émission, est le seul constructeur à réaliser des investissements massifs de cette envergure dans des véhicules zéro émission. Du Tennessee en Israël en passant par le Japon, l’Alliance avait, fi n 2009, conclu des partenariats avec plus de 40 entités publiques et privées. ■ En Israël, toutes les conditions nécessaires à la diffusion de masse de véhicules électriques seront réunies au travers d’un partenariat entre l’Alliance, Project Better Place et les pouvoirs publics israéliens, ce qui est une première. La date fi xée comme objectif est 2011. Renault fournira les véhicules, et leurs batteries lithium-ion seront fournies par Nissan au travers de sa joint-venture avec NEC, Automotive Energy Supply Company ■ Fin 2009, l’Alliance s’était engagée à fabriquer au moins sept véhicules différents dans des usines situées en France, au Japon, aux États-Unis, en Espagne et en Turquie. Le premier de ces véhicules, Nissan Leaf, sera mis sur le marché fi n 2010 au Japon et aux États-Unis. ■ Au travers d’AESC, l’Alliance fabriquera des batteries lithium-ion de pointe pour équiper ses véhicules électriques dans cinq nouvelles usines situées en France, au Japon, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Portugal. Ces batteries pourront être vendues à d’autres constructeurs. L’Alliance développe ses recherches sur l es véhicules à pile à combustible (FCV). À l’heure actuelle, deux prototypes ont atteint une phase d’ingénierie ■ X-Trail, le véhicule à pile à combustible pionnier de Nissan, est soumis à des tests en réel depuis plus de deux ans, dont certains exemplaires sont loués à des représentants des pouvoirs publics au Japon ; ■ Scénic ZEV H2, prototype de Renault basé sur Renault Grand Scénic, a été développé conjointement par l’Alliance. Il est équipé d’une pile à combustible, d’un réservoir de stockage d’hydrogène sous haute pression et de batteries lithium-ion compactes. Les ingénieurs et les techniciens de Renault ont prévu dans l’architecture de Grand Scénic l’intégration des différents éléments sous le plancher du véhicule, ménageant ainsi un habitacle spacieux pouvant accueillir cinq adultes, ainsi que des systèmes électriques et électroniques de Renault et Nissan. Les deux véhicules sont utilisés lors des salons dédiés à l’environnement, et en conditions réelles de test dans des fl ottes et auprès de particuliers. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 29 L’Alliance continue de rechercher des opportunités pour exploiter ses installations industrielles à l’échelle mondiale au profi t de ses deux partenaires. Du premier projet au Brésil aux nouvelles usines au Maroc et en Inde, l’Alliance continue d’investir dans des capacités de production dont la croissance des deux entreprises peut bénéfi cier. En 2009, une nouvelle activité RNBV Alliance Industrial Sourcing a été créée, afi n d’identifi er les usines de l’Alliance les mieux placées pour produire nos véhicules dans une optique de réduction des coûts de livraison (Total Delivery Costs), de partager les actifs existants (usines et plates-formes) afi n de minimiser le ticket d’entrée et de permettre à un des deux partenaires de bénéfi cier d’opportunités nouvelles grâce à la fabrication croisée par l’autre En Afrique du Sud, les partenaires de l’Alliance utilisent l’usine de Nissan à Rosslyn. Ce projet couvre l’adaptation au marché sud-africain (par exemple la conduite à droite) de deux véhicules, le p ick-up NP200 ½ t de Nissan et Renault Sandero, la préparation de l’usine et le développement de la chaîne d’approvisionnement locale pour les composants et accessoires. Le taux d’intégration locale, de 25 % au début de la production, devrait augmenter ensuite progressivement. La production (environ 16 000 pick-up et 7 500 Sandero) sera tout d’abord destinée au marché local. Sandero sera le premier véhicule Renault fabriqué en Afrique du Sud. Au Brésil, Nissan produit les modèles Livina et Grand Livina à Curitiba. Les deux véhicules sont commercialisés à l’échelle mondiale sur des marchés en croissance tels que la Chine, l’Indonésie et l’Afrique du Sud. L’usine de Curitiba produit déjà trois modèles 4x4 de Nissan, Frontier, X-Terra et New Achats communs de médias en Europe 2009 est la première année durant laquelle Renault et Nissan se sont adressées à une seule agence d’achat de médias. RNPO, qui a piloté ce projet, a arrêté son choix sur Omnicom-OMD pour gérer l’achat de médias dans toute l’Europe, ce qui représente 24 pays pour Nissan et 30 pays dans l’Europe élargie pour Renault. L e budget annuel combiné avoisine au total En partenariat avec le Women’s Forum en France pour la quatrième année consécutive (Renault était initialement l’unique parrain de cet événement), Carlos Ghosn, Président-Directeur g énéral de l’Alliance, a assisté en personne à cet événement et a pris part aux débats, aux réunions et aux interviews sur différents thèmes ayant trait à la diversité. L’Alliance a également co-parrainé le prix « Women for education » qui récompense des projets extraordinaires réalisés par des femmes à l’échelle internationale. En tant qu’organisation internationale et transculturelle, l’Alliance est souvent citée en exemple pour illustrer le pouvoir de la diversité au sein d’une entreprise. Il reste encore des progrès à accomplir au sein de l’Alliance, mais des avancées continuent d’être réalisées dans le domaine de la diversité : ■ le réseau Renault Retail Group (RRG) a décidé de recruter, à compter de cette année, des commerciaux féminins et masculins à parité. Ceci implique de cibler plus directement les femmes dans les campagnes de recrutement sur la base de témoignages de femmes diffusés sur des sites Internet. Entre janvier et août 2009, RRG a réalisé son objectif et, sur 35 recrutements, a embauché 18 femmes (8 % d’entre elles dans la ■ chez Nissan, le ratio des femmes cadres est de 5 %. Au Japon, ce ratio est de 1,9 % dans l’industrie manufacturière et de seulement 0,6 % dans le secteur automobile. À compter d’avril 2009, Nissan a promu deux techniciennes aux fonctions de leader dans ses usines, ce qui est une première dans l’industrie automobile nippone. Le ratio des ressortissants non Japonais au sein du Comité exécutif de Nissan est de 50 %, nettement plus élevé que dans la plupart des entreprises japonaises. Durant les huit premières années de l’Alliance, le cours de l’action Renault et de celle de Nissan a enregistré une forte hausse. Toutefois, depuis le début du ralentissement aux États-Unis et la propagation de la crise aux B ourses mondiales, les cours des actions Renault et Nissan ont fortement chuté, tout comme les autres valeurs du secteur automobile. Au 31 décembre 2009, le cours de l’action Renault avait perdu 24 % comparativement au 29 mars 1999 (contre -22 % pour le CAC 40 sur la même période) et le cours de l’action Nissan avait reculé de 26 % (contre un repli de 49 % pour le Nikkei). En conséquence, la capitalisation boursière de Renault s’élevait à 10,3 millions d’euros et celle de Nissan à 27,5 millions ÉVOLUTION DU TITRE NISSAN ENTRE LE 29 MARS 1999 ET FIN DÉCEMBRE 2009 ÉVOLUTION DU TITRE RENAULT ENTRE LE 29 MARS 1999 ET FIN DÉCEMBRE 2009 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 31 CAPITALISATION BOURSIÈRE DES CONSTRUCTEURS AUTOMOBILES – MARS 1999 VS DÉCEMBRE 2009 1.2.2 STRUCTURE OPÉRATIONNELLE DE L’ALLIANCE ✦ Conformément aux principes prévus dans les accords initiaux signés en mars 1999, une seconde étape dans la construction de l’a lliance Renault- Nissan a été franchie en 2002. Elle a renforcé la communauté d’intérêts entre les deux entreprises en s’appuyant sur le renforcement de leurs liens capitalistiques, et la mise en place d’un Directoire de l’Alliance dont la mission est de donner une impulsion stratégique et de développer une vision Renault a accru sa participation dans le capital de Nissan le 1er mars 2002 en la portant de 36,8 % à 44,3 % par l’exercice de bons de souscription Parallèlement, Nissan, via sa fi liale à 100 % Nissan Finance Co., Ltd. est entré au capital de Renault. Par voie d’augmentations de capital réservées (le 29 mars et le 28 mai 2002), Nissan a acquis en deux temps 15 % du L’entrée de Nissan au capital de Renault permet à Nissan d’être directement intéressé aux résultats de son partenaire, comme c’est le cas pour Renault, et d’obtenir un second siège au Conseil d’administration de Renault. La mise en œuvre de la seconde étape de l’Alliance en 2002 avait pour objet de donner à l’Alliance une vision stratégique commune. Elle s’est traduite par la création de la société commune Renault-Nissan b.v. et d’un mode de Créée le 28 mars 2002, Renault-Nissan b.v. est une société commune, de droit néerlandais, détenue à parité par Renault SA et Nissan Motor Co., Ltd. ayant pour mission le management stratégique de l’Alliance. Responsable des décisions stratégiques à moyen et long termes décrites ci-après dans « Les pouvoirs de l’Alliance », cette structure renforce le pilotage de l’a lliance Renault-Nissan et coordonne les activités communes à l’échelle mondiale en permettant une prise de décision dans le respect de l’autonomie de chaque partenaire tout en garantissant un mode de RNBV est dotée d’un ensemble de pouvoirs bien défi nis à l’égard de Renault s.a.s. et de Nissan Motor Co., Ltd. RNBV détient en totalité les actions des fi liales communes existantes ou futures entre Renault et Nissan Motor Co., Ltd. RNPO (Renault-Nissan Purchasing Organization ), appartenait à sa création en avril 2001 à parts égales à Renault et Nissan. Ces parts ont été transférées à RNBV qui détient ainsi, depuis juin 2003, 100 % de RNPO. RNIS (Renault-Nissan Information Services ), fi liale commune de systèmes d’information, créée en juillet 2002, est également détenue à 100 % par RNBV . ou de ne pas suivre ces propositions. Elles ne peuvent toutefois mettre ces décisions en œuvre que si elles ont été proposées par Renault-Nissan b.v. Ce pouvoir d’initiative de Renault-Nissan b.v. assure l’harmonisation des Le champ couvert à ce titre concerne : ■ la création et le cadre des fi liales communes ; ■ les systèmes fi nanciers de motivation complémentaires ; ■ les changements signifi catifs de périmètres (géographiques ou en termes de produits) d’un montant total égal ou supérieur à 100 millions de ■ les investissements stratégiques (sont considérés comme tels, les investissements autres que ceux qui sont spécifi ques à un produit, et dont le montant est égal ou supérieur à 500 millions de dollars) ; ■ les coopérations stratégiques entre Nissan Motor Co., Ltd. ou Renault s.a.s. Tous les autres aspects – opérationnels, commerciaux, fi nanciers et sociaux – de Renault SA et de Nissan Motor Co., Ltd. sont gérés indépendamment par chaque société et les décisions correspondantes sont prises souverainement par leurs organes de direction respectifs. Les deux g roupes conservent en propre leur autonomie de gestion, l’identité de leurs marques respectives, leurs organes de représentation et leurs salariés . Ils sont responsables de En mai 2009, l’organisation de l’Alliance a été renforcée par la création d’une petite équipe spécialisée ayant pour mission d’élargir et d’approfondir la coopération et de maximiser la contribution des synergies aux performances des deux partenaires. Cette nouvelle équipe est centrée sur les domaines de priorité suivants : achats, industrialisation des véhicules et des organes mécaniques , plates-formes et pièces communes, organes mécaniques, fonctions support, logistique mondiale, systèmes d’information, recherche et technologies avancées et l’activité zéro émission. Cette équipe, sous la responsabilité directe de Carlos Ghosn, se réunit chaque mois dans les locaux de RNBV à Amsterdam pour examiner les projets et formuler des recommandations au Directoire de l’Alliance concernant les nouveaux domaines de synergies et les opportunités. En outre, il existe plus de 30 groupes de travail conjoints dénommés Cross-Company Team ou Functional Task Teams, dédiés à l’Alliance. Ces groupes collaborent dans tous les secteurs et domaines d’activité et sont chargés d’explorer de nouvelles synergies entre les deux sociétés. Les responsables des équipes rendent compte régulièrement au Directoire de l’Alliance des progrès réalisés dans leurs domaines d’activité spécifi ques. L’ALLIANCE : SOLIDITÉ FACE À LA CRISE MONDIALE La crise fi nancière et économique mondiale a été source de menaces importantes pour l’ensemble de l’industrie automobile mondiale en 2009. L’Alliance a fait face à cette diffi culté et a pris une série de mesures visant à préserver la viabilité à long terme de chaque entreprise et à renforcer la En mai 2009, l’Alliance a annoncé de nouveaux projets de synergie pouvant contribuer au free cash flow de Renault et Nissan à hauteur de 1,5 milliard d’euros. L’équipe RNBV a été créée p our favoriser ces projets porteurs de nouvelles synergies et renforcer leur déploiement dans les deux entreprises . Renault-Nissan b.v. met en œuvre les décisions prises par le Directoire de l’Alliance créé par Renault SA et Nissan Motor Co., Ltd. Renault-Nissan b.v. a un pouvoir de décision limité à l’égard de Nissan Motor Co., Ltd. et de Renault s.a.s. En termes d’échelle d’importance, ces décisions sont celles qu’il serait diffi cile de prendre séparément pour les deux sociétés en étant certaines de pouvoir les mettre en œuvre à l’échelle mondiale et donc de tirer parti d’économies d’échelle. Ce pouvoir de décision est limité aux domaines suivants : ■ l’adoption des plans à trois, cinq et 10 ans (projets stratégiques de ■ la validation des plans produits (partie des projets stratégiques correspondant à la conception, la fabrication et la vente de produits véhicules et composants, existants et futurs) ; ■ les décisions sur le partage des produits et des groupes motopropulseurs (tels les plates-formes , les véhicules, les boîtes de vitesses, les moteurs ■ les principes de politique fi nancière, c’est-à-dire notamment : . les taux d’actualisation utilisés pour les études de profi tabilité et d’exigence de rentabilité applicables aux modèles et investissements . les règles de gestion des risques et la politique qui leur est applicable, . les règles en matière de fi nancement et de gestion de trésorerie, . la stratégie en matière de ratios d’endettement sur fonds propres ; ■ la gestion des fi liales communes et le pilotage des équipes communes (Cross-Company Team, « CCT ») et des équipes dédiées à des tâches fonctionnelles (Functional Task Teams, « FTT »), y compris la création, modifi cation ou suppression de tout CCT, FTT ou TT (Task Team) ; ■ tout autre sujet ou projet confi é à Renault-Nissan b.v. conjointement Nissan Motor Co., Ltd. et Renault s.a.s. Renault-Nissan b.v. dispose en outre du pouvoir de proposer, de manière exclusive, un ensemble de décisions aux deux sociétés opérationnelles Nissan Motor Co., Ltd. et Renault s.a.s. Ces deux entités sont libres de suivre ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 33 Outre le free cash flow supplémentaire, l’équipe RNBV s’est efforcée d’intensifi er les efforts réalisés au sein des deux sociétés dans des domaines tels que l’expansion mondiale et les programmes de produits nouveaux. Par exemple, en novembre 2009, l’Alliance et Bajaj Auto, un fabricant indien de bicyclettes, ont conclu un accord portant sur la production et la commercialisation d’un nouveau véhicule à très faible coût, véhicule qui serait commercialisé en Inde à partir de 2012 au travers de l’Alliance, et LE LEADERSHIP DANS LE DOMAINE DES VÉHICULES En 2007, l’Alliance a annoncé son intention d’être le leader mondial de la commercialisation de masse de véhicules n’émettant pas de CO2. Des progrès signifi catifs ont été réalisés en 2009, grâce au solide alignement et à la forte coopération entre les deux sociétés. L ’Alliance investit quatre milliards d’euros dans la recherche, l’ingénierie, le développement de batteries et de véhicules et leur fabrication. Le premier véhicule électrique, Nissan Leaf, sera lancé fi n 2010 et la production de six autres véhicules électriques des marques Renault, Nissan et Infi niti a été confi rmée. Les batteries sont au cœur de la stratégie de leadership dans le domaine des véhicules zéro émission. En 2009, l’Alliance a confi rmé la construction de cinq nouvelles usines de fabrication de batteries au Japon, en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni et au Portugal. Lorsqu’elles seront pleinement opérationnelles, ces usines donneront à l’Alliance une capacité de production de 500 000 batteries par an. Le rôle du Directoire de l’Alliance Le Directoire de l’Alliance (ou Alliance Board – AB) s’est réuni pour la première fois le 29 mai 2002. Depuis, il se réunit jusqu'à 10 fois par an. Le Directoire de l’Alliance est l’instance de décision concernant les sujets Renault, d’une part, et Nissan, d’autre part, pilotent chacune leurs activités et leurs performances comme deux entreprises distinctes. La gestion opérationnelle de chaque groupe reste du ressort de sa Direction générale, Depuis le 26 février 2009, le Directoire est présidé par Carlos Ghosn, Président-Directeur général de Renault et Président-Directeur général de Nissan. Le Directoire de l’Alliance compte également trois membres issus de Renault (Odile Desforges, Patrick Pélata et Jérôme Stoll) et trois membres issus de Nissan (Toshiyuki Shiga, Mitsuhiko Yamashita et Hidetoshi Imazu). La réunion du Directoire de l’Alliance (Alliance Board Meeting – ABM), qui regroupe tous les membres des Comités exécutifs de Renault et de Nissan ainsi que le secrétaire et les responsables du bureau de la Direction générale, est consacrée aux questions stratégiques. Le Directoire de l’Alliance offi cialise les décisions à l’issue de la réunion. Renault-Nissan b.v. étant une société commune de droit néerlandais, il n’existe pas de Conseil de surveillance. Néanmoins, Renault-Nissan b.v. n’étant pas une société tête de groupe, mais une fi liale conjointement créée et détenue par Renault SA et Nissan Motor Co., Ltd., les dirigeants de Renault-Nissan b.v. peuvent être révoqués par les sociétés mères. UNE FONDATION POUR PRÉSERVER LA STABILITÉ Une fondation de droit néerlandais liée à Renault-Nissan b.v. a été créée afi n d’assurer la stabilité de l’actionnariat de Renault et de Nissan. La fondation ne peut empêcher une OPA, mais peut souscrire plus de 50 % du capital de Renault-Nissan b.v. dans l’hypothèse où un tiers ou un groupe agissant de concert tenterait d’acquérir le contrôle par l’intermédiaire d’une OPA rampante ou plus spécifi quement dans le cas où le seuil de 15 % de participation dans le capital de Renault ou Nissan serait dépassé autrement qu’au travers d’une OPA. La période durant laquelle la fondation peut contrôler Renault Nissan b.v. ne peut être supérieure à 18 mois. Les Comités de pilotage sont chargés de défi nir toutes les orientations opérationnelles stratégiques transversales de l’Alliance, de soumettre à l’ABM des thèmes susceptibles d’être inclus de façon prioritaire dans l’ordre du jour, et de coordonner les activités des groupes de travail conjoints (CCT), des groupes de travail fonctionnels (FTT) et des groupes de travail (TT) entrant dans le périmètre des Comités de pilotage (SC). Ils prennent des décisions opérationnelles ne relevant pas des CCT, rendent compte des progrès à l’ABM et sollicitent le cas échéant un arbitrage et/ou la confi rmation d’une Il existe huit Comités de pilotage centrés sur différents domaines, qui apportent leur soutien aux CCT et aux FTT dans la mise en œuvre des projets Développement p roduit et f abrication Le CCT est un groupe de travail composé de collaborateurs et d’experts des deux entreprises, dont le rôle est d’explorer les champs de coopération et de synergies possibles entre Renault et Nissan, de formuler ou d’élaborer les projets de façon concrète, puis de contrôler leur mise en œuvre après décision du Directoire. Onze équipes travaillent sur les domaines suivants : Chaque groupe est dirigé par deux coleaders, l’un issu de Renault et l’autre Les 11 CCT rendent compte au Directoire de l’Alliance sur l’avancement de leurs travaux et leurs résultats via les Comités de pilotage. GROUPES DE TRAVAIL OU TASK TEAMS (TT) Dès qu’un sujet spécifi que est identifi é, un groupe de travail (TT) est désigné pour travailler sur celui-ci jusqu’à sa résolution. Les TT sont au nombre de six et travaillent sur les thèmes suivants : Composées d’experts à la fois de Renault et de Nissan, ces équipes apportent un soutien indispensable aux CCT en matière de benchmarking, de promotion des meilleures pratiques et d’harmonisation des outils utilisés Les FTT sont au nombre de 13 et couvrent les domaines suivants : Depuis la signature de l’Alliance en 1999, Renault et Nissan ont engagé des coopérations concrètes dans des domaines d’activité multiples. Les synergies poursuivies peuvent être classées en deux catégories : Le partage de plates-formes ou d’une architecture d’ingénierie et, plus important encore, le partage de composants clés, a constitué un facteur déterminant de la réussite de l’Alliance. Les partenaires peuvent développer ce partage en même temps qu’ils renouvellent leurs gammes. Une première plate-forme commune (leadership Nissan), la plate-forme B, est utilisée par Nissan depuis 2002, avec la nouvelle March (Micra en Europe) et Cube. Sur le marché domestique japonais, Nissan Tiida et Tiida Latio ont été lancées en 2004, et Nissan Note a été lancée en janvier 2005. Tiida a ensuite été commercialisée sur d’autres marchés, notamment les États-Unis, où elle est vendue sous le nom de Versa. Quatre autres véhicules, Nissan Wingroad (lancée en novembre 2005), Bluebird Sylphy (lancée en décembre 2005), Livina (lancée entre 2006 et 2008) et le véhicule utilitaire NV200 (lancé en 2009) sont également basés sur la plate-forme B. Le 19 mai 2004, Renault a présenté un nouveau modèle, Modus, premier véhicule de la marque à utiliser la plate-forme B commune. Ce véhicule a été commercialisé principalement en Europe, à partir du mois de septembre de la même année. En septembre 2005, Renault a lancé Clio III, également Pour l’Alliance, la politique de plate-forme B commune porte ses fruits. En 2008, Nissan a lancé la nouvelle génération compacte de Cube et à l'avenir d'autres véhicules utiliseront cette plate-forme polyvalente. Logan, lancée en septembre 2004 et initialement commercialisée sous les marques Dacia et Renault, puis sous la bannière Nissan au Mexique, ainsi qu’en Inde sous le nom de Renault Mahindra, est construite sur un dérivé de Logan MCV, Sandero et le 4x4 Dacia Duster utilisent aussi cette plate-forme et Nissan utilisera davantage la famille Logan à l’avenir. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 35 forme C, a été lancée par Renault fi n 2002 pour sa nouvelle Mégane II. En décembre 2004, Lafesta, un nouveau monospace Nissan, a été lancé au Japon comme le premier modèle de la marque à adopter la plate- forme C commune. Nissan a lancé le nouveau Serena, un monospace, en mai 2005, et la nouvelle Nissan Sentra en octobre 2006 aux États-Unis ; ces deux véhicules sont également basés sur la plate-forme C. En 2007, Nissan Qashqai (Dualis au Japon et en Australie), Rogue, X-Trail, Renault Samsung QM5 et Renault Koleos ont été lancés, sur la base de cette même plate-forme . Depuis 2009, les nouveaux modèles Renault Mégane, Scénic, Fluence et Renault Samsung SM3 utilisent également cette plate- forme . En complément de la stratégie de plates-formes communes, Renault et Nissan mettent en place une nouvelle approche permettant d’échanger des composants entre plates-formes : la politique des composants interchangeables. Cette stratégie, basée sur une analyse fonctionnelle des besoins des clients et sur une gestion de l’interface entre composants et véhicules, consiste à utiliser les mêmes composants ou interfaces pour différents modèles, sur plusieurs plates-formes ou segments. Le fait de développer des composants pouvant être utilisés sur des plates-formes ou des segments différents accroît les possibilités des plates-formes communes, et donc la différenciation des véhicules et des marchés. La politique des composants interchangeables contribue à accroître le rapport effi cacité/coûts, à renforcer la fl exibilité de la fabrication et à soutenir l’expansion internationale, tout en préservant l’identité de marque et les Cela se traduit par différents degrés de mise en commun de chaque composant, permettant une différenciation des véhicules avec une fl exibilité accrue, tout en répondant à l’objectif de réduction des coûts et d’amélioration Pour la seule année 2009, l’utilisation élargie à davantage de composants communs a permis à l’Alliance de créer pour 50 millions d’euros de nouvelles synergies. Par exemple, les systèmes de climatisation, les plaquettes et les ORGANES MÉCANIQUES (MOTEURS ET BOÎ TES L’Alliance génère des économies d’échelle pour l’avenir. Renault et Nissan développent conjointement des moteurs et des boîtes de vitesses pouvant équiper à la fois des modèles Renault et Nissan. Des économies d’échelle importantes devraient être réalisées, notamment en termes de recouvrement des coûts de développement, mais également dans les domaines de la fabrication et de la logistique. C’est déjà le cas pour les moteurs co- développés M1D (diesel) et M1G, S2G (essence) et pour une boîte manuelle En outre, le tout nouveau moteur diesel V6 dCi (V9X) développé conjointement a fait ses débuts sur Laguna coupé et un nouveau moteur turbo à essence, le TCE 130, a été basé sur le moteur à essence 1, 5-1, 6 litre développé conjointement qui équipe la nouvelle Mégane depuis 2009. En avril 2009, une nouvelle organisation dénommée Alliance Powertrain Planning Office a été créée. Son rôle est de maximiser la convergence des gammes d’organes mécaniques de Renault et Nissan. ORGANES MÉCANIQUES DÉVELOPPÉS CONJOINTEMENT PAR RENAULT ET NISSAN * Les codes des moteurs propres à chaque société sont indiqués entre parenthèses. Renault et Nissan coopèrent dans des domaines stratégiques de la recherche et des avant-projets dans lesquels les deux groupes ont des intérêts communs. Cette coopération, qui a pour objectif d’optimiser l’affectation de leurs ressources et qui couvre un large éventail de solutions techniques potentielles, permet d’accélérer le travail, de réaliser des percées technologiques et de lancer de nouveaux produits sur le marché. Renault et Nissan disposent d’un plan technologique [t ] constitué de quatre piliers communs : s écurité, e nvironnement-CO2, v ie à bord et p erformance dynamique. Ces quatre piliers déterminent les domaines de priorité des investissements dans les technologies clés et les innovations. En exploitant leurs atouts spécifi ques, leurs connaissances du marché international et leurs réseaux, les deux groupes sont bien positionnés pour élargir leurs portefeuilles de technologies et offrir des solutions innovantes afi n que l’Alliance compte parmi les trois premiers constructeurs automobiles À la suite de la décision, prise en 2007, d’investir massivement dans les véhicules n’émettant pas de CO2, l’Alliance a fait de la commercialisation de masse des véhicules électriques une pierre angulaire de sa stratégie environnementale. Sans la puissance que leur confère l’Alliance, ni Renault ni Nissan n’auraient pu se déployer de façon aussi rapide et décisive dans le domaine des batteries et des véhicules électriques. À ce jour, l’Alliance a consacré au moins quatre milliards d’euros à la conception et la fabrication de batteries et de véhicules électriques. Fin 2010, les premiers fruits de cet investissement se traduiront par le lancement, aux É tats-Unis et au Japon, Charte de qualité de l’Alliance ✦ La Charte défi nit précisément les directives communes et les procédures qualité. Elle est mise en œuvre dans tous les projets de l’Alliance. La Charte s’applique aux processus qualité clés : enquêtes qualité clients, objectif qualité du Groupe, gestion de la qualité dans le développement de nouveaux modèles, assurance qualité de la production, assurance qualité dans les composants des fournisseurs, assurance qualité service (ventes et après-vente), qualité progrès techniques, politiques et procédures de ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 37 La Charte rapproche Renault et Nissan grâce à la mise en place d’outils de qualité communs tels que AVES (Alliance Vehicle Evaluation System), ANPQP (Alliance New Product Quality Procedure), ASES (Alliance Supplier Evaluation System) et à la défi nition des PPM (Parts Per Million) dans les pièces ouvrées ■ l’ANPQP, système d’évaluation de la qualité destiné aux fournisseurs, a été étendu à tous les nouveaux projets ; ■ l’ASES permet d’évaluer la gestion et les performances des fournisseurs, ainsi que leurs compétences techniques en termes de qualité. Afi n d’augmenter les progrès en qualité dans les deux entreprises et de contribuer à l’atteinte des objectifs qualité, le FTT Qualité a étudié les pratiques les plus effi caces. Elles proviennent de Renault ou de Nissan (Japon, États-Unis, Europe) et sont améliorées par les deux entreprises si Une contribution mutuelle au plan qualité Renault et au Nissan Quality 3-3-3 a été mise en œuvre depuis 2003. Renault et Nissan s’améliorent ensemble grâce au développement de synergies dans le domaine de la qualité : ■ AEEP (Alliance Engineer Exchange Program) : afi n de contribuer au développement de la vision stratégique de l’a lliance Renault-Nissan, le FTT Qualité a créé un programme d’échange d’ingénieurs sur les sujets ■ p ercées pour une meilleure compréhension des attentes du client dans . livres blancs : rassembler et partager les informations sur les attentes . AVES : développement d' AVES région par région pour mieux répondre . enquête « JDpower » : amélioration de la méthode d’estimation des D’importantes économies ont été réalisées grâce à la stratégie d’achats commune et à l’élaboration d’un panel de fournisseurs communs. En avril 2001 a été créée la première co-entreprise de l’Alliance, Renault- Nissan Purchasing Organization (RNPO). Elle représentait alors près de 30 % des achats annuels mondiaux de Renault et de Nissan. Depuis le 1er novembre 2006, le montant total des achats sous la responsabilité de RNPO représente 75 % des achats mondiaux de l’Alliance et s’établissait à 92 % en juin 2008. Depuis le 1er avril 2009, RNPO représente 100 % de tous les achats mondiaux de l’Alliance, concluant l’évolution naturelle de cette collaboration. En outre, la portée géographique de RNPO s’étend à toutes les régions dans lesquelles Renault et Nissan exercent des activités industrielles, afi n de répondre aux besoins à l’échelle mondiale. En tant que structure d’approvisionnement unique de Renault et Nissan, RNPO représente un vecteur d’amélioration des performances d’achat, grâce à la mise en œuvre d’un système mondial de gestion des achats entrant dans le périmètre de l’Alliance. Selon la troisième enquête menée auprès des fournisseurs, ceux-ci sont très favorables à RNPO qui apporte une valeur Renault et Nissan ont activement échangé leurs savoir-faire et mis en œuvre les meilleures pratiques dans le domaine de la fabrication. Les deux groupes travaillent aujourd’hui sur de nouvelles mesures permettant d’améliorer le Système de p roduction Renault (SPR) et le Nissan Production Way (NPW). L’échange de savoir-faire et la mise en œuvre des meilleures pratiques dans les processus de fabrication : Renault a mis son SPR à jour en introduisant, avec l’aide d’experts de Nissan, la gestion en atelier comme la standardisation des postes de travail, la mise en œuvre de TPM (Total Productive Maintenance), le contrôle qualité, la production à fl ux tendus, la Parallèlement, les idées de Renault introduites chez Nissan englobent des normes et des outils d’analyse destinés à l’ergonomie des postes de travail, ainsi que des méthodes de contrôle des coûts. Grâce à ces activités, Renault et Nissan ont pu saisir des opportunités et travailler conjointement sur des activités contribuant directement à l’amélioration de la fabrication, à partir d’indicateurs de performance clés (KPI). Des KPI communs ont été sélectionnés et présentés au Directoire de l’Alliance dans le but de stimuler le progrès et d’accélérer la recherche des meilleures pratiques en réalisant des activités de benchmarking en interne. Grâce à l’Alliance, Renault dynamise l’utilisation de ses capacités de production existantes. Un FTT Stratégie industrielle a été créé afi n de maximiser l’effi cience de la production, de minimiser les investissements et les délais préalables à la production en utilisant les sites de production des deux groupes pour les modèles communs, ce qui permet de renforcer l’impact de l’Alliance en réduisant les coûts de la production, des achats et La première activité de fabrication conjointe a donné naissance à Renault Scénic, fabriqué à l’usine mexicaine de Cuernavaca de Nissan depuis décembre 2000, suivi par Clio, fabriquée à l’usine d’Aguascalientes Les modèles Renault Master/Nissan Frontier, Nissan Xterra (Frontier et Xterra aujourd’hui produits par Nissan Smyrna) sont fabriqués dans l’usine Renault de véhicules utilitaires de Curitiba au Brésil. En 2009, l’usine a démarré la production de deux nouveaux véhicules Nissan, Livina et Grand Livina. En Espagne, Renault Trafi c/Nissan Frontier/Opel (Vauxall) Vivaro sont produits L’usine sud-africaine de Nissan produit le modèle Renault Sandero depuis L’usine de Renault Samsung à Busan en Corée produit des véhicules destinés à être exportés en Russie et dans d’autres pays sous la bannière Nissan. Le CCT Logistique a été créé pour tirer parti des complémentarités géographiques entre les installations de production de l’Alliance à l’échelle mondiale. Le CTT Logistique est également chargé de réaliser des prévisions concernant les activités internationales de l’Alliance, qui connaissent une Concernant le transport des pièces, des appels d’offre conjoints pour le transport maritime par conteneurs sont lancés depuis 2001, et des plates- forme s logistiques communes ont été établies en Europe (France, Espagne). Une étude sur l’utilisation croisée des plates-formes logistiques d’import-export de Renault et Nissan est en cours, ce qui soutiendrait notamment le développement de nouveaux projets et l’externalisation de pièces dans les principaux pays compétitifs. L’adoption d’une approche commune pour la conception du nouvel emballage a permis de réduire les coûts et les délais de développement et a généré de nouvelles synergies potentielles par la consolidation des volumes d’achats Enfi n, dans le domaine du transport de véhicules, un ferry achemine depuis 2002 des véhicules Renault de Santander en Espagne à Newcastle au Royaume-Uni en passant par Le Havre en France et Zeebrugge en Belgique, et transporte vers le sud des véhicules Nissan produits par l’usine de Sunderland au Royaume-Uni. Depuis 2005, Renault-Nissan lance des appels d’offre pour le transport maritime de véhicules et des études complémentaires sont en cours pour regrouper les fl ux de véhicules à l’avenir, parallèlement à l’expansion de l’Alliance sur les nouveaux marchés. Depuis le 1er novembre 2009, l’Alliance a annoncé une nouvelle activité européenne dénommée Alliance Logistics Europe (ALE), qui regroupe sous l’égide d’une seule organisation la logistique de l’ingénierie et des activités des deux sociétés. Pour l’avenir, Alliance Logistics Europe cible des synergies de plus de 30 millions d’euros en 2010. Ces économies seront réalisées au travers du benchmarking des processus et de la mise en œuvre des meilleures pratiques, d’une logistique commune et en tirant parti d’un pouvoir d’achat accru grâce à une plus grande harmonisation des processus 1.2 .3.2 ÉVOLUTION DE LA COOPÉRATION Renault et Nissan bénéfi cient d’une forte complémentarité en termes de marchés, de gammes et de savoir-faire. Ceci leur permet d’être présents sur tous les grands marchés automobiles et d’accéder à moindre coût à de nouveaux marchés, en prenant appui sur l’implantation industrielle ou commerciale de chaque partenaire, tout en enrichissant l’offre de produits et de services. De plus, Renault et Nissan bénéfi cient de l’échange de leurs savoir-faire en matière de recherche et développement, de process ou de marketing. En règle générale, les partenaires ont des stratégies commerciales et marketing différentes, mais partagent les fonctions administratives, notamment les fonctions fi nancement et crédit. Des avancées importantes ont été récemment réalisées, comme en témoignent l’achat conjoint de médias en Europe (voir la section 1.2.1.2) et l’ouverture d’un entrepôt de pièces communes en Russie . Le domaine des Ressources h umaines inclut notamment les échanges de personnel entre les deux groupes et la formation à travers un programme intitulé Alliance Business Way Program, spécialement conçu pour favoriser une bonne compréhension mutuelle et l’effi cacité du travail en commun. Depuis la création de l’Alliance, Renault et Nissan ont développé l’échange de personnel afi n d’augmenter la performance de l’Alliance. D es centaines de personnes ont eu l’opportunité de travailler ailleurs que dans le marché national ou au sein de leur entreprise. Les échanges de personnel sont axés sur les collaborateurs ou les experts dotés d’un fort potentiel provenant du siège social, des fonctions ou des régions ; ces échanges ont les objectifs ■ former des leaders mondiaux de l’Alliance riches d’une expérience ■ partager l’expertise et l’excellence ; ■ soutenir l’expansion régionale, notamment sur les nouveaux marchés ■ développer le partage des connaissances dans des domaines d’expertise Malgré une diminution globale du nombre de collaborateurs étrangers affectés aux activités de service dans les deux sociétés sous l’effet de la conjoncture économique, au 1er janvier 2010, 113 collaborateurs participaient aux échanges de personnel Renault-Nissan. 27 collaborateurs de Renault travaillent actuellement chez Nissan au Japon, 9 collaborateurs de Renault travaillent chez Nissan en Amérique du Nord et un dans un autre pays. En outre, 32 collaborateurs de Renault ont été détachés chez Nissan en Europe. Par ailleurs, 21 collaborateurs de Nissan provenant du Japon et 7 collaborateurs d’autres entités de Nissan travaillent actuellement chez Renault et 16 collaborateurs provenant d’autres entités de Nissan travaillent dans des fi liales de Renault. Le principe des échanges de personnel constitue un atout décisif de l’Alliance. À l’avenir, les échanges devraient augmenter dans les régions de l’ASEAN et d’Amérique latine en fonction du développement commercial de L’objectif de l'Alliance Business Way Program est d’accroître les succès de l’Alliance au niveau mondial en renforçant les performances d’équipe et les compétences individuelles. Il est développé dans le cadre de l’Alliance afi n Les programmes de formation sont les suivants : ■ « Travailler avec des partenaires japonais et français ». Cette formation s’adresse à des acteurs clés de l’Alliance et est proposée au sein de Renault et de Nissan. Son objectif est de comprendre les héritages culturels et les styles de travail selon trois principaux axes : communication, gestion de projet et solutions pour résoudre les problèmes tout en conservant un partenariat positif ; 1 213 personnes ont suivi cette formation jusqu’à ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 39 1.2.4 STRATÉGIE ET RÉSULTATS DE NISSAN EN 2009 ■ les Team-Working Seminars (TWS) s’adressent aux membres des structures de l’Alliance, telles que les CCT, FTT et les organisations . améliorer l’effi cacité du travail d’équipe, . renforcer les liens personnels et la confi ance mutuelle, . partager des objectifs communs à l’équipe ; ■ Alliance Engineer Exchange Program (AEEP) : lancé en 2005, l’AEEP est un programme conçu pour réaliser des projets techniques communs à Renault et Nissan afi n d’offrir à de jeunes ingénieurs prometteurs Les états fi nanciers de Nissan sont préparés conformément au référentiel comptable japonais, qui est différent de celui utilisé par Renault. Les états fi nanciers englobent des résultats opérationnels intermédiaires et certains indicateurs propres à Nissan. Pour évaluer la contribution aux résultats de Renault, les états fi nanciers de Nissan sont retraités, comme détaillé dans le chapitre 7, note 14 des comptes consolidés. Nissan, qui possède des usines dans plus de 40 pays, a vendu 3 411 000 unités au plan mondial au cours de l’exercice 2008. La société exerce ses activités au Japon, en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Chine et dans d’autres marchés étrangers. NEUF PREMIERS MOIS DE L’EXERCICE 2009 Le 9 février 2010, Nissan a annoncé les résultats du troisième trimestre de l’exercice 2009, clôturant le 31 mars 2010, ainsi que les résultats des neufs premiers mois de l’exercice. Au troisième trimestre, le résultat net consolidé après impôt s’élève à 45 milliards de yens (480 millions de dollars, 340 millions d’euros). Les résultats meilleurs que prévu s’expliquent principalement par la hausse du volume des ventes sous l’effet des primes à la casse dans les principaux marchés, par la hausse du volume des ventes en Chine, ainsi que par les mesures mises en place pour contrer la crise Le chiffre d’affaires net augmente de 9,9 % à 1 996,2 milliards de yens (21,33 milliards de dollars, 15,01 milliards d’euros). Le résultat opérationnel de Nissan s’établit à 134,1 milliards de yens (1,43 milliard de dollars, 1,01 milliard d’euros) et la marge opérationnelle ressort à 6,7 %. Le résultat d’exploitation s’établit à 112,7 milliards de yens (1,20 milliard de dollars, Au total, Nissan a vendu 882 000 véhicules à l’échelle mondiale entre octobre et décembre 2009, ce qui représente une hausse de 20,6 %. LA FORMATION DE L’ALLIANCE POUR LES Entre octobre et décembre 2009, plus de 20 000 collaborateurs de Renault travaillant en région parisienne ont participé à un programme de formation sur mesure de l’Alliance, destiné à accroître la sensibilisation et la compréhension de Nissan et de l’Alliance à tous les niveaux de l’Entreprise. Au cours de la période d’avril à décembre 2009, le résultat net après impôts ressort à 54 milliards de yens (580 millions de dollars, 410 millions d’euros), en hausse de 25 %. Le chiffre d’affaires net s’inscrit en baisse de 19,5 % à 5 379,6 milliards de yens (57,47 milliards de dollars, 40,45 milliards d’euros). Le résultat opérationnel s’élève au total à 228,9 milliards de yens (2,45 milliards de dollars, 1,72 milliard d’euros), en hausse de 147,6 %. La marge opérationnelle ressort à 4,3 %. Le résultat d’exploitation s’établit à 145,9 milliards de yens (1,56 milliard de dollars, 1,1 milliard d’euros), en Au total, Nissan a vendu 2 505 000 véhicules au plan mondial au cours des neuf premiers mois, ce qui représente une baisse de 4,8 %. La société a revu à la hausse ses prévisions pour l’ensemble de l’exercice 2009\. Sur la base de taux de change de 92 yens pour un dollar et de 132 yens pour un euro, qui sont les taux de change révisés pour l’exercice complet, Nissan a déposé auprès de la Bourse de Tokyo les prévisions suivantes pour l’ensemble de l’exercice clôturant le 31 mars 2010 : ■ chiffre d’affaires net consolidé de 7 400 milliards de yens (80,43 milliards de dollars, 56,06 milliards d’euros) ; ■ résultat opérationnel de 290 milliards de yens (3,15 milliards de dollars, ■ résultat net de 35 milliards de yens (380 millions de dollars, 270 millions ■ frais de recherche et développement de 395 milliards de yens (4,29 milliards de dollars, 2,99 milliards d’euros) ; et ■ dépenses d’investissement de 300 milliards de yens (3,26 milliards de ( Les montants en dollars et en euros sont convertis aux taux de change de respectivement 93,6 yens pour un dollar et 133 yens pour un euro, qui sont les taux de change moyens pour les neuf premiers mois de l’exercice états fi nanciers dans la quote-part dans le résultat des sociétés mises en équivalence. (Voir le chapitre 7, note 14 des notes aux comptes consolidés.) La contribution de Nissan, qui était de 345 millions d’euros en 2008, est négative en 2009 à -902 millions d’euros. Elle est comptabilisée dans les Renault n’a pas reçu en 2009 de dividendes de Nissan (418 millions d’euros ET INDICATEURS FINANCIERS DE L’ALLIANCE ✦ Sur un marché mondial qui s’est contracté de 4,5 %, l’a lliance Renault- Nissan, en intégrant pour la première fois les ventes de la marque AvtoVAZ Lada, a obtenu une part de 9,8 %* du marché mondial en 2009. En 2008, l’Alliance sans la marque Lada atteignait une part de marché de 9,4 %. respectivement. Les ventes de Lada ont représenté 417 457 unités. Les ventes mondiales de Renault ont reculé de 3,1 % et celles de Nissan, La part de marché mondiale du g roupe Renault a progressé à 3,7 % malgré la diminution des ventes (-3,1 %). Sur les 15 principaux marchés du Groupe, 11 ont affi ché une augmentation de leur part de marché. En Europe occidentale, la marque Renault a reconquis sa troisième place, principalement grâce au succès de la famille Mégane et de la Twingo. Sur le marché des véhicules utilitaires, la part de marché du Groupe a progressé de 1,2 point pour s’établir à 15,6 %. En ce qui concerne les véhicules utilitaires, la marque Renault s’est maintenue à la première place. Les ventes de Dacia ont augmenté de 91 % en Europe et représentent désormais 1,3 % du En France, les ventes du groupe Renault ont progressé de 7,3 %, atteignant 701 998 unités. Renault reste la marque la plus vendue en France, avec une part de marché de 23,5 % (VP+VU) et, en 2009, Dacia est devenue une des 10 marques les plus vendues sur ce marché avec 2,5 % de part de marché Renault Samsung Motors a augmenté sa part de marché de 0,8 point à 9,3 % et de 31 % en volume, faisant de la Corée du Sud le troisième grand marché du Groupe avec 133 630 unités vendues. Les volumes des ventes en dehors de l’Europe représentent 34 % du total Nissan a terminé l’année en enregistrant au total la vente de 3 358 413 unités, soit une baisse de 9,4 % par rapport à l’année précédente. La part de marché mondiale de Nissan a augmenté à 5,4 %. Aux États-Unis, les ventes de Nissan et d’Infi niti ont représenté globalement 770 103 véhicules, affi chant une part de marché record de 7,4 %. En 2009, Rogue a établi un record de 77 222 unités vendues, une augmentation de 5,7 % par rapport à 2008. Les ventes de Maxima et de la voiture de sport 370Z ont progressé respectivement de 13,3 % et de 26,9 % par En Chine, désormais le deuxième grand marché mondial de Nissan, les ventes de véhicules particuliers de la société ont augmenté de 38,7 %, atteignant 755 518 unités. Le modèle phare Teana, arrivé en tête des ventes, a enregistré une hausse sensible de la demande de 149,2 %, à 108 504 u nités. Le modèle Sylphy a aussi affi ché une forte progression (81,4 %) à 96 174 unités. Au Japon, Nissan a vendu 599 396 véhicules, un recul de 11,6 % par rapport à 2008. Le monospace Serena a maintenu, pour la troisième année consécutive, sa position de leader sur le segment avec 78 836 unités En Europe, Nissan a vendu 498 027 unités, soit une augmentation de 17,2 % par rapport à 2008. Le cross-over Qashqai est resté le modèle plus populaire de Nissan en Europe avec 202 823 unités vendues. Le Royaume- Uni a constitué le principal marché de Nissan, avec 84 441 unités vendues. L’Allemagne a vu ses ventes progresser de 32 % à 64 092 unités. Sur les autres marchés, les ventes se sont élevées à 498 863 unités, en * Total des ventes de véhicules particuliers et de véhicules utilitaires selon les estimations de Renault : 62 208 320 unités. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 41 * Les ventes de Lada ont été consolidées dans les données de l’Alliance en 2009, car elles représentent pour la première fois un volume année pleine depuis l’acquisition par Renault en 2008 de sa participation dans AvtoVAZ. VENTES MONDIALES ET SITES DE PRODUCTION ✦ Au total en 2009, les ventes réalisées par Renault à Nissan et les achats effectués par Renault auprès de Nissan sont estimés respectivement à environ 1,1 et 0,8 milliard d’euros, comme indiqué dans le chapitre 7, note 14 – J des notes aux comptes consolidés. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 43 2.2.1 Les résultats marquants de la R&D en 2009 2.2.4 Compétences métiers, expertises et partenariats 2.4.3 Options d’achat ou de souscription Document de référence Renault 2009 45 Free cash flow de l’Automobile (1) * À périmètre et méthodes identiques. En 2009, le Groupe atteint son objectif clé : un free cash flow (1) positif. Le Groupe a vu par ailleurs croître sa part de marché : sur un marché mondial en recul de 4,5 %, le groupe Renault augmente légèrement sa part de marché à 3,7 % (+ 0,1 point) malgré une baisse des ventes de 3,1 %. Les ventes du Groupe s’établissent ainsi à 2,3 millions de véhicules. L’année 2009 se caractérise par un contraste important entre un premier trimestre encore très sévèrement impacté par la crise, avec des marchés mondiaux en baisse de 20 %, puis un second semestre soutenu par des incitations gouvernementales. Les ventes du groupe Renault ont connu également une situation contrastée, avec un premier semestre marqué par des ventes en baisse de 16,5 % et un second semestre en forte progression, s’appuyant sur les lancements de six nouveaux véhicules : Kangoo be bop, Mégane Coupé, Grand Scénic, Scénic, Mégane Estate et SM3/Fluence. En 2009, le Groupe gagne des parts de marché sur 11 de ses 15 marchés ■ En Europe, sur un marché en baisse de 4,5 %, les ventes du Groupe progressent de 1,4 % et le Groupe augmente sa part de marché de 0,6 point. La marque Renault redevient la troisième marque en Europe occidentale avec une pénétration (VP+VU) de 8,2 %, principalement grâce au succès de la famille Mégane et de Twingo. Les ventes de la marque Dacia progressent de plus de 90 % et Dacia intègre en France le top 10 ■ Hors Europe, les ventes du groupe Renault reculent de 10,8 %, avec cependant une situation différente entre la Région Eurasie où les ventes chutent de 38,2 % et la Région Asie-Afrique où les ventes progressent de 3,6 %. Pour la Région Euromed, elles baissent de 12,3 % et pour la Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe est en baisse dans un environnement 2009 tendu. Il s’établit à 33 712 millions d’euros en 2009, en baisse de 10,8 % par rapport à celui réalisé en 2008 à périmètre et La marge opérationnelle Groupe s’établit à - 396 millions d’euros, soit - 1,2 % du chiffre d’affaires, en recul de 722 millions d’euros par rapport à 2008 à méthodes identiques (2), en raison d’un effet parité négatif ainsi que d’une baisse des volumes et d’un effet mix/prix défavorable, compensé en partie par la politique de réduction des coûts. Par ailleurs, le Groupe bénéfi cie de la contribution du Financement des ventes à hauteur de 506 millions d’euros, en hausse de 3,9 % par rapport à 2008. S’agissant des entreprises associées, Renault enregistre, en 2009, une perte de 1 561 millions d’euros au titre de sa part dans le résultat des entreprises (1) Free cash flow = capacité d’autofinancement diminuée des investissements corporels et incorporels nets des cessions +/- variation du besoin en fonds de roulement. (2) En 2009, les dépréciations afférentes aux pertes de valeurs des actifs immobilisés (charges non usuelles par leur nature, leur fréquence ou leur montant) sont classées en A utres produits et charges d’exploitation (APCE). À ce titre, le compte de résultat publié en 2008 a été retraité (reclassement de MOP à APCE pour un montant de 114 millions d’euros). Le résultat net s’établit à - 3 068 millions d’euros. Objectif prioritaire de 2009, le free cash flow de l’Automobile est fortement positif de 2 088 millions d’euros. La capacité d’autofi nancement de l’Automobile s’élève à 1 467 millions d’euros pour des investissements nets des cessions (y compris véhicules donnés en location immobilisé) (3) de 2 302 millions d’euros et une amélioration du besoin en fonds de roulement En 2009, les mesures d’adaptation et de plus grande sélectivité des dépenses prises par le Groupe dans le cadre du plan d’action free cash flow 2009 permettent une contraction des dépenses de Recherche et Développement et des investissements nets de cessions de respectivement 26 % et 36 % par rapport à 2008. Les investissements nets et les frais de R&D sont maîtrisés et diminuent de 11,1 % à 8,9 % du chiffre d’affaires. En parallèle, le Groupe s’est fortement mobilisé sur la gestion et l’optimisation de son besoin en fonds de roulement. Les objectifs de réduction structurelle des stocks et des créances sont largement atteints. L’endettement fi nancier net de l’Automobile se réduit de 2 023 millions d’euros Le ratio d’endettement fi nancier net sur capitaux propres s’améliore en passant de 40,9 % à 35,9 %. Pour 2010, Renault s’attend à un environnement qui restera diffi cile avec un marché européen qui pourrait baisser de 10 % par rapport au marché toutes marques (MTM) 2009. Dans ce contexte, l’entreprise s’est fi xé, comme en 2009, l’objectif de générer un free cash flow positif et de poursuivre ainsi Pour réaliser cet objectif, Renault pourra compter, en 2010, sur quatre ■ l’attractivité de sa gamme dont l’extension et le renouvellement (six nouveaux produits en 2010) se poursuivront et devront permettre de prolonger la dynamique de gain de parts de marché du second semestre ■ l’approfondissement des synergies de l’Alliance avec Nissan ; ■ la poursuite de sa politique de réduction des coûts ainsi que le maintien d’un ratio d’investissement net et de frais de Recherche et Développement sur chiffre d’affaires à moins de 10 % ; ■ l’amplifi cation des actions concourant à la maîtrise de son besoin en fonds Sur un marché mondial en recul de 4,5 %, le groupe Renault augmente légèrement sa part de marché à 3,7 % (+ 0,1 point) avec une baisse des ventes de 3,1 %. Les ventes du Groupe s’établissent à 2,3 millions de L’année 2009 se caractérise par un contraste important entre un premier trimestre encore très impacté par la crise, avec des marchés mondiaux en baisse de 19,4 %, puis un second semestre soutenu par des incitations Les ventes du groupe Renault ont connu également une situation contrastée, avec un premier semestre marqué par des ventes en baisse de 16,5 % et un second semestre en forte progression, s’appuyant sur les lancements de six nouveaux véhicules : Kangoo be bop, Mégane Coupé, Grand Scénic, Scénic, En 2009, le Groupe gagne des parts de marché sur 11 de ses 15 marchés (3) La variation des véhicules donnés en location immobilisés a été reclassée des flux de trésorerie liés aux investissements en flux de trésorerie des opérations d’exploitation, conformément aux modifications apportées aux normes IFRS dans le cadre du processus annuel d’amélioration (Note 2-A). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 47 ■ En Europe, sur un marché en baisse de 4,5 %, les ventes du Groupe progressent de 1,4 %, le Groupe augmente ainsi sa part de marché de ■ La marque Renault redevient la troisième marque en Europe occidentale avec une pénétration de 8,2 %, principalement grâce au succès de la ■ En VU, la marque Renault gagne 0,4 point de part de marché, et maintient son leadership incontesté depuis 12 ans en Europe occidentale. ■ En France, les ventes s’établissent à 701 998 unités, le Groupe augmentant sa part de marché de 0,6 point, sur un marché soutenu par les primes à la casse et le bonus écologique. ■ En Allemagne, les ventes de Mégane augmentent de 42,7 %, et Sandero connaît un grand succès en réponse au système de prime à la casse. La part de marché du Groupe y monte d’un point par rapport à 2008. ■ En Espagne, dans un marché en baisse de 20,2 %, les ventes de Renault diminuent de 15,3 %, la part de marché du Groupe progressant de 0,6 point, notamment grâce au succès de la famille Mégane. ■ Au Royaume-Uni, le Groupe perd 1,1 point de part de marché, à la suite notamment de l’ajustement des volumes consécutif à la dépréciation du Sterling. Au second semestre cependant, un effort commercial très sélectif a permis d’augmenter la part de marché par rapport au second ■ Les ventes de la marque Dacia progressent de plus de 90 % en Europe et Dacia intègre en France le top 10 des marques. ■ Les ventes Europe de la gamme Entry ont représenté 40 % des ventes totales de la gamme Entry, sous l’effet des primes à la casse, notamment en Allemagne et en France, et des incitations sur le GPL en Italie. ■ Les ventes du groupe Renault à l’international reculent de 10,8 %, avec cependant une situation différente entre la Région Eurasie où les ventes chutent de 38,2 % et la Région Asie-Afrique dont les ventes progressent ■ En Corée du Sud, pays qui devient le troisième marché pour le Groupe, Renault Samsung Motors (RSM) affi che une part de marché de 9,3 % (+ 0,8 point), avec des ventes en progression de 31 %, sur un marché en ■ En Russie, dans un marché en forte baisse de 50 %, le Groupe gagne 1,3 point de part de marché, Logan devenant le véhicule de marque ■ En Roumanie, malgré la très forte baisse du marché (- 53,7 %), le Groupe renforce son leadership en gagnant 1,6 point, sa pénétration s’établissant ■ Au Maghreb, le Groupe renforce très signifi cativement ses parts de marché, avec une progression de 6,3 points en Algérie, et de 5,5 points ■ Toutefois en Inde, Logan n’atteint pas les volumes espérés, le véhicule ne rencontrant pas le même succès que dans les autres marchés sur ■ En Iran, où le résultat est impacté par les problèmes fi nanciers des partenaires locaux, la part de marché s’établit à 2,8 % avec des volumes ■ Au Brésil, le Groupe établit un nouveau record de ventes à près de 118 000 unités avec un volume de ventes à +2,1 %. Néanmoins, le Groupe n’a pas suivi complètement la hausse du marché qui a établi un nouveau record à trois millions d’unités. Le Groupe cède 0,4 point de part VENTES MONDIALES DU GROUPE (EN UNITÉS) – VP + VU Le renouvellement de la gamme Renault s’est poursuivi en 2009 avec l’élargissement de la famille Mégane et les lancements de Clio phase 2 Sur le segment A, Twingo, n° 1 en France, est dans le top 3 des ventes de sa catégorie en Europe. Twingo a également largement bénéfi cié des incitations gouvernementales en Allemagne, avec des ventes en hausse de 49,9 % à 33 213 unités. En 2009 en Europe, les immatriculations de Twingo sont en hausse de 33,6 %. Avec près de 175 000 immatriculations en 2009, Twingo atteint 9,9 % de part du segment en Europe. Sur le segment B, Modus résiste bien, avec 71 702 unités vendues dans le monde, en baisse de 8,6 %. Les ventes de Clio III sont stables, avec une légère baisse de 3,3 %. Les ventes étaient en forte baisse au premier semestre 2009 (- 23,6 %), mais ont été relancées par le face-lift de Clio en cours d’année. Les ventes de Thalia, elles, progressent globalement Sur le segment C, la famille Mégane est numéro trois de son segment sur le marché européen. Elle permet à Renault de progresser en volume de 15 % sur un segment C qui est en recul de 6 % en 2009. Elle est leader de son segment sur le marché français avec 153 400 immatriculations, mais aussi en Belgique et au Portugal. Le renouvellement de l’offre de la famille Mégane a produit son plein effet avec le lancement de Scénic et Grand Scénic en 2009 : Scénic était en décembre le monospace le plus vendu en Europe. Au total dans le monde, avec 463 428 unités vendues, les ventes de la famille Mégane croissent de 2,4 % par rapport à 2008, au premier semestre avec des ventes en baisse, et au second semestre des ventes en Sur le segment D, les ventes de Laguna baissent de 43,5 % en Europe. En France, les ventes de Laguna progressent au second semestre 2009 par rapport au second semestre 2008 (+ 6,3 %) grâce au succès de la série Les ventes de la gamme Entry vendue sous la marque Renault s’établissent à 223 845 unités, soit 42 % des ventes totales de la gamme Entry. En Russie, sur un marché en baisse de 50,0 %, les ventes de Logan ne baissent que de 27,5 %. Avec 39,9 % des ventes, soit 212 983 unités, la Région Europe reste le plus gros marché de la gamme Entry, suivie par la Région Amériques (21,9 %), la Région Euromed (16,6 %), la Région Eurasie (11,1 %), et enfi n Avec l’une des gammes de véhicules utilitaires les plus complètes, la marque Renault consolide sa place de leader sur le marché du VU en Europe occidentale depuis 1998, avec près de 196 200 véhicules vendus en 2009. En Europe, sur un marché VU en forte baisse de 30,0 %, les ventes de Renault baissent de 27,6 %, la part de marché de Renault augmentant de 0,5 point. Les ventes de Master, en fi n de vie, résistent bien. Les ventes de Kangoo, elles, baissent moins que le marché total VU de 19,7 %. Sur l’année 2009, les ventes de Dacia VP + VU se montent à 311 332 unités. L’offre de la marque Dacia, répondant bien aux différentes mesures de soutien proposées par les États, a permis aux ventes de la marque de En Europe , les ventes de la marque progressent de 91,1 %. En Allemagne , sur un marché fortement encouragé par les primes à la Dans la Région Euromed , Dacia augmente sa part de marché en Roumanie de 1,8 point sur un marché en très forte baisse de 53,7 %. Les ventes de Dacia progressent sensiblement au Maroc (+ 21,0 %) et en Sandero confi rme son succès, puisqu’en VP, c’est désormais le véhicule Dacia le plus vendu, à 151 192 unités. Sur un marché coréen en hausse de 20,1 %, les ventes de RSM sont en forte progression de 31,0 % à 133 630 unités, portées par le démarrage réussi de la nouvelle SM3, lancée durant l’été 2009. Les ventes de SM3 Les ventes de SM5, pourtant en fi n de vie, progressent de 9,7 %, en attendant son remplacement au premier trimestre 2010. Les ventes de SM7 progressent également, avec une augmentation QM5, en revanche, voit ses ventes diminuer de 28,3 %. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 49 VENTES DU GROUPE – PAR MARQUE DÉPLOIEMENT DE LA GAMME ENTRY DANS LE MONDE – PROGRESSION DES VENTES DE LA GAMME ENTRY Au total, les ventes de la gamme Entry représentent 533 302 unités, Le taux d’intervention de RCI Banque dans la Région Amériques est en progression sensible à 28,0 % (contre 20,5 % en 2008), cette progression Les ventes se répartissent entre les marques Renault et Dacia dans les proportions respectives de 42 % et 58 %. En 2009, les mesures de primes à la casse ont infl ué sur la répartition géographique des ventes : ainsi, les cinq principaux marchés du programme Entry sont par ordre décroissant l’Allemagne, le Brésil, la France, la Russie, La gamme Entry est désormais vendue sur 86 marchés à travers le monde. Avec 224 468 unités vendues dans le monde, Sandero consolide son succès, principalement en Europe et dans la Région Amériques. En 2009, le taux d’intervention de RCI Banque sur les immatriculations de véhicules neufs Renault, Nissan et Dacia pour la Région Europe est en retrait à 29,5 % (contre 32,3 % en 2008). Les encours productifs moyens de RCI Banque sont en recul et atteignent 20,2 milliards d’euros (- 11 % vs 2008). En 2009, le taux d’intervention de RCI Banque sur les immatriculations de véhicules neufs Renault, Nissan et Dacia pour la Région Europe est en retrait à 29,5 % (contre 32,3 % en 2008). La performance de RCI Banque sur la marque Renault s’établit à 33,0 % (contre 34,9 % en 2008) et sur la marque Nissan à 20,3 % (contre 23,2 % en 2008). Cette évolution s’explique notamment par la mise en place des incitations fi scales dans de nombreux pays et la baisse du mix qui sont peu favorables au fi nancement. Le taux d’intervention de RCI Banque en Corée du Sud (seul pays aujourd’hui de la Région Asie-Afrique où RCI est présent) poursuit sa progression à 47,4 % (contre 36,8 % en 2008). Enfi n, la performance de RCI Banque dans la Région Euromed (avec la Roumanie et le Maroc, fi liale consolidée depuis avril 2008) baisse sensiblement à 18,6 % (contre 28,0 % en 2008) en raison notamment de la crise économique en Roumanie qui a conduit au resserrement des critères RCI Banque a réalisé 8,3 milliards d’euros de nouveaux fi nancements hors carte et prêts personnels en 2009 (contre 8,9 milliards d’euros en 2008, Les encours productifs moyens de RCI Banque sont en recul et atteignent 20,2 milliards d’euros (- 11 % vs 2008). En 2009, RCI Banque s’est établi en Turquie avec la signature d’un accord commercial avec Cetelem et a lancé également une offre de fi nancement En Corée du Sud, la fi nalisation des négociations entre le g roupe Samsung et le g roupe Renault permet désormais à RCI Corée d’intervenir sur l’ensemble Dans le domaine des services, RCI Banque a lancé opérationnellement ses activités assurance à Malte, avec reprise de l’activité d’assurance emprunteur en Allemagne à partir du 1er janvier 2009, puis en France à ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 51 2.1.1.3 STATISTIQUES COMMERCIALES ET DE PRODUCTION ✦ MARCHÉS TOUTES MARQUES – IMMATRICULATIONS (EN UNITÉS) LES PRINCIPAUX MARCHÉS DU GROUPE RENAULT GROUPE RENAULT IMMATRICULATIONS (IMMAT.) ET PARTS DE MARCHÉ (PDM) – VP + VU ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 53 GROUPE RENAULT IMMATRICULATIONS DANS LA RÉGION EUROPE PAR MODÈLE – VP + VU (EN UNITÉS) ** Mascott et Maxity sont distribués par le réseau de Renault Trucks, filiale d’AB Volvo. GROUPE RENAULT IMMATRICULATIONS HORS EUROPE PAR MODÈLE – HORS LADA – VP + VU (EN UNITÉS) ** Mascott et Maxity sont distribués par le réseau de Renault Trucks, filiale d’AB Volvo. GROUPE RENAULT PERFORMANCES DES MODÈLES PAR SEGMENT DANS LA RÉGION EUROPE ** Mascott et Maxity sont distribués par le réseau de Renault Trucks, filiale d’AB Volvo. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 55 GROUPE RENAULT PRODUCTION MONDIALE PAR MODÈLE (1) – VP + VU (EN UNITÉS) (1) Les données relatives à la production sont issues d’un comptage effectué lors de la sortie de chaîne de montage. (2) La production de Trafic, réalisée par General Motors Europe à Luton (Grande-Bretagne) et par Nissan à Barcelone (Espagne), n’est pas comptabilisée dans la production de Renault. ORGANISATION GÉOGRAPHIQUE DU GROUPE RENAULT PAR RÉGION – COMPOSITION DES RÉGIONS À compter du 1er mars 2009 Colombie, Costa Rica, Cuba, Équateur, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama, Salvador, Venezuela, Rép. Dominicaine, Guadeloupe, Guyane Argentine, Brésil, Bolivie, Chili, Paraguay, Pérou, Uruguay Australie, Brunei, Indonésie, Japon, Malaisie, Nouvelle-Calédonie, Nouvelle- Zélande, Singapour, Tahiti, Thaïlande Arabie saoudite, Égypte, Jordanie, Liban, Libye, Pakistan, p ays du Golfe, Syrie, + pays d’Afrique francophone Afrique du Sud + pays d’Afrique subsaharienne, î les océan ndien France métropolitaine, Albanie, Allemagne, Autriche, Belgique-Luxembourg , Bosnie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Kosovo, Macédoine, Malte, Monténégro, Norvège, P ays baltes, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Ré publique tchèque, Royaume-Uni, Serbie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse Russie, Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Turkménistan, Ukraine Dans un environnement toujours marqué par la crise, le chiffre d’affaires consolidé du Groupe s’élève à 33 712 millions d’euros en 2009, en baisse de 10,8 % par rapport à celui réalisé en 2008, à périmètre et méthodes identiques, mais en progression de 25 % au quatrième trimestre. La marge opérationnelle s’établit à - 396 millions d’euros, soit - 1,2 % du chiffre d’affaires, en retrait de 722 millions d’euros par rapport à 2008 à méthodes identiques (4 ). Elle est positive (+ 224 millions d’euros) au deuxième Les autres produits et charges d’exploitation du Groupe représentent une charge nette de 559 millions d’euros, contre une charge nette de 443 millions d’euros en 2008 à méthodes identiques (4). Le résultat fi nancier baisse à - 404 millions d’euros, contre +441 millions d’euros en 2008 (dont une variation de - 552 millions d’euros liée à l’évaluation en juste valeur du titre participatif). La contribution de Nissan au résultat de Renault représente - 902 millions d’euros, contre +345 millions d’euros en 2008. La contribution d’AB Volvo s’élève à - 301 millions d’euros, contre +226 millions d’euros en 2008. Enfi n la contribution d’AvtoVAZ est de - 370 millions d’euros (- 117 millions d’euros Le résultat net s’établit à - 3 068 millions d’euros contre +599 millions Le résultat net par action s’établit à - 12,13 euros (2,23 euros en 2008). Objectif prioritaire de 2009, le free cash flow (5) de l’Automobile est fortement positif à 2 088 millions d’euros. La capacité d’autofi nancement de l’Automobile s’élève à 1 467 millions d’euros pour des investissements nets (des cessions) de 2 302 millions d’euros et le besoin en fonds de roulement s’améliore de 2 923 millions d’euros. L’endettement fi nancier net de l’Automobile se réduit de 2 023 millions d’euros Les capitaux propres du Groupe s’élèvent à 16 472 millions d’euros au 31 décembre 2009. Le ratio d’endettement fi nancier sur capitaux propres du Groupe se réduit à 35,9 % (40,9 % à fi n décembre 2008). (4) En 2009, les dépréciations afférentes aux pertes de valeurs des actifs immobilisés (charges non usuelles par leur nature, leur fréquence ou leur montant) sont classées en A utres produits et charges d’exploitation (APCE). À ce titre, le compte de résultat publié en 2008 a été retraité (reclassement de MOP à APCE pour un montant de 114 millions d’euros). (5) Free cash flow = capacité d’autofinancement diminuée des investissements corporels et incorporels nets des cessions +/- variation du besoin en fonds de roulement. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 57 2.1.2.1 COMPTES DE RÉSULTATS CONSOLIDÉS ✦ Le chiffre d’affaires du Groupe s’élève à 33 712 millions d’euros, en baisse de 10,8 % par rapport au chiffre d’affaires de 2008, à périmètre et méthodes Contribution des secteurs opérationnels au chiffre d’affaires du Groupe 2008 RETRAITÉ À PÉRIMÈTRE ET MÉTHODES 2009 La contribution du Financement des ventes au chiffre d’affaires diminue de 12,0 % par rapport à 2008 pour s’élever à 1 761 millions d’euros en ligne avec la baisse de l’encours productif moyen (- 11,1 %). ■ d’un impact mix/prix de - 2,8 points : le mix produit tiré à la baisse par les incitations gouvernementales a pesé négativement, compensé seulement en partie par la bonne performance de la gamme Mégane ; ■ d’un effet de change négatif de - 2,5 points en raison de la dépréciation par rapport à l’euro de certaines devises sur plusieurs marchés du Groupe, notamment le Won coréen, la Livre Sterling, le Rouble et le Leu roumain ; ■ de la diminution de l’activité de ventes d’organes et de véhicules complets aux partenaires, qui subit également les effets de la crise, et contribue pour - 4,8 points à l’évolution du chiffre d’affaires. En 2009, à méthodes identiques (6), la marge opérationnelle du Groupe s’élève à - 396 millions d’euros, soit - 1,2 % du chiffre d’affaires contre 326 millions d’euros et 0,9 % du chiffre d’affaires en 2008. Les marchés automobiles en 2009 ont été particulièrement volatils et contrastés. Après un premier trimestre sévèrement impacté par la crise économique mondiale, le reste de l’année a été moins défavorable sous ■ de la croissance de certains marchés sous l’impulsion des mesures de relance gouvernementales et des primes à la casse dans de nombreux ■ et pour Renault des gains de part de marché liés au renouvellement de La contribution de l’Automobile au chiffre d’affaires baisse en 2009 à 31 951 millions d’euros, contre 35 791 millions en 2008, à périmètre et méthodes identiques, soit - 10,7 % sous l’effet : ■ d’une baisse des volumes à hauteur de - 0,6 point. Néanmoins cette baisse a été limitée grâce notamment à la bonne performance du second semestre, bénéfi ciant d’une dynamique forte des nouveaux produits et de l’impact des incitations fi scales ; (6) En 2009, les dépréciations afférentes aux pertes de valeurs des actifs immobilisés (charges non usuelles par leur nature, leur fréquence ou leur montant) sont classées en A utres produits et charges d’exploitation (APCE). À ce titre, le compte de résultat publié en 2008 a été retraité (reclassement de MOP à APCE pour un montant de 114 millions d’euros). Contribution des secteurs opérationnels à la marge opérationnelle du Groupe La contribution du Financement des ventes à la marge opérationnelle s’élève à 506 millions d’euros, en hausse de 3,9 % par rapport à 2008. Ce résultat démontre la solidité du business model de RCI Banque dans un environnement économique et fi nancier tendu. Ainsi dans un contexte de hausse des coûts de refi nancement, RCI Banque a : ■ renforcé ses marges : le produit net bancaire est en hausse à 5,17 % de l’encours productif moyen, contre 4,58 % en 2008. Cette hausse de la marge compense, en valeur, la baisse de l’encours productif moyen qui se situe en 2009 à 20,2 milliards d’euros, contre 22,7 milliards d’euros en 2008 (- 11 %) ; ■ maîtrisé son coût du risque qui s’établit à 0,99 % de l’encours productif moyen à fi n décembre 2009, contre 0,87 % à fi n décembre 2008. Cette progression s’explique par la dégradation de la conjoncture en Espagne et en Roumanie. Hors ces deux pays, le coût du risque s’avère stable par rapport à 2008. Le renforcement des processus de recouvrement ainsi que le resserrement de la politique d’acceptation ont amélioré le coût du risque à partir du second semestre 2009 ; ■ optimisé ses frais de fonctionnement : les actions entreprises sur les structures de RCI Banque permettent de contenir leur niveau par rapport En 2009, dans ce contexte économique dégradé, la contribution de l’Automobile à la marge opérationnelle recule, à méthodes identiques (7), de 741 millions d’euros, passant de - 161 millions d’euros en 2008 à \- 902 millions d’euros (- 2,8 % de son chiffre d’affaires) en raison notamment : ■ d’un effet parité négatif de près de 300 millions d’euros principalement lié à la baisse du Rouble, de la Livre Sterling et du Zloty polonais ; ■ d’un impact volume et mix/prix pour 746 millions d’euros : . la baisse des volumes (y compris aux partenaires) a contribué pour 464 millions d’euros, l’impact positif de la Région Europe ne compensant pas la diminution des autres marchés, . l’impact de l’ensemble mix/prix/enrichissement/moyens commerciaux a été négatif de 282 millions. L’effet positif engendré par la réduction des dépenses fi xes de marketing et le renouvellement de la gamme Mégane n’a pas permis de compenser l’évolution du mix engendrée par les dispositifs d’incitation fi scale ainsi que l’incidence de la pression commerciale qui persiste sur l’ensemble des marchés du Groupe ; ■ de la politique de réduction des coûts et des dépenses renforcée en 2009, dans tous les secteurs de l’entreprise pour 496 millions d’euros : . les coûts d’achats baissent de 253 millions d’euros hors effet matières premières (+ 48 millions d’euros), en dépit des surcoûts engendrés par l’aide apportée à certains fournisseurs en diffi culté, . les frais généraux et les coûts de garantie ont baissé respectivement de 105 millions d’euros et de 80 millions d'euros, . les coûts industriels ont baissé de 126 millions d’euros. Groupe Renault – Frais de Recherche et Développement* en % des dépenses de R&D FRAIS DE R&D CONSTATÉS EN RÉSULTAT * Les frais de R&D sont intégralement encourus par l’Automobile. En 2009, les dépenses de Recherche et Développement se sont élevées à 1 643 millions d’euros, en forte réduction de 26 % par rapport à 2008. Les mesures d’adaptation et de plus grande sélectivité des dépenses prises par le Groupe dans le cadre du plan d’action 2009 y ont contribué. En dépit de la forte réduction de ces dépenses, les frais de R&D constatés au compte de résultat restent stables à 1 795 millions d’euros en 2009, contre 1 744 millions en 2008 et représentent 5,3 % du chiffre d’affaires du groupe Renault, contre 4,6 % en 2008. Cette évolution s’explique par : ■ la contraction des frais de développement capitalisés à 587 millions d’euros, soit 35,7 % du total, en baisse de 14,6 points par rapport à 2008 (50,3 %) ; cette baisse s’explique essentiellement par le cycle du ■ l’augmentation des amortissements qui s’élèvent à 739 millions d’euros contre 634 millions d’euros à méthodes identiques (7) ; (7 ) En 2009, les dépréciations afférentes aux pertes de valeurs des actifs immobilisés (charges non usuelles par leur nature, leur fréquence ou leur montant) sont classées en A utres produits et charges d’exploitation (APCE). À ce titre, le compte de résultat publié en 2008 a été retraité (reclassement de MOP à APCE pour un montant de 114 millions d’euros). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 59 Les autres produits et charges d’exploitation (APCE) représentent en 2009 une charge de 559 millions d’euros, contre une charge de 443 millions d’euros en 2008 à méthodes identiques (8). En 2009, cette charge nette est essentiellement constituée : ■ de coûts et provisions de restructuration et d’adaptation des effectifs pour 218 millions d’euros (contre 489 millions en 2008), incluant notamment une provision pour la rationalisation des implantations immobilières en ■ d’une charge de 297 millions d’euros (114 millions d’euros en 2008 (8)) pour la dépréciation d’actifs enregistrée au premier semestre dont l’essentiel correspond à une dépréciation de frais de développement capitalisés liés à deux véhicules de la gamme pour lesquels les prévisions de volume et de contribution sont négativement impactées par la crise économique. Ces dépréciations étaient jusqu’en 2008 comptabilisées au niveau de la marge opérationnelle ; ■ des conséquences de la cession, annoncée fi n 2009, de la majorité de l’écurie de Renault F1 pour 118 millions d’euros ; ■ de plus-values de cessions immobilières pour un montant 102 millions d’euros, notamment la cession d’un centre logistique en Corée. Après prise en compte des APCE, le résultat d’exploitation est en perte de 955 millions d’euros, contre une perte de 117 millions d’euros en 2008. ■ d’une charge de 43 millions d’euros liée à l’impact négatif de l’évolution de la juste valeur des t itres p articipatifs de Renault SA (contre un gain de ■ d’une augmentation des intérêts payés liée à la hausse de l’endettement En 2009, Renault enregistre une perte de 1 561 millions d’euros au titre de sa part dans le résultat des entreprises associées : ■ \- 902 millions d’euros pour Nissan. Après un premier semestre fortement impacté par les effets de la crise, la situation de Nissan s’est fortement améliorée au second semestre avec une contribution positive de ■ \- 301 millions d’euros pour AB Volvo ; ■ \- 370 millions d’euros pour AvtoVAZ. Le résultat net s’établit à - 3 068 millions d’euros (599 millions en 2008). Après neutralisation des titres Renault détenus par Nissan et des actions auto-détenues, le résultat net par action s’établit à - 12,13 euros, à comparer Les investissements corporels et incorporels de l’Automobile nets des cessions, à méthodes identiques (9 ), se sont élevés à 2 054 millions d’euros en 2009 (dont 589 millions d’euros de capitalisation des frais de Recherche et Développement) contre 3 232 millions d’euros en 2008 (dont 1 125 millions d’euros de R&D capitalisés). * Dont 2 millions d’euros en 2009 liés aux coûts d’emprunt capitalisés (IAS 23). En 2009, les investissements corporels de l’Automobile ont principalement été consacrés au renouvellement des gammes de produits et de composants ainsi qu’à la modernisation des installations : ■ en Europe (59 % des investissements bruts totaux), les investissements relatifs à la gamme ont représenté 79 % des montants bruts totaux investis. Ils ont été consacrés principalement aux nouvelles Mégane ■ à l’international (41 % des investissements bruts totaux), ils ont été réalisés pour l’essentiel en Roumanie, Corée et Turquie pour le renouvellement et l’extension de la gamme, ainsi qu’en Russie pour l’augmentation de la Par ailleurs, Renault s’inscrit dans la continuité et poursuit ses investissements concernant la qualité, les conditions de travail et l’environnement. Le résultat fi nancier représente une charge de 404 millions d’euros en 2009, contre un produit de 441 millions d’euros en 2008 sous l’effet : (8 ) En 2009, les dépréciations afférentes aux pertes de valeurs des actifs immobilisés (charges non usuelles par leur nature, leur fréquence ou leur montant) sont classées en A utres produits et charges d’exploitation (APCE). À ce titre, le compte de résultat publié en 2008 a été retraité (reclassement de MOP à APCE pour un montant de 114 millions d’euros). (9 ) La variation des véhicules donnés en location immobilisés a été reclassée des flux de trésorerie liés aux investissements en flux de trésorerie des opérations d’exploitation conformément aux modifications apportées aux normes IFRS dans le cadre du processus annuel d’amélioration (Note 2-A). Groupe Renault – Investissements nets et frais de R&D Automobile – Endettement fi nancier net ■ et des accords de crédits confi rmés non tirés pour 4 070 millions d’euros. Investissements nets des cessions (hors véhicules dont dépenses de R&D refacturées à des tiers (3) Dépenses de R&D pour le Groupe (2)+(3) en % du Investissements nets et frais de R&D * Dont 2 millions d’euros en 2009 liés aux coûts d’emprunt capitalisés (IAS 23). Au 31 décembre 2009, l’endettement fi nancier net de l’Automobile s’élève à 5 921 millions d’euros, soit 35,9 % des capitaux propres (contre 40,9 % des capitaux propres au 31 décembre 2008). La diminution de l’endettement net de 2 023 millions d’euros s’explique par : ■ une capacité d’autofi nancement (CAF) de 1 467 millions d’euros, en recul de 1 594 millions d’euros par rapport à 2008. Cette dégradation provient de la baisse de la marge opérationnelle, ainsi que la forte baisse de dividendes en provenance des entreprises associées avec 81 millions d’euros reçus d’AB Volvo en 2009 (contre 418 millions d’euros reçus de Nissan et 259 millions d’euros reçus d’AB Volvo en 2008) ; ■ d’une très forte diminution du besoin en fonds de roulement de 2 923 millions d’euros en 2009 grâce à la mobilisation de toute l’entreprise sur les plans d’action focalisés sur cet objectif prioritaire. Ainsi les stocks diminuent de 1 372 millions d’euros et les créances clients, de ■ de la maîtrise des investissements corporels et incorporels nets des cessions (y compris véhicules donnés en location immobilisés (9)) qui d’euros en 2008 (- 32 %). Au total en 2009, le free cash flow de l’Automobile est largement positif de 31 DÉC. 2009 31 DÉC. 2008 Passifs financiers courants y./c. dérivés sur opérations Actifs financiers non courants – autres valeurs mobilières, prêts et dérivés sur opérations de 2.1.2.4 LIQUIDITÉ AU 31 DÉCEMBRE 2009 Au 31 décembre 2009, l’Automobile dispose de : ■ 5 408 millions d’euros de trésorerie et équivalents de trésorerie ; Pour RCI Banque au 31 décembre 2009 : ■ les sécurités disponibles sont au total de 6 440 millions d’euros, permettant de couvrir plus de deux fois la totalité des encours de papiers commerciaux et de certifi cats de dépôt. Elles comprennent des accords de crédit confi rmés non tirés pour 4 540 millions d’euros (10), des créances mobilisables en Banque c entrale pour 1 199 millions d’euros et un montant de liquidité de 701 millions d’euros ; ■ la réserve de liquidité représente 4 010 millions d’euros à fi n 2009. Elle représente l’excédent de sécurités disponibles par rapport aux encours de certifi cats de dépôt et de papier commercial. Au 31 décembre 2009, les capitaux propres diminuent de 2 944 millions d’euros et s’élèvent à 16 472 millions d’euros (19 416 millions d’euros au 31 décembre 2008), essentiellement par la prise en compte de la perte (9) La variation des véhicules donnés en location immobilisés a été reclassée des flux de trésorerie liés aux investissements en flux de trésorerie des opérations d’exploitation conformément aux modifications apportées aux normes IFRS dans le cadre du processus annuel d’amélioration (Note 2-A). Impact de 248 millions d’euros en 2009. (10) Accords de crédit confirmés non tirés d’une maturité > 3 mois. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 61 Se reporter au chapitre 7, Les comptes. Les données fi nancières résumées ci-après ont pour objectif de fournir un aperçu chiffré du poids économique de l’a lliance Renault-Nissan par des indicateurs de performance clés et de faciliter la comparaison des patrimoines respectifs des deux g roupes. Les données de chaque g roupe sont exprimées en respect des normes comptables appliquées par Renault En raison des particularités de l’Alliance qui impliquent notamment que le patrimoine des deux g roupes ne saurait être confondu, la présentation de ces données fi nancières résumées ne constitue pas une présentation de comptes consolidés au regard des normes comptables et n’est pas soumise à la certifi cation des C ommissaires aux comptes. Les données sont issues pour Renault des chiffres consolidés publiés au 31 décembre 2009 et pour Nissan, des données préparées et retraitées pour le compte de Renault correspondant à la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2009, alors que Nissan clôt ses comptes annuels au 31 mars. Chiffre d’affaires au 31 décembre 2009 La préparation des indicateurs de performance conformément aux règles comptables appliquées par Renault a été effectuée en retraitant les chiffres publiés par Nissan établis selon les principes comptables japonais en ■ des reclassements d’homogénéité nécessaires ont été effectués par rapport aux soldes intermédiaires du compte de résultat ; ■ les retraitements d’harmonisation de normes comptables et ajustements de juste valeur pratiqués par Renault lors des acquisitions intervenues en 1999 et 2002 ont été intégrés. (1) Converti au taux moyen de l’exercice 2009, soit 129,4 yens/euro. Les transactions internes à l’Alliance proviennent essentiellement des opérations commerciales entre Renault et Nissan et ont été éliminées pour l’indicateur de chiffre d’affaires. Leur montant a été estimé sur la base des données de l’exercice 2009 de Renault. La marge opérationnelle , le résultat d’exploitation et le résultat net de l’Alliance au 31 décembre 2009 s’établissent comme suit : Les transactions internes sur les indicateurs présentés sont de faible ampleur Au niveau de l’Alliance, la marge opérationnelle représente - 1,9 % du chiffre Les frais de recherche et développement de l’Alliance en 2009, après capitalisation, amortissements et dépréciation, s’établissent comme suit : (1) Converti au taux moyen de l’exercice 2009, soit 129,4 yens/euro. (2) Le résultat net de Renault présenté n’intègre pas la contribution de Nissan au résultat de Renault. De même, le résultat net de Nissan présenté n’intègre pas la contribution de BILANS RÉSUMÉS DE RENAULT ET DE NISSAN TOTAL DE L’ACTIF HORS PARTICIPATION DANS NISSAN Nissan au 31 décembre 2009 (1) TOTAL DE L’ACTIF HORS PARTICIPATION DANS RENAULT Participations dans les entreprises associées (hors Alliance) Provisions pour engagements de retraite et assimilés CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS (en millions d’euros) Passifs financiers et dettes du Financement des ventes Participations dans les entreprises associées (hors Alliance) Provisions pour engagements de retraite et assimilés CAPITAUX PROPRES ET PASSIFS (en millions d’euros) Passifs financiers et dettes du Financement des ventes (1) Conversion des données de Nissan établie sur la base du taux de 133,16 yens/euro au 31 décembre 2009. En ce qui concerne les données de Nissan, les valeurs d’actifs et de passifs tiennent compte des retraitements d’harmonisation de normes comptables et des évaluations à la juste valeur pratiquées par Renault lors des acquisitions en 1999 et 2002 : réévaluations de terrains et des autres immobilisations corporelles, capitalisation des frais de développement et provisions pour Les reclassements de postes de bilan nécessaires ont été pratiqués afi n de rendre cohérentes les informations des deux g roupes. Enfi n, le bilan retraité de Nissan aux normes du groupe Renault prend en compte des titrisations présentées hors bilan dans les comptes de Nissan Les investissements corporels réalisés par les deux entités de l’Alliance en 2009, hors véhicules donnés en location, s’élèvent à : Renault estime, au mieux des informations disponibles, que l’intégration globale de Nissan aurait pour effet sur ses capitaux propres établis conformément aux méthodes comptables actuelles : ■ une baisse de la part des capitaux propres revenant au Groupe qui ne devrait pas excéder 5 à 10 % ; ■ une majoration de la part revenant aux minoritaires d’un montant de ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 63 La R&D de Renault est un moteur de l’innovation et au service de la compétitivité de l’entreprise. Avec plus de 1,6 milliard d’euros investis, Renault montre son engagement à la fois pour relever les défi s de l’industrie automobile et converger avec les grandes tendances technologiques et sociétales. Dépenses de R&D (en millions d’euros) Chiffre d’affaires Groupe (en millions d’euros) * Les frais de R&D sont intégralement encourus par l’Automobile. 2.2.1 L ES RÉSULTATS MARQUANTS DE LA R&D EN 2009 ✦ Les plus récents succès de la R&D sont sur les derniers modèles présentés. • Scénic (« Volant d’or 2009 » dans la catégorie Monospace attribué par Bild am Sonntag Moteur Sport F4Rt RS, 250 ch. Nom commercial : 2.0 16v 250 ch couplé à la boîte manuelle 6 vitesses PK4, avec différentiel à glissement limité en option et Autobild \- 250 000 lecteurs) • Grand Scénic (12e véhicule de la gamme à obtenir 5 étoiles aux crash-tests Euro, NCAP ) Tableau de bord écran couleur TFT (thin film transistor) Nouveau système de navigation intégré Carminat TomTom Aide au parking sonore et visuelle complétée par une caméra de recul Système audio haut de gamme 3D sound by Arkamys avec spatialisation de la scène sonore Boîte automatique à double embrayage EDC, révélée au S alon de Francfort 2009 Différentiel à glissement limité (Mégane Renault Sport) SUR NOUVEAU SCÉNIC ET NOUVEAU GRAND SCÉNIC Il utilise la technologie TFT (thin film transistor). Une première à ce niveau de gamme. Renault est le premier constructeur généraliste à concevoir un tableau de bord sur un écran plat similaire à celui d’un ordinateur, au lieu du tableau de bord traditionnel. Similaire, mais qui répond à un cahier des charges automobile beaucoup plus sévère (température de l’habitacle, niveaux d’humidité, de vibrations, de luminosité et de contraste élevés). Cette innovation apporte trois types d’atouts : ■ la technologie a permis de repenser la disposition et la présentation des informations en tenant compte de leur hiérarchisation ; ■ certaines informations sont affi chées uniquement au moment où le conducteur en a besoin (ex. : l’indicateur du système de surveillance de la pression des pneumatiques s’affi che dès que la pression d’un pneu ■ enfi n, le conducteur peut confi gurer lui-même son tableau de bord en Démocratisant des technologies plus habituelles dans des segments de gamme supérieurs, Renault délivre ainsi au conducteur l’information L’aide au stationnement sonore et visuelle couplée à une caméra de recul La caméra projette l’image de la zone située à l’arrière du véhicule sur l’écran de navigation. Des gabarits de couleur donnent au conducteur une indication sur l’orientation et le tracé à suivre pour faciliter et sécuriser la manœuvre. Nouveau Grand Scénic est le premier monospace à en bénéfi cier. Un « champion CO2 », c’est une version d’un modèle que son niveau d’émissions de CO2 situe dans les meilleurs de sa catégorie. Dans la gamme Renault, ce sont : Laguna dCi 110 (125 g CO2/km ), Mégane berline dCI 90/110 (119 g CO2/km ), Scénic dCi 90 (125 g CO2/km ), Clio dCi 90 (98 g CO2/km ) et Twingo dCi 90 (94 g CO2/km )., Ces réductions d’émissions sont obtenues grâce à différentes évolutions portant sur le moteur et le véhicule : ■ côté groupe motopropulseur, on peut allonger les rapports de la boîte de vitesses, réduire les frottements – moteur et boîte – par des travaux sur la géométrie et le revêtement des pièces de l’attelage mobile et de ■ côté véhicule, on cherche à améliorer l’aérodynamique (becquet, enjoliveurs pleins, travail sur les boucliers, abaissement du véhicule, etc.) et à réduire les frottements de roulement (pneumatiques basse La boîte EDC (Effi cient Dual Clutch) En développant cette boîte, Renault poursuit un double objectif : d’une part, améliorer le rendement mécanique par rapport aux boîtes automatiques traditionnelles en employant des technologies issues des boîtes de vitesses mécaniques, d’autre part utiliser le potentiel de l’automatisation de la boîte de vitesses pour faire fonctionner le moteur dans des zones de meilleur rendement énergétique. Le résultat est une boîte de vitesses qui affi che des consommations identiques à celles des boîtes de vitesses manuelles. En nette rupture par rapport aux boîtes de vitesses automatiques traditionnelles, la nouvelle boîte automatique EDC offre donc une conduite sans à-coups, avec des émissions de CO2 et une consommation comparables à celles obtenues sur un véhicule équipé d’une boîte de vitesses manuelle. Ce résultat est obtenu essentiellement grâce à un double embrayage sec (les deux embrayages alternent à chaque changement de vitesses) associé à des actionneurs électriques (une première mondiale). Les lois de passage ont été optimisées pour permettre une montée rapide des rapports et une bonne maîtrise de la consommation et des émissions de CO2. La boîte EDC sera inaugurée par la famille Nouvelle Mégane au cours du premier trimestre 2010 sur les versions dCi 110 FAP, qui en constituent le cœur de gamme et Le moteur de Nouvelle Mégane RS Le 2.0 16v turbocompressé (F4Rt) nouvelle génération développe une Avec 80 % du couple maximal disponible dès 1 900 tr/min, ce moteur offre une poussée franche et continue, grâce à deux éléments de haute technicité : le turbo de type twin scroll et le décaleur d’arbre à cames à l’admission. 2.2.2 L ’IMPULSION D’UNE NOUVELLE DYNAMIQUE L’année 2009 restera marquée par des événements forts qui ont directement impacté le contexte économique. Face à cette crise, Renault a adopté une attitude résolument volontariste, jusque dans ses activités amont. La nouvelle politique innovation a un objectif majeur : en renforcer la dynamique. Pour cela, des actions sont engagées dans quatre directions : ■ mieux capter les tendances, c’est-à-dire saisir dans les grands courants technologiques des pistes nouvelles d’innovations automobiles, en domaines comme les matériaux, l’électronique, les capteurs, les formes d’énergie, etc. C’est aussi mieux capter les tendances sociétales, se donner les moyens de détecter des signaux faibles d’évolution de comportements, de goûts et d’envies des consommateurs de demain, voire d’après- demain. C’est enfi n développer la prospective sur des scénarios d’avenir contrastés. Pour se renforcer sur ce plan, Renault a choisi de développer plusieurs types de réseaux : réseau de correspondants dans ses centres d’ingénierie implantés à l’étranger (les RTx), fournisseurs et partenaires stratégiques et de renforcer ses relations avec Nissan. Autre exemple de cette pro-activité, une « communauté innovation » est organisée qui réunit des représentants d’entreprises et de laboratoires extérieurs à l’automobile, français et étrangers (Dassault Systèmes, Décathlon, Delphi, Orange, Thales, Collège de Polytechnique, etc.). Séminaires et rencontres permettent de partager des informations, des analyses et servent à des ■ dynamiser la créativité, des « premières pierres » ont été posées : . le Laboratoire coopératif d’innovation (LCI) réunit en un même lieu des acteurs de plusieurs directions : le design, le produit, la recherche et les études avancées (R&AE). Le LCI a vocation à être un facilitateur d’innovations en testant sur des démonstrateurs pertinents des idées porteuses de création de valeur client, ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 65 . l’Innovation Room, installée au cœur même du Technocentre, est un outil de génération et de percolation d’idées. Des expositions d’objets, non automobiles, sont présentées dans ce lieu et servent de points d’entrée à des réunions de créativité ou des réfl exions de groupes. L’objectif est de faire émerger des idées et de développer le potentiel d’innovation. Le moyen, en l’occurrence, consiste à exploiter plus systématiquement des nouveautés non automobiles et à chercher à les introduire dans nos produits et processus pour générer de nouvelles sources de valeur . une dernière illustration de cette volonté de stimuler la créativité est l’appel à sujets adressé à l’ensemble du personnel de l’amont de l’entreprise lors de la construction du plan technologique de 2010. Une approche qui est aussi un facteur fort de motivation et de mobilisation ; ■ accélérer l’introduction en gamme des innovations issues du plan technologique. Ce troisième axe a justifi é la mise en place de plusieurs . un cadrage renforcé du plan technologique recentré sur des enjeux bien défi nis, eux-mêmes en lien avec une vision et « resserré » autour de projets moins parcellisés, plus fédérateurs et plus visibles, . un plan spécifi que de démonstrateurs pour réaliser de véritables supports de discussions et de décisions inter-directions, . l’identifi cation de projets « pour repousser les frontières », forcer les ruptures, celles qui feront la mobilité durable de demain et d’après- . enfi n, la mise en place d’un Comité stratégique innovation (Cosin ) : c’est en quelque sorte la « mise dans la boucle » des clients avals dès l’amont du processus d’innovation. Le passage, parfois délicat, de la recherche au développement est ainsi « fl uidifi é » ; ■ développer des partenariats stratégiques et des synergies. Un partenariat stratégique en R&AE obéit à certains critères « d’éligibilité » : excellence scientifi que et technique, champs de recherche et d’études pluridisciplinaires, volant substantiel d’activités susceptibles d’être partagées, etc. Les partenariats avec le CEA ou Paris Tech en sont des Dans le même ordre d’idées, Renault développe avec certains fournisseurs Enfi n, les coopérations sont resserrées au sein de l’Alliance avec Nissan pour permettre de mieux exploiter les synergies : partager la charge de la R&D sur certains sujets (ainsi certains moteurs sont développés par Nissan ou par Renault, mais mis à disposition des deux constructeurs) et faire bénéfi cier chacun des partenaires des technologies déjà disponibles chez l’autre. L’Alliance est un levier de performance de la R&D et les ingénieries veillent à la complémentarité de leurs approches comme à exploiter ■ moteurs et boîtes de vitesses : les études sur les motorisations essence sont pilotées par Nissan, celles sur les diesels, par Renault. Les futurs moteurs issus de ces développements équiperont des véhicules des deux marques. Il en va de même des boîtes de vitesses pour lesquelles le centre de gravité des études est chez Nissan pour les boîtes automatiques et chez Renault pour les boîtes manuelles, organes qui pourront se retrouver sur les ■ réduction des métaux précieux des catalyseurs : Renault et Nissan ont partagé leurs travaux sur le sujet pour obtenir une réduction de moitié des métaux précieux utilisés dans les catalyseurs à iso- performance. Des contributions croisées ont ainsi fait gagner du temps et des coûts de développement ; méthodologique en calculs d’optimisation (optimisation de pièces par exemple) permet aussi de gagner en performance et en Cette nouvelle politique innovation est l’un des sept axes du plan Change up lancé en 2009 par la Direction générale adjointe ingénierie et qualité Expression de la volonté de profi ter de la crise pour en sortir plus forte, en ligne avec la vision de l’entreprise et la nouvelle signature de la marque (Drive the change), l’ingénierie doit engager une rupture. De manière rassemblée, mobilisée, vers des objectifs de performance (utiliser toutes les ressources au mieux de leur effi cacité), de qualité et de résultats (satisfaction client). C’est une révolution en profondeur qui est engagée autour de trois axes : ■ une vision : l’ingénierie Renault veut être à terme « une équipe fi ère de développer les solutions les plus ingénieuses de mobilité durable pour ■ des comportements individuels et collectifs à favoriser systématiquement : agilité, ouverture d’esprit, eco2 (écologique et économe) ; Le plan Change up comporte, outre innovation et partenariats, six autres ■ un chantier qualité et satisfaction client centré sur la durabilité ; ■ la refonte de la logique de développement, l’utilisation maximale des outils numériques, une synchronisation et une régulation optimisées entre les acteurs qui visent une réduction drastique des coûts et des délais de ■ la standardisation et les synergies avec Nissan pour accélérer et pérenniser une démarche qui vise, sans concession sur la qualité, à réduire les tickets d’entrée et les coûts des produits. Synergies avec Nissan dans tous les domaines : nouvelles technologies, développements de nouveaux ■ la simplifi cation et la délégation (aux RTx ou aux Régions) des processus ■ la gestion dynamique des compétences pour mieux identifi er celles nécessaires à terme, mieux les allouer, préparer les parcours de formation, et donner une meilleure visibilité sur la gestion des carrières ; ■ enfi n le développement des outils collaboratifs pour améliorer la réactivité et l’effi cacité des équipes ingénierie monde en s’appuyant sur les Renault a ainsi choisi une nouvelle plate-forme de Dassault Système (PLM - Product Life cycle Management) comme plate- forme de développement de ses produits à l’échelle mondiale. Catia V6, Enovia 6 sont en cours de déploiement. D’autres solutions du portefeuille V6 suivront. Le déploiement se fera également l’ensemble des marques du Groupe. Les processus d’ingénierie Renault seront donc fédérés au sein d’une plate- forme collaborative avec un modèle de donnée unique standardisé et des solutions pouvant être immédiatement utilisées par tous. De même, il sera possible de collaborer en temps réel avec les fournisseurs dans le cadre de programmes de conception de nouveaux produits. L’utilisation d’une telle interface collaborative unique par l’ensemble des développeurs partout dans le monde permet à la conception simultanée des produits et des process de gagner encore en effi cacité, d’un bout à l’autre du cycle de vie des produits (de la conception au recyclage). Le plan technologique Renault structure en projets, chiffrés, planifi és et priorisés, les actions de recherche et d’études avancées. Ces projets sont regroupés autour de quatre thématiques prioritaires : L’orientation stratégique de Renault est la mobilité durable pour tous. Deux axes techniques majeurs doivent y conduire. D’une part, l’optimisation des moteurs et des véhicules thermiques qui, dans un avenir prévisible, continueront de représenter l’essentiel des ventes. L’objectif de réduction des émissions est de l’ordre de 20 à 30 %. D’autre part, le véhicule électrique qui est une solution de rupture permettant d’offrir la mobilité durable pour tous. Renault vise un leadership commercial pour les véhicules CONTINUER DE FAIRE PROGRESSER LES VÉHICULES Pour les réduire signifi cativement, la R&D de Renault « traque » véritablement les grammes de CO2 et mobilise pour ce faire tous les métiers. Aucune voie ■ downsizing des moteurs thermiques (un moteur plus petit suralimenté par un turbo-compresseur travaillant avec un meilleur rendement) : il se généralise en essence comme en diesel, mais avec un potentiel de réduction de CO2 aujourd’hui beaucoup plus important en essence qu’en . en essence, par exemple, une nouvelle famille de petits moteurs turbo est développée en partenariat avec Nissan. Ces moteurs modulaires, de 0,9 l à 1,2 l de cylindrée, remplaceront des moteurs atmosphériques d’une cylindrée de 1,2 l à 1,6 l. Ils seront proposés en versions 3 et 4 cylindres et centrés sur la tranche de puissance de 65 kW à 85 kW (90 à 115 ch). Renault développera par la suite des versions plus puissantes. La conception de base du moteur permettra l’injection directe et des puissances plus élevées. Les émissions de CO2 seront réduites de 30 à 40 g/km par rapport aux moteurs remplacés avec, sur certains véhicules, des émissions de CO2 inférieures à 100 g/km, . en diesel, Renault entend exploiter au maximum la technologie « dCi » (diesel 4 temps à injection directe par rampe commune et suralimenté par turbo-compresseur) en la faisant évoluer signifi cativement pour que ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 67 les moteurs passent les futures normes d’émissions et consomment encore moins (réduction de l’ordre de 20 %). Plusieurs applications devraient se situer sous la barre des 100 g CO2/km , par exemple le futur 1.6 dCi 130, un moteur entièrement nouveau, développé dans le cadre de l’alliance Renault-Nissan. Il a fait l’objet de 15 brevets Renault ; automatiques. Les transmissions automatiques de nouvelle génération ont une consommation et des émissions comparables à celles des boîtes manuelles. Exemple, la nouvelle transmission automatique double ■ gestion de l’énergie électrique (recharge de batterie durant le freinage et les décélérations) et thermique (le thermo management qui accélère la montée en température du moteur) ; ■ fondamentaux du véhicule : masse, aérodynamique, frottements au roulement. En la matière, les métiers scrutent tous les progrès possibles. Plus en amont, certains projets de recherche investiguent des pas de progrès plus grands. C’est le cas par exemple du programme Super Allégement : le projet Super light car Avec l’amélioration du rendement des moteurs et l’aérodynamique, l’allégement est l’un des principaux axes de progrès pour réduire la consommation des véhicules, et par voie de conséquence, leurs émissions de CO2. L’ordre de grandeur est un gain potentiel de 10 g CO2/km (l’équivalent de 0,4 l/100 km) pour une réduction de masse de 100 kg. Le projet Super light car (2005-2009) avait pour objet la caisse et pour objectif une réduction de poids à un coût acceptable pour pouvoir servir ultérieurement aux modèles de série (moins de 5 euros du kilo gagné par rapport à une caisse de série pour les matériaux, 7 euros en incluant l’assemblage). Mais les kilos gagnés directement sur la caisse peuvent induire des gains indirects : avec une caisse moins lourde, il est possible d’utiliser un moteur et un châssis plus petits, des freins moins puissants, des Le projet a engagé sept constructeurs européens et une trentaine de partenaires issus de neuf pays et a bénéfi cié du soutien de fonds européens. Renault a piloté l’étude et l’assemblage d’un bloc avant multi matériaux. La caisse développée dans le cadre du projet pèse au fi nal 180 kg, soit 35 % de moins que la caisse de référence. Elle se compose de 53 % d’aluminium, de 36 % d’acier (dont une large part d’acier à haute résistance), de 7 % de magnésium et de 4 % de plastique. Les objectifs économiques sont respectés. Les techniques mises au point (formage et assemblage) sont prêtes à être utilisées pour de futurs véhicules de série : emboutissage à chaud d’aciers à haute résistance, emboutissage de fl ans raboutés en aluminium, soudo-brasage à laser ou à l’arc, etc. Un autre volet de la progression des véhicules à moteur à combustion interne concerne les nouveaux carburants. Les carburants d’origine pétrolière devront, à moyen ou long terme, se partager le marché avec davantage de biocarburants de première et de deuxième générations. Renault a été le moteur de l’utilisation des biocarburants de première génération (moteurs flex-fuel notamment). Il était logique que les ingénieurs s’intéressent aussi à Des études sont menées pour mieux connaître le marché des carburants en cours de développement et préparer l’adéquation de leurs caractéristiques avec les futurs moteurs et véhicules. Renault participe sur ce sujet à des programmes de recherche européens et français avec d’autres constructeurs et des pétroliers. Exemple le projet Optfuel qui réunit VW, Ford et Renault autour des biodiesels de deuxième génération. Le biodiesel de deuxième génération ou BtL (Biomass to Liquid) est fabriqué à partir de l’ensemble de la biomasse, contrairement au biodiesel de première génération, composé d’huile végétale transformée par trans-estérifi cation. Le projet couvre l’ensemble de la chaîne, de la logistique d’approvisionnement à la formulation des mélanges les plus intéressants en termes de CO2 en passant par la mise au point du fonctionnement industriel d’une usine de production de 15 000 tonnes/an de carburant. Optfuel dure trois ans et s’achèvera en 2012. À côté des solutions techniques qui proposent des réductions de CO2 de l’ordre de 10 à 30 g/km, Renault a choisi de développer aussi une solution de mobilité dont les émissions de CO2 représentent une véritable rupture : le véhicule 100 % électrique - qui ne génère en usage ni CO2, ni émissions de polluants, ni nuisances sonores. Véhicule qu’il s’agit de produire en grande série, avec des versions adaptées à différents types de clients. Quatre show cars qui préfi gurent la gamme future ont été présentés au S alon de Francfort. Techniquement deux de ces véhicules sont des dérivés de véhicules thermiques, deux sont spécifi quement conçus pour la motorisation ■ Kangoo b e b op : pour les fl ottes et les professionnels ; ■ Fluence ZE Concept : un véhicule familial statutaire et écologique ; ■ Zoe ZE Concept : une berline compacte polyvalente ; ■ Twizy ZE Concept : un véhicule destiné en premier lieu aux citadins. Twizy est une innovation de concept comme le fut en son temps l’Espace par exemple. Le produit est conçu pour une nouvelle ère de mobilité urbaine. C’est un véhicule ultra- compact (empreinte au sol à peine plus grande que celle d’un scooter, 3 m de rayon de braquage seulement) doté de deux places en tandem sur un châssis à quatre roues et avec une carrosserie enveloppante. Le véhicule est agile, pratique, adapté aux exigences de la circulation urbaine. Sur Twizy, l’énergie embarquée n’est destinée qu’à la mobilité : sa caisse ouverte ne demande ni chauffage ni climatisation - deux grands consommateurs d’énergie. Les choix de conception associés au faible poids du véhicule (420 kg avec batteries) bénéfi cient directement à l’autonomie qui peut ainsi atteindre La « lecture » de ces véhicules montre déjà certaines des orientations techniques suivies par Renault, notamment pour optimiser la gestion d’énergie, qui sont autant de « pistes » pour les futurs véhicules de série : ■ aérodynamique renforcée (aileron rétractable sur Zoe, forme fuselée des rétroviseurs sur Fluence), garde au sol abaissée (Kangoo) ; ■ soubassement caréné (Fluence) et jantes pleines ; ■ feux à diodes électroluminescentes basse consommation ; ■ navigation : aides à la conduite adaptées au véhicule électrique - aide à la gestion de l’autonomie des batteries, navigation intelligente indiquant Dans les bureaux d’études et les laboratoires de recherche, le travail porte, plus généralement, sur les « briques technologiques » nécessaires au développement du véhicule électrique, dans sa diversité et dans sa globalité : ■ le groupe motopropulseur électrique (GMPe) : l’alliance Renault-Nissan développe une gamme complète de GMP électriques d’une puissance allant de 15 kW à 80 kW. L’un des atouts du moteur électrique est son rendement énergétique : 90 %, très supérieur donc à celui des moteurs ■ la batterie : plusieurs projets de R&AE sont en cours : Liber T, Helios (High Energy Lithium-ion Storage solutions) entre autres. Helios est un projet mené au niveau européen avec d’autres constructeurs (Fiat, PSA, Volvo, etc.), des organismes (EDF, ENEA, ZSW, CEA, etc.), des laboratoires de recherche et un fabricant de batteries (Johnson Controls-Saft). Renault en est le coordinateur. Objet : étudier les effets des matériaux de l’électrode (caractéristiques, composition) sur la sécurité et la durée de ■ la gestion de l’énergie : optimisation du dimensionnement du système de refroidissement (échangeurs, circuits d’eau) et développement de ■ la sécurité : du calcul (dimensionnement de la structure, simulateurs de pannes, calculs de crashs) aux tests (tests batteries, crash véhicules). Les véhicules électriques pourront, selon les modèles, bénéfi cier de un, deux ou trois modes de recharge : i) la charge standard en quatre à huit heures à partir d’une prise de recharge, ii) la charge rapide en 20 minutes sur des bornes spécifi ques, iii) le système Quick Drop ou échange de batterie rapide en trois minutes dans une station d’échange. On connaît la coopération avec Project Better Place, sur le Quick Drop notamment. Renault travaille aussi avec d’autres partenaires sur l’optimisation des systèmes de charge. Ainsi le contrat signé avec EDF sur un système de charge qui permet la communication entre les bornes de recharge et les véhicules électriques (Power line communication – PLC). Cette technique est issue des développements menés par EDF. Le système permet un échange de données sécurisé entre borne de recharge et véhicule comme l’identifi cation du véhicule, le transfert d’éléments de facturation, etc. Renault réalisera des tests d’intégration de ce système dans ses futurs véhicules. L’avenir du véhicule électrique est à long terme. Renault prépare déjà la deuxième , voire la troisième génération. Des travaux qui font l’objet de programmes de démonstrateurs et de démonstration, quatre ont été ■ Velroue (Véhicule ÉLectrique bi-mode à moteurs ROUEs) prévoit de réaliser et de tester un concept de véhicule utilitaire bi-mode , thermique d’une part, électrique d’autre part, bi-mode parce qu’il n’y a pas de lien énergétique entre le mode thermique et l’électrique. Le moteur thermique (moteur conventionnel) est optimisé en consommation, pour un usage extra-urbain (autonomie d’un véhicule conventionnel) ; le mode électrique, plus spécifi quement dédié à une utilisation en milieu urbain, est assuré par deux moteurs roues électriques, sur le train arrière. Les développements techniques portent sur l’architecture, la transition de modes, la liaison au Consortium : Renault (pilote), Michelin, IFP ; ■ Velcri (Véhicule Électrique à Charge Rapide Intégrée). Le projet est de réaliser un démonstrateur de véhicule électrique avec chargeur intégré. Les développements techniques portent principalement sur la mutualisation des composants en mode onduleur et en mode chargeur, et sur la communication entre le véhicule et la borne de recharge. Une plate-forme de démonstration est prévue à Grenoble. Consortium : Renault (pilote), Schneider Electric, Johnson Controls-Saft, Valeo, EDF, CEA, CNRS, ENSMA, Institut Telecom ; ■ Vega-Thop (Véhicule Electrique à Grande Autonomie : développement d’un système de gestion THermique à effi cacité OPtimisée du confort habitacle et de la chaîne de traction). Ce projet vise la réalisation de démonstrateurs de véhicules électriques optimisés en gestion thermique de l’habitacle et des batteries en offrant des solutions en rupture. L’objectif est de diviser par deux la puissance embarquée nécessaire au confort thermique et d’apporter ainsi des gains d’autonomie importants lors des roulages en été comme en hiver (+40 % en hiver, +20 % en été, soit une réduction de consommation de 20 % en moyenne sur l’année). Les technologies étudiées sont celles de la pompe à chaleur, de l’isolation radiative de l’habitacle, de l’effi cacité de la boucle thermodynamique. Consortium : Valeo (pilote), Renault, St Gobain, Hutchinson, CNRS, (Seine Aval Véhicules Électriques). Save est un projet d’expérimentation de mobilité électrique en vraie grandeur (100 véhicules et une infrastructure de recharge) avec pour objectif l’étude des usages et du vieillissement en conditions réelles des véhicules et des composants. Consortium : Renault (pilote), EDF, IFP, Schneider Electric, Total, Better Place, EPAMSA, Région Île- de- France, Conseil g énéral des Yvelines. Pour Renault, la sécurité est fondamentale. Renault est une référence en matière de sécurité et la R&D s’attache, sans changer de cap, à la faire progresser. Renault se positionne moins dans le cadre réglementaire que sur le terrain de la sécurité réelle, celle qui tient compte de tous les facteurs possibles d’accident, y compris le comportement du conducteur. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 69 Renault s’appuie donc sur les études accidentologiques. Ces études montrent que la « sécurité réelle » s’articule autour de trois axes qui correspondent à trois phases chronologiques de l’accident : ■ les minutes qui le précèdent où il est encore possible d’aider le conducteur afi n d’éviter une situation accidentogène irréversible ; ■ les secondes qui précèdent l’accident potentiel où il faut aider le conducteur à corriger sa conduite (vitesse, trajectoire) ; ■ la seconde avant le choc où il faut protéger les passagers, mais aussi, le cas échéant, les usagers extérieurs (piétons, cyclistes, etc.). Ces trois axes sont encadrés en amont par des actions de sensibilisation (éducation routière) et en aval par des aides à l’intervention auprès des C’est ce que résume le triptyque « prévenir, corriger, protéger » utilisé pour qualifi er les axes de recherche à laquelle on pourrait ajouter « secourir » pour désigner les moyens d’aider les services d’intervention (pompiers, COMPRENDRE LES CAUSES RÉELLES DES ACCIDENTS Le projet TRaffic Accident Causation in Europe (Trace ) visait à évaluer l’effi cacité attendue (en termes de sécurité routière) d’une vingtaine de prestations de sécurité pour les véhicules légers. Il s’est attaché pour ce faire à identifi er, caractériser et quantifi er les facteurs de risque, les populations à risque et les situations de conduite confl ictuelle. Lancé en janvier 2006 pour une durée de 30 mois, ce projet faisait partie du sixième Programme cadre de recherche et développement (PCRD) et du programme Integrated Safety, initié par Eucar . Il a rassemblé 22 participants originaires de neuf pays européens, plus l’Australie, sous la coordination du LAB (GIE de recherches et d’études Renault - PSA Peugeot-Citroën). L’analyse a porté sur l’évaluation des bénéfi ces potentiels apportés par des systèmes existants et déjà présents dans les véhicules et sur les bénéfi ces potentiels qu’apporteraient des systèmes en cours de développement : ■ systèmes de sécurité existants : les résultats ont démontré que l’équipement de tous les véhicules du parc automobile de l’AFU, de l’ESP en complément d’une protection 5 étoiles Euro NCAP, comparée à un parc sans AFU, sans ESP et 4 étoiles, générerait une réduction des accidents corporels de 47 %, des blessures de 68 % et des blessures graves et/ou ■ systèmes à venir : les meilleurs gains en sécurité obtenus avec d’autres systèmes génériques, par rapport aux véhicules équipés des systèmes existants, proviendraient des systèmes de gestion automatique de la vitesse et des systèmes de détection et d’évitement de collision. Renault travaille à des systèmes de guidage latéral et d’adaptation de vitesse pour éviter les sorties de voie/route, d’assistance à la conduite en intersection pour fournir au conducteur une analyse de la situation facilement interprétable, à une navigation adaptative, etc. ■ Protéger/Secourir : au stade atteint, on vise maintenant à anticiper le choc avec suffi samment de précision et à identifi er le type de choc et/ ou d’obstacles pour déclencher de manière anticipée des airbags en choc latéral (pré-crash latéral) ou de préparation anticipée de la retenue des occupants en fonction de la violence des chocs à venir. La sécurité dite tertiaire vise à traiter l’information issue d’un véhicule accidenté pour permettre une intervention plus effi cace des secours (rapidité, enrichissement des informations transmises par le véhicule, etc.) et une information des gestionnaires de réseaux afi n d’éviter les sur-accidents. Les progrès viendront aussi du développement d’applications sécuritaires issues des technologies de communication entre les véhicules, et entre les véhicules et l’infrastructure. Renault est partie prenante à ces recherches (standardisation des composants, intégration dans les postes de conduite, mise au point de la compatibilité électromagnétique, etc.) dans des projets ■ en 2009, Renault a continué sa participation dans le projet européen SafeSpot dont le but est de développer des systèmes coopératifs basés sur de la communication véhicule-véhicule ou véhicule-infrastructure à des fi ns de sécurité routière. Renault a principalement contribué à développer un système d’alerte de présence d’un véhicule prioritaire (de ■ Renault a également participé au montage d’un projet collaboratif français, Scoref (Système coopératif routier français) dont l’objectif est de tester les conditions de déploiement de ces systèmes coopératifs. Scoref devrait commencer en 2010 et être le socle français d’un projet européen de grande envergure sur le même sujet, Drive C2X. À l’international, le développement de Renault s’accompagne du déploiement dans ses nouveaux marchés de la même problématique de sécurité réelle. Elle passe par la mise en place d’un réseau international de recherche en accidentologie, en s’appuyant sur les centres d’ingénierie décentralisée et sur les experts locaux. Mais elle passe aussi par une démarche à visée économique. Dans les pays développés, la mortalité routière a fortement reculé au cours des dernières années. Les solutions mises en place par les constructeurs pour assurer la protection des occupants des véhicules en cas de choc violent contribuent largement à ces progrès. Pour les nouveaux marchés, il y a donc obligation à développer des propositions équivalentes dans des offres plus accessibles en prix, tout en tenant compte des spécifi cités locales (conducteurs, usagers de la route, autorités). C’est l’une des priorités de la R&D de Renault. Les travaux sont orientés pour progresser en priorité sur la prévention des causes d’accidents graves et mortels qui deviennent les plus prépondérantes et les solutions techniques les plus effi caces pour les éviter ou en limiter ■ Prévenir/Corriger : les efforts se concentrent sur les dispositifs de sécurité primaire (active) qui permettront d’améliorer la sécurité en veillant aussi à ne pas pénaliser la masse des véhicules et leur consommation. Dans la ligne de l’ESC (qui réduit drastiquement les pertes de contrôle du véhicule), Les progrès passés des systèmes de sécurité ont largement été obtenus par l’intégration de systèmes de protection (airbags à deux étages, prétendeurs, avertissement de non-bouclage de la ceinture, etc.). Une nouvelle étape s’est amorcée avec l’adoption et l’adaptation à l’automobile de capteurs issus d’autres secteurs, industriels ou militaires (radar, caméra, etc.), qui nécessitent une optimisation d’encombrement et de coût. Aujourd’hui les recherches portent sur l’utilisation combinée de ces capteurs, afi n de développer de nouveaux systèmes intelligents, et sur le développement de logiciels embarqués de traitement en temps réel d’informations complexes. Exemple de tels logiciels, ceux développés dans le cadre du projet Love (Logiciels d’observation des vulnérables) labellisé par le pôle de compétitivité System@tic Paris Région, et soutenu par le pôle Mov’eo auquel Renault participe. Love est conçu pour une utilisation en milieu urbain. Il peut détecter un piéton ou un cycliste et déterminer le sens de son déplacement à une trentaine de mètres de distance et à partir d’un véhicule pouvant rouler Cette évolution n’est pas sans conséquence en termes de compétences. Cela implique une maîtrise de plus en plus pointue des sciences et techniques liées à la perception de l’environnement des véhicules et à la prise en compte du facteur humain dans la conception des postes de conduite et de L’erreur humaine est une des causes principales des accidents. Mieux appréhender la réalité des comportements de conduite est l’objet des études comportementales que mène Renault. Exemple, le projet Matiss (Modélisation a vancée, t echniques i nteractives de s imulation pour la s écurité) dont Renault est leader, engagé dans le cadre du pôle Mov’eo. Le développement d’interfaces intelligentes pour la conduite (systèmes d’information, d’alerte ou systèmes actifs) nécessite des méthodes d’évaluation adaptées pour étudier les modifi cations du comportement du conducteur en présence d’un système d’aide (par rapport à une conduite normale non aidée). Le projet étudie la coopération entre le conducteur et le système d’aide afi n d’éviter que cette interaction ne soit néfaste en termes de sécurité (réactions inappropriées). Le projet a pour objectif l’étude des méthodologies d’utilisation des simulateurs de conduite pour les études avancées de sécurité routière, en particulier dans les situations critiques d’usage des systèmes d’assistance à la conduite. La vie à bord est un vecteur essentiel de la vision long terme de Renault – une entreprise innovante qui rend la mobilité durable accessible à tous. En termes d’orientation pour la R&D, cela se traduit par une « route à ■ réduire toutes les formes de stress inhérentes à la conduite et au trajet ; ■ accroître au contraire tout ce qui concourt au confort et au bien-être à bord, à la sérénité et à la confi ance. La R&D se concentre sur l’ensemble des objets fonctionnels qui entrent en jeu : les sièges, la climatisation, l’acoustique et le système audio, la télématique, les commandes, les écrans, etc. Et sur les nouveaux besoins des clients : de la radio numérique à nternet, des aides à la conduite à la gestion de l’attention, du car sharing à la navigation adaptée au véhicule Dans le domaine de la recherche, tous les constructeurs travaillent à peu près sur les mêmes grands sujets. Pour un système donné, la différence se fera en termes de facilité d’interaction. Par exemple, dans le domaine de la téléphonie à bord, avoir un système mains libres, comme celui du piéton, ou un système adapté à l’automobile (commandes, gestion des appels) pour Loin de la tendance de la « technologie pour la technologie », Renault cherche à exploiter les possibilités nouvelles offertes par des technologies en évolution rapide, mais en favorisant la simplicité, l’intuitivité, l’accessibilité (en termes de coût) et la personnalisation qui permet à chaque client d’adapter son véhicule à ses goûts et à ses habitudes. Le domaine stratégique « v ie à b ord » s’appuie sur trois directions d’innovation : les interactions homme-machine (IHM), le bien-être et la Les projets se focalisent sur : ■ des ruptures technologiques et de coût au sein même des architectures des véhicules, qui permettront de rendre accessible à tous de nouvelles prestations de confort et de bien-être ; ■ des ruptures d’usage, en préparant l’introduction de nouveaux modes d’interactions plus simples et plus intuitifs entre les occupants et leurs voitures, en particulier pour les seniors et les jeunes connectés, mais aussi pour accompagner le développement des marques du groupe ■ des ruptures de modèles économiques (business models), en associant à une connectivité sans fi l devenue accessible à tous de nouveaux services Dans ce domaine en particulier, la R&D de Renault collabore avec des partenaires dont les expertises spécifi ques sont reconnues tant du grand public que de la communauté scientifi que : équipementiers automobiles (Vistéon, Valéo, Continental, Faurecia, Saint Gobain, Hutchinson, etc.) ou entreprises de la grande distribution et du service (TomTom, Biotherm, Montré récemment, Zoe ZE Concept embarque un système de bien-être innovant conçu avec Biotherm. Les laboratoires de recherches Biotherm ont, depuis la création de la marque en 1952, développé une connaissance pointue des mécanismes cellulaires de la peau et une expertise scientifi que avérée sur les vertus de l’aromathérapie. Au-delà du concept car, ces connaissances constituent des pistes explorées par Renault pour développer la sensation de confort et de bien-être à bord : intelligente, attentive au niveau d’hygrométrie dans l’habitacle : les systèmes de climatisation sont habituellement optimisés pour respecter les consignes de température. Celle de Zoe ZE Concept a été entièrement repensée pour éviter le desséchement cutané ; ■ protection contre la pollution : Zoe ZE Concept met en œuvre un capteur de toxicité, des fi ltres à particules d’habitacle et un système qui ferme les entrées d’air dans l’habitacle quand cela est nécessaire. Atout client : ■ diffusion de senteurs actives : un système électrique diffuse des senteurs actives exclusives, adaptées aux besoins du conducteur : dynamisantes le matin, dé-stressantes au retour du travail et éveillant la vigilance en conduite nocturne. Développées par Biotherm®, elles transforment l’habitacle en bulle « spa » et contribuent au maintien de la vigilance ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 71 Enfi n, l’Alliance, ce partenariat privilégié avec Nissan, constitue un atout précieux de Renault pour affi rmer sa légitimité sur ce domaine du bien- être. La culture japonaise est reconnue pour avoir, en quelque sorte dans ses gènes, les fondements du bien-être. C’est fort des relations étroites, cultivées depuis plus de dix ans, notamment sur ce domaine, que Renault prévoit d’introduire sur sa propre gamme, dans les années qui viennent, des dispositifs Nissan appréciés sur ses différents marchés. En matière de performance dynamique, l’axe principal des travaux est la liaison au sol ou le châssis. Le système 4Control (quatre roues directrices) de Laguna GT est un exemple des technologies que Renault a développées. Renault travaille sur d’autres systèmes actifs comme l’antiroulis ou l’amortissement variable et sur la coordination de l’ensemble des systèmes (projet Global Chassis Control (GCC) ; cf. DR 2008). Mais les recherches ont un autre objectif : la rupture en termes de coût. C’est d’autant plus important que l’entreprise s’internationalise et s’implante dans des pays émergents. Concevoir des équipements à des prix accessibles pour le plus grand nombre devient un axe en soi, alimenté par trois voies de ■ l’utilisation de certaines fonctions pour en enrichir d’autres, à l’image de ce qui a été fait sur le 4Control ; ■ la réduction des coûts de certains systèmes introduits par les segments supérieurs et destinés à l’ensemble de la gamme ; ■ la simplifi cation du train et la mutualisation de ce train (un même train pour plusieurs véhicules, éventuellement de segments différents). L’objectif est de défi nir et de mettre au point de nouvelles géométries de train qui mettront en œuvre des méthodes d’assemblage simple (emmanchement, vissage plutôt que les traditionnels cordons de soudures utilisées Si Global Chassis Control constitue la base des travaux de R&AE, cette approche se double d’une approche d’optimisation fonctionnelle et économique. Embarquer de plus en plus de systèmes actifs n’est pas la philosophie de Renault. Presque à l’inverse, l’objectif est en amont, en phase d’étude, de concevoir le système (trains, organes du châssis et actionneurs électromécaniques) qui mette en œuvre ce qui est signifi cativement utile au conducteur (et aux passagers). En aval, en phase d’usage, il s’agit d’être capable d’actionner les seuls éléments pertinents en situation de conduite pour assurer la performance (conduite agile et maîtrisée), mais aussi le bilan énergétique (n’actionner que ce qui est nécessaire à la performance). 2.2.4 C OMPÉTENCES MÉTIERS, EXPERTISES ET PARTENARIATS L’essentiel du plan technologique est orienté vers le client fi nal : nouvelles prestations, nouveaux systèmes. Mais une autre partie de la recherche et développement porte sur des aspects in fine moins visibles pour le client fi nal mais tout aussi importants. Celle où les projets sont directement dédiés à la performance de l’ingénierie, qui permettent de réduire les délais de conception, de gagner en « ticket d’entrée » (coût), de simplifi er et de standardiser au profi t de la qualité. Quelques exemples de ces projets orientés « qualité, coûts, délais » : ■ Hyzem : développé sous le logiciel Matlab et son interface graphique Simulink, Hyzem est la plate-forme de simulation énergétique amont de référence pour l’entreprise. Hyzem permet de pré-dimensionner rapidement tout nouveau g roupe motopropulseur en générant les lois de gestion d’énergie qui permettent de minimiser la consommation associée. Hyzem sert notamment au dimensionnement autonomie-performances des futurs véhicules électriques qui seront produits en grandes séries ; ■ simulateur de batterie : ce sont des équipes interdirections de l’ingénierie Renault qui ont défi ni les essais et mesures à effectuer, modélisé les cellules Li-ion et conçu un simulateur de batterie pour les besoins de développement du système de management de la batterie pour le véhicule électrique (Battery Management System \- BMS). Le simulateur réalisé va aider notamment à la conception d’un estimateur d’état de charge de la batterie et à la conception, l’évaluation et le dimensionnement du système d’équilibrage des cellules inclus et piloté par le BMS ; ■ Autosar : c’est une architecture logicielle standard pour l’automobile, naturellement, équipementiers et éditeurs logiciels du secteur automobile. Cette architecture permet la « portabilité » de logiciels embarqués, leur modularité – un peu comme l’adaptateur universel de prise de courant que l’on emporte dans ses bagages. Le constructeur peut ainsi, par exemple, transmettre un logiciel d’un équipementier à un autre pour l’intégrer dans un nouveau projet sans avoir à redévelopper des fonctions. Un progrès très signifi catif si on le mesure à la lumière de la progression ■ Speed (Simulation Platform for Electronics and Electrical Design) : ce projet a permis de concevoir une plate-forme de simulation électrique et électronique pour accélérer et rendre robustes les développements en projet véhicule. Lancé en 2007, ce projet a d’ores et déjà des applications concrètes puisqu’il permet de simuler, en avance de phase, certaines applications électriques et électroniques afi n d’anticiper l’optimisation du système électrique et électronique, tout en réduisant les essais. Par exemple, la conception du système de démarrage est aujourd’hui conçue à 100 % par prototypage numérique. Cela réduit considérablement les essais longs et coûteux en chambre climatique garantissant le démarrage sous conditions sévères de température (grand froid). Basée sur une architecture logicielle transversale, la plate-forme Speed permet de traiter de nombreuses applications (dimensionnement alternateur, lampes à led, etc.) avec toujours le même souci de doter les ingénieurs de développement d’un outil de prototypage numérique effi cace. En cela, Speed contribue à la compétitivité de l’ingénierie Renault dans le périmètre électrique et électronique. Une extension aux véhicules électriques et à leurs spécifi cités est en cours d’étude ; ■ EAR (Excellence a coustique Renault) est un projet qui fédère les compétences en acoustique présentes au sein de l’amont, autour des . les bruits de chocs et de frottements, . la conception optimale et robuste, . les phénomènes de couplage/découplage acoustique, . l’étude des limites en fréquence des modèles. Ces actions permettent non seulement d’améliorer les performances acoustiques des véhicules, mais avant tout une meilleure maîtrise de l’incidentologie et des non-qualités, notamment par une meilleure prédiction des dispersions, avec une recherche constante de réduction des tickets d’entrée et des délais de développement en apportant les actions correctrices nécessaires le plus en amont possible dans les ■ Optim et OGMP sont deux projets de recherche, l’un appliqué au véhicule, l’autre au groupe motopropulseur, d’utilisation des méthodes numériques performantes notamment faisant appel aux calculs massivement parallèles pour l’optimisation de la conception en général et pour la réduction des ■ Flame est un projet de modélisation de la combustion des moteurs en termes d’aérodynamique interne, de performances thermodynamiques et d’émissions de polluants et de particules, destiné à raccourcir la durée et à réduire les coûts des phases amont de conception des nouveaux moteurs par le remplacement d’essais physiques par une simulation ■ Elise est un projet de développement d’outils numériques permettant la simulation de la lisibilité des instruments de bord et la prévision des refl ets dans le pare-brise et les vitres latérales dans les phases amont de la conception avant de disposer de prototypes physiques, afi n d’anticiper les modifi cations onéreuses d’outillages dans les phases de mise au point. Les travaux en partenariat font partie intégrante de la recherche Renault. L’association avec des partenaires, nationaux et internationaux (Europe et hors Europe), dans le cadre de contrats qui courent sur une ou plusieurs années, pour bénéfi cier des compétences les plus pointues et partager les coûts de la R&D, se pratique de longue date. En 2009, 100 contrats coopératifs (22 contrats européens, 78 projets français) sont en cours. Exemples : Ari(va) (Augmented Reality for Vehicle and Virtual Assesment), Mesopti (Moteur essence à émissions de CO2 optimisées), etc. Ces projets ont une durée moyenne de 36 mois. Par ailleurs, 87 conventions Cifre sont également en cours. Elles permettent de démultiplier l’effi cacité de la R&D en termes d’idées comme en termes de ressources. Toutefois la « nouvelle politique innovation » pousse à aller encore plus loin. Les compétences nécessaires pour la R&D automobile deviennent plus complexes et plus rares. Les seules compétences d’une entreprise ne suffi sent plus. La création des pôles de compétitivité a ouvert de nouvelles opportunités de collaborations, complétant celles déjà présentes dans les programmes aidés de l’ANR (Agence n ationale de la r echerche, recherche de base), de l’Ademe, de l’Union européenne (Programme Cadre de R&D). Ces études coopératives, qui peuvent bénéfi cier de l’aide de l’État et des collectivités (Fonds unique d’intervention - FUI -, Oseo , villes, communautés d’agglomération, départements, régions, etc.) qui fi nancent une partie des projets labellisés par les pôles, sont un moyen d’amplifi er les efforts de R&D et de les démultiplier dans des synergies avec le tissu scientifi que et Renault participe à plusieurs pôles de compétitivité : ■ Mov’eo, l’un des 17 pôles à vocation mondiale et qui est devenu de fait le pivot des différents pôles dédiés à l’automobile. Renault s’est fortement impliqué dans Mov’eo (responsabilité de trois domaines d’activités stratégiques (DAS) et co-pilotage d’un quatrième ) et a par ailleurs été un des artisans de la fusion de MTA avec Mov’eo. Dans ce cadre, Renault a des projets dans les domaines des solutions de mobilité, de la sécurité routière, de la mécatronique et de l’énergie et environnement (qui représente plus de 50 % des projets du pôle) ; ■ System@tic Paris Region (GT automobile et transports : systèmes embarqués et électroniques, GT outils de conception et développement ■ ID4FAC Ideas for Cars (Ingénierie process et produit petite série, matériaux et architecture véhicule, intelligence des systèmes embarqués, usages spécifi ques et valeur client) ; ■ LUTB Lyon Urban Trucks and Bus (Motorisation et chaîne cinématique, sécurité et sûreté intégrées, architecture et confort, système de transport, modélisation gestion de la mobilité) ; ■ et, suivant les opportunités des projets, i.Trans, Nov@log, Advancity, Pôle UN LABORATOIRE POUR LES BATTERIES DU FUTUR Le CEA est un acteur majeur en matière de recherche, de développement et d’innovation. Un acteur français, mais fortement inséré dans l’espace européen de la recherche, et dont la présence à l’international croî t régulièrement. Reconnu pour une recherche fondamentale de haut niveau, le CEA l’est aussi pour ses partenariats avec d’autres organismes de recherche, des universités et pour ses liens avec les milieux industriels. Les énergies non émettrices de gaz à effet de serre sont un de ses domaines de compétences, de même que les technologies pour l’information, entre autres. Forts de leurs intérêts communs, Renault et le CEA ont conclu Le premier engagement s’inscrit dans le cadre de la mise en place, annoncée par le gouvernement français, d’une fi lière technologique et industrielle française de batteries pour véhicules électrifi és, sous la forme d’une joint- venture réunissant Renault, Nissan, le CEA et le FSI (Fonds stratégique d’investissement). Une telle fi lière sera un appui fort pour assurer ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 73 la compétitivité technique et économique des véhicules zéro émission et Au sein de la JV, dont le pôle industriel sera situé à Flins, Renault et le CEA ont donc décidé de créer un centre de R&D dédié aux batteries de deuxième génération, de la conception à la production et au recyclage. Renault, on le sait, s’est fortement engagé dans la voie du véhicule 100 % électrique. Le CEA de son côté a développé depuis plusieurs années une R&D importante sur les batteries Li-Ion et dispose de technologies différenciantes répondant Plus précisément, ce centre de R&D assurera : ■ la recherche long terme sur les futurs matériaux d’électrochimie ; ■ le développement de nouvelles technologies d’électrodes, cellules et batteries (deuxième génération et au-delà) ; ■ la réalisation de prototypes pour des validations, des démonstrations et des fl ottes d’essais (expérimentation) ; ■ l’industrialisation et la préparation de la fabrication à grande échelle ; ■ la défi nition et la préparation des conditions de recyclabilité des batteries Ce centre sera doté de moyens de production pilotes pour étudier les nouveaux process à mettre en œuvre ou optimiser les process existants. Le second engagement est un accord de partenariat de recherche « à 180° ». Il ouvre potentiellement le champ des coopérations possibles à tous les domaines de recherche du CEA susceptibles d’avoir des retombées ou d’apporter de nouvelles pistes au constructeur automobile. Trois premiers thèmes ont été identifi és : ■ nouvelles énergies : échanges thermiques, système de récupération ■ nouvelles architectures électrique et électronique ; ■ véhicule communicant et route intelligente. La mobilité durable, respectueuse des usagers, de l’environnement et économiquement responsable est à inventer : les comportements des utilisateurs sont en train d’évoluer, de nouvelles infrastructures seront nécessaires et les entreprises auront besoin de modèles économiques innovants. Renault, qui a enveloppé ces changements dans sa nouvelle signature, entend engager une réfl exion globale sur le concept même de Pour le faire au mieux, Renault s’est associé avec ParisTech (pôle de recherche et d’enseignement supérieur regroupant 12 écoles – dont les Arts et Métiers, l’École des p onts, l’École p olytechnique, HEC, etc. – et fortement implanté à l’international via 90 accords de partenariats) pour créer l’Institut L’objectif de cet institut est de mener des programmes de recherche et d’enseignement sur l’avenir des transports et la mobilité électrique. Concrètement, la collaboration entre ingénieurs de Renault et enseignants chercheurs de Paris Tech a pour objectif de : ■ promouvoir des recherches relatives à la conception de systèmes de mobilité innovants, notamment basés sur les véhicules électriques ; ■ former des cadres et scientifi ques de haut niveau dont les compétences et le nombre permettront de répondre aux besoins des industriels du secteur des transports et aux défi s scientifi ques et technologiques que soulève le développement à long terme de systèmes de transport durables. 2.3 LA GESTION DES RISQUES ✦ Dans ses différents métiers, le groupe Renault s’emploie à ce que les risques relatifs à ses activités soient maîtrisés : risques fi nanciers, opérationnels et juridiques. Ce chapitre décrit les principaux risques ainsi que les réponses apportées par l’E ntreprise pour en limiter la probabilité de survenance et la portée. Cependant, l’internationalisation des activités, les partenariats, la dépendance vis-à-vis des systèmes et des technologies de l’information, le développement de nouvelles formes de malveillance aggravent les risques externes et en créent de nouveaux ; ces éléments peuvent, en conséquence, provoquer une intensifi cation des crises et des dommages potentiels. La gestion des risques, inhérents à toute entreprise industrielle mondialisée, exige un contrôle renforcé et proactif. C’est pourquoi elle fait partie intégrante L’organisation s’articule selon deux axes : ■ au niveau corporate, la Direction du management des risques (DMR) est chargée d’apporter des méthodes et une vision synthétique des risques majeurs et de leur mode de prévention. Ceci est réalisé notamment via l’élaboration et le suivi d’une cartographie des risques, ainsi que la mise en place d’actions préventives dans les domaines considérés comme ■ dans les entités en charge des grands processus de l’entreprise, des experts désignés sont capables de concevoir et de hiérarchiser des solutions visant à maîtriser les risques, puis de piloter et contrôler leur L’Automobile concentre essentiellement la gestion des risques de marché sur la Trésorerie centrale de Renault et Renault Finance, dont les principales activités sont présentées en fi n du paragraphe 1.1.3.1 du document. Le Financement des ventes (RCI Banque – cf. paragraphe 1.1.3.2) gère indépendamment de l’Automobile les risques de marché liés à ses activités. Les opérations sur instruments fi nanciers réalisées par les sociétés du groupe RCI Banque sont exclusivement destinées à couvrir les risques liés à l’activité de fi nancement des ventes et des stocks des réseaux de distribution. L’essentiel des opérations est réalisé par la salle des marchés de RCI Banque, qui assure le rôle de centrale de refi nancement du groupe RCI Banque, dans le cadre de la politique de gouvernement d’ensemble défi nie Des outils de suivi et de contrôle existent pour chacune des entités et au niveau consolidé groupe Renault. Le résultat des contrôles fait l’objet d’un Pour chacune de ces sociétés, le suivi des risques fi nanciers s’articule autour de trois niveaux d’intervention : ■ contrôle de premier niveau : il s’agit de l’autocontrôle assuré par les opérationnels et des contrôles formalisés des responsables d’activité ; ■ contrôle de deuxième niveau : il est assuré par les contrôleurs internes sous la responsabilité du Directeur général de l’entité ; ■ contrôle de troisième niveau : il est assuré par des organes de contrôle (Audit interne Renault ou cabinets externes mandatés par l’Audit Renault). Ces organes de contrôle de troisième niveau réalisent une analyse critique et indépendante de la qualité du dispositif, à laquelle contribuent par ailleurs les Commissaires aux comptes dans le cadre de leur mandat. Le statut d’établissement de crédit de RCI Banque impose un système de contrôle interne spécifi que répondant aux exigences de la Commission Les éléments relatifs à l’analyse de sensibilité des instruments fi nanciers fi gurent dans la note 26-B des comptes consolidés. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 75 2 LA GESTION DES RISQUES ✦ L’Automobile doit disposer de ressources fi nancières pour fi nancer son activité courante et les investissements nécessaires à son développement futur. L’endettement fi nancier net de l’Automobile a diminué en 2009 7 944 millions d’euros au 31 décembre 2008). L’Automobile doit donc emprunter de manière régulière sur les marchés bancaires et de capitaux pour refi nancer sa dette, ce qui l’expose à un risque de liquidité en cas de fermeture des marchés ou de tension sur l’accès au crédit. Dans le cadre de la politique de centralisation de sa trésorerie, Renault assure l’essentiel du refi nancement de l’Automobile, par recours aux marchés de capitaux sous la forme de ressources à long terme (émissions obligataires, placements privés), par des fi nancements à court terme tels que billets de trésorerie ou sous forme de fi nancement auprès d’organismes publics ou Renault dispose pour ce faire d’un programme EMTN d’un plafond à Dans le cadre de ce programme, Renault a procédé à une émission obligataire d’un montant de 750 millions d’euros au mois d’octobre 2009 pour une durée de cinq ans. Par ailleurs, Renault a bénéfi cié d’un prêt de l’État français de trois milliards d’euros d’une durée de cinq ans. Renault SA bénéfi cie d’une option de remboursement anticipé à partir d’avril 2011. La note 24-A du chapitre 7 – L es c omptes – reprend les caractéristiques de ce contrat. Enfi n, la Banque européenne d’investissement a mis en place un prêt à Renault d'un montant de 400 millions d’euros et d’une durée de quatre ans. La documentation contractuelle de ces trois sources de fi nancements ne contient aucune clause pouvant mettre en cause le maintien du crédit en raison de l’évolution de la qualité de la signature de Renault ou du respect de ratios fi nanciers. Le prêt de l’État français contient une clause de majoration du taux d’intérêt en cas de non-respect des engagements pris par Renault dans le contrat au titre du développement en France des systèmes et technologies des véhicules propres, de la mise en place d’une relation partenariale avec les fournisseurs et de l’affectation des résultats de l’entreprise au renforcement des fonds propres et aux investissements. Ce contrat de prêt comporte des clauses de déchéance du terme standards (défaillance de remboursement, déclarations erronées, non-respect des obligations au titre du contrat, procédure collective, etc.), ainsi que la possibilité pour le prêteur de demander le remboursement du prêt dans un délai de trois mois en cas de prise de contrôle directe ou indirecte de plus de 50 % du capital ou des droits de vote de la société sans accord préalable. Renault dispose par ailleurs d’un programme de billets de trésorerie avec un plafond de 2,5 milliards d’euros depuis novembre 2008. L’encours s’élève à 697 millions d’euros au 31 décembre 2009. Ci-après est présenté un échéancier des remboursements d’émissions obligataires et assimilés de Renault qui constitue l’essentiel des passifs fi nanciers de l’Automobile hors prêt de l’État français. Un échéancier des passifs fi nanciers pour l’Automobile est référencé au chapitre 7 en note 24 À structure bilantielle constante, les besoins de refi nancement moyen terme en 2010 seront de 1 169 millions d’euros pour les échéances des émissions obligataires et assimilés et de 697 millions d’euros pour les échéances de ASSIMILÉS DE RENAULT SA AU 31 DÉCEMBRE 2009 (1) (1) Montants nominaux valorisés au 31 décembre 2009. Par ailleurs, Renault dispose d’accords de crédit confi rmés auprès d’établissements bancaires d’un montant total de 4 070 millions d’euros avec des échéances s’échelonnant jusqu’en 2014. Aucune ligne de crédit n’était mobilisée au 31 décembre 2009. Ces accords de crédit confi rmés constituent une réserve de liquidité pour l’Automobile et servent par ailleurs partiellement de lignes bancaires de sécurité pour les émissions de papiers Ainsi, la réserve de liquidité de l’Automobile (accords de crédit confi rmés \+ la trésorerie et équivalents de trésorerie) représente un montant de 9 478 millions d’euros au 31 décembre 2009. Compte tenu de sa trésorerie disponible et de ses lignes de crédit confi rmées non utilisées à la clôture, l’Automobile dispose de ressources fi nancières suffi santes pour faire face à ses engagements à 12 mois. La documentation contractuelle de ces accords de crédit bancaire confi rmés ne contient aucune clause pouvant remettre en cause la mobilisation ou le maintien du crédit en raison de l’évolution de la qualité de signature de Renault ou du respect de ratios fi nanciers. L’activité de fi nancement des ventes dépend de son accès à la ressource fi nancière : une restriction de l’accès aux marchés bancaires et fi nanciers impliquerait une réduction de son activité de fi nancement et/ou un Le risque de liquidité fait l’objet d’un suivi précis et régulier. La position de liquidité statique, toujours positive au cours des années passées, traduisant ainsi un excès de ressources longues par rapport aux emplois, se maintient à un niveau similaire à celui des exercices précédents. Cette situation conduit RCI Banque à distribuer des crédits en utilisant des ressources qui ont été levées plusieurs mois auparavant, permettant ainsi de maintenir une marge au cours des premiers jours de 2010 avec le lancement en janvier d’une émission obligataire de 600 millions d’euros à cinq ans. Avec 4,4 milliards d’euros de ressources à un an et plus empruntées au cours de l’année 2009, RCI Banque renforce sa position de liquidité. ÉCHÉANCIER DES ÉMISSIONS OBLIGATAIRES DE RCI BANQUE AU 31 DÉCEMBRE 2009 La réserve de liquidité se maintient à un niveau historiquement élevé et s’établit à 4 milliards d’euros . Les besoins de fi nancements résultant de l’activité commerciale attendue sont ainsi couverts pendant 11 mois dans un stress scé nario de fermeture totale de l’accès à de nouvelles sources de liquidité. Après trois mois de forte aversion au risque en début d’année 2009, le sentiment des investisseurs s’est infl échi positivement à partir du deuxième trimestre. Le marché obligataire a alors connu une période d’activité soutenue, au cours de laquelle RCI Banque a lancé cinq émissions obligataires publiques pour un total de 2 750 millions d’euros . Les conditions d’émission se sont améliorées de manière continue, les niveaux de coupon offerts passant de 8,125 % au mois de mai à 3,125 % en novembre. En parallèle, dans un contexte de forte sursouscription des émissions obligataires publiques occasionnant une réduction importante des montants alloués aux investisseurs, RCI Banque a réalisé quatre placements privés à long terme pour un total de 89 millions d’euros . À ces opérations sur les marchés de capitaux viennent notamment s’ajouter : ■ 398 millions de livres (448 millions d’euros ) provenant de la titrisation par conduit du portefeuille de crédit automobile au Royaume-Uni ; ■ 802 millions d’euros de prêts accordés par la Société de fi nancement de ■ 88 millions d’euros de fi nancement à taux zéro en provenance de l’institut portant à 4,4 milliards d’euros le montant des ressources long terme levées De plus, l’amélioration des conditions de refi nancement constatée en fi n d’année a permis à RCI Banque d’allonger la maturité de son refi nancement GROUPE RCI BANQUE – SÉCURITÉS DISPONIBLES AU 31 DÉCEMBRE 2009 La baisse importante des taux absolus (moyenne du swap 2 ans passée de 4,3 % en 2008 à 1,9 % en 2009) est venue compenser l’augmentation des marges de crédit, conduisant à un coût absolu de la nouvelle ressource empruntée proche de celui constaté au cours des exercices passés. Ces ressources longues, auxquelles s’additionnent 4 540 millions d’euros de lignes bancaires confi rmées non tirées, ainsi que 1 199 millions d’euros de collatéral éligible aux opérations de politique monétaire de la BCE, permettent à l’entreprise d’assurer la continuité de son activité commerciale pendant 11 mois dans un stress scénario d’absence totale de nouvelles ressources. Les sécurités disponibles de 6 440 millions d’euros (accords de crédit confi rmés non tirés dont la durée résiduelle est supérieure à trois mois, pour 4 540 millions d’euros , créances mobilisables en Banque centrale pour 1 199 millions d’euros , cash et équivalent pour 701 millions d’euros ), permettent de couvrir plus de deux fois la totalité des encours de papiers commerciaux et certifi cats de dépôt. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 77 2 LA GESTION DES RISQUES ✦ La réserve de liquidité s’établit à 4 010 millions d’euros . Elle représente l’excédent de sécurités disponibles par rapport aux encours de certifi cats de dépôt et papier commercial. Le g roupe se doit en effet de maintenir des sources de liquidité alternative supérieures à ses encours de titres de créances négociables à court terme. La réserve de liquidité se maintient au niveau atteint fi n 2008, et très au-dessus des montants constatés au cours des années précédant la crise fi nancière, traduisant le renforcement de la position de liquidité du g roupe . GROUPE RCI BANQUE - POSITION DE LIQUIDITÉ AU 31 DÉCEMBRE 2 009 31/12/2009 31/01/2010 28/02/2010 31/03/2010 30/04/2010 31/05/2010 30/06/2010 31/07/2010 31/08/2010 30/09/2010 31/10/2010 30/11/2010 Les encours des programmes de dette court terme se maintiennent au Le refi nancement auprès de l’institut d’émission, qui, au cours de l’année, a été accordé par la Banque centrale pour l’intégralité des montants demandés, atteint 2 milliards d’euros , dont 900 millions d’euros empruntés à un an. Une part importante de ces ressources fi nance l’accumulation temporaire de trésorerie découlant des règles de gestion du FCC Cars Alliance DFP France (titrisation de créances « concessionnaires » lancée en 2005) en prévision du remboursement des investisseurs le 20 janvier 2010 pour 850 millions d’euros . Dans un environnement resté volatil et incertain, la politique fi nancière prudente menée par le Groupe depuis plusieurs années s’est montrée particulièrement justifi ée. Elle permet de protéger la marge commerciale de chaque entité tout en assurant la sécurité du refi nancement de ses activités. Elle est défi nie et mise en œuvre au niveau consolidé par RCI Banque et s’applique à toutes les fi liales de fi nancement des ventes du groupe. La solidité du bilan se mesure également par des risques de marché (taux, change, contrepartie) très faibles et quotidiennement contrôlés sur base consolidée, par la qualité des ratios fi nanciers et par un encours important de lignes de crédit confi rmées disponibles, sécurisant un recours diversifi é COGERA SA RCI Banque Succursale Italiana * Détenus au 31 décembre 2009 par RCI Banque, éliminés dans les comptes consolidés. En complément et dans le cadre de la diversification du refinancement, certaines opérations sont assurées par conduit : – en 2006 : 630 millions d’euros de créances concessionnaires en Allemagne ; – en 2009 : 543 millions de livres de créances clientèle au Royaume-Uni. Programmes d’émission du Groupe au 31 décembre 2009 RCI Banque + Overlease + Renault AutoFin (garantie RCI) (1) BT : B illet de trésorerie ; EMTN : Euro Medium Term Note ; CP : Commercial Paper ; CD : Certificat de d épôt ; BMTN : Billet à m oyen t erme n égociable. Les programmes du groupe RCI Banque se concentrent sur trois émetteurs (RCI Banque, Diac et Rombo Compania Financiera S.A.) et représentent une enveloppe globale de plus de 23,5 milliards d’euros. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 79 2 LA GESTION DES RISQUES ✦ Le Groupe bénéfi cie des notations suivantes (dettes long terme/court terme) : En 2009, les ratings de Renault et de RCI Banque ont été abaissés ; il est à noter que RCI Banque bénéfi cie de la part de S&P d’une notation de deux crans supplémentaires à celle de Renault et de la part de Moody’s de trois crans. Les effets de la crise ont entraî né le déclassement de Renault en non investment grade, RCI Banque restant pour sa part investment grade. Pour autant ces évolutions n’ont pas empêché Renault et RCI Banque d’accéder au marché fi nancier en 2009. Toute révision à la baisse de ces notations pourrait limiter et/ou renchérir L’Automobile est naturellement exposée au risque de change dans le cadre de ses activités industrielles et commerciales. Les risques de change sur ces activités sont suivis et centralisés au niveau de la Direction de la trésorerie et La quasi-totalité des opérations de change est exécutée par Renault Finance. Les fl uctuations des parités peuvent entraîner des conséquences dans cinq ■ sur la marge opérationnelle ; ■ sur le résultat fi nancier ; ■ sur les capitaux propres ; ■ sur l’endettement fi nancier net. ■ sur la part dans le résultat des entreprises associées ; Sur la marge opérationnelle : la marge opérationnelle est sujette à des variations liées à l’évolution des cours de change. Les couvertures éventuelles de ce risque de change font l’objet d’une autorisation formelle de la Direction fi nancière ou de la Direction générale, puis d’un reporting à la Direction générale sur le résultat des couvertures. Aucune couverture n’a été mise en place en 2009. Le Groupe estime que, sur la base de la structure de ses résultats et de ses fl ux d’exploitation de l’année 2009, une hausse de 1 % de l’euro contre toutes monnaies a un impact négatif de trois millions d’euros sur la marge Toutefois, cette sensibilité limitée en 2009 est la résultante d’expositions qui se compensent : encaissements en livre sterling, dollar américain et livre turque et décaissements en lei roumain et yen japonais. La sensibilité principale porte sur le RON et s’élève à 17 millions d’euros en cas de baisse de l’euro de 1 % contre le lei roumain. Sur le résultat fi nancier : le principe général de la gestion du Groupe est de minimiser les risques de change impactant le résultat fi nancier. Toutes les expositions du Groupe au risque de change en résultat fi nancier sont agrégées et contrôlées par la Trésorerie centrale et font l’objet d’un reporting mensuel auprès du Directeur fi nancier. Le fi nancement des investissements des fi liales de l’Automobile s’effectue en priorité sous forme d’apport de capitaux propres. Les autres besoins de fi nancement sont assurés en général par Renault SA et en monnaie locale. Les fl ux de fi nancement en devises étrangères lorsqu’ils sont assurés par Renault font l’objet d’une couverture dans les mêmes devises, ce qui permet d’éviter toute distorsion du résultat fi nancier liée au change. Lorsque le contexte local ne permet pas un refi nancement raisonnable par Renault , la fi liale fait appel à des sources de fi nancements externes. Si le recours à des fi nancements externes en devises autres que la monnaie locale est nécessaire, la maison mère exerce un contrôle étroit sur les opérations. Les excédents de trésorerie constatés dans des pays non centralisés sur la maison mère sont généralement placés en monnaie locale sous contrôle de la Direction fi nancière du Groupe. Par ailleurs, Renault Finance peut effectuer pour son compte propre des opérations de change dans le cadre de limites de risques strictement défi nies. Ses positions de change sont suivies et valorisées en temps réel. Cette activité propre, destinée principalement à maintenir l’expertise du Groupe sur les marchés fi nanciers, génère des expositions très courtes et ne dépassant pas quelques dizaines de millions d’euros, de telle sorte qu’elle ne puisse pas avoir d’impact signifi catif sur les résultats consolidés de Renault. Sur la part dans le résultat des entreprises associées : sur la base de leur contribution négative aux résultats de l’exercice 2009, l’impact d’une hausse de 1 % de l’euro contre le yen, la couronne suédoise ou le rouble, aurait entrainé une augmentation de la contribution de Nissan de 0,9 million d’euros, de Volvo de 0,3 million d’euros, et d’AvtoV AZ de 0,4 million d’euros . Sur les capitaux propres : les investissements en fonds propres (en monnaie autre que l’euro) ne font généralement pas l’objet de couverture, entraînant le cas échéant des écarts de conversion, comptabilisés dans les capitaux propres du Groupe. Toutefois, compte tenu de l’importance de l’investissement dans Nissan, la quote-part de Renault dans la situation nette de Nissan a fait partiellement l’objet d’une couverture de change spécifi que, d’un montant de 256 milliards de yens au 31 décembre 2009, sur des Elle est alors placée exclusivement en euros, essentiellement au jour le jour, Enfi n, Renault Finance effectue pour compte propre des opérations de taux d’intérêt, dans le cadre de limites de risque strictement défi nies, les positions étant suivies et valorisées en temps réel. Cette activité d’arbitrage présente un risque très limité et n’a pas d’impact signifi catif sur les résultats La gestion du risque de taux du groupe Renault concerne essentiellement l’activité de fi nancement des ventes exercée par RCI Banque et ses fi liales. Le suivi du risque de taux s’opère de façon quotidienne par un calcul de sensibilité par devise, par entité de gestion, par portefeuille d’actifs et selon une méthodologie commune à l’ensemble du groupe RCI Banque pour permettre une gestion globale du risque de taux sur le périmètre consolidé. Le portefeuille d’actifs commerciaux est suivi quotidiennement en termes de sensibilité et fait l’objet d’une couverture systématique. L’objectif de chaque fi liale est de couvrir tout risque de taux afi n de protéger sa marge commerciale. Une souplesse limitée reste cependant admise dans le cadre de la couverture du risque, afi n de tenir compte de la diffi culté à ajuster exactement la structure des emprunts avec celle des prêts à la clientèle. L’évolution de l’exposition consolidée au risque de taux de RCI Banque au cours de l’année 2009 montre que la sensibilité, c’est-à-dire le risque de variation du résultat du Groupe en cas de variation de plus ou moins 100 points de base des taux d’intérêt , est limitée. Groupe RCI Banque – Évolution quotidienne de la sensibilité au risque de taux (2009) (sensibilité à 100 bp en valeur absolue) À fi n décembre 2009, la sensibilité du groupe RCI Banque au risque de taux est de 1,5 million d’euros pour 100 points de base. ÉVOLUTION 2009 DE LA SENSIBILITÉ EN VALEUR ABSOLUE Le détail des engagements sur les instruments fi nanciers consolidés et par type d’activité fi gure dans la note 26 de l’annexe aux comptes consolidés. durées étalées jusqu’en 2014. La nature et le montant de chacune des opérations fi gurent dans la note 14-G de l’annexe aux comptes consolidés. Elles sont composées d’emprunts obligataires sur le marché EMTN pour 100 milliards de yens, de placements privés pour 21 milliards de yens et d’emprunts obligataires en yen sur le marché japonais pour 135 milliards Sur l’endettement fi nancier net : comme indiqué ci-dessus, une partie de l’endettement fi nancier de Renault est libellée en yens, permettant d’assurer en partie la couverture de l’investissement dans Nissan. Toute hausse de 1 % de l’euro contre le yen entraîne une diminution de 19 millions d’euros de l’endettement fi nancier net de l’Automobile. Une analyse de la sensibilité des instruments fi nanciers au risque de change est présentée au chapitre 7, note 26-B-2 de l’annexe aux comptes Historiquement, la position de change consolidée du groupe RCI Banque est très faible. Aucune position n’est admise dans le cadre de la gestion du refi nancement : la salle des marchés de RCI Banque assure à cet égard la couverture systématique de la totalité des fl ux concernés. Les fi liales de fi nancement des ventes ont l’obligation de se refi nancer dans leur propre devise et ne sont donc pas exposées. Des positions résiduelles et temporaires en devises liées aux décalages des fl ux inhérents à la gestion d’une trésorerie multidevise peuvent toutefois subsister. Ces positions éventuelles font l’objet d’un suivi quotidien et de Au 31 décembre 2009, l’exposition au risque de change était de Le risque de taux peut s’apprécier au regard des dettes et des placements fi nanciers et de leurs conditions de rémunération (taux fi xe, taux variable). Le détail et la nature des dettes fi gurent dans la note 24 de l’annexe aux La politique de gestion du risque de taux pour l’Automobile s’appuie sur deux principes : le fi nancement des investissements à long terme s’effectue généralement à taux fi xe, la constitution des réserves de liquidité, généralement à taux variable. Par ailleurs, les fi nancements en yens affectés à la couverture de la situation nette de Nissan sont réalisés à taux fi xe sur des durées initiales allant jusqu’à sept ans. Les passifs fi nanciers de l’Automobile s’élèvent à 12 612 millions d’euros au 31 décembre 2009. L’échéancier des passifs fi nanciers est présenté dans la note 24-C de l’annexe aux comptes consolidés. Parmi ces passifs, après dérivés, 1 922 millions d’euros sont libellés en yens (soit 256 milliards de yens) : émissions en yens (Samouraï, EMTN) ou dettes synthétiques en yens (emprunts en euros swapés contre yens). Au 31 décembre 2009, l’Automobile détient 5 408 millions d’euros de trésorerie et d’équivalents de trésorerie. La trésorerie disponible de l’Automobile est centralisée, dans la mesure du possible sur Renault SA. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 81 2 LA GESTION DES RISQUES ✦ Le Groupe se trouve confronté à des risques de contrepartie dans ses opérations sur les marchés fi nanciers et bancaires pour la gestion de ses risques de change, de taux d’intérêt ainsi que pour la gestion de ses fl ux de règlement. Il travaille avec des contreparties bancaires de premier plan et n’est soumis à aucune concentration signifi cative de risque. La gestion du risque de contrepartie des différentes entités du Groupe est assurée de façon totalement coordonnée, et s’appuie sur un système de notation qui prend principalement en compte le rating à long terme des contreparties ainsi que le niveau de leurs fonds propres. Ce système est en vigueur pour l’ensemble des sociétés du groupe Renault exposées au risque Les sociétés du groupe Renault qui, par la nature de leur activité, ont une exposition signifi cative au risque de contrepartie sont soumises à un suivi quotidien du respect des autorisations de limites selon des procédures Le Groupe dispose d’un reporting mensuel consolidé regroupant l’ensemble des contreparties bancaires par rating. Celui-ci permet une analyse détaillée du respect des limites en montant, durée, nature, et précise les principales En 2009, le Groupe n’a pas subi de perte liée à la défaillance d’une Le Groupe ne négocie pas d’opérations sur le marché des dérivés de crédit. La Direction des achats de Renault a la possibilité de couvrir le risque matières premières à l’aide d’instruments fi nanciers dérivés. Le périmètre couvert est limité aux achats de la Direction des achats de Renault et de Renault-Nissan Purchasing Organization pour les projets de Renault en approvisionnements , à la santé fi nancière des fournisseurs et au respect par La maîtrise du risque concernant le non-respect des engagements contractuels s’organise autour de trois dispositifs principaux : ■ l’intégration d’un « fi ltre » dans les processus Panel et Sourcing ; ■ la détection des non-conformités par rapport aux standards ; ■ la mise en place d’actions correctives en cas de détection d’une non- conformité majeure ou critique d’un fournisseur (revues de performance). Europe. Ces couvertures sont liées à des opérations physiques d’achat pour Pour l’exécution de ces opérations de couverture, le Groupe fait intervenir Renault Finance sur les marchés fi nanciers. Renault Finance assure ainsi un suivi des marchés sur métaux et fournit une évaluation quotidienne en valeur de marché de l’ensemble des instruments de couverture utilisés. De par son statut de salle de marché de l’Alliance, Renault Finance a étendu cette activité de négociation et de suivi aux besoins du groupe Nissan. Ces opérations sont autorisées par la Direction générale sous contrainte de limitations en termes de volume, durée, seuils de prix. Elles font l’objet de reportings mensuels rapportant la performance des couvertures et des éléments couverts. Les propositions de couvertures matières relèvent d’un Steering Committee ad hoc, présidé conjointement par le Directeur fi nancier et le Directeur des achats, qui se réunit trimestriellement. Ces propositions sont ensuite présentées au Président-Directeur général qui a seul pouvoir de L’exposition directe et indirecte de Renault au prix des matières est de l’ordre de 65 % pour l’ensemble des aciers, de 15 % pour les autres matières non indexées et de 30 % pour les métaux indexés dont les métaux précieux. Il n’y a pas eu d’opération de couvertures en 2009. Après une année 2008 caractérisée par une baisse de 50 % de mi-année à fi n d’année, l’année 2009 a été marquée par une augmentation moyenne pondérée de l’ordre de 70 % des matières indexées. Pour ce qui concerne les aciers plats, les contrats négociés en 2008 ont permis de reporter les fortes hausses en début 2009, dans une période où la production était assez faible, puis de tirer opportunité à mi-2009 de la baisse des prix en dessous des niveaux du début 2008, opérant ainsi un lissage dans le temps très favorable par rapport à la demande des sidérurgistes et par rapport aux prix de marché. La maîtrise du risque fi nancier des fournisseurs s’organise autour de deux ■ une cotation fi nancière basée sur l’analyse des éléments fi nanciers ; ■ une évaluation de la dépendance du fournisseur vis-à-vis de Renault. En cas de critères fi nanciers défavorables émis sur un fournisseur, ce dernier est géré par un Comité des risques fournisseurs auquel participent les membres du Comité de la Direction des achats et associant les Directions fi nancière, juridique, ressources humaines, logistique et relations extérieures En cas de circonstances particulières, ces mesures peuvent être renforcées À la lumière des diffi cultés fournisseurs consécutives à la crise économique, un réexamen des dispositifs permettant de réduire l’exposition du Groupe au risque de sourcing est engagé. Les risques d’autres natures : logistique, technologique, industriel, etc., sont traités par les Directions d’achat opérationnelles, et en cas de défaillance, ces Directions mettent en œuvre, dans un délai parfois très court et en s’appuyant sur les fournisseurs du panel, les solutions de substitution permettant d’assurer la continuité des approvisionnements. Par ailleurs, les points suivants sont régulièrement examinés dans le cadre des revues de performances opérationnelles : excellence de conception, capacité à répondre à la demande en termes de volume, qualité, coûts, délais et adéquation de la logistique. La capacité des fournisseurs à assurer la livraison dans les usines du Groupe des volumes prévisionnels de pièces est pilotée en continu grâce au processus de « référentiel capacitaire ». le risque de non-respect des exigences sociales et environnementales (Développement durable), les actions vis-à-vis des fournisseurs ont été concentrées au plan social comme environnemental : ■ sur l’engagement formel préalable à l’homologation des fournisseurs sur le respect des principes contenus dans la Déclaration des droits sociaux fondamentaux (dont élimination du travail des enfants, élimination du travail forcé, engagement dans une politique de santé, sécurité et conditions de travail, en cohérence avec la politique conditions de travail ■ sur la gestion de non-conformités détectées avec mise en place et suivi ■ sur une participation active à déployer les réglementations concernant les substances, comme « REACH », ainsi que la réglementation de fi n de vie des véhicules, comme « VHU ». Le Groupe est implanté industriellement et/ou commercialement dans un certain nombre de pays hors Région Europe (11), principalement en Roumanie, Russie, Turquie, Maroc, Afrique du Sud, Brésil, Argentine, Colombie, Chili, Iran, Corée du Sud et Inde. Les ventes que le Groupe réalise ainsi hors Europe représentent 24 % du chiffre d’affaires. Les activités du Groupe dans ces pays comportent un certain nombre de risques, notamment une volatilité du PIB, une instabilité économique et politique, des troubles sociaux, des changements réglementaires, des diffi cultés de recouvrement, d’importantes fl uctuations des taux d’intérêt et des taux de change et des mesures de contrôle des changes. Les choix d’implantation industrielle du Groupe dans les pays hors Europe ont été déterminés dans le cadre de sa stratégie de croissance, en tenant compte des risques d’instabilité et en intégrant ceux-ci dans une approche Le Groupe cherche également à accroître continûment le niveau d’intégration locale de ses unités de production dans les pays émergents afi n d’augmenter leur compétitivité sur le marché local et de pouvoir mieux utiliser ses capacités pour l’exportation vers d’autres zones, lorsque les marchés intérieurs se contractent et que les parités accroissent la compétitivité prix commerciaux de Renault hors Europe permet de mutualiser le portefeuille de risques au niveau de l’entreprise, les différentes zones d’implantation connaissant des évolutions contrastées en termes de PIB et de solvabilité, En Iran, Renault bénéfi cie d’une garantie de ses investissements délivrée par En matière de fl ux commerciaux, le Groupe couvre les paiements fi nanciers en provenance des pays émergents. Deux instruments de couverture sont privilégiés : les garanties bancaires (Standby Letters of Credit confi rmées par des banques de premier rang) et les garanties Coface à court terme (police GCP « globale, commerciale, politique »). La politique de suivi global des risques pays est déclinée au niveau de chaque Comité de management de Région (CMR). Un indicateur de tendance permet de suivre le risque de chacun des pays dans lesquels le Groupe est implanté, notamment le risque de liquidité. Cet indicateur permet au Groupe d’ajuster sa politique de fi nancement vis-à- vis de ses fi liales en fonction de l’évolution de la situation des pays et des Pour centraliser la gestion des risques fi nanciers et mettre en œuvre une procédure unique de couverture à des conditions compétitives, le Groupe a élaboré un schéma fi nancier et de facturation dit « en étoile ». Son principe en est le suivant : les fi liales industrielles vendent à Renault s.a.s. leur production destinée à l’exportation et Renault s.a.s. revend celle-ci aux fi liales importatrices et aux importateurs indépendants, en leur consentant un crédit fournisseur dont le risque est géré par la maison mère. Les risques sur la qualité des crédits de la clientèle font l’objet d’une évaluation (par système de score) et d’un suivi par type de clientèle (Clientèle En ce qui concerne la C lientèle (Grand Public et Entreprises), les procédures d’octroi de crédit sont fondées sur des systèmes de score et des consultations de bases de données externes. La gestion contentieuse fait l’objet d’une procédure stricte respectant les réglementations des autorités de tutelle des établissements de crédit et d’un suivi personnalisé des dossiers. Le but de cette procédure est de permettre le remboursement des sommes impayées ou la récupération rapide des véhicules par voie amiable ou judiciaire. L’octroi de fi nancements au Réseau est fondé sur un système de notation interne, intégrant la situation fi nancière des concessionnaires. Le risque Réseau a fait l’objet depuis plusieurs années d’une politique (11) « Hors Région Europe » correspond aux quatre Régions Euromed, Eurasie, Asie-Afrique et Amériques. À compter du 1er mars 2009, une nouvelle répartition des Régions a été définie par Renault pour son organisation de pilotage géographique par les Comités de management de Région (CMR) (voir liste des pays en fin du chapitre. 2.1.1). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 83 2 LA GESTION DES RISQUES ✦ d’homogénéisation des règles (notamment de provisionnement) permettant de renforcer le suivi du risque et son provisionnement. Le coût du risque tient compte depuis 2002 d’une politique de prudence liée à la nouvelle réglementation européenne de distribution automobile et à la dégradation de En raison du recul du marché automobile et donc des nouveaux fi nancements, les encours de fi nancement clientèle à fi n décembre 2009 baissent de 290 millions d’euros par rapport au 31 décembre 2008. Les encours réseaux augmentent quant à eux de 269 millions d’euros sur Le second semestre confi rme la tendance observée début 2009 d’une détérioration du coût du risque clientèle, principalement en Espagne. RCI Banque a toujours eu une politique stricte d’acceptation. Dans un environnement économique incertain, cette politique a été adaptée en permanence en vue de maintenir un coût du risque total inférieur à 1 %. COÛT DU RISQUE TOTAL DE RCI BANQUE (EN % DE L’ENCOURS PRODUCTIF MOYEN TOTAL) Y COMPRIS RISQUE PAYS L’encours productif moyen (EPM) désigne la moyenne du capital (hors contributions constructeurs et réseau, mais y compris coûts de distribution étalables) dû par la clientèle et/ou le réseau pendant une période considérée Sont exclus l’encours incidenté échu et l’encours douteux (puisque l’on parle d’encours productif d’intérêts). Sont inclus les encours incidentés à échoir La nature des risques auxquels Renault est exposé dépend du type de canal de distribution de ses produits : principalement sur l’utilisation des moyens commerciaux ; ■ dans le réseau de fi liales de distribution en propre, regroupées en Europe au sein de l’entité Renault Retail Group, les risques de Renault sont essentiellement liés à la décentralisation et à la diversité des entités ; ■ enfi n, s’ajoutent les risques relatifs à la santé fi nancière des réseaux de Par ailleurs, le Groupe dans le cadre de ses activités commerciales peut être confronté aux défauts de paiement de ses clients. Des systèmes et procédures, centrales et locales, permettent aux fi liales d’importation du Groupe de contrôler le versement des aides commerciales au réseau et de maîtriser les coûts. Des missions sont menées dans certains pays par des auditeurs indépendants pour contrôler dans les affaires la justifi cation des aides versées. Par ailleurs, depuis 2006, une auto-évaluation annuelle du contrôle interne a été mise en place à travers un outil élaboré en collaboration avec la Direction La Direction commerciale déploie progressivement depuis 2007 dans ses fi liales commerciales un outil de paiement et de contrôle des moyens Filiales de distribution Europe (Renault Retail Group) Le contrôle interne des fi liales de distribution du Groupe (Renault Retail Group) repose sur un ensemble de normes et procédures. Il fait l’objet d’une auto-évaluation annuelle via des outils de Qualité du contrôle interne (QCI) étendue à l’ensemble des pays depuis fi n 2006. Ces outils ont été élaborés en collaboration avec la Direction de l’audit qui mène des vérifi cations sur leur emploi à travers un ensemble de missions régulières, menées soit par les équipes internes de l’audit, soit par des La santé fi nancière des concessionnaires est suivie conjointement par Renault et RCI Banque dans les pays où ce dernier est présent. Un système de cotation des concessionnaires permet de prévenir et de limiter les risques de défaillances et d’impayés. Dans les autres pays, un dispositif de contrôle du crédit est mis en place par Renault. Des Comités des risques mensuels sont organisés dans les pays avec RCI, et un Comité de supervision des risques est tenu au s iège tous les quatre mois pour les pays d’Europe centrale, sur la base d’un reporting mensuel sur la santé fi nancière du Réseau et les créances. Le risque de défaut de paiement est transféré à RCI Banque dans les zones géographiques où RCI dispose de structures ad hoc pour porter le risque sur le réseau et sur les clients particuliers. Si ce risque ne peut être repris par RCI Banque, Renault le supporte en direct ou transfère tout ou partie du risque à des établissements bancaires locaux. La structure de Credit Management a mis en place courant 2007 un reporting et des indicateurs de suivi des créances clients de l’Automobile. Ces outils permettent d’améliorer le suivi et la maîtrise des délais de paiement, la gestion du risque client et la qualité du portefeuille. système de management de l’environnement certifi é selon la norme ISO 14001, et est intégrée depuis 2005 dans le Système de p roduction Renault (SPR) au travers de la gestion des produits chimiques et des déchets Les risques industriels du Groupe sont potentiellement élevés en raison de la concentration des fabrications (voir tableau des productions chapitre 1.1.3.1) et de l’interdépendance des sites entre eux. Une politique de prévention active et formalisée est appliquée dans toutes les usines de production. Elle prend en compte la sécurité des personnes tout autant que la sécurité Depuis de nombreuses années, le Groupe s’est attaché à réduire les risques d’incendie, d’explosion et de bris de machine en donnant la priorité aux usines de mécanique et de montage et aux centres de R&D. La majorité des usines existantes ont obtenu un niveau de prévention et de protection matérialisé par le label international « Risque hautement protégé », attribué par les compagnies d’assurances qui vérifi ent chaque année l’application Les risques liés aux événements naturels tels que la tempête, l’inondation, les typhons, concernant plus particulièrement la Corée, ou le tremblement de terre, concernant la Roumanie, le Chili et la Turquie, sont intégrés à la Cette politique repose sur une équipe d’experts centraux qui établissent les standards applicables dans le monde entier et participent à tous les projets de modernisation, d’extension ou de création d’usines. Ces experts centraux sont relayés dans chaque usine par des équipes de terrain organisées en En complément des dispositifs (décrits dans le chapitre 3.3 Performances environnementales) visant à faire de l’automobile un produit respectueux de l’environnement, de la conception au recyclage, en passant par sa fabrication et son usage, le risque environnemental réside pour Renault dans les impacts sur l’environnement du fait d’un dysfonctionnement des installations, des atteintes aux hommes et l’existence de pollutions passées Renault ne détient pas d’installation à haut risque environnemental. Cependant la prévention des risques environnementaux fait l’objet d’un Les missions remplies dans ce système de management sont animées par une équipe centrale d’experts centraux relayés dans chaque usine par des équipes de terrain organisées en réseau. Les techniques et les organisations pour identifi er les risques, quantifi er les impacts, organiser la prévention et la protection et défi nir les contrôles, sont mises en œuvre dans l’ensemble Des méthodes et outils sont défi nis à tous les stades du management : identifi cation des risques, choix des solutions de prévention et/ou de protection, procédures de management, de formation, questionnaire d’auto- évaluation des risques déployé sur l’ensemble des sites industriels. L’activité du groupe Renault dépend en partie du bon fonctionnement de son informatique. Celle-ci est sous la responsabilité de la Direction des systèmes d’information Renault (DSIR) qui contribue par sa politique de sécurité, ses architectures techniques et ses processus à lutter contre les risques liés : ■ aux interruptions de fonctionnement informatique, quelle qu’en soit la ■ au vol et destruction des données informatisées (confi dentialité, intégrité). Le contrôle de ces risques est assuré notamment au travers : ■ au niveau du Groupe, d’un Comité des risques informatiques organisé par la DSIR en collaboration avec la Direction du management des risques, avec les représentants des directions de l’entreprise, du programme ■ au niveau de la DSIR, de Comités qui vérifi ent, au plan opérationnel, l’effi cacité de l’application des procédures de sécurité informatique, démarche de type ISO 27001) ; ■ d’une organisation de validation de l’architecture et des niveaux de sécurité mis en place dans le cadre des projets ; ■ des revues internes de risque conduites par la DSIR, en plus des audits de la Direction de l’audit interne ou de la Direction de la protection du Les principaux chantiers sécurité 2009 ont permis : ■ de fi naliser l’élaboration d’une politique sécurité commune avec Nissan ; ■ de renforcer les mesures sécurité face aux nouveaux enjeux de l’internationalisation et des partenariats du Groupe (gestion des accès et de la confi dentialité, protection de l’intranet Alliance, etc.) ; ■ de compléter les moyens et procédures de secours des principaux centres ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 85 2 LA GESTION DES RISQUES ✦ La couverture des risques opérationnels est, dans le groupe Renault, structurée autour de trois axes : ■ le transfert aux marchés de l’assurance et de la réassurance des risques de forte amplitude et de fréquence rare ; ■ la conservation des risques courants statistiquement connus et ■ la négociation de garanties communes à l’ensemble du Groupe à travers des programmes d’assurance de portée mondiale. La Direction des assurances négocie et place directement auprès d’assureurs à solvabilité fi nancière reconnue ces programmes à vocation mondiale. Elle intervient directement dans la détermination de la politique de prévention et de protection du Groupe. De fait, la nature et la portée des garanties sont déterminées sur la base d’une analyse préalable des risques effectuée auprès des structures opérationnelles. Il en est ainsi pour la couverture des ■ les « Dommages aux biens et les pertes d’exploitation consécutives » : le Groupe achète en deux lignes auprès de 11 assureurs une capacité de 1,5 milliard d’euros par sinistre. Les pertes d’exploitation consécutives sont mesurées à l’échelle des activités du Groupe. La franchise pour les activités industrielles du Groupe s’élève à 10 millions d’euros par sinistre. Les activités commerciales disposent d’une franchise par sinistre de ■ la « Responsabilité civile » : le Groupe achète en deux lignes une capacité de 100 millions d’euros afi n de couvrir la responsabilité civile générale, la responsabilité civile liée aux produits, à l’environnement et aux opérations de réparations effectuées par les fi liales de ventes de Renault ■ le « Transport et le stockage de véhicules sur parcs » : le Groupe achète en une seule ligne une capacité de 50 millions d’euros par sinistre avec une franchise de 0,1 million d’euros par sinistre pour les dommages causés Ces programmes de portée mondiale sont partiellement réassurés par les assureurs de Renault auprès de Motor Reinsurance Company (MRC), fi liale détenue à 100 % par le Groupe. MRC intervient pour l’essentiel comme suit : ■ « Dommages aux biens et pertes d’exploitation consécutives » : les activités commerciales sont réassurées à hauteur de 10 millions d’euros par événement dans une limite d’engagement annuel de 15 millions ■ « Responsabilité civile » : les opérations de réparations effectuées par les fi liales de ventes de Renault sont couvertes dans une limite annuelle d’engagement de 2,3 millions d’euros ; ■ « Transport et stockage de véhicules sur parcs » : MRC intervient jusqu’à 10 millions d’euros par événement avec un engagement annuel limité à 20 millions d’euros. Les événements naturels (tempête, grêle pour l’essentiel) ont conduit MRC à atteindre la limite d’engagement au titre de l’exercice écoulé. Des décisions de couvertures de certains parcs exposés à ces risques ont été prises par le Groupe, elles conduisent notamment à couvrir certains parcs situés en Slovénie, au Brésil et en Algérie. Enfi n certains risques tels que la garantie constructeur et les campagnes de rappel ne font pas l’objet de couverture d’assurance. La constance de la politique de prévention, l’absence de sinistralité signifi cative (hormis les événements naturels ayant affecté les véhicules stockés sur parcs) et la volonté de responsabiliser chaque secteur sur ses risques sont à l’origine de ces niveaux de franchise et de rétention. Aucune modifi cation importante dans la politique de transfert de risque du groupe Le groupe Renault est exposé à des risques juridiques liés à sa situation d’employeur, de concepteur et de distributeur de véhicules, d’acheteur de composants et de fournisseur de services. Ces différents risques sont maîtrisés par la mise en œuvre de politiques de prévention dans les domaines de l’hygiène et de la sécurité du travail, de l’environnement industriel, de la propriété intellectuelle et industrielle, de la sécurité des véhicules, et de la qualité de ses produits ou services, ainsi que par la sécurisation juridique des D’une manière générale, chacun des litiges connus dans lesquels Renault ou des sociétés du Groupe sont impliqués fait l’objet d’un examen à la date d’arrêté des comptes. Après avis des conseils compétents, les provisions jugées nécessaires sont, le cas échéant, constituées pour couvrir les Dans le cadre normal de ses affaires, le Groupe est impliqué dans diverses procédures judiciaires liées à l’utilisation de ses produits. Renault estime qu’aucune procédure n’est aujourd’hui susceptible d’affecter signifi cativement son patrimoine, sa situation fi nancière, ses activités ou ses CONCESSION DE LICENCES DE DROITS ET DE PROPRIÉTÉ Le Groupe est amené à utiliser des brevets détenus par des tiers dans le cadre de licences payantes négociées avec ces derniers. De son côté, Renault s.a.s. dépose chaque année plusieurs centaines de brevets (cf. chapitre 2.2 R&D) dont certains font l’objet de licences payantes Dans le cadre de la cession de Renault V.I. à Volvo, Renault a concédé une licence de la marque Renault au groupe Volvo par contrat signé le 2 janvier 2001 pour les véhicules industriels (à partir de 3,5 t). Cette licence mondiale, qui est exploitée aux seuls risques du groupe Volvo, est perpétuelle. Les principaux engagements concernent les avals, cautions et garanties délivrées par le Groupe dans le cadre de la marche normale de son activité. Ils font l’objet de notes spécifi ques (dont la note 29) de l’annexe aux comptes consolidés qui, à la connaissance de la Direction générale, n’omet Renault est implanté dans des pays dans lesquels, en règle générale, les régimes de retraite sont pris en charge par des systèmes publics. Les engagements de Renault sont essentiellement du type indemnités de fi n de carrière, ainsi qu’indiqué dans la note 21 de l’annexe aux comptes consolidés. Ces engagements peuvent être sensibles à l’évolution de leurs paramètres de calcul (fonds de couverture, paramètres sociaux, taux d’intérêt). Pour une période couvrant les 12 derniers mois, il n’y a pas eu de procédure gouvernementale, judiciaire ou d’arbitrage (y compris toute procédure dont l’émetteur a connaissance, qui est en suspens ou dont il est menacé) qui pourrait avoir ou a eu récemment des effets signifi catifs sur la situation fi nancière ou la rentabilité de l’émetteur et/ou du Groupe. Le Groupe a conclu des contrats de société commune avec des entreprises de taille internationale ou des entreprises d’État. Le Groupe exerce dans chacune de ces entités une infl uence soit prépondérante soit notable, et ces opérations n’induisent pas de risques particuliers liés. Renault est soumis aux lois qui s’imposent à toutes les sociétés et cherche à avoir une attitude irréprochable. Renault demande à ses fi liales de respecter les réglementations des pays dans lesquels l’entreprise intervient. Renault participe au dialogue permanent avec les autorités nationales ou régionales en charge de la réglementation spécifi que des produits du secteur automobile afi n de prévenir les risques liés aux changements de réglementation. ■ Le Groupe est exposé au risque d’une évolution de la réglementation européenne liée au produit automobile dans son environnement qui tend à renforcer les seuils d’émission des véhicules et restreindre l’utilisation de certaines substances entrant dans leur composition (règlement européen n° 1907/2006 du 18 décembre 2006, dit REACH). ■ La Commission européenne a présenté le 14 septembre 2004 une proposition de directive amendant la directive 98/71 relative à la protection des dessins et modèles. Selon les termes de cette proposition, la protection des pièces de rechange par la législation sur les dessins et modèles est abolie. Cette proposition a été validée par le Parlement européen avec un amendement prévoyant une période de transition de cinq ans. Cette proposition doit à présent être discutée par le Conseil des ministres de l’Europe. La vente de copies de pièces de rechange après cette date pourrait engendrer des effets négatifs sur les résultats du Groupe étant rappelé qu’environ 1,5 % du chiffre d’affaires Renault est aujourd’hui réalisé grâce à la vente des pièces de rechange dites « captives » bénéfi ciant d’une protection au titre des dessins et modèles. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 87 2 LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX La rémunération des membres du Comité de direction Renault (CDR) comprend une partie fi xe et une partie variable. Compte tenu de la situation économique et celle du secteur automobile, aucune rémunération variable n’a été attribuée au titre de 2008. En ce qui concerne l’exercice 2009, Renault s’est mobilisé sur son plan de redressement et notamment sur l’atteinte d’un free cash flow positif. Le C onseil d’administration du 10 février 2010 a constaté que cet objectif principal auquel a tendu toute l’entreprise en 2009 a été atteint. Par conséquent, les membres du CDR, hormis le Président-Directeur général, sont éligibles à une part variable fondée sur ce critère . Par décisions du Conseil d’administration du 28 octobre 2004 et du 31 octobre 2006, les membres du Comité exécutif Groupe (CEG) bénéfi cient du régime de retraite supplémentaire. Ce régime comprend : ■ un régime à cotisations défi nies de 8 % de la rémunération annuelle comprise entre huit et 16 fois le plafond annuel de la S écurité sociale, pris en charge à 5 % par l’entreprise et à 3 % par le bénéfi ciaire ; ■ un régime additif à prestations défi nies ne pouvant excéder 30 % de la rémunération d’activité et soumis à des conditions d’ancienneté et à l’achèvement de la carrière au sein du Groupe ; ■ un régime additionnel à prestations défi nies ne pouvant excéder 15 % de la rémunération d’activité. Ce régime est mentionné pour mémoire car un seul des membres du Comité exécutif est concerné par ce régime (condition de présence au Comité exécutif au 30 juin 2004). La rémunération de référence utilisée pour le calcul des retraites des régimes à prestations défi nies est égale à la moyenne des trois rémunérations les plus élevées perçues au cours des 10 dernières années précédant le départ en retraite. La rémunération de référence est en tout état de cause limitée à 65 plafonds annuels de la S écurité sociale. En tout état de cause, le cumul de tous les régimes de retraite, de base, complémentaires et de ce régime supplémentaire, est plafonné à 50 % de Dans le contexte actuel, la retraite totale, y compris le dispositif supplémentaire que les bénéfi ciaires devraient recevoir, y compris le Président-Directeur général, peut être estimée de 30 % à 45 % de leur rémunération d’activité de référence du fait de leurs différences d’ancienneté au sein de Renault et En 2009, la rémunération totale versée aux 22 membres présents au les huit membres du CEG, 3 909 089 euros de rémunération totale contre respectivement 17 301 290 euros de rémunération totale pour les membres du CDR et 7 253 174 euros de rémunération totale pour les membres du Les membres du CDR ne perçoivent pas de jetons de présence des fi liales du Groupe dans lesquelles ils détiennent un mandat social. LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX Conformément aux recommandations AFEP/MEDEF de décembre 2008 et aux préconisations de l’Autorité des m archés fi nanciers (AMF), il est précisé que les mandataires sociaux ne cumulent leur fonction avec aucun contrat Le Conseil d’administration du 6 mai 2009 a réuni les fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur général. Il est précisé qu’à compter de cette date le Président-Directeur général ne perçoit aucune rémunération au titre de la fonction de Président du Conseil d’administration. Compte tenu de la situation économique générale et celle du secteur automobile, le Président-Directeur général, au titre de ses fonctions de Directeur général, ne percevra en 2010 aucune rémunération variable au titre de l’exercice 2009, et ce, conformément à la décision du Conseil d’administration du 10 février 2010, sur proposition du Comité des rémunérations ; sa rémunération fi xe versée en 2009 est équivalente à celle Cette décision est en ligne avec les dispositions des décrets n° 2009-348 du 30 mars 2009 et n° 2009-445 du 20 avril 2009 relatifs « aux conditions de rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’État ou bénéfi ciant du soutien de l’État du fait de la crise économique et des responsables des Le Président-Directeur général bénéfi cie en outre du régime de retraite supplémentaire mis en place pour les membres du Comité exécutif Groupe (cf. chapitre 2.4.1.1). En effet, le Conseil d’administration a pour politique d’assimiler les mandataires sociaux, nommés par lui, à des cadres dirigeants pour les éléments accessoires à sa rémunération et notamment La rémunération totale du Président-Directeur général a été la suivante (en euros) : Total au titre de la fonction de Directeur général Indemnisation forfaitaire rattachée à la fonction Jusqu’au 6 mai 2009, la rémunération totale du Président du Conseil d’administration de Renault au titre de la fonction exercée a été la suivante (en euros) : ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 89 2 LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX 2.4.3 OPTIONS D’ACHAT OU DE SOUSCRIPTION D’ACTIONS CONSENTIES AUX DIRIGEANTS ET AUX MANDATAIRES SOCIAUX L’autorisation de l’Assemblée générale mixte du 29 avril 2008 est arrivée à échéance et n’a pas été utilisée. Aucune résolution ne sera présentée à l’Assemblée générale mixte du Le Conseil d’administration approuve le plan d’attribution d’options sur la base du rapport du Comité des rémunérations. Ce Comité examine les propositions d’attribution à certains salariés du Groupe présentées par le Président, conformément au dispositif général arrêté par l’Assemblée générale. Il délibère, en dehors de la présence du Président-Directeur général, quand le sujet le concerne personnellement. L’attribution d’options vise en premier lieu à associer personnellement l’encadrement mondial du groupe Renault, en particulier les membres de ses organes de direction, au développement de la valeur du Groupe, donc au cours de l’action Renault, en le faisant participer à la propriété de l’entreprise. Elle permet également de distinguer les cadres contribuant, par leur action particulièrement positive, aux résultats du Groupe. Elle sert enfi n à fi déliser particulièrement à long terme, en particulier les jeunes cadres à fort potentiel de développement professionnel ; l’attribution d’options accroît ainsi leur engagement et leur motivation pour la mise en œuvre du progrès et de la Ce dispositif s’avère un élément du renforcement du rôle des centres de responsabilité dans tout le Groupe en Europe et dans le monde ; en particulier dans l’Automobile, les fi liales commerciales, les ingénieries véhicule et mécanique, les responsables d’usine, carrosserie et mécanique, les fi liales industrielles et l’ensemble des responsables de programmes et de projets de véhicules et d’organes. Il vaut également pour le Financement des ventes, ainsi que pour les responsables des grandes fonctions tertiaires LA POLITIQUE D’ATTRIBUTION D’OPTIONS ET D’ACTIONS L’attribution est différenciée selon le niveau de responsabilité et de contribution des attributaires, selon l’appréciation de leurs performances et de leurs résultats et, pour les plus jeunes, selon l’évaluation de leur potentiel Depuis l’année 2006, des critères de performance ont été mis en place pour l’ensemble des salariés ; ils sont fondés sur le respect de l’engagement collectif de marge opérationnelle (pour 50 %), ainsi que sur des conditions de performances individuelles (pour 50 %). Les indicateurs de performance individuelle sont liés en quantité et/ou en qualité à chaque fonction ou métier Ces critères déployés au sein du Groupe sont également applicables au management supérieur, étant précisé que le plan 2008 (plan n° 15) a intégré, en sus du critère de marge opérationnelle pour 35 %, un nouvel indicateur lié au résultat net pour 15 %. Les indicateurs de performance individuelle du management supérieur sont étroitement liés à la performance commerciale, industrielle, fi nancière ou économique du Groupe, ainsi qu’à la performance des Régions pour les Directeurs de Régions. En tout état de cause, lorsque l’objectif de marge opérationnelle n’est pas atteint, les options et les actions attribuées deviennent, en totalité, non exerçables au terme de la période d’indisponibilité. En plus du Président, les dirigeants sont constitués des membres du Comité de direction Renault (CDR), y compris les membres du CEG qui sont au nombre de huit au 31 décembre 2009. Pour les autres cadres dirigeants, leur niveau de responsabilité fait qu’ils reçoivent en principe des dotations annuelles variables selon les mêmes critères que les dirigeants, soit niveau de responsabilité, performance et résultats. Les quantités d’options attribuées peuvent varier de façon importante selon l’appréciation portée. Certains cadres dirigeants peuvent ne rien recevoir. La fourchette d’attribution varie d’un à quatre avec une médiane de 1 500 options en 2007. Aucune attribution n’a été effectuée Les autres attributaires sont le plus souvent des cadres supérieurs et des jeunes cadres à fort potentiel de développement professionnel, managérial, ou d’expertise, de moins de 45 ans. Ils reçoivent des options à intervalles d’un à trois ans ou plus, mais pas plus de deux années consécutives. Les systèmes d’appréciation et de sélection de ces attributaires sont nombreux et complémentaires (entretien annuel, Comités de carrière, suivi spécifi que pour les cadres à potentiel, part de rémunération variable selon les performances, etc.) ; ces systèmes constituent un faisceau d’observations permettant de réellement distinguer les plus méritants. LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX Chaque année, un entretien individuel permet de faire le bilan écrit précis de la performance passée et de défi nir des objectifs écrits pour le nouvel exercice. Cet entretien doit être réalisé pour tous les cadres du Groupe sans exception, y compris les dirigeants et cadres dirigeants, avec leur supérieur hiérarchique direct, et, le cas échéant, avec leur responsable fonctionnel et leur Directeur de projet. Cet entretien est visé et annoté par le supérieur hiérarchique de rang N+2. Il constitue l’occasion de mesurer avec soin la contribution passée et le poids des enjeux confi és pour le futur. Il sert également à analyser fi nement la capacité managériale de chacun et les progrès à obtenir par rapport à un ensemble de critères d’appréciation défi nis par la Direction générale. Les Comités de carrières permettent de passer en revue l’ensemble des postes de responsabilité et d’apprécier la contribution des titulaires. Ils servent également à prévoir les évolutions possibles pour chacun et les remplaçants prévus en temps normal, ou même à court terme, en cas de nécessité. Ces Comités de carrières sont tenus à un rythme mensuel dans toutes les grandes branches et Directions du Groupe dans le monde. Ils constituent une pratique de mise à jour permanente des appréciations collectives portées sur chacun et permettent, à chaque d irecteur, de proposer ses attributaires d’options au Président en toute connaissance de cause. Enfi n, un Comité général des carrières comprenant, sous la présidence du Président, les membres du CEG, examine les nominations aux 200 postes les plus importants (postes A) et assure leur gestion prévisionnelle. Cette pratique renforce à plusieurs niveaux et, régulièrement, l’attention des responsables sur les futurs cadres supérieurs ou dirigeants du Groupe. Une attention et un suivi particuliers sont consacrés à l’action et au développement des jeunes cadres à potentiel. À cet effet, les Comités de carrières effectuent, avec le plus grand soin, une mise à jour annuelle des listes (P) de cadres à potentiel de développement managérial ou d’expertise, destinés à devenir des cadres supérieurs de l’entreprise et de cadres à fort potentiel (P1), susceptibles de tenir à terme des postes de cadres dirigeants, voire de dirigeants. L’inscription en liste P1 est arrêtée et mise à jour en Depuis 1999, par volonté de transparence, les jeunes cadres reconnus à potentiel, P ou P1, en sont informés par leurs responsables au cours de La Direction des cadres supérieurs et dirigeants (DCSD) Le Directeur de la DCSD vérifi e le bon fonctionnement, contrôle et utilise les entretiens annuels, prépare et orchestre les Comités généraux de carrières, propose et gère les différentes listes de cadres à potentiel. En ce qui concerne les plans d’options ou d’actions, il prépare, harmonise et soumet les différentes demandes afi n que le Président fasse les propositions au Comité des rémunérations du Conseil d’administration. Il est assisté dans ses fonctions par les Directeurs développement des carrières et compétences (DDCC) dont les missions, à l’intérieur de chaque grande branche et Direction du Groupe, sont d’administrer ce processus de bonne connaissance et de suivi permanent de tous les cadres de son périmètre. L’animation centrale de ces DDCC est régulière. Elle permet d’assurer auprès de chaque d irecteur un bon déploiement de la politique de Ressources h umaines, l’entretien des divers processus décrits ici et de prévoir le meilleur niveau de gestion des carrières pour chacun, notamment par la mobilité et la formation. Les DDCC sont un atout important pour synthétiser les jugements et les appréciations portés par les responsables sur chacun ; ils sont ainsi mieux à même de La perte du bénéfi ce des options est conforme aux dispositions réglementaires, avec perte totale en cas de démission et décision, au cas par cas, pour les départs à l’initiative de l’entreprise par le Président- Directeur général qui en informe le Comité des rémunérations. Dans aucune des fi liales du Groupe, il n’existe de plan d’options portant sur les actions de ces fi liales. Les Plans n° 6 à 9 sont des plans d’options d’achats d’actions, les Plans à partir du n° 10 sont des plans d’options de souscription d’actions. Les Plans n° 13 et 16 concernent des actions gratuites du bénéfi ce desquels les ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 91 2 LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX AUTORISATION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ACTIONNAIRES DU 11 JUIN 1998 AUTORISATION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ACTIONNAIRES DU 29 AVRIL 2003 AUTORISATION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ACTIONNAIRES DU 4 MAI 2006 (1) Correspond à la composition du CDR à la date d’attribution. et 200 000 au titre du Plan 2008. (5) L’objectif de marge opérationnelle n’ayant pas été atteint, toutes les options de ce plan sont perdues (Conseil d’administration du 11 février 2009). (6) L’objectif de marge opérationnelle du plan « Contrat 2009 » n’ayant pas été atteint, toutes les options de ces plans sont perdues ainsi que les actions gratuites (Conseil d’administration du 10 février 2010). OPTIONS DE SOUSCRIPTION OU D’ACHAT D’ACTIONS CONSENTIES AUX 10 PREMIERS SALARIÉ S NON MANDATAIRES SOCIAUX ATTRIBUTAIRES ET OPTIONS LEVÉES PAR CES DERNIERS Au cours de l’exercice 2009 : ■ il n’y a eu aucune attribution ni levée ; Options consenties, durant l’exercice, par l’émetteur et toute société comprise dans le périmètre d’attribution des options, aux 10 salariés de l’émetteur et de toute société comprise dans ce périmètre, dont le nombre d’options ainsi consenties est le plus élevé Options détenues sur l’émetteur et les sociétés visées précédemment, levées, durant l’exercice, par les 10 salariés de l’émetteur et de ces sociétés, dont le nombre d’options ainsi achetées ou souscrites est le plus élevé (information globale) ■ les levées des mandataires sociaux ont été les suivantes : Options de souscription ou d’achat d’actions levées durant l’exercice par chaque dirigeant mandataire social LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX 2.4.3.5 TABLEAUX DE SYNTHÈSE DES RÉMUNÉRATIONS ATTRIBUÉES Synthèse des rémunérations et des options attribuées Rémunérations dues au titre de l’exercice Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice PRÉSIDENT DU CONSEIL D’ADMINISTRATION JUSQU’AU 6 MAI 2009 Rémunérations dues au titre de l’exercice Valorisation des options attribuées au cours de l’exercice Valorisation des actions de performance attribuées au cours de l’exercice Historique des attributions d’options de souscription ou d’achat d’actions * N’était pas membre du CDR. ** L’objectif de marge opérationnelle n’ayant pas été atteint, toutes les options de ce plan sont perdues (Conseil d’administration du 11 février 2009). *** L’objectif de marge opérationnelle du plan « Contrat 2009 » n’ayant pas été atteint, toutes les options de ces plans sont perdues (Conseil d’administration du 10 février 2010). Président du Conseil d’administration jusqu’au 6 mai 2009 À RAISON DE LA CESSATION OU ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 93 2 LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX L’Assemblée générale peut allouer aux administrateurs, à titre de jetons de présence, une rémunération dont le montant reste maintenu jusqu’à Montant des jetons de présence alloués au cours de l’exercice par administrateur en fonction de sa présence aux Conseils d’administration montant annuel des jetons de présence à répartir entre les administrateurs pour l’exercice alors en cours et les exercices suivants jusqu’à nouvelle décision. Il incombe au Conseil de procéder à cette répartition. (1) Le montant de 600 000 euros correspond à la médiane des jetons de présence versés par La répartition des jetons de présence pour l’exercice 2009 est déterminée en fonction des critères suivants : ■ une part fi xe, liée à la responsabilité propre résultant de l’appartenance même au Conseil, soit un montant pouvant atteindre 14 000 euros (la somme étant calculée prorata temporis) ; ■ une part variable, liée à la présence effective des membres, soit un montant pouvant atteindre 14 000 euros (la somme étant calculée prorata À cela s’ajoutent éventuellement deux compléments : ■ l’un au titre de la participation à un Comité du Conseil, soit un montant pouvant atteindre 4 500 euros (la somme étant calculée prorata temporis) ; ■ l’autre au titre de la présidence d’un de ces Comités, soit un montant pouvant atteindre 4 500 euros (la somme étant calculée prorata temporis). Au titre de l’exercice 2009, le montant total des jetons de présence alloués aux administrateurs s’est élevé à 571 336 euros (557 475 euros en 2008). (1) Jetons alloués au titre de l’appartenance et en fonction de l’assiduité au Conseil, de l’appartenance et/ou la présidence à un des Comités du Conseil. (2) Ces montants alloués à des administrateurs étrangers correspondent aux montants bruts (4) Il s’agit d’un administrateur dont le mandat a débuté ou a pris fin en cours d’année. Pour certains administrateurs, en raison de la nature de leur désignation, les jetons de présence sont versés à leur demande au Trésor public ou à l’organisation syndicale qui les a présentés. LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 95 3.1.2 Engagements et actions à travers quatre priorités 100 3.1.3 Renault et ses parties prenantes : 3.1.4 La performance DRSE : une organisation, un process de décision et des outils 3.2.2 Contribuer à la performance du Groupe 3.4.1 Les notations de Renault en 2009 3.4.2 Appartenance à des indices boursiers Document de référence Renault 2009 97 3 RENAULT, ENTREPRISE RESPONSABLE POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE « Aucune grande entreprise ne peut plus se focaliser exclusivement sur sa performance économique sans se préoccuper de ce qui se passe autour d’elle. Il est de notre responsabilité, mais aussi de notre intérêt, de nous impliquer dans la vie sociale et sociétale des pays où nous sommes implantés. Notre responsabilité sociale se lit à travers la variété des actions menées, des projets soutenus en faveur de la sécurité, de l’éducation, de la Carlos Ghosn, Président-Directeur général de Renault. L’engagement de Renault en tant qu’entreprise responsable pour un Développement d urable, repose, outre la performance économique, sans laquelle rien n’est possible, sur trois grands piliers : la responsabilité sociétale, la responsabilité sociale et le respect de l’environnement. En matière d’environnement, la démarche initiée en 1995 sur l’ensemble du cycle de vie (des usines de fabrication toutes certifi ées ISO 14001 à la joint- venture avec Sita Recyclage) a été renforcée avec Renault eco2 en 2007. L’alliance Renault- Nissan est à ce jour la seule à projeter la commercialisation en masse du véhicule électrique. Renault dispose d’une gamme thermique effi cace et les développements en cours permettront des améliorations signifi catives, en particulier grâce à la réduction des consommations d’énergie, et à l’utilisation d’énergies alternatives et renouvelables. En matière de sécurité routière, Renault a toujours été en pointe, avec notamment la création du laboratoire d’accidentologie dès 1954. Renault est le seul constructeur avec 12 véhicules 5 étoiles Euro NCAP et donc leader en termes de sécurité. Le programme « Sécurité pour tous », lancé il y a neuf ans, a permis de sensibiliser à la sécurité routière 11 millions Renault mène également de nombreuses actions en matière d’éducation, d’insertion professionnelle, de diversité, d’égalité professionnelle. Depuis près de 10 ans, Renault soutient par exemple en Afrique du Sud une action remarquable baptisée Valued Citizen ; 423 000 jeunes en ont déjà bénéfi cié, LES CODES DE BONNE CONDUITE ✦ LE CODE DE DÉONTOLOGIE ET LES RÈGLES Depuis 1998, Renault est doté d’un Code de déontologie qui précise l’ensemble des règles à appliquer vis-à-vis des parties prenantes, au sein du Groupe comme à l’extérieur de l’entreprise. Diffusé auprès d’une grande partie de l’encadrement ainsi qu’aux fournisseurs, ce Code leur permet de déterminer leur comportement par référence à des principes clairs, lorsqu’ils se trouvent dans des situations complexes ou inattendues. Dans un contexte d’internationalisation croissante du Groupe et face à une variété des risques dans les pays où il opère, Renault a souhaité renforcer le dispositif éthique en vigueur en instituant, dans le cadre de son Code de déontologie, une fonction Compliance. Un nouveau Code de déontologie et règles de conformité ont ainsi été adoptés par le Conseil d’administration en 2007 et diffusés à l’ensemble des salariés en 2008. La fonction Compliance fait partie intégrante des dispositifs de contrôle interne du groupe Renault (cf. chapitre 4.3.3.1). En 2009, le Global Compliance Committee présidé par le DGA Finance s’est réuni à six reprises (cf. chapitre 4.1.7 Activité du Compliance Committee). En outre, pour permettre aux salariés de s’inscrire comme acteurs de la prévention des risques, Renault s’est doté d’un dispositif d’alerte professionnelle. Ce dispositif invite les membres du personnel du Groupe à signaler toute irrégularité dans les domaines comptable, fi nancier, bancaire et de lutte contre la corruption. Ce dispositif est encadré par les conditions fi xées par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et garantit une confi dentialité totale dans le processus d’alerte. LA DÉCLARATION DES DROITS SOCIAUX FONDAMENTAUX Signée en 2004 par Renault, le Secrétaire général de la FIOM (Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie) et les organisations syndicales, cette déclaration couvre l’ensemble du personnel Renault dans le monde et s’inscrit dans la démarche de développement durable du Groupe et dans le cadre des textes internationaux auxquels il a souscrit (cf. chapitre 3.2.3.1 Performances sociales). LE CODE DE PERFORMANCE ET DE BONNES PRATIQUES Renault s’est engagé à appliquer pleinement le Code de performance et de bonnes pratiques relatif à la relation client-fournisseur au sein de la fi lière et de la construction automobile, signé le 9 février 2009 entre les fournisseurs (Clifa ), les constructeurs (CCFA) et les pouvoirs publics français. Ce code rappelle certains principes généraux relatifs aux comportements dans les relations interentreprises et susceptibles de s’appliquer tout au long de la RENAULT, ENTREPRISE RESPONSABLE POUR UN DÉVELOPPEMENT DURABLE Dans un but de transparence et de progrès, Renault adhère à des normes ou standards internationaux dont l’objectif est de réguler les pratiques sociales, Au niveau français, Renault a signé en décembre 2007 la Charte de l’union des annonceurs et s’est engagé en faveur d’une communication responsable pour l’ensemble du Groupe, au niveau corporate et au niveau commercial. Renault a adhéré au Pacte Mondial des Nations Unies (The Global Compact) en 2001 et souscrit aux principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et à la Déclaration de l’Organisation internationale du travail (OIT) relative aux principes et droits fondamentaux au travail. Par ailleurs, Renault se conforme à la Global Reporting Initiative (GRI), qui vise à développer des indicateurs mondialement utilisables pour rendre meilleur compte de la performance économique, sociale et environnementale des entreprises cotées (cf. tableau de correspondance GRI chapitre 8.4 .2). LE PACTE MONDIAL DES NATIONS UNIES Afi n de contribuer à la diffusion du Pacte M ondial de l’ONU au sein des PME/PMI Île-de-France, la Direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement de la région Île-de-France (France), l’École nationale supérieure des Arts et Métiers, des leaders de l’industrie – tels que le groupe LVMH, Veolia Environnement et Renault – ont fondé le « Club Île-de-France pour le développement durable » en partenariat avec 30 PME/PMI et quatre fédérations interprofessionnelles. Aujourd’hui, cette association comprend plus de 35 PME/PMI et bénéfi cie d’un partenariat avec l’Ademe Délégation Les objectifs poursuivis par les parties sont de favoriser les échanges multilatéraux de bonnes pratiques et d’expériences grâce à l’utilisation d’outils collaboratifs, à des visites de sites industriels et à des conférences thématiques de manière à faire progresser les entreprises. Le but est de faire adhérer au Global Compact (1) un nombre important d’entreprises. Créé à l’initiative de M. Kofi Annan, en juillet 2000, le Pacte Mondial des Nations Unies rassemble des grandes entreprises mondiales, des PME, les organismes des Nations Unies et des O rganisations non gouvernementales (ONG), autour de 10 principes de D éveloppement durable et responsable édictés par l’ONU (Organisation des Nations Unies). Les partenaires sont invités à respecter et à promouvoir ces principes, aussi bien en interne qu’à l’extérieur. Renault a offi ciellement adhéré au Pacte Mondial en juillet 2001, s’engageant ainsi à diffuser une fois par an une « communication sur le progrès » et à diffuser des « exemples » de bonnes pratiques en application des principes du Pacte Mondial. Renault est également membre du Comité de Direction du Forum des Amis du Pacte Mondial, relais en France du Bureau du Pacte Mondial des Nations Unies à New York. L’objectif du Forum est d’appuyer l’application des 10 principes du Pacte Mondial et d’élargir le réseau des entreprises signataires, de favoriser l’apprentissage mutuel et l’échange d’informations entre les (1) « The Global Compact » ou « Pacte M ondial des entreprises » ayant pour objectif de promouvoir, dans le cadre des Nations Unies, un ensemble de valeurs fondamentales autour des 10 principes relatifs à l’environnement, aux droits de l’homme et à la lutte contre la corruption. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 99 3 L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ Renault a conscience depuis longtemps de sa responsabilité sociale, vis-à-vis de ses salariés, de ses clients et de la planète, et agit en ce sens Afi n de structurer transversalement dans l’entreprise les actions concrétisant l’engagement de Renault pour une mobilité responsable, le groupe Renault s’est doté en 2009 d’une Direction de la responsabilité sociale de l’entreprise (DRSE), et s’est fi xé quatre priorités : L e périmètre d’action de la DRSE couvre tous les aspects liés à l’engagement citoyen de Renault, ainsi qu’à sa politique de mécénat. La DRSE de Renault a pour but de défi nir la stratégie RSE de l’entreprise et de la déployer, ainsi que de structurer et d’organiser toutes les actions et initiatives qui relèvent de l’engagement citoyen. Cette direction est également chargée de dialoguer avec les parties prenantes, et aussi de faire savoir ce que Renault fait dans ce domaine. Vecteur de progrès pour la S ociété et de performance pour l’E ntreprise, la RSE est moteur et garante de l’engagement de Renault pour une mobilité Sa mission principale est l’intégration des préoccupations sociétales dans Sa stratégie s’articule sur cinq axes : ■ agir pour l’égalité des chances et l’accès à la mobilité durable pour tous ; ■ favoriser l’implication responsable et solidaire des salariés ; ■ accompagner dans la durée le développement responsable des bassins ■ sensibiliser, informer et partager avec les parties prenantes ; ■ développer l’expertise du métier de RSE. 3.1.2 ENGAGEMENTS ET ACTIONS À TRAVERS QUATRE PRIORITÉS L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ Pour chacun des axes retenus, certaines actions relèvent de la RSE et d’autres du mécénat d’entreprise. Dans ce cadre-là, Renault et ses fi liales dans le monde réalisent de nombreuses actions d’intérêt général via du mécénat. Le montant total de ces actions a atteint huit millions d’euros en 2009\. Il s’agit principalement d’initiatives et de projets à caractère d’intérêt général et d’engagement citoyen en matière sociale, d’éducation, de solidarité, de diversité, de prévention relative à la sécurité routière et d’accès à la mobilité durable pour tous, de recherche, de défense de l’environnement, d’interventions à but humanitaire ou concourant à la mise en valeur des D’ÉDUCATION ET D’ÉGALITÉ DES CHANCES ✦ Renault a signé en France la Charte d’engagement des entreprises au service de l’égalité des chances dans l’éducation, et a décidé de soutenir un certain nombre d’initiatives éducatives porteuses des valeurs de diversité, d’égalité des chances et de réussite pour tous. Renault et Renault F1 Team sont depuis 2007 deux des membres fondateurs de l’initiative « Course en Cours », Grand Prix des Collèges & Lycées. Le l ycée Henri (Paris) : Renault parraine une promotion pendant trois ans, notamment par l’implication de cadres de l’entreprise. En 2009, Renault a engagé un nouveau partenariat avec « Un Avenir Ensemble », projet de parrainage de jeunes lycéens ou étudiants méritants Ces trois initiatives sont développées dans le chapitre 3.2.2.2. Au niveau international, Renault met en œuvre des projets d’éducation adaptés aux enjeux et besoins de chaque pays en collaboration étroite avec les autorités éducatives locales. C’est particulièrement le cas dans les pays où l’engagement du groupe Renault est relayé par des fondations ou instituts, comme en Espagne, en Argentine et au Brésil. Créée en 2001, la Fondation d’entreprise Renault soutient des jeunes talents et les aide à évoluer dans un environnement multiculturel. Elle encourage par son action le partage et le rapprochement de cultures différentes et développe les échanges entre la France, l’Europe et les autres pays du monde où Renault est implanté. La Fondation Renault contribue à former des managers de demain en organisant et fi nançant intégralement trois cursus d’étude en France, tous dispensés en français, pour des étudiants étrangers de haut niveau, diplômés de l’enseignement supérieur dans leur pays : ■ le MBA Dauphine Sorbonne Renault, établi en partenariat avec les universités de Paris Dauphine et l’AE de l’U niversité Paris ■ le Master ParisTech Fondation Renault « Transport et Développement durable » avec l’École des p onts, l’École des m ines de Paris et Polytechnique ; ■ le Cycle Majors Renault, en partenariat avec des écoles de ParisTech et l’Université de Paris (Panthéon Sorbonne). Ces programmes accueillent chaque année des étudiants présélectionnés par des universités partenaires de la Fondation au Japon, en Corée du Sud, au Brésil, en Iran, en Roumanie, en Russie, en Inde, au Maroc et dernièrement au Liban. La Fondation a déjà contribué à la formation d’environ 430 étudiants issus de La Fondation a également créé en partenariat avec l’École p olytechnique et HEC, la chaire « Management multiculturel et performances de l’entreprise ». L’objectif de la chaire, intégralement fi nancée par la Fondation Renault, est de développer les capacités des étudiants en dernière année de HEC et Polytechnique à comprendre et mettre en œuvre des pratiques managériales adaptées à des réalités économiques diverses sur le plan des cultures nationales, professionnelles ou organisationnelles. Les activités de la chaire comprennent un programme d’enseignements et un ensemble de projets de recherche effectués en France, en Inde et au Japon, sur des problématiques managériales propres aux entreprises à l’international. Les résultats des recherches En 2009, la Fondation d’entreprise Renault et ParisTech se sont associés dans le cadre d’un partenariat pour mener ensemble des travaux de recherche sur l’avenir des transports de personnes en créant « l’Institut de la mobilité durable ». La collaboration entre les ingénieurs de Renault, les enseignants-chercheurs et les étudiants de ParisTech a pour objectif de promouvoir des recherches relatives à la conception de systèmes de mobilité innovants, notamment basés sur les véhicules électriques, et de former des cadres et scientifi ques de haut niveau, dont les compétences et le nombre permettront de répondre aux besoins des industriels du secteur du transport et aux défi s scientifi ques et technologiques que soulève le développement à long terme de systèmes de transport durables. Ouvert à de nouvelles associations, l’Institut de la mobilité durable pourra s’ouvrir à d’autres partenaires, français et internationaux, ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 101 3 L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ La Fondation Renault Espagne, institution créée en 1963, fi nance des bourses pour les enfants des salariés du groupe Renault en Espagne. En 2009, 152 enfants des salariés ont été boursiers pour une somme LES PROGRAMMES DE VALUED CITIZENS INITIATIVE Depuis 2001, Renault est le partenaire fondateur de l’ONG Valued Citizens Initiative en Afrique du Sud. Ces programmes visent le développement, dans les écoles publiques, d’une citoyenneté responsable basée sur les valeurs et principes consacrés dans la Constitution sud-africaine. Les programmes comme Value in Schools ou Growing leaders, Inspire aident les instituteurs et professeurs à renforcer la confi ance et l’estime de soi des élèves. Chacun peut ainsi être fi er de son école et prendre conscience de son potentiel dans l’optique de renforcer la culture démocratique et l’ouverture sur le monde. Il s’agit de développer un environnement favorable aux droits de l’homme dans un objectif général de promotion d’une société civile épanouie en Afrique du Sud. À ce jour, les programmes de Valued Citizens Initiative ont été dispensés auprès de 1 575 écoles primaires et lycées en zones urbaines ou rurales dans les provinces du Gauteng, Free State, Kwazulu Natal et Limpopo. Ces écoles multiraciales, multiethniques et multilingues représentent la « Nation Arc-en-ciel ». Renault est fi er de contribuer à l’expansion de ces programmes, En 2009, le programme Inspire a touché 8 750 jeunes encadrés par une Renault souhaite faire bénéfi cier l’entreprise de la richesse culturelle et de la diversité d’expériences de toutes les composantes des marchés sur lesquels elle opère. La diversité est un levier fondamental de performance, de motivation et d’engagement pour les collaborateurs, pour une entreprise Elle constitue un avantage compétitif décisif : de la diversité des formations, des talents et des parcours des salariés, naît l’innovation. Et à l’heure de la mondialisation, c’est en refl étant les multiples visages des 118 pays où Renault vend des véhicules que l’entreprise comprendra et répondra au mieux aux attentes de ses clients. Diagnostic diversité : Renault a décidé de réaliser un diagnostic diversité avec l’aide d’un expert du domaine. Le diagnostic couvrira 18 sites dans le monde entier représentant près de 60 % de l’effectif. Celui-ci sera réalisé de novembre 2009 à septembre 2010. L’objectif est de mesurer le chemin déjà parcouru et d’accompagner les sites dans leur démarche diversité. PROMOUVOIR LA DIVERSITÉ ET L’ÉGALITÉ DES CHANCES Quelques initiatives en faveur de la diversité : Actions en faveur des personnes handicapées ✦ Renault a été une des premières entreprises en France à signer en 1995 avec l’ensemble des organisations syndicales un accord en faveur de l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées. Renouvelé à quatre reprises, cet accord comprend un large panel de mesures portant sur l’emploi, l’évolution professionnelle et des dispositions facilitant la vie Depuis 12 ans, Renault a mis en place une organisation propre chargée d’animer et de sensibiliser l’ensemble des salariés sur ces questions. Une mission Handicap à la Direction centrale des ressources humaines veille à l’application des différents volets de l’accord. Elle s’appuie dans chaque site de Renault s.a.s. sur un « correspondant handicap » au plus près du terrain chargé d’en relayer localement les dispositions. Une journée de travail a été organisée le 19 novembre 2009 au Technocentre pour évaluer et proposer des innovations sur l’offre de véhicules adaptés aux personnes à mobilité réduite que propose Renault Tech. Les avis et les conseils donnés par 25 collaborateurs du groupe Renault en situation de handicap participeront activement au développement de nouvelles solutions et à l’amélioration de l’offre produits. À l’occasion de la Journée mondiale du handicap organisée par l’ONU le 3 décembre 2009, Renault a réaffi rmé son engagement en faveur de la diversité en général, et des personnes en situation de handicap en particulier. Les différentes actions de sensibilisation menées ce jour-là auprès des salariés et du grand public (France) avaient pour objectif de : ■ valoriser les solutions de mobilité pour personnes en situation de handicap proposées par Renault : l’engagement de longue date en faveur du handicap a en effet permis à l’entreprise de développer une expertise unique sur le plan produit. À ce jour, Renault est le seul constructeur européen investi dans ce domaine d’activité et propose une offre large de transports de personnes à mobilité réduite (Kangoo, Logan, Master, Trafi c), d’aides à la conduite et au transfert ; ■ informer de la teneur de l’Accord handicap en faveur des personnes handicapées : applicable sur le périmètre Renault s.a.s., cet accord vise à assurer l’insertion et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées. Des aides fi nancières, adaptations de postes de travail et partenariats avec des organismes du secteur protégé sont notamment prévus dans le cadre de cet accord. Renault Retail Group a également signé un accord d’entreprise en janvier 2007 visant à soutenir les salariés handicapés de la fi liale de distribution du groupe Renault ; ■ sensibiliser les collaborateurs et managers aux différents handicaps afi n de mieux les appréhender au quotidien, dans le cadre professionnel. Parce que promouvoir la diversité, c’est reconnaître toutes les formes de talents qui constituent un fondement pour une entreprise proche et Parmi les actions mises en place : des expositions de véhicules de la gamme de Transport pour personnes à mobilité réduite (TPMR) et des différents systèmes d’aides à la conduite et au transfert, un cours d’initiation à la langue des signes, la présentation d’outils pour faciliter la communication entre entendants, sourds ou malentendants en milieu professionnel, des interventions des spécialistes de la mission handicap, d’assistants sociaux, Par ailleurs, remplaçant le guide « En route », une nouvelle brochure « Mobilité réduite, Renault Tech se mobilise pour votre autonomie » est disponible en téléchargement sur le site www.renault-tech.fr. Elle décrit l’ensemble de L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ l’offre Renault Tech (Kangoo, Logan MCV, Trafi c et Master conçus pour le transport de fauteuils), les aides à la conduite et au transfert pour un accès Renault est également depuis plusieurs années un partenaire actif du système anglais Motability d’aide à la mobilité des personnes handicapées. Renault Retail Group a réalisé une campagne de recrutement de vendeurs H/F de véhicules neufs en juin et juillet 2009 en ciblant tout particulièrement un public féminin à la fois dans le ton des messages « la vente de voitures, ce n’est pas un métier réservé aux hommes, bien au contraire » mais également par les canaux de communication utilisés (sites Internet : aufeminin.com et Actions en faveur des femmes ✦ Renault œuvre activement à la promotion des femmes et favorise leurs carrières au sein de l’entreprise. Malgré une population féminine sous- représentée dans les rangs des écoles qui préparent aux métiers de l’automobile, Renault recrute chaque année un quart de femmes (et un tiers d’ingénieurs et cadres). Sous l’effet de ces recrutements importants, le pourcentage de femmes dans l’entreprise augmente chaque année. Au niveau mondial, les femmes constituent aujourd’hui 16,6 % des salariés de Renault, avec des taux allant jusqu’à 28 % en Russie, 35 % en Roumanie et plus de 45 % dans certaines fi liales commerciales d’Europe. « Les constructeurs automobiles qui veulent survivre au XXIe siècle devront intégrer la diversité dans leur fonctionnement et se fi xer l’objectif clair d’engager plus de femmes ». Président Carlos Ghosn, mai 2006, Renault soucieux de travailler très en amont sur la problématique des vocations féminines vers le monde automobile, a décidé de s’engager au côté de l’association Elles Bougent, dont l’objectif est de multiplier les occasions de rencontres entre les marraines issues des entreprises, les établissements partenaires et des jeunes fi lles (lycéennes ou étudiantes). Un groupe de 15 femmes du Top Management de Renault a travaillé tout au long de l’année 2009 à bâtir et proposer un plan visant à promouvoir activement la mixité dans l’entreprise. La première étape entre mars et juin a été de recueillir les avis et les propositions de plus de 70 femmes dans toutes les fonctions de l’entreprise. Sur cette base, huit propositions ont été faites et acceptées pour mise en œuvre en 2010 : ■ attirer plus de femmes vers le monde automobile en bâtissant un partenariat avec « Elles Bougent » ; ■ fi xer des objectifs de féminisation sur les embauches ; ■ identifi er tous les talents par une campagne d’entretien de ■ se garantir de la présence de femmes dans les plans de succession des postes à responsabilité ; ■ favoriser la parentalité et accélérer le déploiement de ■ étudier la mise en œuvre d’une procédure de remontée des ■ proposer des formations à la diversité pour tous les managers et des formations au leadership au féminin ; ■ étendre le réseau de femmes à international. LE RÉSEAU FEMMES DE RENAULT FRANCE En partenariat avec le réseau des « Elles de l’Auto », Renault France a lancé son réseau web 2.0 réunissant dynamique sur les thématiques de la carrière au féminin et les problématiques liées au business automobile, fait partie du plan mixité de la fonction commerciale. En 2009, pour la quatrième année consécutive, Renault soutient le programme Women for Education initié par le Women’s Forum et le magazine ELLE. Cet appel à projets pour l’éducation des jeunes fi lles et la formation des femmes de pays en voie de développement a été doté par l’alliance Renault-Nissan de 100 000 euros. En 2009, la dotation a été partagée entre les deux ONG gagnantes : une mexicaine (formation de tisserandes) et une éthiopienne (formation professionnelle pour des jeunes mamans) qui ont reçu, ex aequo, le prix Women For Education. Cette action s’inscrit dans une politique plus large de Renault, qui vise à développer la formation et promouvoir la diversité au sein de l’entreprise et, plus largement, dans la vie sociale et économique qui l’entoure. Les deux constructeurs reconnaissent également le besoin d’une plus grande féminisation des métiers de l’automobile et mènent des actions en ce sens. Actions en faveur des jeunes ✦ En plus du partenariat avec « Avenir Ensemble » mentionné dans le chapitre 3.2.2.2, dans la continuité de la convention signée de 2008, Renault soutient la politique de Sciences Po en faveur de la proportion de la diversité. Renault, aux côtés d’une trentaine d’entreprises françaises, a signé le 15 février 2008, avec le Ministère de l’Économie, des F inances et de l’E mploi, un « Engagement national pour l’insertion professionnelle des jeunes des quartiers ». Par cet accord, et dans le cadre de sa politique menée depuis de nombreuses années en faveur des jeunes faiblement qualifi és, Renault s’engage à recruter 420 jeunes entre 2008 et 2010. L’entreprise accueillera également sur cette période 720 stagiaires et 450 jeunes en alternance Depuis plusieurs années, Renault s’est engagé dans la formation des jeunes sans qualifi cation. Le 24 mars 2005, Renault et le Ministère français de l’E mploi, du T ravail et de la C ohésion sociale ont renouvelé pour la quatrième fois consécutive leur accord-cadre de 1992 en faveur de l’insertion professionnelle des jeunes. Cet accord permet chaque année à environ 200 jeunes sans qualifi cation de bénéfi cier d’une formation ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 103 3 L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ diplômante. Le parcours comprend un stage de trois à quatre mois en milieu industriel, suivi d’un contrat en alternance de 12 à 24 mois, puis d’une aide à l’accès à l’emploi. Il débouche sur l’obtention d’un diplôme offi ciel, ayant une vocation interprofessionnelle : un CAP ou un bac professionnel. Ainsi, plus de 3 200 jeunes, dont 30 % de femmes, ont déjà bénéfi cié de ce dispositif mis en œuvre dans cinq usines du Groupe en France (Douai, Le Mans, Flins, Cléon, Sandouville) ; 90 % ont obtenu leur diplôme et 70 % ont trouvé un emploi durable l’année suivant l’obtention de leur diplôme. En 2009, Renault participe au conseil d’administration de l’École de la 2e chance des Yvelines. Objectif : proposer aux élèves de l’E2C78 d’intégrer le dispositif d’insertion de l’usine de Flins pour préparer un diplôme en alternance. Les étudiants plongés dans l’univers industriel de Renault : il s’agit du programme Renault Experience, une initiative inédite de Renault Brésil en 2009, en partenariat avec l’Université catholique de l’État du Paraná, la PUCPR, qui a donné aux jeunes étudiants l’opportunité de connaître en détail l’ensemble du processus concernant la création, la production et la vente d’un véhicule nouveau. Une série de rencontres du programme Renault Experience permet aux étudiants de connaître les enjeux, les discussions, les dilemmes, les stratégies et les démarches mises en place visant au lancement d’un véhicule. Résultat : 1 200 élèves inscrits, 360 minutes d’exposition des exemples pratiques, 80 élèves participant aux workshops (design, marketing et usine), quatre élèves (deux garçons et deux fi lles) ont reçu le prix « Pilote pour un jour ». Actions du Fonds d’aide sociale et humanitaire de RRG ✦ Depuis sa création en 2003, le Fonds d’aide sociale et humanitaire de Renault Retail Group (RRG), fi liale européenne de distribution du groupe Renault, a permis de fi nancer plus de 60 projets d’intérêt général portés par des organismes à but non lucratif (ONG, associations, etc.). La continuité et la pérennité du fonds sont basées depuis 2003 sur un accord d’entreprise conclu avec les partenaires sociaux et lié à un prélèvement et Ce fonds a pour vocation de soutenir et d’accompagner des projets de proximité sociaux, de solidarité, ou à but humanitaire conduits prioritairement en France ou dans des pays du groupe Renault le sollicitant. En 2009, les actions menées par le fonds ont principalement porté sur : ■ l’éducation avec la continuité du partenariat avec « Aide et Action » ; ■ la formation par le sport (association avec « Les enfants de l’ovale » de ■ les missions d’origine alimentaire (au Zimbabwe et au Mali) ; ■ le fi nancement de congés solidaires pour former des mécaniciens ■ l’aide au retour à la mobilité pour les accidentés avec une coopération et une aide fi nancière à des centres de rééducation ; ■ enfi n une opération écologique a été lancée avec Planète Urgence consistant à fi nancer un arbre par salarié. 8 500 arbres ont ainsi été Réduire l’impact sur l’environnement et contribuer à un mode de développement durable pour la planète est maintenant reconnu comme un impératif par la plupart des acteurs impliqués dans le secteur des transports. Cette prise de conscience a conduit Renault à s’engager dans la conception d’une gamme complète de véhicules électriques, générant zéro émission à l’usage, et à mener une réfl exion globale sur l’avenir des transports. Au- delà des véhicules, c’est en effet le concept même de mobilité qui est en jeu. La « mobilité durable » respectueuse des usagers, de l’environnement et économiquement responsable est à inventer. Renault en a fait son ambition : les comportements des utilisateurs sont en train d’évoluer, des nouvelles infrastructures seront nécessaires et les entreprises auront Le défi majeur réside désormais dans la capacité de Renault à donner, au plus grand nombre, l’accès aux technologies permettant de réduire les C’est le sens de notre signature Renault eco2, lancée il y a deux ans. Avec la notion d’économie et d’écologie, Renault affi rme que l’écologie passe par sa démocratisation, c’est-à-dire offrir à tous la possibilité d’être éco- responsable. C’est pourquoi notre stratégie est le choix de la mobilité ■ Mobilité durable parce que l’on ne peut pas rester inactif face aux défi s à venir : climat, pollution, dépendance énergétique, mais aussi sécurité, ■ Mobilité pour tous parce qu’une innovation n’est un progrès que si elle est accessible au plus grand nombre et parce que Renault a toujours eu pour vocation d’être une marque populaire, proposant des gammes de Ainsi Renault se mobilise pour optimiser et rendre accessible au plus grand nombre, les technologies de réduction des émissions de CO2 . Face aux défi s de l’automobile, l’optimisation des solutions existantes ne suffi ra pas. C’est pour cela que, renouant avec l’esprit pionnier, Renault a choisi la solution de rupture du véhicule zéro émission : le véhicule Cette rupture technologique proposée sur le VE se double d’une rupture commerciale. En effet, Renault a choisi de commercialiser le VE en masse, de ne pas en faire un produit de niche pour quelques privilégiés. Le VE pourrait représenter plus de 10 % du marché mondial déjà en 2020. L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ Action de percée en 2009, « Environnement pour Tous » avec l’objectif d’éveiller une conscience écologique auprès des enfants et adolescents au moyen d’activités ludiques dans le cadre scolaire avec des outils et du Programme de sensibilisation à l’éco-conduite : la réussite du programme Renault eco2 nécessite de changer les comportements, de donner à chacun les moyens d’une conduite écologique. Lancée le 4 octobre 2008 à Paris, l’opération de sensibilisation à l’éco-conduite à destination du grand public se déploie dans la durée puisque Renault propose des cours gratuits d’éco-conduite, des essais sur simulateurs d’éco-conduite, un espace jeu pédagogique à destination des familles et un challenge familial d’éco-conduite. Cette opération a pour objectif d’être déployée dans d’autres Fort du succès remporté par cette opération, Renault a décidé d’élargir ses cibles. Trois actions ont été mises en place dans le cadre de ce programme : ■ un site Internet interactif et pédagogique www.renault-eco2.com ; ■ un événement grand public sur l’éco-conduite début juillet 2009 à Hyères avec la participation d’Ellen MacArthur ; ■ une formation proposée initialement aux clients fl ottes, puis aux particuliers, en Europe à partir de début 2010 . Promouvoir le covoiturage : Renault encourage le covoiturage de ses salariés depuis 1996. En juillet 2007, le service de covoiturage de Renault a été repensé et relancé. Il a été proposé en test aux établissements de Rueil et Lardy et devant le succès rencontré, il est depuis le 1er juin 2008 accessible à l’ensemble des établissements français. Son ouverture à des sites internationaux est envisagée. Le site permet la formation d’équipages en fonction des localisations de résidence et des horaires de trajets, selon le souhait d’être conducteur ou passager. Des études récentes de compagnies d’assurances attestent que la pratique du covoiturage s’accompagne d’une baisse des accidents de la route. Une réfl exion est en cours sur des propositions alternatives à l’usage de la voiture personnelle pour les salariés habitant dans les villes proches du GetAll/ – a évolué en 2009 pour promouvoir le covoiturage pour de l’événementiel, une convention, une formation ou autre. Les actions internationales : l’année 2009 a été une année de repositionnement pour Renault, de redéploiement et reconstruction sur les sujets de mobilité durable. À noter également l’implication active de Renault dans la sortie du rapport Mobility for Development (M4D, WBCSD) concernant The Sao Paulo Case en septembre 2009. Via le Master transport et développement durable ParisTech mis en place par la Fondation Renault et portant sur le transport et le développement durable, des étudiants indiens, iraniens, brésiliens collaborent sur des sujets portant sur la croissance urbaine et l’essor de l’automobile. Il s’agit d’identifi er les conditions favorables et les mesures d’accompagnement du développement Cette ambition est partagée avec Nissan. Nous voulons que l’Alliance soit le pionnier de la commercialisation de masse du véhicule électrique. D’autres constructeurs développent des modèles 100 % électriques, mais l’Alliance est la seule à investir massivement, à avoir annoncé des capacités de production de batteries ou de véhicules partout dans le monde et à présenter Conscient de l’enjeu de la mobilité durable, Renault a créé en septembre 2009 – au sein de la Direction de la responsabilité sociale – un pôle mobilité Pour soutenir concrètement ces principes, Renault lance ou s’associe à des actions pour faire progresser la mobilité durable, tant en France qu’au niveau L’INSTITUT DE LA MOBILITÉ DURABLE : C’est dans cette perspective globale que Renault, la Fondation Renault et ParisTech ont décidé de s’associer pour mener ensemble des travaux de recherche et d’enseignement sur l’avenir des transports de personnes et ont fondé en septembre 2009 un Institut de la mobilité durable. Concrètement, la collaboration entre les ingénieurs de Renault, les enseignants-chercheurs et les étudiants de ParisTech a pour objectif de : ■ promouvoir des recherches relatives à la conception de systèmes de mobilité innovants, notamment basés sur les véhicules électriques ; ■ former des cadres et scientifi ques de haut niveau, dont les compétences et le nombre permettront de répondre aux besoins des industriels du secteur du transport et aux défi s scientifi ques et technologiques que soulève le développement à long terme de systèmes de transport durables. Un Master sera proposé dès la rentrée universitaire de 2010. Ouvert à de nouvelles associations, l’Institut de la mobilité durable pourra accueillir en son sein d’autres entreprises et instituts universitaires, français et internationaux, souhaitant participer aux recherches. Quatre axes de travail : l’Institut de la mobilité durable pilotera des programmes de recherche et des formations autour de quatre thèmes, impliquant huit écoles et 10 laboratoires de recherche de ParisTech : ■ système de mobilité électrique, pour comprendre les interactions entre la circulation en masse de véhicules électriques et les territoires, ainsi que ■ business model, pour préciser les modèles économiques qui garantiront le développement massif et durable de la fi lière électrique ; ■ vision mondiale, pour étudier les conditions internationales du basculement du système actuel de transport automobile vers le véhicule électrique ; ■ technologies des batteries, pour contribuer à améliorer encore cette La Fondation Renault Argentine : la Fondation Renault Argentine apporte son soutien depuis 50 ans à différents programmes dans les domaines humanitaire, de l’éducation, de la santé, de la sécurité routière et de l’environnement. C’est une entité juridique distincte de Renault Argentine (RASA), mais les fonds sont placés et gérés par RASA qui fait partie du Conseil d’administration de la Fondation. La dotation initiale est fruit de la ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 105 3 L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ La sécurité routière est un véritable enjeu de santé publique au niveau mondial. Tous les continents sont concernés. Selon l’OMS, on déplore chaque année 1,2 million de tués sur les routes du monde et entre 20 et 50 millions de blessés. Si les tendances actuelles se confi rment, le nombre annuel des décès et des incapacités dus aux accidents de la route pourrait ÉVOLUTION 1991-2008 DES TUÉS EN EUROPE ET EN FRANCE En promouvant une politique de mobilité responsable, Renault s’engage activement auprès des pouvoirs publics et de la société civile à travers le monde pour améliorer la sécurité routière. Dans de nombreux pays d’Europe et en France, les tendances sont encourageantes et le nombre de tués et blessés évolue à la baisse. Dans d’autres pays, tout est à construire. Renault À noter que la définition du tué sur la route en France a changé en 2005. Désormais la France compte comme « tué » une victime décédée dans les 30 jours après l’accident. Source : Données EU27 – CARE 2009. LA POLITIQUE DE RENAULT EN MATIÈRE Conscient de l’enjeu de la sécurité routière, Renault a créé en mars 2004 une Direction de la politique sécurité routière avec pour mission de défi nir la politique sécurité routière du groupe Renault et de coordonner sa mise Cette activité a rejoint en septembre 2009 la nouvelle Direction de la responsabilité sociale de l’entreprise (DRSE), dans le pôle mobilité durable, Renault a une approche globale de la sécurité routière qui place l’homme au cœur de la conception de ses véhicules et qui se fonde sur l’accidentologie et la sécurité réelle pour concevoir des produits adaptés aux réalités de la Grâce au LAB (Laboratoire d’accidentologie, de biomécanique et d’étude du comportement – Renault – PSA Peugeot Citroën), Renault dispose d’une banque de données d’accidentologie unique au monde par sa richesse, permettant ainsi d’avoir une connaissance approfondie des mécanismes des accidents, d’évaluer l’effi cacité (les gains en vies et en blessures évitées) de chaque système de sécurité et ainsi de hiérarchiser les systèmes à monter sur les véhicules afi n d’optimiser la sécurité réelle. Grâce à son engagement depuis plus de 50 ans dans la recherche et le développement de technologies améliorant la sécurité de ses véhicules, Renault s’impose aujourd’hui comme un acteur de référence en matière de sécurité automobile en Europe. Pour pouvoir adapter ses véhicules aux marchés émergents, Renault étend aujourd’hui aux centres d’ingénierie régionaux le travail d’accidentologie mené en Europe, en créant des équipes, en transférant ses compétences et son savoir-faire, et en travaillant avec des universitaires locaux. Par ailleurs, Renault est favorable à toutes les actions qui permettent aux conducteurs d’avoir une conduite raisonnée et apaisée, à l’harmonisation des limitations de vitesse en Europe et l’éducation des conducteurs en général. Le constructeur participe de façon active aux instances de travail sur les différents facteurs de sécurité, auxquelles il apporte son expertise et sa capacité d’analyse et s’est engagé dans un ambitieux programme Renault est membre du Conseil d’administration de la Fondation sécurité routière, qui a pour objectif d’identifi er, de promouvoir et de fi nancer des projets de recherche destinés à apporter une contribution effective à la sécurité routière. Cette initiative de partenariat public-privé doit permettre au groupe de travail ainsi constitué de partager des connaissances et L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ LES QUATRE AXES DE RENAULT EN FAVEUR Prévenir, c’est aider le conducteur à anticiper les risques. Une partie de la solution consiste à responsabiliser les conducteurs. Ces derniers doivent connaître les limites à partir desquelles ils seront dans l’incapacité de maîtriser leur véhicule et les situations dans lesquelles ils se mettent en danger. Pour cela, Renault propose une formation à la conduite auto La qualité du comportement routier et celle du freinage sont les fondamentaux dynamiques du véhicule. Elles constituent la base de l’évitement de l’accident. Il existe néanmoins des situations où l’apport de la technologie est nécessaire pour compenser les erreurs de conduite dans la mesure du possible. C’est l’objectif des aides à la conduite. Elles interviennent dans des conditions diffi ciles ou d’urgence, mais sans se substituer complètement au Un axe fondamental de la stratégie de sécurité routière de Renault est de protéger les occupants en fonction de la sévérité du choc, quels que soient leur âge, leur morphologie et leur position dans le véhicule, dans les petites comme dans les grosses voitures. Ainsi, au-delà des critères mesurés par Euro NCAP, Renault équipe les places arrière des véhicules de sa gamme de dispositifs qui garantissent un niveau optimal de protection des passagers. Il prend aussi en compte la protection des autres usagers de la route Renault est aujourd’hui la seule marque à proposer douze modèles ayant obtenu 5 étoiles aux tests Euro NCAP et offre ainsi la gamme la plus sûre du Se reporter pour ces trois axes au chapitre 2.2.3.2. Renault est signataire depuis 2003 de la Charte sécurité routière avec l’État français, confi rmant l’engagement de l’entreprise à renforcer la sensibilisation du plus grand nombre. Modifi er les comportements sur le long terme et éduquer dès le plus jeune âge aux dangers de la route sont les enjeux de la lutte contre l’insécurité routière. Renault a ainsi initié une série d’actions en faveur de la sécurité routière auprès des salariés du Groupe dans ses sites français et étrangers, dans le réseau commercial, auprès du grand public et auprès des enfants et des Actions auprès des salariés du Groupe Renault est également signataire des Chartes Sécurité Routière et Risques professionnels, confi rmant l’engagement de l’entreprise à sensibiliser l’ensemble de son personnel au risque routier. Dans ce cadre, Renault a déployé différentes actions au niveau du Groupe. En 2008, Renault a notamment mené en partenariat avec la Police nationale une opération de sensibilisation des salariés, conducteurs de deux-roues à moteur, au risque trajet (cf. chapitre 3.2.3.5). Des actions régulières pour informer et former les salariés de l’entreprise à une meilleure appropriation des fondamentaux de la sécurité routière sont menées (semaine de la sécurité routière, stages Le thème de la sécurité routière est largement abordé dans la communication avec le réseau : magazine Synchro, émission TV warm-up, formation continue, publicité sur le lieu de vente, réunions de déploiement, etc. La sécurité active et passive des véhicules est au cœur de l’argumentaire du réseau commercial. Renault prépare également des aides pédagogiques pour contribuer à une conduite auto responsable, ainsi qu’à une meilleure connaissance des systèmes de sécurité et aides à la conduite. Ces formations seront destinées en particulier aux managers grands comptes et aux personnes en contact avec les clients. Un nouveau critère de sélection des fournisseurs de logistique est introduit depuis 2006. Il s’agit du nombre annuel d’heures de formation par chauffeur. La création d’un groupe de travail sur ce sujet a en effet permis de souligner la très forte corrélation qui existe entre le nombre d’accidents de la route et le nombre d’heures de formation des chauffeurs. Actions auprès des clients fl ottes Un programme de travail a également débuté pour développer et proposer une formation à nos clients pour leur réapprendre les bons gestes d’une conduite responsable. Cette formation sera également accompagnée d’un module de prise en main des systèmes de sécurité à disposition dans nos véhicules et de leur bon usage. Actions auprès des enfants et des jeunes : programme international « Sécurité pour tous » Selon les estimations du LAB, la survenue des accidents corporels résulte dans 86 % des cas d’une défaillance du conducteur, en conjonction ou non de facteurs de risque associés à l’équipement de l’infrastructure ou aux conditions de circulation (58 %). Parce que les bons réfl exes s’acquièrent dès le plus jeune âge, Renault, s’appuyant sur son expertise en matière de sécurité automobile, poursuit son programme international « Sécurité pour ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 107 3 L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ Cette initiative est placée sous la tutelle du Global Road Safety Partnership (GRSP), un programme plus vaste de promotion de la sécurité routière, initié par la Banque mondiale et certaines grandes entreprises et dont Renault est En 2009, le GRSI a continué le développement de ses activités dans l’ASEAN, en Chine et au Brésil. Au Brésil, depuis 2000, a été développée avec succès une approche intitulée Pro-active Partnership Strategy (PPS), dont le but est de réduire à la fois les accidents et le nombre de tués et de blessés sur la route en construisant un partenariat entre autorités locales, grandes compagnies privées et ONG. Le PPS s’applique particulièrement aux cités de 100 à 600 000 habitants. Dans ces villes, les autorités travaillent particulièrement avec les écoles, les auto-écoles, les professionnels de la route et la police. Les messages transmis aux populations ont pour but un accroissement de leur vigilance, une meilleure protection des piétons et une conduite responsable et apaisée. Le volet éducatif est une première étape, la seconde est celle de l’application rigoureuse de la loi en matière de sécurité routière, ainsi que l’aménagement approprié des infrastructures. 18 villes dans cinq États fonctionnent actuellement selon ce schéma. Lors de la première conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière qui a eu lieu à Moscou les 19 et 20 novembre 2009, Renault a confi rmé son soutien au GRSI en renouvelant son engagement pour les cinq ans à venir. La Commission européenne s’est fi xé l’objectif ambitieux de réduire de moitié le nombre de tués sur la route, entre 2000 et 2010. Elle a lancé le forum e-Safety qui réunit des partenaires publics et privés et dont le but est d’accélérer le développement, le déploiement et l’usage des nouvelles technologies de l’information et des communications, afi n d’accroître la sécurité routière en Europe. Aujourd’hui, le forum e-Safety est organisé autour de 10 groupes de travail pilotés par l’industrie et d’un comité de pilotage dont Renault fait partie. Les experts de Renault se sont investis dans les différents groupes de travail avec une mention particulière pour les groupes « Appel d’urgence » dont le but est de défi nir une stratégie intégrée pour un service d’appel d’urgence paneuropéen, « Interaction homme machine », « Information trafi c temps réel » et « Véhicules intelligents », dont l’objectif est de promouvoir tous moyens électroniques contribuant à rendre les véhicules plus sûrs, plus intelligents et plus propres. L’Electronic Stability Control System (ESC) est sans doute l’équipement le plus effi cace en termes de sécurité. Il deviendra obligatoire sur tous les véhicules à partir de 2012. De plus, depuis 2009, les constructeurs ne peuvent obtenir 5 étoiles pour un modèle testé par Euro NCAP que si l’ESC équipe au moins 85 % des véhicules vendus (90 % en 2010). Renault, ayant obtenu les 5 étoiles sur 12 de ses nouveaux modèles, sera très attentif sur cet équipement. Ce programme à vocation pédagogique s’adresse aux enfants, adolescents et jeunes conducteurs. Lancé en 2000, il a déjà permis de sensibiliser plus de 11 millions de jeunes avec 540 000 outils pédagogiques distribués. Déployé actuellement dans 10 pays, il est la plus grande opération de sensibilisation à la sécurité routière jamais menée par un constructeur automobile dans En France, Renault est également partenaire d’une autre opération de sensibilisation destinée aux jeunes de 15 à 16 ans avec la Gendarmerie, Groupama et Total : « 10 de conduite ». Cette opération permet aux jeunes, dans le cadre de leur collège ou lycée d’accéder pour la première fois à la conduite d’une voiture auto-école, sur une piste dédiée, et d’apprendre les Une réfl exion plus vaste est en cours pour développer et assurer un continuum de formations aux jeunes depuis leur plus jeune âge, jusqu’à RENAULT – ACTEUR DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE L’importante expansion vers l’international que connaît Renault actuellement s’accompagne naturellement de la conception et de la commercialisation de véhicules qui répondent aux besoins et aux attentes sécuritaires de ces nouveaux marchés. Parce que les causes des accidents et des blessures dans ces nouvelles régions diffèrent du traditionnel marché européen, Renault élargit sa recherche accidentologique au-delà de l’Europe vers s’enrichissant de l’expertise locale que peuvent apporter les laboratoires et Alors qu’auparavant elle ne servait principalement qu’à la spécifi cation sécuritaire des véhicules, l’étude des facteurs de risque dans les pays d’accueil permettra désormais à Renault d’y répondre à travers des programmes sociétaux ciblés. Pour la plupart, ces programmes se feront en collaboration avec les pouvoirs publics, des partenaires privés et la Dans le cadre d’un plan d’action élaboré à la suite du projet Mobility 2030, initié par le Business Council for Sustainable Development (WBCSD), Renault s’est engagé à lutter contre l’insécurité routière dans les pays en voie de développement. Ces pays sont particulièrement exposés car les accidents de la circulation risquent d’augmenter fortement avec la progression de Le Global Road Safety Initiative (GRSI) est un programme international de sécurité routière fi nancé à la hauteur de 10 millions de dollars US par sept des plus grandes sociétés automobiles et pétrolières du monde (Renault, Ford, GM, Honda, Toyota, Michelin et Shell). Il vise à développer, en accord avec les pouvoirs publics de certains pays émergents, des actions de ■ l’édition de guides de bonnes pratiques routières ; ■ l’ouverture de centres régionaux pour la formation et le transfert de connaissances en matière de sécurité routière ; ■ l’aide fi nancière à des actions locales dans ce domaine. L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ 3.1.3 RENAULT ET SES PARTIES PRENANTES : UN DIALOGUE CONSTANT ET CONSTRUCTIF ✦ Dans le cadre de démarches plus globales et formelles de responsabilité sociale d’entreprise, soucieux des conséquences que peuvent avoir ses activités sur les populations et l’environnement, Renault prend en compte les attentes croissantes des parties prenantes avec lesquelles la S ociété entretient des relations afi n d’assurer la crédibilité et la pérennité de sa démarche : clients, fournisseurs, concessionnaires, experts scientifi ques, communautés locales et riverains, salariés, actionnaires, associations, Renault a fait le choix de réaffi rmer une fois encore que l’homme est au cœur de ses préoccupations. Parce que l’homme est le vecteur de changement, Renault doit concevoir, fabriquer et vendre des produits qui répondent aux besoins de changement, voire, les anticipent. Ce n’est plus au monde de s’adapter à l’automobile, mais c’est à l’automobile de s’adapter à l’Homme. Telle est la vision de Renault : « Renault, entreprise innovante et proche des gens rend la mobilité durable accessible à tous. » Renault veut rester une entreprise innovante, mais ne veut pas être une entreprise centrée sur la technique pour la technique. Renault veut être une entreprise centrée sur l’homme, qui met la technologie à son service et au Enfi n, le Groupe est le seul à proposer un business model permettant de rendre le véhicule électrique compétitif pour le client face à des véhicules traditionnels et ce, non seulement dans les pays matures, mais également pour des pays en développement, dans lesquels l’automobile, outil de liberté, est un symbole incontestable de progrès. Cette démarche s’inscrit dans la continuité : ■ de l’histoire du Groupe ; ■ de ses transformations et acquis récents ; ■ de la conception qu’il a de sa responsabilité sociale. Elle est le prolongement logique des 112 ans d’histoire de Renault, de son patrimoine, de son code génétique, de ce que nous sommes : une entreprise innovante, sociale et populaire, en phase avec la société. La satisfaction des clients passe avant tout par la qualité des produits et des services. Pour Renault, c’est une exigence constante et une démarche de Pour améliorer la satisfaction des clients, Renault a déployé le Plan d’excellence Renault qui encadre l’ensemble des processus visant à mieux satisfaire tous les clients et à tout moment. Ce plan repose sur 20 « essentiels » qui jalonnent le parcours du client en téléphoniques internes réseau et constructeur. Renault est également sensible aux études externes multi-constructeurs et multi-pays. La mesure repose sur « le tout à fait satisfait » et sur le « taux de recommandation ». Renault est également sensible aux incidents pendant la période de garantie. Tous les indicateurs aujourd’hui démontrent les progrès en matière de Le service de relation clients (200 personnes) est à l’écoute permanente des clients et offi cie sur le poste garantie pour les réclamations et sur l’ensemble des domaines vente et après-vente pour toute information produits et Ces deux niveaux de contact permettent de remonter « la voix du client » vers La certifi cation ISO 9001 de la Direction commerciale France (DCF) et du réseau de distribution France matérialise la mise en œuvre de ce système de Un plan d’action est réalisé auprès des forces de vente du réseau Renault France pour améliorer la relation client dans les points de vente au travers de l’accueil client et de la standardisation des processus commerciaux. Pour prendre en compte tous les aspects de la demande client, une politique de féminisation a été mise en place avec un objectif de 50 % de vendeuses dans le réseau Renault d’ici trois ans. Pour répondre à la norme ISO 9001, le système de management de la qualité de la DCF s’appuie sur trois axes : ■ orientation résolument client – de l’écoute à la satisfaction ; ■ culture de la mesure des prestations centrées clients et de leur effi cacité ; ■ participation et engagement de chacun à l’amélioration continue et aux Des véhicules écologiques, économiques et sûrs pour le plus grand nombre. Voir le chapitre 3.1.2.3 Mobilité durable. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 109 3 L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ Renault soumet l’ensemble de ses projets publicité au conseil de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP – nouveau BVP). Renault a participé en 2009 à la rédaction de la nouvelle recommandation Renault a signé en 2007 la Charte d’engagements des annonceurs pour une communication responsable initiée par l’Union des annonceurs (UDA). Dans le cadre de cette Charte, Renault a pris cinq engagements : ■ inscrire l’ensemble de ses prises de parole externes dans le cadre de son ■ utiliser avec loyauté les données privées sur ses clients fi naux dans sa ■ disposer d’un process interne validant les communications avant leur ■ intégrer l’impact environnemental dans les critères de choix des supports Dans cette optique, un programme de dématérialisation des supports à destination du réseau a été démarré, en mettant en place des espaces de partage électroniques via le web. Pour compléter cette économie de production de supports a été lancé un projet de supports de publicité sur le lieu de vente (PLV) réutilisable pour limiter les éléments jetables très En matière de protection du consommateur, notre mode de gestion des bases de données clients respecte strictement les critères imposés par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). DES SOLUTIONS DE MOBILITÉ POUR PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP PROPOSÉES PAR RENAULT L’engagement de longue date en faveur du handicap a en effet permis à l’entreprise de développer une expertise unique sur le plan produit. À ce jour, Renault est le seul constructeur européen investi dans ce domaine d’activité et propose une offre large de transports de personne à mobilité réduite (Kangoo, Logan, Master, Trafi c), d’aides à la conduite et au transfert. Renault Tech est l’entité du groupe Renault qui conçoit, produit et commercialise des transformations de véhicules (aide à la conduite, aide au transfert, transport de groupes ou à destination des particuliers, ainsi que la location courte durée de véhicules adaptés au transport de fauteuils Renault est le premier constructeur automobile au travers de Renault Tech à recevoir une homologation européenne pour un véhicule pour personne à mobilité réduite. Le Kangoo TPMR peut désormais être commercialisé dans l’ensemble de l’Union européenne, soit 27 pays. Toutes ces transformations sont réalisées dans le respect des standards qualité du groupe Renault et la garantie des adaptations est identique à celle du véhicule de base. Voir le site www.renault-tech.fr. Conducteurs à mobilité réduite : Renault a élaboré un logiciel destiné aux concessionnaires pour leur offrir une connaissance optimale des équipements et véhicules adaptés aux personnes handicapées. Renault s’investit plus largement dans l’aide aux conducteurs à mobilité réduite en publiant en France un guide d’informations pratiques sur l’accessibilité des personnes à mobilité réduite et en participant en Angleterre à un système d’aide à la mobilité (cf. chapitre 3.1.2.2). Les fournisseurs sont des contributeurs essentiels au plan d’action La stratégie de Renault vis-à-vis de ses fournisseurs est fondée sur la recherche permanente de performance. L’établissement de relations de long terme, dans un climat de respect mutuel, de transparence et de confi ance, permet un dialogue permanent avec le fournisseur. Cette écoute renforcée optimise les réponses aux attentes mutuelles de Renault et du fournisseur, et favorise la mise en place rapide d’actions correctives quand des problèmes À titre d’illustration de cette relation, Renault a développé un processus de progrès continu du fournisseur portant sur le produit et sa fabrication. Des outils structurés permettent d’améliorer en permanence le niveau de conformité dans les domaines sociaux et environnementaux. AU NIVEAU DU PROCESSUS DE FABRICATION Pour mettre en œuvre cette stratégie, la Direction des achats s’est dotée d’un premier fi ltre qui consiste à n’admettre dans son panel que les fournisseurs engagés formellement dans le respect des principes de la Déclaration des droits sociaux fondamentaux de Renault, reposant essentiellement sur le travail issu des conventions internationales de l’OIT. La priorité est donnée au refus du travail des enfants, au refus du travail forcé et à la mise en place d’une politique continue d’hygiène, santé, sécurité et prévention des risques, compatible avec celle de Renault. À ce jour, tous les fournisseurs signifi catifs Le niveau de conformité de nos fournisseurs dans le monde par rapport à ces standards est défi ni à partir d’auto-évaluations régulières des fournisseurs (700 en 2008/2009). Après concertation avec le fournisseur, des plans d’action sont mis en place en fonction des éventuelles non-conformités Les sites fournisseurs sont également évalués sur les aspects conditions de travail et environnement (320 depuis 2007) par le personnel de la Direction de la qualité de Renault. Les non-conformités majeures donnent également lieu à la mise en place de plans d’action en concertation avec Enfi n, des audits externes sont effectués sur les sites des fournisseurs en cas de détection de non-conformité critique. Dès l’entrée au panel, Renault demande à ses fournisseurs un engagement sur le respect des législations environnementales en vigueur. 00 10 060) aident les fournisseurs à anticiper les évolutions réglementaires, ceci à leur propre profi t, celui de Renault et de l’environnement. La mise à disposition d’International Material Data System (IMDS) facilite la déclaration des substances composant les pièces livrées par les fournisseurs. Il en va de même des listes de substances jointes aux appels d’offres qui demandent explicitement aux fournisseurs de documenter des solutions de substitutions avant que des réglementations éventuelles décident de Renault a également produit un important travail d’information et de formation des acheteurs ainsi qu’un accompagnement des fournisseurs à la nouvelle réglementation Registration, Evaluation and Autorisation of CHemicals (REACH) et aux modifi cations de la directive « fi n de vie des véhicules » et en particulier sur l’exemption du plomb en 2008 et 2009. L’entreprise a notamment informé les fournisseurs lors des Informations f ournisseurs Renault (IFR) trimestrielles, organisé une conférence regroupant 250 fournisseurs majeurs, distribué des guides d’aide au déploiement de Cette volonté de progresser dans le domaine du développement durable est traduite dans les processus achats de Renault-Nissan Purchasing Organization (RNPO) et les conditions générales d’achats. Les résultats de Renault dans ce domaine sont le fruit du déploiement du plan d’action D éveloppement durable, validé en novembre 2004 par le Comité de D irection achats : après une phase de mise en conformité, la Direction des achats de Renault est entrée dans une phase de performance sociale et environnementale, qui sera optimisée sur plusieurs années. Le but est de déboucher à terme sur la troisième phase de maturité en termes de En tant qu’entreprise responsable, Renault s’engage pour une relation de confi ance auprès de ses actionnaires à travers un dialogue en toute transparence et une communication dans la durée. L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ Une association de qualité entre Renault et une institution ou association n’est possible que lorsque les deux parties conservent leur identité propre, leurs valeurs et leur independance et s’engagent dans un rapport durable. Pour ce faire, la DRSE de Renault s’assure que les institutions et leurs projets soutenus à partir de 2010 remplissent certains critères comme : ■ des institutions ayant prouvé leur légitimité et leur crédibilité (compétence, savoir- faire, etc.), respectant les codes de bonne conduite (y compris la transparence fi nancière et en termes de gouvernance), rendant compte et ■ des projets qui sont intégrés dans les quatre thématiques de l’entreprise. Autrement, Renault est adhérent à : ■ World Economic Forum : le WEF est une organisation internationale indépendante créée en 1971 et basée à Genève. Son but est d’améliorer les conditions économiques et sociales mondiales. Il est composé d’entreprises et travaille en collaboration avec des universitaires, des gouvernements, des représentants des religions, des ONG et des artistes ; ■ Global Road Safety Partnership (GRSP) : voir chapitre 3.1.2.4 ; ■ European Round Table of Industrialists (ERT) : forum réunissant 45 leaders industriels européens, véritable force de proposition dont le but est de promouvoir la compétitivité et la croissance durable de l’économie européenne. Depuis sa création en 1983, ERT contribue effi cacement à améliorer le dialogue entre l’industrie et les gouvernements aux niveaux national et européen. Renault est dans la plupart des groupes ■ Entreprises pour l’environnement (EPE) : créée en 1992, EP E est une association française d’une cinquantaine de grandes entreprises de secteurs très variés : acier, agro-alimentaire, aluminium, automobile, chimie, ciment, énergie, gaz industriel, santé, travaux publics, verre, mais aussi assurances, banque, services de transport, de traitement de l’eau ou des déchets, telecommunications. Organisme de réfl exion et d’échanges de bonnes pratiques sur les thèmes environnementaux du climat et de la santé, Renault participe activement aux groupes de travail de cette association dans les domaines du changement climatique et de la santé. Renault est membre fondateur et fait partie du Comité de direction d’EPE ; ■ Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (ORSE) : association réunissant entreprises, syndicats, investisseurs, cabinets d’audit et ONG. Lieu d’échanges et de propositions, l’ORSE entend approfondir les notions de notation d’entreprise et de développement durable. Renault a participé à de nombreux groupes de travail sur la diversité, les droits sociaux, et est particulièrement actif au sein du club achat de l’ORSE qui vise à échanger des bonnes pratiques sur les aspects sociaux et environnementaux de la fonction achat ; ■ Institut de mécénat de solidarité (IMS) – Entreprendre pour la cité : association ayant pour vocation d’encourager les entreprises adhérentes à ouvrir de nouvelles voies de collaboration avec les acteurs de la cité en intégrant des démarches sociétales innovantes dans le cadre de leur ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 111 3 L’ENGAGEMENT DE RESPONSABILITÉ SOCI[ÉT]ALE DE L’ENTREPRISE (RSE) ✦ ■ Association pour le développement du mécénat industriel et commercial (Admical) : depuis 1979, Admical est à la fois un carrefour de réfl exion et de rencontre entre les différents acteurs du mécénat, une plate- forme d’observation du mécénat d’entreprise unique en France, et un interlocuteur privilégié des entreprises, des porteurs de projets et des pouvoirs publics. Dans le cadre de son adhésion, Renault s’appuie sur l’expertise d’Admical et participe aux formations et aux réunions de groupe pour échanger et agir ensemble avec les autres entreprises adhérentes ; ■ Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) : Renault est également représenté par le CCFA, auprès d’Airparif (association paraétatique chargée de contrôler la qualité de l’air de Paris et de mesurer les émissions) et de Bruitparif (observatoire du bruit en Île-de-France). 3.1.4 LA PERFORMANCE DRSE : UNE ORGANISATION, UN PROCESS DE DÉCISION ET DES OUTILS D’INFORMATIONS ET DE SENSIBILISATION ✦ La performance DRSE repose également sur : ■ des processus partagés, que Renault a établis dans le but de travailler plus effi cacement et assurer une traçabilité ; ■ une direction et un réseau (en France et à l’international) pour le déploiement de la stratégie de l’entreprise et aussi pour irriguer la réfl exion à travers les initiatives locales. . reporting annuel au CEG et à l’AG. . organe transversal de décision : steering committee de la RSE qui se Après avoir fait valider la stratégie RSE de Renault par le Comité exécutif du Groupe (CEG), la DRSE a mis en place des ressources et moyens afi n de communiquer à un périmètre élargi : ■ présentation aux membres du C omité de direction et à tous les directeurs ■ mise en place d’un réseau RSE d’une centaine de salariés comme relais local en octobre 2009. Ces responsables qui sont rattachés à la DRH, à la DAP (affaires publiques) ou à la DCom locale(s), présents sur cinq continents et dans chaque établissement, vont fonctionner par une animation corporate de la DRSE et vont pouvoir s’appuyer sur la DRSE pour des actions avec des budgets associés ; La sensibilisation, l’information et l’implication des collaborateurs est un enjeu stratégique pour Renault. Le Président de Renault, Carlos Ghosn, a présenté la RSE comme un levier de la transformation de l’entreprise lors Moyens mis en œuvre : kit de déploiement, kit de communication, élaboration d’une formation e-learning diversité et RSE, kit de présentation, site web renault.com reformaté, création d’un portail RSE dans l’intranet, interventions à l’AG et à l’Open Forum, newsletter, etc. Cette organisation est placée au service des trois priorités fi xées à la ■ porter l’effi cacité de la fonction RH au niveau world class, en termes de coûts et de valeur ajoutée. La fonction RH travaille à améliorer son effi cacité et la qualité de ses prestations auprès de ses clients pour se situer parmi les fonctions les plus performantes ; ■ être vecteur d’un management de l’excellence, la qualité du management étant un élément clé de l’engagement du personnel et de la performance du Groupe. L’action des RH se focalise sur la mise en place d’un système de management Groupe, le Renault Management Way, dont le deploiement a commencé en 2009, et le développement de dispositifs ■ mettre en place une gestion des RH homogène, cohérente et transversale au niveau mondial, au travers de politiques et de standards Groupe. C’est la mission des Directions RH mises en place en 2007 dans chaque Région : elles s’assurent d’une mise en œuvre homogène des politiques RH Groupe dans l’ensemble des entités et de leur bonne adéquation avec Renault est classé parmi les plus performants par les principales agences de notation extra-fi nancière (cf. chapitre 3.4). L’activité Ressources h umaines et dans son développement de carrière. Il s’agit aussi d’accompagner les managers dans la gestion au quotidien de leurs équipes en les informant des règles, outils et méthodes RH du Groupe (entretiens individuels ou plans de promotion, par exemple) et en s’assurant du traitement équitable des collaborateurs dans le respect des règles et législations en vigueur. Rattachés au Directeur RH de l’établissement ou de la fi liale, les responsables RH de proximité sont de véritables référents de proximité sur l’ensemble des questions RH : gestion de carrière, mobilité, formation, conditions de travail. En 2009, l’enquête Voice Of Customers, enquête interne permettant de mesurer la satisfaction des salariés vis-à-vis de la fonction RH, a montré une augmentation de la satisfaction des salariés concernant la proximité (52 % de satisfaction, soit + 14 points par rapport à 2008) et la réactivité (57 %, soit \+ 12 points par rapport à 2008). L’engagement et la compétence des collaborateurs de Renault sont la principale richesse de l’entreprise. Orientée sur leur développement, la politique Ressources h umaines est déterminante pour la performance durable du Groupe. Elle est centrée sur trois fondamentaux : ■ développer l’engagement du personnel, par le renforcement de la proximité RH, le développement d’un management de qualité et par la mise en place d’un système de reconnaissance de la performance lisible ; ■ contribuer à la performance du Groupe, en préparant les compétences de demain et en renforçant la compétitivité ; ■ promouvoir une stratégie sociale, facteur de cohésion et de solidarité dans un groupe mondial et multiculturel. L’organisation des RH du Groupe est fondée sur deux principes simples : ■ assurer une présence forte de la fonction RH auprès de chacun. Les responsables RH de proximité sont situés au plus près du terrain en appui des managers et à l’écoute des salariés ; ■ renforcer l’action des RH dans la gestion des compétences avec une vision globale et internationale. C’est la mission des conseillers en développement des carrières et des compétences dans chaque fonction Ces deux dimensions, locale et globale, sont directement reliées à la Direction RH corporate qui regroupe les expertises des métiers RH et qui s’appuie sur des Directions RH dans chacune des Régions pour déployer la politique RH dans le monde entier. La motivation des collaborateurs repose sur la capacité du management à fédérer les équipes, à fi xer à chacun des objectifs clairs, suivis et réalisables en contribution à la réussite du Groupe et à les accompagner. La reconnaissance de la performance représente un autre élément clé. En 2009, dans un contexte de crise, la fonction RH de proximité, au plus près du terrain, a eu un rôle essentiel pour soutenir et accompagner les managers et favoriser l’écoute des salariés. Par ailleurs, l’action des RH s’est focalisée sur la poursuite de l’amélioration de la qualité du management avec la mise en place du Renault Management Way. 3.2.1.1 RENFORCER LA PRISE EN COMPTE Depuis 2007, les Ressources h umaines du Groupe, en s’appuyant sur des responsables RH de proximité situés dans chaque établissement ou fi liale, renforcent leur action sur le terrain en appui des managers et à l’écoute des salariés. Il s’agit de faire en sorte que chacun se sente soutenu au quotidien ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 113 ■ une pédagogie fondée sur l’interactivité et la valeur de l’exemple ; ■ une transversalité et un renforcement des réseaux favorisés ; ■ une pédagogie action utilisant plus largement les outils électroniques En 2009, les formations « Management » ont continué à être déployées dans ■ une évaluation à froid par les stagiaires et leur hiérarchie ; ■ une architecture conçue pour un déploiement monde. Elles se déclinent en deux modes : ■ corporate : ce sont des formations à vocation générale destinées à développer principalement les compétences managériales ; ■ métier : ce sont des formations conçues pour développer les compétences techniques propres aux différents métiers de l’entreprise. Ces parcours sont complétés par des formations destinées aux cadres En parallèle, une importante réfl exion a été menée pour doter les managers du Groupe de plus de moyens pour comprendre et réaliser leur mission, tout À cet effet, Renault a déployé en 2009 dans l’ensemble du Groupe deux L’objectif de ce dispositif intitulé « 1stSteps@RenaultGroup » est de favoriser l’intégration des nouveaux collaborateurs cols blancs au sein du Groupe, de développer une culture commune et un véritable sentiment d’appartenance au groupe Renault. Il est organisé en trois journées indépendantes : ■ Welcome Day : accueil et découverte de Renault au sein de l’industrie ■ Métier Projet : découverte des différents métiers de Renault et leur contribution pour réaliser un véhicule ; ■ Enjeux et Stratégie : connaître les grands défi s de Renault pour les années Remarque : chaque établissement Renault dispose d’un processus formalisé d’intégration des cols bleus. Pour certains d’entre eux, la journée Welcome S’adressant à l’ensemble des managers, le Renault Management Workshop Program met en main le référentiel de management du g roupe Renault, La formation Keys for New Managers s’adresse plus particulièrement aux Les principes directeurs des Formations management reposent sur un socle commun à tous les métiers sur lequel s’appuient les spécifi cités ■ un accompagnement des managers hiérarchiques et transversaux en fonction de leur niveau de responsabilité opérationnelle ; En 2009, le Comité exécutif a élaboré un nouveau référentiel de management : Renault Management Way. Ce référentiel a pour objectif de développer la qualité du management et l’engagement des salariés, pour une plus grande performance. Il intègre un certain nombre de valeurs communes et de bonnes pratiques managériales, que chaque manager doit appliquer au quotidien dans tout le groupe Renault. Le Renault Management Workshop Program est un séminaire de 2 jours et demi en résidentiel qui permet de faire connaître et s’approprier le Renault Management Way. Il s’agit de donner à tous les managers, hiérarchiques et transversaux, les moyens d’exercer leurs rôles : ■ de leader pour déployer la stratégie de l’entreprise ; ■ de coach pour accompagner les collaborateurs ; ■ d’éclaireur pour guider les collaborateurs vers le futur et le progrès. En 2009, le Renault Management Workshop Program a été déployé auprès de l’ensemble des niveaux CEG, CEG-1 et un grand nombre de CEG-2 dans tout le groupe Renault. Ce déploiement se poursuivra en 2010 à un plus grand nombre de managers dans les niveaux inférieurs. La formation « Keys for New Managers » En 2009, une formation a été mise en place pour tout collaborateur venant d’accéder pour la première fois au statut de manager. Cette formation mixte est constituée d’une journée en présentiel et de cinq modules e-learning. Elle a pour vocation d’accompagner le manager dans la prise de ses nouvelles fonctions. Elle est animée en interne par un chef de service pour la première partie de la journée et par un responsable RH pour la seconde partie. Il s’agit au cours de cette formation de repérer ce qui est attendu d’un manager en tant que responsable d’une équipe, responsable budgétaire et en charge de la gestion de ses ressources humaines. Dans un contexte de forte contrainte budgétaire, les dispositifs de développement et de formation des équipes dirigeantes ont été centrés sur . participation accrue de stagiaires non programmes : 25 % des participants au séminaire de formation des nouveaux promus cadres supérieurs étaient originaires des Régions . structuration d’un travail de détection et de développement des potentiels locaux avec les Directeurs du développement des carrières ■ l’accompagnement de prise de fonction des nouveaux dirigeants : à partir d’un travail de diagnostic, réalisé en interne, mise en place d’un plan de travail individualisé avec un coach externe ; . développement de la participation des potentiels locaux aux formations corporate et aux programmes « business school », . participation de femmes à haut potentiel à des programmes spécifi ques . préparation d’un programme de formation des futurs dirigeants au management de la diversité (mise en place prévue en 2010) ; ■ le management de la valeur : en 2009, mise en place d’un nouveau programme pour les hauts potentiels dédié au management de la valeur. Il s’agit, à partir d’une révision des outils de base de suivi et de mesure de la performance économique, d’amener les participants à acquérir une vision systémique de la création de valeur. Les participants bénéfi cient d’un accompagnement individualisé par un dirigeant de la fonction gestion. Pour accompagner le management dans l’amélioration de ses pratiques, des dispositifs de coaching individuels ou collectifs ont par ailleurs été développés auprès des Comités de direction soucieux de faire progresser leur qualité managériale. Le travail sur le développement des relations de coopération, ou de gestion des situations complexes, est réalisé au travers 3.2.1.3 METTRE EN PLACE UN SYSTÈME L’entretien individuel est pour Renault un moment privilégié d’échange et de dialogue entre le collaborateur et son manager direct. C’est un acte de management majeur qui permet de faire un bilan de l’année écoulée, d’échanger sur les perspectives de carrière et les aspirations du collaborateur, de défi nir clairement les objectifs de l’année à venir et d’expliquer leur contribution à la performance de l’entreprise, de formaliser Il permet de cibler la contribution de chacun aux priorités du Groupe et de centrer l’évaluation sur des objectifs clairs et mesurables. L’évaluation de la performance consiste à faire un constat factuel de l’atteinte des objectifs et apprécier la façon dont les résultats ont été obtenus en s’appuyant sur des critères précis (compétences métiers, attitudes professionnelles et compétences managériales pour les encadrants). Au cas où l’atteinte des résultats est inférieure aux attentes, un plan de progrès est mis en œuvre par le manager et le collaborateur, afi n de restaurer Par ailleurs, le lien entre l’évaluation de la performance et le plan de promotion (changements de position ou de coeffi cient, révisions du forfait/ salaire de base, primes le cas échéant) est cohérent. Le plan de promotion tient compte du constat de l’atteinte des objectifs et de la façon dont les Chaque année, la campagne d’entretiens individuels est déployée par la fonction RH auprès des managers. Un guide pratique explicitant toutes les rubriques est mis à la disposition de tous. Des formations pratiques à la conduite de ces entretiens sont également proposées. Une analyse détaillée de la qualité des entretiens individuels a permis, en 2009, d’améliorer encore le processus et les supports mis à disposition des managers. Une note appelée QEI (qualité de l’entretien individuel) a été calculée pour toutes les Directions du Groupe. En 2009, face à une situation de sous-activité, la priorité de Renault a été de préserver l’emploi et de protéger les salariés des pertes de revenus liées En ce qui concerne les salaires, Renault s.a.s. n’a pas procédé à une Pour autant un budget de 0,5 % de la masse salariale a été consacré aux mesures individuelles, et notamment aux promotions pour toutes les 97 % des APR et 49 % des ETAM ont bénéfi cié de mesures individuelles S’appuyant sur les principes de solidarité et d’équité, le Contrat social de crise (cf. encadré dans le chapitre 3.2.2.2) a offert à chaque collaborateur la possibilité de maintenir sa rémunération nette pendant les jours de chômage partiel et a permis de maintenir l’équivalent de 5 000 emplois. À l’international, les politiques de rémunération ont également été ajustées pour tenir compte de la situation économique de chaque pays et des perspectives « business » de chacune des entités. La rémunération des dirigeants est abordée dans le chapitre 2.4. Le système de primes de performance corporate est fondé sur la stricte atteinte des objectifs annuels (collectifs et individuels). Il est déployé sur l’ensemble des managers du Groupe jusqu’au niveau Comité exécutif En 2008, en raison de la situation économique, les objectifs Groupe défi nis en début d’année n’ont pas été atteints. Aucun versement n’a donc été effectué en 2009, au titre de l’exercice 2008. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 115 Renault applique une politique d’intéressement des salariés qui comprend une contribution aux résultats fi nanciers et peut aussi prendre la forme de versements au titre de la performance locale. Le 18 décembre 2007 a été signé par quatre organisations syndicales (CFE-CGC, CFDT, FO, CFTC) un accord auquel ont adhéré la plupart des ■ le maintien des intéressements locaux, assis sur la performance des ■ une partie assise sur le résultat fi nancier du Groupe. Cet accord est entré en vigueur le 1er janvier 2008. Les résultats fi nanciers de 2008 ont entraîné une baisse signifi cative de l’intéressement aux résultats fi nanciers, versé en 2009. Le Conseil d’administration a décidé le versement d’un supplément d’intéressement. En revanche, les résultats des accords locaux d’intéressement aux performances des établissements ont été stables sur l’exercice 2009. Au cours des trois derniers exercices, Renault s.a.s. a versé les montants d’intéressement aux résultats fi nanciers et aux performances suivants : La loi de modernisation de l’économie promulguée le 4 août 2008 a invité les employeurs offrant un plan d’épargne à leurs salariés à rajouter un fonds solidaire dans la gamme de fonds proposés avec une échéance au 31 décembre 2009. Le fonds « Impact ISR rendement solidaire » de Natixis Interépargne a donc été retenu en accord avec les partenaires sociaux et introduit au plan d’épargne par avenant en date du 14 octobre 2009. Renault dispose d’un plan d’épargne G roupe (PEG) en France par adhésion volontaire des fi liales détenues à plus de 50 %. Ce PEG est désormais composé de cinq F onds communs de placement d’entreprise (FCPE) investis suivant les normes socialement responsables et labellisés par le Comité intersyndical de l’épargne salariale, et d’un FCPE investi en titres de l’E ntreprise (action Renault code ISIN FR0000131906). Les titres des portefeuilles classés ISR (Investissement socialement responsable) sont sélectionnés en fonction de la politique de l’emploi, des conditions de travail, du respect des normes environnementales et du gouvernement d’entreprise. Ces six fonds sont ouverts aux versements des salariés tout au long de En 2009, le montant total des versements effectués au plan d’épargne de Renault a été de 4,45 millions d’euros (en diminution de 90 % par rapport à 2008), dont 66,5 % issus de transferts de primes d’intéressement. La valorisation totale du PEG de Renault au 31 décembre 2009 est de Les données ci-après concernent le Groupe : Près de 100 % actions Renault Près de 100 % actions Renault (1) FCPE Actions Renault pour les résidents fiscaux français. (2) FCPE Renault Shares pour les résidents fiscaux hors France et Italie. (3) FCPE Renault Italia pour les résidents fiscaux italiens. (4) Fonds ouverts aux versements à tout moment de l’année. Près de 100 % actions Renault La volonté d’associer l’ensemble des personnels à une démarche d’innovation participative est ancrée depuis plus de 20 ans dans la culture Renault. Mais, au sein du Groupe, cette démarche va bien au-delà du simple outil. Le développement des idées concrètes de progrès (ICP) s’appuie sur une démarche complète de management des idées articulée notamment autour d’une organisation, du développement d’une culture de l’innovation et d’un système de valorisation et de reconnaissance. Cette démarche repose sur des fondamentaux communs à tout le Groupe, garantissant une véritable cohérence d’ensemble et des marges de manœuvre prenant en compte la diversité des cultures, des lois et des règles Demander leurs idées aux collaborateurs, les impliquer dans la stratégie de Renault et les valoriser en reconnaissant leurs contributions créent des effets ■ le renforcement de l’engagement des collaborateurs ; ■ l’amélioration de la qualité du management. Renault a poursuivi en 2009 cette démarche avec la consolidation de son déploiement en Russie, en Argentine, en Roumanie et en Corée. ■ atteint un taux de participation de 62 % (58 % en 2008) ; ■ traité les idées concrètes de progrès dans un délai moyen de 2,2 mois ■ généré des économies de 128 millions d’euros, soit 1 427 euros en moyenne par personne (107 millions d’euros, soit 1 252 euros en moyenne par personne en 2008) ; ■ enregistré 4 ICP par personne sur l’année (3,7 ICP en 2008). En 2010, Renault prévoit de poursuivre l’harmonisation de la démarche d’innovation participative dans toutes les régions du monde où elle est 3.2.2 CONTRIBUER À LA PERFORMANCE DU GROUPE ✦ Contribuer aux performances du Groupe, c’est découvrir et développer les talents fondamentaux à la performance de Renault. En 2009, les Ressources h umaines ont également conduit des politiques destinées à renforcer la compétitivité du Groupe et agir sur leur propre performance par une standardisation croissante et une confrontation avec les meilleurs. L’Automobile est une industrie faisant appel à des métiers et à des expertises spécifi ques, s’exerçant dans un contexte de concurrence mondiale et Le développement des compétences est identifi é comme un facteur essentiel de la croissance internationale du groupe Renault et un élément de différenciation par rapport à la concurrence. technologiques, les innovations, l’environnement sociétal et économique, la Le programme Compétences Renault a créé une dynamique durable pour anticiper les évolutions des métiers et leurs impacts sur les compétences. Le management des compétences porté par le programme Compétences est une démarche intégrée, déclinée de la stratégie d’entreprise : ■ trouver et intégrer de nouvelles compétences au bon moment et au bon ■ former pour développer en alignant l’offre de formation sur la stratégie et les besoins des métiers et en faisant du e-learning un axe de développement prioritaire pour la formation ; ■ rendre visible les parcours de carrière ; ■ valoriser l’expertise en identifi ant les domaines d’expertises stratégiques et en intégrant l’expertise dans la gestion de carrière. Le programme Compétences Renault est un soutien solide et cohérent à la croissance et au développement international du Groupe grâce, dans le cadre des fonctions globales, à l’identifi cation des compétences critiques et la mise en place des compétences nécessaires partout où Renault est Il favorise une alliance forte entre la fonction RH et les managers opérationnels, qui travaillent ensemble sur l’adaptation des compétences. 48 pilotes de compétences, nommés par transversalement et à l’échelle mondiale leur famille de compétences. Ils sont assistés d’un conseiller métier et d’un conseiller en développement de Ensemble, ils identifi ent les compétences stratégiques et critiques à mettre sous contrôle, ainsi que les compétences nouvelles à acquérir pour accompagner le développement international de l’entreprise. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 117 Après sept années de fonctionnement, tout en maintenant les acquis méthodologiques et les processus d’analyse qui ont fait leurs preuves et en s’appuyant sur le réseau des 48 pilotes de compétences, le programme Compétences et expertise stratégique Renault (CES) a fait l’objet en 2009 de ■ création d’un Comité d irecteur du programme, structure d’analyse et de décision sur la criticité des compétences remontée par le réseau de pilotes. Ce Comité valide les plans d’action attachés aux compétences les plus critiques et en assure un suivi opérationnel. Le programme CES en assure la structuration et l’animation méthodologique ; ■ évolution du traditionnel rapport d’étape par analyse approfondie des risques et enjeux liés aux compétences « faibles ou manquantes ». Défi nition de plans d’action pour les compétences classées en criticité forte (K0) et suivi de ce plan avec parrainage par un membre du Comité Exemples de sujets retenus en avril 2009 : . développer la compétence commercialisation du véhicule électrique Pour lever la criticité des compétences, les leviers d’actions sont articulés . formation : pour construire la compétence en interne sur son poste ; . parcours de carrière : pour construire la compétence en interne en Effectifs du Groupe par branche au 31 décembre 2009 . recrutement : pour construire la compétence avec l’externe et . levier métier : pour construire la compétence par des actions de benchmarking, de standardisation, de déploiement de processus, etc. ; ■ défi nition, lancement et mise en place d’une « fi lière experts » basée sur une cartographie de D omaines d’expertises stratégiques (DES) issue de celle de Nissan et validée en NAC (Nomination Advisory Council) le 10 juin 2009\. 57 DES sont donc désormais créés dont 15 prioritaires pour 2010. . CO2 and Environmental Vehicle Technology, . Electric Powertrain System Technology ; ■ les 13 premiers experts leaders ont été nommés au 1er janvier 2010. Au 31 décembre 2009, les effectifs du groupe Renault se répartissent ainsi (hors effectifs Casa – Cessation d’activité des salariés âgés) : . développer la compétence sûreté de fonctionnement des systèmes, Les variations de périmètre ont eu, au total, une incidence de + 50 personnes en 2009. Elles concernent : • des sociétés nouvellement consolidées : + 97 personnes ; la sortie du périmètre de consolidation de Dacia Consulting, RCI Finance SK S.R.O., Overlease Italie SRL : -47 personnes. À périmètre constant par rapport à 2008, les effectifs s’élèvent au 31 décembre 2009 à 121 372. Répartition des effectifs du Groupe par zone géographique et par profi l au 31 décembre 2009 Pour l’année 2009, le turn-over du Groupe s’élève à 6,6 %. Le volet emploi du plan d’action mis en œuvre par Renault comporte : Il se calcule ainsi (sur l’effectif en contrat à durée indéterminée) : (total des entrées 2009 + total des sorties 2009)/ (2 x effectif moyen). Au total, les effectifs du Groupe se réduisent de plus de 7 600 personnes en 2009\. Cette réduction s’inscrit dans l’objectif du programme d’ajustement des effectifs annoncé dans les Régions France et Europe. La part des femmes dans les effectifs du Groupe gagne 0,8 point en 2009. Cette progression est particulièrement sensible en France avec une évolution de 1,2 point qui s’explique par une adhésion plus importante des hommes La part des cols bleus dans le Groupe augmente également (+ 1,7 point ). Cette évolution intervient en France (+2 points ), compte tenu de la réduction des effectifs de structure (majoritairement des cols blancs) opérée en 2009. En Amériques, l’augmentation est particulièrement sensible (+ 5,2 points ) directement liée à l’augmentation des effectifs Fabrication au Brésil. ÉVOLUTION DES EFFECTIFS – GROUPE RENAULT En 2009, la poursuite de la crise économique mondiale a contraint Renault à adapter ses activités de production et sa politique d’emploi afi n de préserver sa compétitivité et sa capacité de développement sur le long terme. . une contribution à la réduction des coûts de structure de 10 %, avec notamment un plan de départs en Europe (octobre 2008- juin 2009) ; . la poursuite du gel des recrutements en Europe initié fi n 2008, . la réorganisation des sites de production pour s’adapter à l’évolution des marchés, avec le passage à une équipe à l’usine de Sandouville réalisé fi n 2008, en raison de la baisse des ventes des berlines du segment M2 en Europe et l’adaptation des activités de Renault Industrie Belgique . le recours à des dispositifs de chômage partiel dans la plupart des Régions (Europe, Euromed, Asie-Afrique et Amériques en début d’année) pour adapter l’activité à la demande locale et la mise en place du contrat social de crise en France pour préserver l’emploi et les compétences, . la conclusion avec les partenaires sociaux espagnols (UGT, CCOO et CCP) du Pacte pour l’emploi chez Renault Espana qui prévoit pour une période de quatre ans (2010-2013) le maintien de l’emploi en production, en lien avec les programmes industriels, en contrepartie d’une modération salariale et d’une fl exibilité accrue en matière de temps de travail. Le programme d’ajustement des effectifs mis en place au quatrième trimestre 2008 après une phase de concertation avec les instances de représentation du personnel, s’est poursuivi, comme cela était prévu jusqu’à la fi n du mois de juin 2009 (avril en France). Il s’agissait de répondre à un besoin de réajustement structurel du groupe Renault face à la situation du marché Sur un périmètre incluant la quasi-totalité des entités du Groupe, ce plan s’adressait exclusivement aux effectifs de structure (tout le personnel non directement lié à la production ainsi que les cols blancs directement liés à Toutefois, et afi n de permettre le passage à une équipe à Sandouville dans les meilleures conditions pour les collaborateurs, le plan de départs volontaires était également ouvert au personnel de fabrication sur ce site. du Projet Renault Volontariat en France. Par ailleurs, la conjoncture économique a contraint le groupe Renault à poursuivre en 2009 le gel des recrutements initié fi n 2008. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 119 Le faible niveau d’activité induisait une prévision moyenne de 44 jours non travaillés dont 32 au titre du chômage partiel sur l’ensemble des sites de production en France et 19 jours de chômage partiel dans les sites tertiaires. Afi n de limiter la baisse de revenu liée au chômage partiel, Renault a mis en place le 1er avril 2009 un Contrat social de crise, négocié avec les partenaires sociaux. Basé sur des principes de solidarité et d’équité, le Contrat social de crise a permis à chaque catégorie de salariés de pouvoir maintenir sa Le Contrat social de crise a ainsi couvert près de 80 % des jours chômés et près de 31 000 personnes en ont bénéfi cié pour au moins une journée En complément de ces mesures, les actions de rééquilibrage des effectifs entre établissements se sont poursuivies en 2009 pour limiter les effets de la sous-activité des sites industriels en réduisant notamment le recours au chômage partiel. En France, les prêts de personnels aux établissements ayant exprimé un besoin ont concerné plus de 2 000 personnes sur l’année. Au total en 2009, on estime que ce sont de l’ordre de 5 000 emplois qui ont pu être préservés en France grâce à ces dispositifs. Dans le cadre du plan de réduction des frais de structure, le Projet Renault Volontariat (PRV) s’était fi xé comme objectif de permettre aux salariés qui le souhaitaient de quitter l’entreprise pour mettre en œuvre un projet professionnel ou personnel, en bénéfi ciant de mesures d’accompagnement individuel et d’aides fi nancières. Comme son nom l’indique, le PRV était fondé uniquement sur une Au total, près de 4 60 0 salariés de Renault s.a.s. ont adhéré au PRV, dont 1 300 à l’usine de Sandouville. Deux types de mesures proposées : ■ des mesures d’accompagnement au départ de l’entreprise dans . d’un projet professionnel ou personnel, . d’un départ volontaire à la retraite, . d’une aide de retour au pays, . des aides de différentes natures pour la création d’entreprise ; ■ des mesures permettant d’aménager le temps de travail, de prendre un congé de longue durée ou de favoriser la mobilité Des Espaces Conseil au sein de chaque établissement, un site Internet dédié et un numéro de téléphone vert permettaient au salarié de se renseigner sur les différentes mesures et de prendre rendez-vous avec des conseillers (équipes mixtes composées de conseillers issus de cabinets extérieurs et de conseillers internes Des mesures spécifiques pour les salariés de l’usine de Il s’agissait principalement d’un renforcement des mesures prévues dans le cadre du PRV (majoration des montants versés, renforcement des aides à la mobilité) et de la mise en place d’un principe de solidarité visant à stimuler la mobilité géographique entre Sandouville et les autres sites industriels. Ce principe visait à faciliter le reclassement des salariés de Sandouville sur d’autres sites dans lesquels la main-d’œuvre directe n’était pas concernée par le PRV. Ainsi, les mesures de départs volontaires étaient étendues aux salariés directement liés à la fabrication d’autres sites industriels sous réserve que leur départ donne lieu à un remplacement par un salarié de fabrication Au total, 1 300 personnes à Sandouville ont adhéré au PRV dont 420 dans le cadre d’une mobilité de Sandouville vers un autre site PRÉSERVER L’EMPLOI : LE CONTRAT SOCIAL En raison de la conjoncture économique de 2009, Renault s.a.s. a dû recourir à du chômage partiel (32 jours en moyenne dans les sites industriels et 19 jours dans le tertiaire). Afi n de limiter la perte de revenus liée au chômage partiel, Renault a négocié un accord avec les partenaires sociaux, le Contrat social de crise. Celui-ci, signé par quatre organisations syndicales partenaires (FO, CFE-CGC, CFDT, CFTC) a été mis en place au 1er avril 2009, dans le cadre d’une convention avec l’État. Le Contrat social de crise a permis à chaque salarié de maintenir sa rémunération à 100 % pendant les jours chômés par la mise en œuvre de principes de solidarité et d’équité au sein de l’E ntreprise : ■ solidarité : toutes les catégories de personnel chôment et la contribution des cadres et ETAM au forfait permet de maintenir la rémunération des APR et ETAM non forfaités ; ■ équité : toutes les catégories sont associées au maintien de leur rémunération par la contribution équivalente : non-acquisition ou rachat d’un jour de capital temps individuel pour cinq jours chômés (un pour 10, suite à l’avenant du 1er juillet 2009). Concrètement, avec ce dispositif, l’État contribue pour un tiers dans l’indemnisation du chômage partiel, Renault pour un tiers et le salarié pour un tiers . En contrepartie de la contribution renforcée de l’État dans l’indemnisation du chômage partiel, Renault s’est engagé à maintenir les emplois concernés pendant la durée prévue par la ■ les cadres et ETAM au forfait, dont la valeur nette de la partie fi xe du salaire doit conventionnellement être maintenue à 100 %, contribuent à un fonds de gestion de crise (mis en place par l’accord) par la non-acquisition d’un jour de capital temps individuel (CTI) pour cinq jours chômés ; ■ les APR et les ETAM non forfaités peuvent également bénéfi cier du maintien de leur salaire mensuel net à 100 %, grâce à un complément apporté, d’un côté, par le fonds de gestion de crise (alimenté par les CTI des cadres et ETAM au forfait), et de l’autre, par le rachat, au volontariat, d’un jour de CTI pour cinq jours chômés. Au mois de juin 2009, une convention a été conclue entre l’État et l’Unedic prévoyant l’intervention de cette dernière dans l’indemnisation du chômage partiel. Renault, en concertation avec les organisations syndicales, a donc mis en place un avenant au Contrat social de crise, qui a permis de limiter la contribution des salariés à un jour de CTI pour 10 jours chômés (vs un jour pour cinq précédemment). Cet avenant a pris effet au 1er juillet 2009. Les périodes chômées ont été mises à profi t pour former les salariés et assurer le maintien et le développement des compétences. Ainsi, Renault a intensifi é son plan de formation 2009 en mettant en place des formations pendant les jours chômés. En région parisienne par exemple, l’ensemble des salariés a bénéfi cié de trois jours de formation, dans le cadre de l’Université LE CONTRAT SOCIAL DE CRISE EST PROLONGÉ Compte tenu des perspectives d’activité en France pour 2010 qui restent à un niveau comparable à celui de 2009, le Contrat social de crise a été reconduit pour l’année 2010. Ce nouvel accord a été signé par l’ensemble des organisations syndicales (CFDT, CFE- CGC, CFTC, CGT, FO) le 17 décembre 2009. En 2009, en raison de la crise économique mondiale, les mouvements d’effectifs se sont ralentis dans les autres régions du monde. Le recrutement a été moindre en Euromed, Eurasie, Amériques et Asie-Afrique alors que dans le même temps le turn-over ralentissait. Au global, l’effectif de ces R égions n’a connu que de légères évolutions par rapport à la situation de Pour soutenir le recrutement, Renault s’appuie sur une équipe de recrutement mobilisée au travers de partenariats avec des écoles et des universités internationales, de l’attribution de bourses d’études à des étudiants étrangers, de l’accueil des stagiaires d’origine étrangère (37 % des stagiaires ingénieurs et cadres de Renault s.a.s.) et 49 VIE (V olontariat international en entreprise) répartis dans 14 pays. Le site Internet institutionnel de Renault, www.renault.com, permet de consulter une sélection d’offres, actualisées périodiquement, de déposer des candidatures en ligne et de s’informer sur les métiers du Groupe. En France, plus de 1 250 offres de stages ont été publiées en 2009 générant près de 9 500 candidatures. Par ailleurs, l’utilisation d’une plate-forme unique de gestion et traitement des candidatures via un progiciel mis en place mi- 2008, contribue à accroître la performance des équipes de recrutement en termes de coûts-qualité-délais et à améliorer la qualité de service aux clients tant internes (managers et fonction RH) qu’externes (candidats et partenaires Les internautes ont également la possibilité d’accéder aux pages RH de chaque pays afi n de consulter les offres d’emploi locales. COOPÉRATION AVEC LE SYSTÈME ÉDUCATIF ET En amont du recrutement, Renault met en place une politique spécifi que destinée à favoriser l’adéquation des dispositifs de formation avec les besoins en compétences du Groupe et la professionnalisation des jeunes. coopération pédagogique a conduit dans plusieurs cas à la création de formations spécifi ques à destination des personnels de l’Éducation nationale (inspecteurs de l’Éducation nationale, chefs d’établissement d’enseignement, conseillers d’orientation/psychologues, professeurs principaux de collèges et de lycées, professeurs de technologie de lycées et d’universités). Renault est également en relation étroite avec un grand nombre d’écoles d’ingénieurs/de management et d’universités sur des actions de partenariat très diversifi ées (stages de fi n d’études, apprentissage bac + 5, parrainage participation aux Conseils d’administration et/ou pédagogique, projets de recherche, implication dans certaines chaires ou fondations, formation En outre, Renault a versé en 2009 à plus de 500 écoles en France la taxe d’apprentissage à hauteur de 10,6 millions d’euros. En 2009, Renault a conduit une politique dynamique de formation professionnelle à destination des jeunes, et affi che ainsi sa volonté d’en accueillir un plus grand nombre, dans le respect de l’égalité des chances. Cette ouverture a pour objectif de continuer à développer la connaissance L’information des jeunes sur la variété des métiers de l’Automobile représente un deuxième levier d’action pour susciter des vocations et les inciter à s’engager dans la voie des études scientifi ques et techniques. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 121 Renault a signé en France la Charte d’engagement des entreprises au service de l’égalité des chances dans l’éducation, et a décidé de soutenir des actions en faveur de la découverte de ses métiers et tout particulièrement : ■ depuis 2007, « Course en Cours », Grand Prix des Collèges & Lycées : ce projet pédagogique repose sur une démarche originale, qui associe dans un même projet collèges, lycées, universités et entreprises. Son challenge : faire concevoir, valider, fabriquer et promouvoir une mini- f ormule 1 par des collégiens et lycéens (garçons et fi lles) issus des milieux sociaux et culturels les moins favorisés. Le tutorat par les étudiants du Supérieur permet aux jeunes de se projeter dans l’avenir, de découvrir les réalités professionnelles et de construire un projet personnel ; ■ en 2008, la création par le lycée Henri (Paris) d’une c lasse préparatoire aux études supérieures offrant à des élèves boursiers les meilleures chances de réussite aux concours des grandes écoles les plus sélectives. Le lycée Henri offre à Renault l’opportunité de parrainer une promotion pendant trois ans et à des cadres de l’entreprise, tuteurs de cette promotion, de soutenir avec enthousiasme les jeunes en leur proposant leur aide (visites de sites, appui en cas de besoin d’informations, de ■ en 2009, Renault a engagé un nouveau partenariat avec « Un Avenir Ensemble », projet de parrainage de jeunes lycéens ou étudiants méritants issus de milieux défavorisés, lancé à l’initiative du Grand Chancelier de la Légion d’Honneur, le général Kelch. Un Avenir Ensemble vise à l’accompagnement de jeunes méritants dans leur parcours d’études par des collaborateurs de grandes entreprises. Les jeunes sont sélectionnés conjointement par l’Association et par l’Éducation nationale sur un double critère : leurs résultats scolaires, comportement, motivation et la précarité de leur environnement (ressources fi nancières limitées, faible ouverture sociale et culturelle). Ainsi 13 collaborateurs de Renault parrainent 13 j eunes. Leur mission : écouter, informer et conseiller le jeune dans la défi nition de ses orientations et la réalisation de ses objectifs, le soutenir dans ses efforts, l’appuyer dans sa démarche de progression, répondre à son manque de connaissance/compréhension des milieux extérieurs, analyser ses diffi cultés. Cette mission est assurée à l’extérieur de l’environnement habituel du « fi lleul » et en liaison très étroite avec la famille et un référent pédagogique désigné par l’établissement scolaire. En 2009, le Groupe a par ailleurs participé à de nombreux forums dans le monde dont 15 forums Grandes Écoles/Universités en France . Pour en savoir plus sur l’engagement de Renault dans la formation des jeunes faiblement qualifi és, se reporter au chapitre 3.1.2.2 de la RSE. Dans un environnement en constante mutation, ce sont les parcours professionnels qui permettent, par l’addition d’expériences, de construire et développer la compétence dans le temps. Le groupe Renault conduit une politique d’évolution professionnelle pour disposer en permanence des compétences dont il a besoin et motiver les salariés en enrichissant leurs parcours professionnels. Dans cet esprit, Renault privilégie les possibilités de mobilité interne, avant d’envisager des recrutements externes dans un processus piloté par le management et la En janvier 2009, la politique de mobilité interne a été précisée afi n de raccourcir les délais de pourvoi des postes et de renforcer le rôle de conseil et d’accompagnement de la fonction RH auprès des collaborateurs. Cette politique de mobilité vise à équilibrer les besoins de l’entreprise tout en prenant en compte les aspirations des collaborateurs dans un processus piloté et connu de tous. Le support de R essources humaines proactives et garantes de l’équité est un élément clé de la mise en œuvre de cette La mobilité interne s’appuie sur l’entretien individuel, prolongé lorsque l’échéance de mobilité est proche par un entretien d’orientation professionnelle et de mobilité entre le salarié et son RH de proximité au cours duquel le salarié échange avec son RH sur ses aspirations et les opportunités de carrière. Le C omité de c arrières met ensuite en œuvre la mobilité du salarié, pilotée par les RH qui accompagnent le collaborateur jusqu’au pourvoi de son nouveau poste. Des outils sont à la disposition des salariés sur l’intranet du Groupe pour les aider à construire leur parcours de carrière : ■ Careers@Renault décrit les principaux postes en France dans les grands métiers de l’entreprise, de la conception aux fonctions support, en passant par la fabrication, la vente et le fi nancement des ventes. Il montre également la diversité des parcours possibles au sein d’un métier ou en transversal. Plus de 1 000 postes-repères (postes représentatifs des grandes étapes de parcours dans un métier) et postes-passerelles (postes permettant de passer d’un métier à un autre) ont été décrits et publiés ; ■ JobInfo est un outil d’information présentant les différentes offres de postes que les C omités de carrières ont décidé de pourvoir par la mobilité interne. Il est accessible en cinq langues. En parallèle, Renault s.a.s. a renouvelé une partie importante des règles de gestion de ces différentes catégories de personnel au travers de plusieurs ■ les opérateurs de production : un dispositif d’acquisition progressive des compétences permet d’accompagner l’évolution professionnelle de tous les opérateurs de fabrication. Le déploiement à l’international se poursuit sur l’ensemble des usines du Groupe pour proposer des référentiels communs de compétences et de parcours formatifs afi n de garantir, d’une part, les meilleures conditions de fabrication en qualité des produits quel que soit le lieu de production, et d’autre part, les conditions du meilleur partage des ressources et des savoirs ; ■ les employés, techniciens et agents de maîtrise (ETAM) : trois accords précisent les conditions d’intégration des ETAM débutants (recrutés avec un diplôme de technicien supérieur), les parcours professionnels des chefs d’unité et des chefs d’atelier, et les règles de gestion des ETAM à ■ les fi lières d’accès des ETAM au statut cadre par la voie de la promotion interne : la promotion cadre est organisée pour Renault s.a.s. et les fi liales françaises de Renault (hors Renault Retail Group et RCI Banque) par un accord d’entreprise qui est un dispositif majeur de la promotion interne. Il concerne 100 à 120 collaborateurs par an dans tous les métiers. Depuis la signature de cet accord, plus de 20 % des cadres sont issus de la promotion cadre. Les outils développés en 2008 permettent d’assurer un meilleur suivi des candidats, de la détection à la promotion cadre. Grâce à l’adoption d’une plate-forme unique, Renault est en mesure de déployer ces formations à distance dans le monde entier et d’accompagner la stratégie de développement du Groupe à l’international. Les formations en salle sont, quant à elles, dédiées à des échanges plus riches en interactions, à des études de cas et à des mises en situation. La politique Langues du Groupe a été réaffi rmée : le français est la langue de travail du groupe Renault et l’anglais celle de l’alliance Renault-Nissan. La formation professionnelle est un levier clé de développement des compétences. Elle accompagne la mise en œuvre de la stratégie de l’entreprise et ses mutations. Elle permet au collaborateur de se maintenir au meilleur niveau dans l’exercice de ses activités et d’acquérir de nouvelles En 2009, dans le cadre du Contrat social de crise et de la convention signée avec l’État français, Renault s’est engagé à renforcer son effort de formation. Ainsi, tous les sites en France ont mis en œuvre des actions de formations spécifi ques pendant les jours de chômage partiel. En fabrication, les établissements ont déployé principalement des formations métiers et des formations aux fondamentaux : SPR, qualité, sécurité, etc. En région parisienne et dans les ingénieries décentralisées, un dispositif de formations spécifi ques, sur le thème de l’amélioration de l’effi cacité au quotidien : l’Université d’Automne Renault a été développée. Renault s’est engagé à former tous ses collaborateurs quels que soient l’âge, le statut et le poste occupé dans le Groupe. Les formations portent sur les métiers de Renault, les langues, le management et les outils bureautiques et collaboratifs. Elles sont conçues en interne ou choisies dans l’offre formation du marché. Le développement des écoles métiers se poursuit. Après la fabrication, la logistique, l’ingénierie, les achats et la gestion-fi nance, l’informatique a créé Le e-learning, formation à distance, est désormais une pratique répandue avec 225 456 heures réalisées sur l’année 2009. Intégrée dans le cadre de parcours mixtes (e-learning \+ présentiel), ou dispensée en espace de formation individualisée (EFI) sous la forme de parcours e-learning tutorés, cette modalité pédagogique permet au collaborateur de se former à son rythme et selon ses besoins sur les savoirs théoriques et les fondamentaux. L’offre e-learning de Renault regroupe des contenus corporate (management, effi cacité personnelle et managériale, maths, français, anglais, bureautique, etc.) et s’enrichit régulièrement de contenus métiers (fi nance, gestion, ingénierie, achats, fabrication, qualité, pièces et accessoires, marketing, systèmes d’information, etc.). Cette offre est aujourd’hui un moyen incontournable pour répondre effi cacement aux besoins grandissants de développement des compétences dans les différentes entités du Groupe. Le plan de formation 2009 s’inscrit dans le cadre d’une recherche de la meilleure contribution aux objectifs de l’entreprise, au niveau de l’effi cacité des formations dispensées et de la maîtrise des coûts. Dans cet esprit, Renault agit sur plusieurs leviers : ■ articuler des plans de formation avec les besoins exprimés par les pilotes de développement des compétences. Toutes les formations sont développées à la demande des métiers ; ■ standardiser l’offre de formation à l’échelle du Groupe et optimiser son ■ mettre à disposition sur l’intranet de l’entreprise l’offre de formation et l’actualiser régulièrement. Le Training Guide liste l’ensemble des formations et les écoles métiers proposent aux collaborateurs d’un métier les parcours de formation nécessaires à leur activité ; ■ évaluer la qualité de la formation. Une évaluation systématique de la qualité de la formation perçue par les stagiaires est réalisée par le biais de questionnaires « à chaud » à la fi n de chaque session. Ces questionnaires permettent de s’assurer que la formation répond vraiment aux objectifs poursuivis. Pour les dispositifs importants, des enquêtes « à froid » sont menées auprès des salariés et de leur manager pour mesurer l’effi cacité de la formation quelques mois après la session ; ■ optimiser les coûts, en particulier réduire les coûts d’achat de formation avec l’aide de la fonction achat, notamment en travaillant sur la réduction du panel fournisseurs. En complément, d’autres actions sont engagées pour réduire les coûts de formation et de sa logistique. Elles portent sur : . le développement de la politique des formateurs internes, . la réduction des coûts de fonctionnement de la formation : frais de . la standardisation et la rationalisation de l’offre de formation, . l’intégration plus volontariste du e-learning, . le suivi régulier de la présence en formation. Le déploiement de la politique formation dans tous les pays fait l’objet d’un suivi au travers d’indicateurs de pilotage communs, permettant de mesurer : ■ le taux d’accès à la formation : à l’échelle du Groupe, plus de quatre salariés sur cinq en moyenne suivent une formation chaque année, soit un taux d’accès de 88 % ; ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 123 ■ le pourcentage des dépenses totales de formation par rapport à la masse salariale : à l’échelle du Groupe, l’investissement s’est élevé à 142 millions d’euros, soit 4, 5 % de la masse salariale ; ■ la moyenne des heures de formation dispensées par salarié est de 35 heures soit 4,3 millions d’heures de formation dispensées dans La ventilation des heures de formation du Groupe se répartit de la manière ÉVOLUTION DU NOMBRE D’HEURES DE FORMATION GROUPE RENAULT L’évolution du nombre d’heures de formation entre 2008 et 2009 est en cohérence avec l’évolution des effectifs du Groupe. En revanche, la moyenne d’heures de formation par salarié reste stable à 35 heures et le taux d’accès La performance de la fonction RH dépend aussi de la performance de son système d’information. C’est la raison pour laquelle les fonctions RH et informatique se sont dotées en 2008 d’un schéma directeur SIRH et dont 2009 marque la première année d’application. Le cœur de ce système d’information reste la Base de personnel unique (BPU), système mis en place pour permettre une véritable gestion des RH à l’échelle internationale. Il permettra de gérer à terme l’ensemble du La BPU est constituée d’un socle commun de données RH comprenant les données relatives à l’organisation de l’entreprise et les données individuelles des employés. Les données organisationnelles sont lisibles par toutes les sociétés du Groupe et les différents pays. L’accès aux informations individuelles des salariés se fait dans le respect des règles de confi dentialité. La BPU comprend par ailleurs des fonctionnalités de gestion RH telles que la gestion administrative, la gestion des temps de travail, la paie, le plan de promotion qui ne sont déployés que dans certains pays en fonction des besoins locaux. Ce système est destiné aux experts de la fonction RH, mais également aux managers pour faciliter la gestion RH de leur équipe (gestion de carrière, gestion des formations et évolution des compétences, gestion BPU est aujourd’hui active dans 122 sociétés du Groupe (contre 129 sociétés en 2007 du fait de la réorganisation juridique de certaines entités du Groupe), réparties dans 22 pays (France, Espagne, Belgique, Suisse, Italie, Brésil, Grande-Bretagne, Slovaquie, Autriche, Pays-Bas, Pologne, République tchèque, Allemagne, Portugal, Croatie, Slovénie, Argentine, Chili, Hongrie, Corée, Roumanie, Serbie), ce qui représente plusieurs milliers d’utilisateurs et plus de 105 000 salariés gérés dans cette base. 2009 a permis de lancer le projet de réintégration de la gestion des temps et de la paie des entités roumaines permettant ainsi de simplifi er le parc applicatif et de standardiser l’organisation métiers et les processus, ce projet devant être opérationnel fi n 2010. Pour le Maroc, 2009 a été l’année de la documentation de l’étude exploratoire permettant de déterminer la solution SIRH la mieux adaptée aux contraintes locales, ce choix devant intervenir au cours du premier semestre 2010. La fonction RH possède sa propre Functional Task Team, afi n de mieux soutenir les activités de l’Alliance par des échanges croisés de personnel et une formation commune incluant l’Alliance Business Way Program. Elle a également lancé des opérations de benchmarking pour faciliter le transfert des meilleures pratiques entre les deux sociétés (cf. chapitre 1.2 .3.3). Depuis le début de l’Alliance, Renault et Nissan ont développé des échanges de personnel pour renforcer leurs liens. Plus de 100 collaborateurs sont ainsi concernés. Ces échanges se centrent maintenant sur des collaborateurs à haut potentiel ou des experts et ainsi assurent la promotion des objectifs ■ développer au sein de l’Alliance des leaders mondiaux disposant d’une ■ soutenir l’expansion dans les pays à fort potentiel de développement ; performance mondiale de l’Alliance en renforçant la performance des l’Alliance Business Way Program est d’augmenter ■ Mieux travailler ensemble : il s’agit d’une formation qui est destinée aux contributeurs clés. Elle est proposée chez Renault et chez Nissan. L’objectif est de comprendre les différences relatives à la culture, à la communication et à la gestion de projet. ■ Séminaires à destination des équipes : différentes sessions sont organisées pour améliorer l’effi cacité du travail en équipe et partager des ■ Programme d’échange d’ingénieurs : ce dispositif a été conçu, dès 2005, pour réaliser des projets techniques communs avec de jeunes ingénieurs susceptibles d’intégrer, à terme, les activités de l’Alliance. 3.2.3 PROMOUVOIR UNE STRATÉGIE SOCIALE ✦ Dans un groupe devenu mondial et multiculturel, il est essentiel de promouvoir et de faire partager la stratégie sociale de Renault, facteurs de cohésion et de solidarité. Elle est fondée sur des principes et règles à valeur mondiale, notamment compris dans la Déclaration des droits sociaux fondamentaux, comme la diversité, la non-discrimination, la mise en œuvre d’un dialogue social à tous les niveaux de l’entreprise et une attention soutenue aux La responsabilité sociale est, pour Renault, un facteur de succès à long terme. Il est donc légitime que le Groupe fasse de ce sens de la responsabilité une des valeurs qu’il pratique dans l’ensemble de ses implantations dans le Dans cet esprit, Renault a signé, le 12 octobre 2004, avec la Fédération internationale des organisations de travailleurs de la métallurgie, le Comité de groupe Renault (CGR) et les organisations syndicales signataires de l’accord du 4 avril 2003 relatif au CGR (FGTB, CFDT, CFTC, CGT, CCOO, CSC, FO, UGT, CFE-CGC), la Déclaration des droits sociaux fondamentaux du groupe Renault. Cette Déclaration se réfère aux normes de l’Organisation internationale du t ravail (OIT) et aux principes universels liés aux droits de l’homme qui constituent le Pacte Mondial (Global Compact) adopté à l’initiative des Nations Unies et auquel Renault a adhéré le 26 juillet 2001. Elle concerne les salariés du groupe Renault dans le monde entier et implique Par cette Déclaration, Renault s’engage « à respecter et à faire progresser partout dans le monde les femmes et les hommes qui travaillent dans l’entreprise, à valoriser un esprit de liberté, à assurer la transparence de l’information, à pratiquer l’équité et à se conformer aux règles fi xées par le Code de déontologie de Renault ». En 2008, le Code de déontologie a évolué pour intégrer une nouvelle fonction Compliance et un dispositif d’alerte professionnelle dédiée à la prévention des risques éthiques Cette Déclaration met en œuvre des règles et principes à valeur mondiale, comme l’engagement de Renault dans les domaines de la santé, de la sécurité et des conditions de travail, ainsi que le refus du recours au travail des enfants et au travail forcé. L’engagement des fournisseurs dans ces domaines constitue un critère de sélection. De même, elle réaffi rme notamment l’égalité des chances dans les relations de travail, le droit à la formation pour les salariés et la juste rétribution du travail. Fort de cette conviction, Renault a également créé en 2009 une Direction de la responsabilité sociale de l' entreprise pour faire la promotion des initiatives prises dans ce domaine (cf. chapitre 3.1). Pour tout ce qui concerne la diversité, se référer au chapitre 3.1.2.2 Renault recherche un dialogue social permanent et responsable à tous les niveaux de l’E ntreprise, qui accompagne les changements techniques, économiques et sociaux liés à la mise en œuvre de sa stratégie. L’entreprise privilégie la négociation pour favoriser la décision au plus près du terrain, préparer les évolutions et les accompagner dans les meilleures conditions en recherchant un équilibre et une convergence entre les intérêts de l’entreprise Pour que cette responsabilité sociale soit assumée dans chaque pays où Renault exerce ses métiers, une politique Groupe des relations avec les représentants du personnel a été défi nie en octobre 2005. Elle s’inscrit dans le cadre de la Déclaration des droits sociaux fondamentaux du 12 octobre 2004 qui réaffi rme l’attachement de Renault à la représentation du Depuis l’an 2000, le Comité de groupe Renault (CGR) est l’instance de représentation du personnel au niveau de l’ensemble du Groupe. Il permet d’instaurer un dialogue social transnational sur la situation et la stratégie du Groupe, ainsi que sur ses évolutions majeures. À la suite du renouvellement de l’accord relatif au CGR le 26 avril 2007, deux nouveaux membres titulaires (roumain et polonais) ainsi qu’un observateur russe ont intégré ce Comité ; il est aujourd’hui composé de 34 représentants (venus de 19 pays) des fi liales détenues majoritairement par Renault dans l’Union européenne ainsi que dans le reste du monde (Brésil, Argentine, Corée, Turquie, Russie). Son Comité restreint a été renforcé par deux secrétaires adjoints européens En 2009, le CGR s’est réuni une fois en session plénière et le Comité restreint, composé de 10 membres (dont six secrétaires adjoints européens hors France), s’est réuni sept fois. Le Comité central d’entreprise de Renault s.a.s. est régulièrement informé et/ou consulté sur la marche générale de l’entreprise et de ses fi liales ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 125 (créations de fi liales à l’étranger, Projet Renault Volontariat, etc.). En 2009, il s’est réuni 13 fois, son bureau 14 fois, sa commission économique 11 fois et sa commission centrale de formation quatre fois. Des réunions communes ont par ailleurs associé le Comité restreint et le Bureau du CCE quatre fois sur la situation de Renault en 2009, le projet véhicule électrique et les résultats annuels du Groupe. L’année 2009 a également été marquée par la signature de 13 accords collectifs au niveau de Renault s.a.s. Ils portent sur : ■ les négociations salariales 2009 (PV de désaccord le 23/03/2009) ; ■ l’accord Contrat social de crise et son accord d’application 2009 (accords le 27/03/2009, puis avenant le 19/06/2009) ; ■ l’insertion et le maintien dans l’emploi des personnes handicapées (avenant le 27/04/2009 à l’accord du 24/05/2006) ; ■ les conditions d’attribution pour 2009 de l’accord d’intéressement Renault du 18/12/2007 (avenant le 30/06/2009) ; ■ le vote électronique pour les élections professionnelles des comités d’établissement et des délégués du personnel des établissements de Renault s.a.s. (accord cadre le 4/09/2009) ; ■ la portabilité des droits à prévoyance pendant les périodes de chômage (avenant le 18/11/2009 à l’accord couverture sociale du 05/07/1991) ; ■ la dynamique des parcours tout au long de la vie professionnelle (accord ■ la promotion de l’initiative et de la créativité des salariés (avenant le 9/12/2009 à l’accord du 27/11/2006) ; ■ le Contrat social de crise 2010 (accord le 17/12/2009) ; ■ les négociations salariales 2010 (PV de désaccord le 17/12/2009) ; ■ un supplément d’intéressement aux performances (avenant le 31/12/2009 à l’accord d’intéressement du 18/12/2007 – Accord Profit Sharing). Une information et des échanges ont été organisés avec les organisations syndicales sur la situation de Renault en 2009, les résultats annuels et semestriels du Groupe, le projet véhicule électrique, les risques psycho- sociaux, le plan de continuité de l’activité du Groupe dans le cadre de la grippe A H1/N1, la nouvelle identité de marque, le diagnostic de la diversité. Le Projet Renault Volontariat a été élaboré en 2008 en concertation avec les partenaires sociaux. Un suivi de la mise en œuvre de ces mesures, tant au niveau France, qu’au niveau européen a été assuré auprès des instances de représentation du personnel jusqu’à l’échéance du dispositif en 2009. Renault informe en permanence ses collaborateurs sur l’actualité de l’entreprise, sa stratégie, ses objectifs dans tous les domaines : alliance Renault-Nissan, nouveaux produits, activités industrielle et commerciale, compétition automobile, résultats fi nanciers, politique RH, etc. Le principal média interne imprimé est un magazine international, Global (8 à 10 numéros par an, édition français/anglais à plus de 100 000 exemplaires, quatre éditions locales : Espagne, Mexique, Russie, Turquie). Par ailleurs, l’E ntreprise possède un portail intranet bilingue anglais/français, Déclic (environ 60 000 postes connectés dans le monde) sur lequel est publié l’ensemble des informations concernant l’E ntreprise ainsi que les dépêches internes annonçant les actualités, mises à jour quotidiennement. Le videostreaming permet également de diffuser des vidéos sur cet intranet. Afi n de déployer rapidement une information à l’ensemble des salariés, des Renault One Voice (ROV), e-mail relatant une actualité du Groupe, sont envoyés au réseau de responsables de communication (qui couvre l’ensemble des métiers et pays du groupe Renault). Enfi n, des kits d’information sont également mis à la disposition du management afi n de lui permettre d’accompagner et de déployer en interne auprès de leurs collaborateurs les questions touchant à la stratégie du La politique sur la santé, la sécurité et les conditions de travail découle de la Déclaration des droits sociaux fondamentaux du Groupe. Dans le monde entier, elle concerne les salariés des trois marques du groupe Renault : Renault, Dacia et Renault Samsung Motors. La mise en œuvre de cette politique contribue à la performance globale et durable de l’entreprise, elle Basée sur la prévention des risques, elle vise à préserver la santé du personnel et à proposer des conditions de travail motivantes. Les actes et décisions de l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise doivent s’y référer Pour déployer sa politique santé, sécurité et conditions de travail, Renault ■ un système de management déployé sur l’ensemble des pays et des ■ un réseau international de professionnels de la santé, de la sécurité et des conditions de travail (ingénieurs, techniciens, ergonomes, médecins, infi rmiers, assistantes sociales, responsables mission handicap) ; ■ l’évaluation des risques (sécurité et ergonomie) ; ■ l’implication de la hiérarchie et du personnel sur ces sujets ; ■ la prise en compte anticipée des facteurs humains, particulièrement dans les nouveaux projets et dans les nouveaux pays où Renault s’implante. Afi n de mesurer le déploiement de la politique conditions de travail, des évaluations sont réalisées dans les différentes entités du Groupe par des experts internes et par un organisme extérieur, sur la base d’un référentiel de management. Si les conditions prédéfi nies sont réunies, le label Système de management Renault sécurité et conditions de travail (SMRSCT) est attribué pour une période renouvelable de trois ans ; il peut être retiré en cas Depuis le lancement de sa démarche en 2000, Renault a lancé des audits dans les sites industriels, tertiaires, ingénieries et commerciaux du Groupe. ■ 98 % des sites industriels, tertiaires et ingénieries sont aujourd’hui labellisés SMRSCT (dont certains sont déjà renouvelés). Il est à noter que les sites non encore labellisés sont des sites nouvellement intégrés au périmètre (nouvelles implantations, établissements récemment rachetés Les chiffres Groupe relatifs aux accidents du travail portent sur 98,2 % de En 2009, Renault a déployé un nouvel indicateur international relatif aux accidents du travail : F1. Il s’agit du nombre d’accidents qui nécessitent des Pour l’année 2009, le taux de fréquence F1 des accidents du travail est de 7,19 accidents pour un million d’heures travaillées. Renault s’est doté d’une méthode d’analyse ergonomique qui porte sur les postes de travail. Elle est développée en interne (troisième version en 2001) pour préserver la santé des opérateurs en production, diminuer notamment les T roubles musculo-squelettiques (TMS) et ainsi améliorer la performance. Utilisée dans tous les établissements industriels de Renault dans le monde, elle est diffusée auprès d’autres entreprises. En complément, Renault a développé une fi che simplifi ée « sécurité-ergonomie » pour aider les chefs d’unité à mieux analyser ces risques sur les postes de travail de leur périmètre et d’améliorer en continu les conditions de travail. La prise en compte de l’ergonomie passe par la réussite de l’adéquation hommes/postes de travail (en tenant particulièrement compte de l’âge du personnel), ce qui implique l’analyse ergonomique des postes, le renforcement de la prise en compte de l’ergonomie dans les projets (cf. ci-dessous), la suppression des postes « diffi ciles » selon la grille d’analyse ergonomique et le renforcement des Un reporting mensuel permet de suivre l’évolution de la cartographie des postes sur l’ensemble des sites industriels. En 2009, de nouveaux outils ont permis d’optimiser les démarches d’adéquation homme/poste notamment pour les personnes avec des restrictions d’aptitudes. Une démarche sur l’employabilité standardisée et des dossiers individuels réglementés ont permis d’aider les managers et les médecins à reclasser sur des postes adaptés des personnes à restrictions. Afi n de limiter et de prévenir les maladies professionnelles, une démarche en cours de validation va permettre dès l’évocation de douleur de la part du salarié, de lancer une analyse du poste pour une meilleure adéquation. Dans chaque projet industriel d’envergure (nouveau véhicule, par exemple ), l’équipe projet se dote systématiquement d’un chef de projet sociotechnique ■ renforcer la prise en compte de l’ergonomie dans les projets ; ■ traiter les questions de sécurité, de conditions de travail et d’ergonomie de conception (nouvelles installations de production, évolution du produit, etc.). Chaque projet est ainsi l’occasion de progresser sur des objectifs fi xés ■ 85 % des sites commerciaux en France sont labellisés depuis le lancement En 2010, Renault prévoit de : ■ renforcer et de déployer sa politique internationale de conditions de ■ réaliser 18 audits pour les établissements industriels, tertiaires et ingénieries et près de 30 pour les établissements commerciaux. Ceux-ci seront essentiellement des audits de renouvellement ; ■ accompagner le déploiement de l’activité conditions de travail dans ses le nombre des accidents et des maladies ■ améliorer les conditions de vie au travail ; ■ poursuivre la prise en compte des conditions de travail par les managers ■ rendre systématique sa participation aux nouveaux projets (véhicule ■ renforcer les synergies sur le thème des conditions de travail dans le NOMBRE D’ACCIDENTS DE TRAVAIL AVEC ARRÊT : ÉVOLUTION DU TAUX DE FRÉQUENCE NOMBRE DE JOURNÉES PERDUES POUR ACCIDENT DE TRAVAIL : ÉVOLUTION DU TAUX DE GRAVITÉ ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 127 En 2010, Renault prévoit de prolonger ces actions sur : ■ la prévention des maladies professionnelles, en particulier les TMS, en renouvellant les outils d’analyse ergonomique afi n de pouvoir détecter au La politique santé, sécurité et conditions de travail du Groupe vise à préserver la santé physique et psychique des collaborateurs. Les visites et points médicaux réguliers permettent des actions de prévention, le dépistage précoce de pathologies et assurent la continuité du suivi médical tout au long du parcours professionnel. En parallèle, Renault organise des campagnes d’information et de formation sur plusieurs thèmes tels que l’ergonomie, les missions, le tabac, l’alcool, les drogues, l’hygiène alimentaire, le surpoids, les dangers du soleil, etc. Les services médicaux collaborent étroitement avec les services conditions de travail afi n d’assurer, en permanence, l’adéquation entre l’aptitude du salarié et le poste de travail (ex. : évaluation des risques, cotation de poste, ■ poursuivi ses actions relatives aux risques psychosociaux (formation à la détection de personnes en diffi culté, permanence de psychologues, etc.) ; ■ formé des médecins et des infi rmiers à la prévention du stress post- ■ déployé une assistance téléphonique pour les médecins du travail (France) sur la santé psychologique au travail ; ■ renouvelé ses campagnes de prévention de la santé (sommeil, vigilance, addictions : tabac, alcool, etc.) ; ■ fait intervenir des experts sur des problématiques complexes (risque ■ accentué l’harmonisation des pratiques entre les équipes médicales internationales sur cinq thèmes (allongement de la vie au travail, gestion du personnel à aptitude réduite, troubles ostéo-articulaires, risque psychosocial, indicateurs santé physique et psychique). ■ de renforcer la prise en compte des dimensions santé et employabilité dans les audits du système de management de la santé, de la sécurité et ■ d’accompagner des groupes de réfl exion sur les évolutions de la médecine ■ d’optimiser la traçabilité des expositions professionnelles. Les actions de prévention des facteurs de stress s’inscrivent dans la politique santé, sécurité et conditions de travail du Groupe, le risque stress étant pris en compte dans le « document unique ». Les spécialistes en prévention et les médecins du travail mettent en œuvre des démarches de détection de l’hyperstress ainsi que des actions de Ainsi, la médecine du travail, dans le cadre de l’Observatoire médical du stress, de l’anxiété et de la dépression mis en place depuis 1998, propose aux collaborateurs qui le désirent de passer un test permettant de poser un pré-diagnostic individuel dans ces trois domaines (stress, anxiété et dépression). Cet Observatoire a effectué à fi n 2009 plus de 81 000 tests dans le cadre des visites médicales. Au plan collectif, une expertise avait été lancée en 2007 dans le cadre des CHSCT de Guyancourt avec le cabinet Technologia. Cette mesure des facteurs de stress avait donné lieu à un plan d’action au niveau de chaque direction présente sur le site. En juin 2009 une seconde enquête a été lancée sur les établissements de la Direction des ingénieries afi n de mesurer l’avancement et l’effi cacité des plans d’action. Également en juin 2009, le groupe Renault a décidé de lancer, dans un premier temps sur quatre établissements représentatifs des grands métiers de Renault, une enquête avec le cabinet Stimulus destinée à mesurer les facteurs de stress, mais également leur impact sur les populations. Cette double mesure des facteurs et de leur impact est aujourd’hui enseignée et mise en œuvre dans des pays où la prévention du stress est trés avancée Sur ces bases des plans d’action corporate, établissements et métiers seront ■ plans d’action de prévention et d’amélioration des conditions de travail ■ continué à déployer les formations pratiques relatives à la prévention des spécifi ques au sein des établissements. risques routiers auprès des collaborateurs ; Renault a souhaité affi rmer son engagement en faveur du handicap le 3 décembre 2009, lors de la Journée mondiale du handicap, en organisant Pour 2010, Renault a choisi d’ajouter à son dispositif « d’insertion jeunes » des opérations spécifi ques à des personnes handicapées afi n de contribuer, au plan national, au traitement de la problématique des personnes qui ne peuvent accéder à l’emploi faute d’une formation-qualifi cation correspondant Afi n d’aider les salariés à concilier leur vie privée et leur vie professionnelle, Renault propose à ceux qui le souhaitent de bénéfi cier de l’accord sur le télétravail (accord du 22 janvier 2007 – périmètre Renault s.a.s.). Depuis sa signature, 341 personnes ont bénéfi cié de cet accord qui propose de deux à quatre jours de travail par semaine depuis le domicile. Sur la base des différents engagements pris auprès des organismes publics français et de la diffusion de la Charte du conducteur Renault, en 2009 le ■ déployé, à travers ses établissements et fi liales, des forums d’animation (tests de freinage, contrôle sécurité des véhicules personnels, tests de ■ continué à déployer la formation de collaborateurs par simulateur de ■ organisé en juin 2009 dans plusieurs établissements des opérations de sensibilisation à la prévention du risque routier. (Pour plus de détails, consulter le chapitre 3.1.2.4 de la RSE). Les actions régulièrement engagées permettent de réduire continûment le nombre des accidents de trajet avec arrêt, même si la réduction est plus Pour l’année 2009, le groupe Renault a enregistré 2,26 accidents de trajet avec arrêt pour 1 000 salariés. La ventilation de ces accidents se Le nombre des accidents de mission avec arrêt est, comme chaque année, Renault a également lancé un site interne de covoiturage accessible à tous les collaborateurs des établissements français. À fi n décembre, près de 2 900 trajets étaient enregistrés (cf. chapitre 3.1.2.3). Il est envisagé de Par ailleurs, plusieurs autres indicateurs sont utilisés au niveau collectif (enquête sur la qualité du management et l’engagement du personnel menée auprès de l’ensemble du personnel du groupe Renault, absentéisme, Des actions de prévention sont d’ores et déjà menées, que ce soit au niveau ■ formation à la gestion du stress (managers et non managers) ; ■ actions de sensibilisation au stress ; ■ formation des acteurs de la prévention à l’évaluation des risques ■ sessions de professionnalisation de la fonction RH sur la détection des ■ formation des acteurs de santé au travail à la prévention du stress post- traumatique pour parer immédiatement à un éventuel choc psychologique ; ■ formation à la relaxation pour les salariés ; ■ mise à disposition d’informations sur l’« intranet médical » ; ■ actions d’amélioration continue de la santé, de la sécurité, de l’ergonomie et des conditions de travail au sein de chaque établissement du Groupe ; Les actions menées au sein des établissements par les managers font naturellement l’objet d’un accompagnement de la fonction RH et notamment Depuis 14 ans, Renault agit en faveur de l’insertion et du maintien dans l’emploi des personnes handicapées et poursuit une politique L’accord Renault en faveur des personnes handicapées 2006-2008 a été prolongé en 2009, par voie d’avenant. À fi n 2009, Renault s.a.s. comptait 2 659 personnes handicapées, soit un taux d’emploi global de 8,2 %. En 2009, Renault a poursuivi son action visant à : ■ intégrer des jeunes handicapés en stage et en alternance (participation au l’insertion professionnelle des personnes handicapées ; ■ sensibiliser les managers et collaborateurs Renault sur le handicap et ■ soutenir le maintien dans l’emploi par l’aménagement de postes de travail ; ■ attribuer des aides fi nancières au personnel handicapé et à leur famille. Une étude débutée fi n 2008 avait mis en avant les diffi cultés de communication rencontrées par les salariés défi cients auditifs. En 2009, Renault a expérimenté sur les sites de la région parisienne, avec une dizaine de salariés, un outil permettant aux salariés souffrant d’un défi cit auditif d’avoir une communication téléphonique avec des personnes entendantes. Ce service devrait être mis à disposition des salariés en 2010. ■ renforcer son partenariat avec le dispositif spécialisé en faveur de ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 129 La survie des milieux naturels dépend d’un fragile équilibre entre faune, fl ore et homme. Cet équilibre se trouve aujourd’hui menacé par les activités humaines et leurs effets sur l’environnement : croissance démographique, croissance économique et modes de consommation. Ainsi, la consommation mondiale croissante d’eau, de ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon) ou d’autres matières premières non renouvelables (métaux, terres rares, etc.) réduit dangereusement la disponibilité des ressources naturelles à disposition des générations futures, ces ressources n’étant pas renouvelables dans les Les gaz à effet de serre (GES), dont le CO2, contribuent aux changements climatiques. Les substances chimiques émises dans l’atmosphère participent aux phénomènes d’acidifi cation et à la formation de l’ozone troposphérique. Consécutivement aux rejets chimiques dans l’eau, l’eutrophisation entraîne la prolifération d’algues qui peuvent conduire à l’asphyxie des milieux La politique environnementale de Renault se fonde sur les grands défi s écologiques de la planète pour lesquels l’activité automobile est concernée : ■ la fabrication et l’utilisation des véhicules consomment des ressources naturelles et génèrent des déchets ; ■ les rejets de dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, se produisent avec la combustion lors de l’usage des véhicules et de leur fabrication ; ■ le dioxyde de soufre et les oxydes d’azote émis par les véhicules contribuent à l’acidifi cation des pluies et des sols ; ■ l’utilisation de la voiture augmente le niveau sonore de l’environnement. Cette politique environnementale se décline dans les actions et organisations de l’entreprise autour de cinq axes : ■ préserver la valeur du patrimoine ; ■ supprimer ou réduire les impacts sur l’environnement ; ■ concilier les offres de produits et de services avec la protection de ■ mettre en œuvre le management de l’environnement sur l’ensemble de l’entreprise, sur l’ensemble du cycle de vie ; Agir pour l’environnement, c’est, pour Renault, concevoir une offre de véhicules et de services qui minimisent l’impact sur l’environnement en tenant compte des situations environnementales et économiques des Pour réaliser les arbitrages entre les différents impacts environnementaux sans oublier les autres impératifs (prix de vente, sécurité, confort, coût à la tonne de CO2 évitée, etc.), Renault a choisi, depuis plusieurs années, l’approche par le cycle de vie. Cette approche permet de prendre en compte tous les impacts environnementaux d’un véhicule dès sa phase de conception et tout au long de sa vie. Les signatures Renault eco2 et Dacia eco2 ont permis de renforcer le dialogue avec le client sur cette approche, dialogue lui-même encouragé par les mesures du « Grenelle de l’Environnement » incitant le client à acheter des véhicules moins émetteurs de CO2. Renault mesure depuis plusieurs années les consommations d’énergies de matières ainsi que les émissions de composés à chaque étape, c’est-à- dire, dans la phase de fabrication et dans la phase d’utilisation du véhicule. Les données sur les autres phases de vie, telles que celles de la chaîne fournisseurs et du traitement des véhicules en fi n de vie, se précisent progressivement. Les comparatifs entre les véhicules de même segment, mais de génération différente sont systématiquement réalisés. Cette vision d’ensemble sur le cycle de vie complet permet à Renault, mais aussi à l’alliance Renault-Nissan, de travailler encore plus effi cacement d’un point de vue environnemental sur un large éventail de technologies (véhicule électrique, hybridation, piles à combustible) ainsi que sur le potentiel des carburants alternatifs, dont le gaz de pétrole liquéfi é (GPL) avec le déploiement d’une offre commerciale GPL Dacia en 2009, le gaz naturel comprimé (GNC), et les biocarburants d’aujourd’hui, mais aussi de demain. Le déploiement de ces solutions se fera dans la gamme en répondant aux demandes des marchés et en tenant compte des ressources locales. Par ailleurs, en 2009, l’alliance Renault-Nissan a poursuivi la signature d’accords de partenariat avec certains États, régions ou organismes, qui vont permettre la commercialisation massive et internationale de véhicules électriques dans ces pays dès 2011. Depuis plusieurs années, Renault élabore des indicateurs écologiques sur des données quantifi ées et fi ables pour les produits et les activités des sites de Renault. L’approche des impacts sur la chaîne fournisseurs se fait au travers de banques de données externes. La remontée d’inventaires du cycle de vie des processus des fournisseurs demandera plusieurs années de travail. L’impact écologique du recyclage des véhicules en fi n de vie commence à se mesurer par le renforcement des fi lières de traitement. COMPARAISON DE SCÉ NIC ET SCÉ NIC I EN VERSION DIESEL Après Scénic fi nalisé en 2004, Renault a poursuivi ses inventaires sur le cycle de vie sur Modus, Clio et Clio I en 2005, Clio fl exfuel, Twingo et Nouvelle Twingo en 2006, Laguna et Nouvelle Laguna en 2007, Kangoo , la gamme Dacia, Mégane II, Nouvelle Mégane et Koléos en 2008 et Scénic L’animation de la performance environnementale des sites industriels s’appuie depuis 2008 sur la réduction compétitive des impacts environnementaux selon la méthodologie des 4R. Les best practices pour Réduire, Réutiliser, Recycler et Récupérer l’énergie ont été identifi ées et échangées entre les sites pour limiter, voire annuler, leurs impacts résiduels. Cette animation pilotée au niveau central concerne les impacts majeurs de la fabrication et contribue au développement durable des usines de fabrication. Des indicateurs environnementaux sont progressivement intégrés dans les processus d’achat pour étudier les voies de progrès sur la logistique d’approvisionnement et de distribution. Le niveau réglementaire d’émissions polluantes du parc routier est ainsi pris en compte. Pour les émissions de gaz à effet de serre, des réductions ont été réalisées par le biais de la diminution du poste carburant dans le transport (optimisation des trajets, formation à la conduite écologique, etc.), mais Renault souhaite mieux les quantifi er en construisant une gamme d’indicateurs s’appuyant sur les différents En 2009, le transport de conteneurs par voie fl uviale sur des barges, entre Rouen et Le Havre, a permis d’éviter de mettre 4 300 camions sur les routes et, de ce fait, de diminuer les émissions de 190 tonnes de CO2. Dans l’optique de la préservation des ressources naturelles et de la limitation du réchauffement climatique, une stratégie d’économies d’énergie et d’intégration des énergies renouvelables est pilotée sur tous les sites dans le monde. Cette stratégie s’appuie sur plusieurs axes : ■ le management de la maîtrise des consommations d’énergie pendant les ■ le management de la convergence vers les meilleures pratiques techniques et managériales identifi ées ; ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 131 ■ l’augmentation du rendement énergétique des moyens ; ÉVOLUTION DE LA CONSOMMATION D’ÉNERGIE DE 2002 À 2009 ■ le développement des énergies renouvelables ; ■ l’optimisation des contrats de fourniture d’énergie. Dans le contexte de crise économique, le niveau de production des usines a été fortement impacté pendant l’année 2009. Les fortes variations de productions ont eu un impact sur les consommations d’énergie. Cet impact a été pondéré par le travail réalisé depuis de nombreuses années sur la maîtrise des énergies hors production et l’optimisation des contrats de EXEMPLE DE LA RÉDUCTION DES TALONS D’ÉLECTRICITÉ SUR LES SITES DE FABRICATION Comme le montre le graphique ci-dessus, le talon qui est l’indicateur choisi par Renault pour animer la réduction des consommations en hors production a été fortement réduit en 2008. Ces efforts se sont prolongés en 2009, permettant d’amortir l’effet négatif des baisses de production dans les Ces actions de performance, qui s’inscrivent dans un plan à moyen terme, se traduisent dès aujourd’hui par un plan de rupture basé sur des actions renouvellement des chaufferies en anticipation de la nouvelle défi nition des quotas CO2 du marché de permis européen (EU ETS) à l’horizon ■ mise en place de panneaux solaires sur les centres livreurs en France et les toitures de bâtiment en Espagne ; ■ prise en compte dans le projet Tanger des solutions techniques participant Les résultats des efforts se manifestent dans la réduction de 17 % de la consommation de l’énergie par véhicule entre 2002 et 2009 à isopérimètre. Gaz à effet de serre ✦ Renault, conscient de l’impact de ses activités sur l’effet de serre anthropique, a entrepris dès 2003 l’inventaire de l’ensemble des sources de GES sur ses sites industriels, logistiques et tertiaires inclus dans le périmètre de reporting environnemental, et la révision de ses modalités de reporting avec l’assistance d’un organisme indépendant. La conformité de son reporting avec le protocole français EPE (Entreprises pour l’e nvironnement) d’inventaire des GES, ainsi que le Greenhouse Gas Protocol, garantit la Renault comptabilise ainsi depuis 2003 les émissions directes de gaz à effet de serre et depuis 2009 les émissions indirectes associées à l’électricité achetée. Les émissions directes proviennent de la combustion d’énergie fossile sur site et des pertes de fl uides frigorigènes (Scope 1). Les émissions indirectes correspondent aux émissions de gaz à effet de serre liées à la production de l’électricité achetée (Scope 2). Ainsi, en 2009, les émissions directes et indirectes des GES du Groupe s’élèvent à 1 191 kteq CO2 RÉPARTITION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE EN 2009 PAR TYPE DE SOURCE* GES liés aux essais moteurs, boîtes de vitesses Le périmètre de reporting 2009 des gaz à effet de serre (Scope 1 et Scope 2) comprend les sites de fabrication, de logistique et d’ingénierie (cf. chapitre 8.3.2 ). Les véhicules d'entreprise comprennent les véhicules de service, les véhicules du « Pool taxi » , les navettes, les engins de manutention et les chariots utilisant le GPL ou le propane. Renault défi nit sa stratégie de réduction des émissions de GES issues de l’activité industrielle autour de quatre axes de progrès : ■ l’augmentation du rendement énergétique ; ■ la réduction des consommations d’énergie ; ■ le changement de combustibles ; ■ le développement des énergies renouvelables. Ces actions sont inscrites dans les schémas directeurs des sites industriels et permettent ainsi de fi xer des objectifs aux futurs projets de véhicule. Les émissions directes globales de GES ont diminué en 2009, passant de 755 kteq CO2 (kilotonnes en équivalent CO2 ) en 2003 à 577 kteq CO2 en 2009, avec un périmètre de sites élargi et la prise en compte des véhicules d’entreprise. À isopérimètre 2003, les émissions de GES de 2009 s’élèvent à 508 kteq CO2 , ce qui représente une baisse de 32 %. Renault est par ailleurs concerné par le système communautaire d’échange de quotas d’émissions (SCEQE) dont la première phase est entrée en vigueur en 2005. 13 sites européens sont aujourd’hui concernés par ce système d’échange (sept sites en France, quatre en Espagne, un en Slovénie et un Renault gère l’ensemble de ses quotas avec un mandataire unique afi n d’en augmenter l’effi cacité et de préparer une action conjointe de progrès sur l’ensemble de ses sites industriels dans le monde. Lors de la première phase (2005/2007), les sites concernés par le SCEQE ont réduit leurs émissions de CO2 de 13,8 % par an, soit 46 452 tonnes de CO2 sur l’ensemble de la période. Les émissions CO2 des installations Renault soumises à la directive ETS ont baissé de plus de 17 % par rapport à la moyenne des émissions de la Renault dispose pour la seconde période (2008/2012) d’une allocation annuelle de 450 kilotonnes de CO2 pour l’ensemble de ses usines concernées par le SCEQE, ce qui, comparé au marché européen (1) de 369 315 kilotonnes de CO2, montre que son impact ne représente qu’une part modeste des Renault tient également compte de l’impact fi nancier de ses émissions de GES. En relation avec les activités de veille réglementaire, des simulations sont réalisées afi n d’anticiper les quantités et le coût des quotas d’émissions à acquérir ainsi que l’impact du renchérissement des prix de l’énergie. Cette monétarisation conjointe des impacts de la réglementation sur les GES et du coût croissant de l’énergie vise notamment à éclairer les décisions d’investissement en matière d’effi cacité énergétique et d’énergie L’engagement de Renault « Dès 2008, vendre un million de véhicules à moins de 140 grammes de CO2 par km dont 1/3 à moins de 120 grammes » a été honoré en 2009 malgré la crise économique mondiale qui a engendré une baisse sensible des volumes de ventes. L ’objectif de Renault – apporter des solutions écologiques et économiques qui puissent être déployées massivement afi n d’aboutir à un effet signifi catif et immédiat sur l’environnement – a donc été atteint en 2009 avec un déplacement des ventes vers les voitures les moins émettrices de CO2 et avec une offre élargie de voitures à énergies alternatives. Dans l’Europe des 15, selon le monitoring de l’Association a uxiliaire a utomobile (AAA), 883 013 véhicules particuliers vendus en 2009 par Renault moins de CO2 par km. Le graphique ci-dessous montre la progression de Renault sur ce segment comparativement au marché selon l’étiquetage CO2 ÉVOLUTION DES VENTES EUROPÉENNES DE 1995 À 2009 D’APRÈS L’ÉTIQUETAGE CO2 APPLIQUÉ EN FRANCE (1) Quotas alloués dans les PNAQ (plans nationaux d'allocation des quotas) des pays européens où Renault est implanté et soumis aux quotas (France + Espagne + Slovénie + Roumanie). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 133 Les analyses internes de Renault sur le périmètre de l’Europe des 27 émettent 140 g ou moins de CO2 par km, dont 47 % émettent 120 g ou Pour obtenir ces résultats, Renault a poursuivi l’optimisation de tous les paramètres du véhicule qui infl uencent la consommation et les émissions de CO2 (cf. chapitre 3.3.3.2. L ’éco-conception des produits). Renault s’est engagé, le 9 février 2006, à mettre en place progressivement une double offre de biocarburants sur le marché européen d’ici 2009 : ■ 50 % de l’offre essence pourra fonctionner avec un mélange d’essence et d’éthanol, pouvant aller jusqu’à un seuil maxima l de 85 % d’éthanol ; ■ 100 % des motorisations diesel pourront fonctionner avec un mélange de gazole et de biodiesel (seuil maxima l de 30 %). Malgré la crise économique, l’engagement est quasiment honoré avec une offre essence à 30 % pour une cible à 50 % et une offre diesel à 97 % pour Ces offres complètent celles du Brésil déjà commercialisées et permettront ainsi de se préparer à l’émergence de ces deux énergies nouvelles dans le reste du monde en attendant les biocarburants de deuxième génération. Tous les biocarburants devront par ailleurs répondre aux critères de durabilité (critères de cycle de vie) défi nis par la nouvelle Directive européenne Gaz de pétrole liquéfié (GPL) et gaz naturel véhicule (GNV) Deux carburants gazeux se partagent aujourd’hui le marché : le GPL et le GNV. Ils permettent de répondre simultanément à deux défi s : accroître l’indépendance par rapport aux carburants conventionnels, issus à 98 % du pétrole et améliorer l’empreinte environnementale des carburants en réduisant les niveaux d’émissions (CO2 et émissions polluantes à En 2009, le groupe Renault a vendu 42 832 véhicules bicarburation (gaz et essence) en Europe (13 108 en 2008), notamment grâce au succès rencontré par la gamme Dacia GPL (Sandero et Logan). optimise la gestion de la climatisation afi n de prolonger son autonomie. Le système de climatisation va bien au-delà de sa fonction habituelle en proposant trois effets : hydratant, « detox » et senteurs actives au service du bien-être des occupants. Avec ses trois modes de recharge, c’est une nouvelle façon de vivre la mobilité. Fluence Z.E. Concept est un vrai véhicule familial, 100 % électrique qui affi che une autonomie de 160 km et dispose de trois possibilités de recharge de la batterie : « standard » de quatre à huit heures, « rapide » en 20 minutes, « éclair » en trois minutes, grâce au système exclusif Quickdrop d’échanges de batterie. Fluence Z.E. Concept préfi gure le futur dérivé électrique de Kangoo Z.E. Concept, à destination des professionnels, propose de nombreuses fonctionnalités d’information pour une utilisation simple, Véhicule électrique avec pile à combustible Les travaux de l’alliance Renault-Nissan sur les prototypes de véhicules électriques avec pile à combustible ont franchi une nouvelle étape en 2008 avec Scénic ZEV H2. Ce prototype est une vraie voiture tant en matière de vie à bord que d’agrément de conduite. La pile à combustible fournit l’électricité destinée au moteur qui ne rejette que de l’eau. Ce véhicule a été testé dans plusieurs pays en 2008 et 2009. Cependant, le prix actuel prohibitif de la pile à combustible empêche sa diffusion en masse. En 2009 , les émissions de COV générées par les solvants utilisés dans les ateliers de peinture ont été réduites de 10 % par rapport à 2008 . L’évolution favorable de notre performance nous permet d’atteindre en 2009 41 g/ m2 . Cette bonne performance est le fruit des investissements réalisés pour mettre en œuvre les technologies propres les plus récentes et les Des versions GPL et GNV de Kangoo, Clio et Scénic sont également proposées en Europe, ainsi que des adaptations locales pour les marchés Véhicule zéro émission électrique avec batterie Renault a pris une orientation importante dans ce domaine et a un objectif de déploiement massif de ce type de voiture qui, à l’usage, concentre à la fois zéro émission de CO2, zéro émission de polluants et zéro bruit. Les quatre concept-cars électriques présentés à Francfort préfi gurent la gamme de véhicules que Renault proposera à partir de 2011. Twizy Z.E. Concept est une solution de mobilité urbaine innovante offrant à ses deux occupants « en tandem » un moyen de transport 100 % électrique. Grâce à sa carrosserie enveloppante, ses deux occupants sont très bien Zoe Z.E. Concept est la démonstration qu’un véhicule 100 % électrique peut aussi être séduisant et attractif. Zoe Z.E. Concept reçoit un toit qui Désormais, 75 % de la capacité de production de Renault sont équipées de cabines d’application de peintures en bases hydrodiluables et les sites produisant des véhicules utilitaires sont équipés de traitement d’air. L’animation transversale des ateliers de peinture est fédérée dans le Club des Peintres qui a en charge le déploiement des meilleures pratiques au quotidien : optimisation de la récupération des solvants usés, ou développement des rafales de teintes par organisation des fl ux, par exemple. Les émissions de SO2 et NOx liées à la combustion ✦ Renault poursuit son plan de changement de combustible en usine en remplaçant le fi oul par le gaz pour réduire les émissions de dioxyde de soufre (SO2 ) et d’oxydes d’azote (NOx). En effet, la part du fi oul dans l’énergie thermique consommée par Renault est passée de 14 % en 1999 à 1 % en 2009 . Ce plan de progrès se poursuit maintenant avec l’installation de chaudières ayant des brûleurs émettant moins de NOx. Depuis 2003, les émissions de SO2 et de NOx sont évaluées en prenant en compte la totalité des moyens de combustion. Ces émissions ont diminué de LA GAMME DE VÉHICULES EN PHASE D’UTILISATION Une grande partie des véhicules particuliers et utilitaires commercialisés en Europe à fi n 2009 respecte la réglementation Euro 5 . Pour les autres marchés, Renault adapte les défi nitions techniques de ses groupes motopropulseurs aux demandes spécifi ques des pays où sont réalisées les ventes (qualité du carburant, climat, poussière, etc.). Généralement, les demandes réglementaires locales sont largement satisfaites, une grande part des versions vendues l’étant sur une défi nition Euro 3 ou Euro 4. Les efforts sont poursuivis notamment en intégrant progressivement, dans les offres Renault, des véhicules avec de nouvelles technologies (fi ltre catalytique à particules, nouvelle génération de common rail, piège à oxydes d’azote). Nouvelle Laguna et Nouvelle Mégane 2.0 dCi respectent dès leur lancement les seuils Euro 5 pour leurs émissions de polluants, seuils exigibles depuis septembre 2009 pour les nouveaux modèles. Le piège à oxydes d’azote de Renault, ou NOx trap, s’inscrit pleinement dans la volonté de Renault de réduire les émissions polluantes. Ce système chimique piège les oxydes d’azote, nocifs pour la santé, puis les transforme en gaz neutres. Ce système de post-traitement, probablement incontournable pour la norme Euro 6, est commercialisé aux particuliers depuis 2009 sur certains Renault Espace équipés du 2.0 dCi. En complément du traitement des NOx, ce catalyseur contribue à l’oxydation des hydrocarbures et monoxyde de Le législateur européen a décidé d’optimiser la traçabilité des substances chimiques utilisées par l’industrie européenne en vue d’améliorer la protection de la santé et de l’environnement. Le règlement européen Registration, Evaluation, Authorization and restriction of CHemicals (REACH) qui en est l’instrument, appliqué depuis le 1er juin 2007, a ainsi été construit sur trois grands thèmes : ■ la mise à niveau et le partage de la connaissance concernant l’impact sur la santé et l’environnement de 30 000 substances, qui sera effectuée par les industriels (en particulier les chimistes) en collaboration avec l’Echa (European CHemical Agency, Helsinki), véritable « bibliothèque d’Alexandrie » des risques chimiques ; ■ l’obligation de transparence totale sur les mesures de prévention des risques tout au long des chaînes d’approvisionnement, jusqu’au consommateur, suivant des modes de communication défi nis dans le ■ la possibilité pour le législateur d’augmenter progressivement les contraintes liées à l’utilisation des substances chimiques les plus toxiques, Comme tout acteur industriel, Renault est impacté par ce texte dans toute la diversité de ses activités. En cohérence avec les politiques environnement et sécurité de l’entreprise, une équipe projet REACH – Management des substances couvrant l’ensemble du Groupe a donc été constituée. Cette équipe projet, appuyée par un réseau d’une cinquantaine de correspondants à travers l’Europe et confortée par ses échanges avec ses homologues au sein et en dehors de l’Alliance, s’attache à défi nir et à piloter les actions de mise en conformité des 98 entités juridiques de Renault concernées, mais également à anticiper les risques de défaillance en amont des chaînes d’approvisionnement et à imaginer les moyens de transformer une contrainte réglementaire en opportunité économique et concurrentielle. Soucieux de garantir le bien-être des riverains situés aux abords de ses sites de production, Renault travaille activement à limiter et à réduire ses nuisances sonores en travaillant sur la maîtrise du « bruit » sur les installations existantes et sur les nouvelles installations. Ainsi, depuis plus d’un an, Renault développe son expertise interne sur ce sujet complexe qui met en jeu de nombreux facteurs (météo, topographie, natures et puissances des sources par bandes d’octaves, directivité, Renault s’est fi xé depuis plusieurs années, pour ses nouveaux véhicules, l’objectif très ambitieux de 71 dBA pour les motorisations essence et 72 dBA pour les motorisations diesel comme mesure de bruit extérieur et a engagé des actions très importantes pour l’atteindre. Nouvelle Clio et Koléos ont rejoint Vel Satis, Espace, Twingo et Modus dans le club des - 3 dBA par rapport à l’obligation réglementaire. Le nombre de modèles de Nouvelle Mégane et Nouvelle Laguna à - 3 dBA est limité pour des raisons de compromis écologique et économique, notamment liées aux objectifs de réduction de la consommation. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 135 Dans la gestion des déchets, Renault vise à réduire voire éliminer ses déchets de manière compétitive. C’est ainsi que la démarche des « 4R » (Réduire, Réutiliser, Recycler et Récupérer de l’énergie) a été engagée en 2008 et des objectifs ambitieux visant à réduire l’impact résiduel des usines Renault et les quantités de déchets mis en décharges, ont été défi nis à l’horizon 2015. La hiérarchie de la gestion des déchets se décline selon quatre étapes : ■ R1 Réduire, c’est diminuer les impacts à la source. Un bon exemple porte sur la diminution du volume des boues de peinture par l’augmentation du rendement de l’application et donc la réduction de pertes sous forme de ■ R2 Réutiliser, c’est récupérer un matériau pour un usage analogue. Aujourd’hui, l’usine de Douai (France) récupère 100 % de la cire usée pour la réintégrer dans le processus, permettant des gains environnementaux ■ R3 Recycler, c’est une action permettant une valorisation matière du composant ou du consommable sous forme de matière première de substitution pour un autre usage que son usage initial. Le taux de valorisation des déchets est de 60 % pour les sites du périmètre de reporting industriel 2010 grâce en partie à l’optimisation du recyclage de ■ R4 Récupérer de l’énergie, c’est utiliser les déchets comme combustible alternatif ou récupérer l’énergie produite issue de l’incinération. Un bon exemple est l’utilisation des huiles usagées et des concentrats d’évaporation, issus des usines de mécanique, en remplacement des combustibles fossiles : coke de pétrole, charbon, fi oul lourd. La température élevée de cuisson du mélange de matières premières minérales nécessaire à la fabrication du ciment (1 450 °C) permet l’incinération de ces déchets et la destruction quasi complète des métaux lourds qu’ils contiennent dans des fours de cimenterie adaptés. LES 4R ET LA HIÉRARCHIE DE LA GESTION DES DÉCHETS Les déchets liés à la phase d’utilisation sont ceux des activités commerciales assurant l’entretien et la réparation des véhicules. Renault ne peut seul quantifi er les déchets, mais il s’implique dans les actions collectives locales et régionales pour mettre en place les indicateurs quantitatifs. En France, la Direction commerciale accompagne le réseau en proposant un panel de prestataires nationaux de collecte et traitement des déchets. Renault a retenu Autoeco.com pour permettre au réseau de suivre la volumétrie et la traçabilité de ses déchets. Renault est aussi partenaire du Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) dans le « Défi de l’Environnement », et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans l’« Opération Vidange Propre », actions nationales s’intégrant dans la politique de gestion globale des déchets et d’amélioration continue. Dans plusieurs pays d’Europe, ces démarches existent et sont animées au travers d’un réseau de correspondants recyclage présents dans chaque pays. La fi liale Renault Environnement s’est engagée en 2008 aux côtés du groupe SITA/Suez Environnement pour faire évoluer la fi lière de recyclage des véhicules en fi n de vie en France, en prenant une participation majoritaire dans une entreprise gestionnaire/distributeur de véhicules. Cette société, INDRA, a traité plus de 350 000 véhicules en 2009. Engagé depuis plus de 20 ans dans la déconstruction automobile, Indra a su fédérer un réseau de 350 entreprises de déconstruction automobile agréées, réparties sur tout le territoire français et les accompagner dans une démarche de progrès pour atteindre les nouvelles exigences réglementaires Cet engagement se manifeste dans la conception de nouveaux outils et process de recyclage des véhicules hors d’usage (VHU), élaborés et testés sur ses quatre sites de déconstruction (dont deux « usines » implantées en Sologne et dans le Nord) et dans son centre de développement de Romorantin. La mobilisation de Renault Environnement, SITA, Indra et son réseau de démolisseurs permettra d’atteindre l’objectif de valorisation des véhicules à 95 % en 2015. Des projets de recherche fi nancés par l’Ademe et des collectivités locales sont menés pour mettre en place des fi lières adaptées (valorisation du verre, matériaux plastiques comme le polyamide et le noryl, récupération du cuivre et valorisation de l’acier). Un partage des connaissances acquises est prévu avec la création d’un portail Internet hébergé au sein de l’association « ProRecyclage » pour les industriels, les métiers du recyclage et les internautes. L’accès à ce site faciliterait la logique de la circulation des informations. Cette démarche innovante devrait encourager la valorisation matière. ProR ecyclage pourra servir de vitrine et de relais vers les autres acteurs de la fi lière en liaison avec nos partenaires publics (Ademe, c onseils régionaux et c onseil général des Yvelines). Cette expérience sera transposée dans d’autres pays où Renault est un acteur majeur sur le marché automobile (Roumanie, Turquie, Russie, etc.). Par ailleurs, les centres d’ingénierie de Renault développent des processus internes d’éco-conception, permettant à Renault d’affi cher un objectif d’utilisation de 50 kg de plastique recyclé dans ses voitures à l’horizon 2015, soit 20 % en moyenne des matières plastiques utilisées. Les résultats progresseront de génération en génération, le temps aussi que les gisements de matière plastique recyclée croissent avec la mise en place des fi lières de Afi n d’assurer la cohérence au niveau du Groupe, Renault a mis en place une Table de déchets (liste codifi ée des déchets générés par les sites) qui permet de standardiser la prise en compte du caractère dangereux ou non du déchet traitement des plastiques. Tous les véhicules Renault affi chent les résultats suivants : 95 % de la masse est valorisable, avec une gamme Renault eco2 intégrant plus de 5 % de plastique issus du recyclage dans la composition RÉPARTITION DE LA CONSOMMATION D’EAU PAR ACTIVITÉ 2009 Environ 80 % des besoins en eau du Groupe sont engendrés par les process industriels et environ 20 % des besoins en eau correspondent aux usages domestiques (sanitaires, douches, restauration, etc.) sur les sites industriels Les quantités des rejets aqueux correspondent aux quantités d’eau consommées moins l’eau évaporée sur les process (tours de refroidissement, Malgré tous les efforts et progrès importants réalisés depuis 10 ans, les quantités d’eau consommées par véhicule restent signifi catives. La nécessité de préserver la ressource en eau est donc un souci permanent pour Renault, qui s’est fi xé pour objectif de réduire l’impact de son activité en minimisant le prélèvement sur la ressource naturelle et en maîtrisant et en réduisant ses rejets aqueux, selon les cinq axes de travail suivants : ■ axe 1 (Prioritaire, « R1 ») : Réduire à la source les consommations en eau et les rejets aqueux par une conception des process et un management adaptés. Par exemple, sur le traitement de surface des caisses véhicules, la mise en place de rinçages en cascade, l’asservissement des débits de rinçage à la présence de la caisse, ou la présence de rampes de rinçage interstades permet de réduire à la source les quantités d’eau nécessaires ainsi que les rejets aqueux correspondants ; ■ axe 2 (« R2 ») : Réutiliser l’eau autant que possible pour un même usage : utilisation en circuit fermé , augmentation de la durée de vie des ■ axe 3 (« R3 ») : Recycler les eaux vers d’autres usages compatibles avec ou sans traitement complémentaire. Par exemple, l’usine de Sofasa en Colombie recycle les concentrats salins de production d’eau osmosée vers les chasses d’eau des sanitaires et vers les fosses de relargage, ce qui permet de réduire à la fois les quantités d’eau consommées et les quantités d’eau rejetées. Le recyclage des eaux pluviales vers des usages process ou pour l’entretien des espaces verts, mis en œuvre sur plusieurs sites industriels et tertiaires, en est un autre exemple ; ■ axe 4 : minimiser l’impact des rejets résiduels sur les milieux écologiques par un traitement performant et maîtrisé ; ■ axe 5 : maîtriser les risques de pollution accidentelle des ressources en eau par la mise en place de moyens de confi nement des déversements accidentels et des eaux d’extinction d’incendie. 3.3.2.6 LE BON ÉTAT ÉCOLOGIQUE : Les sols et les nappes sont des milieux qui peuvent potentiellement mettre en contact des pollutions passées avec des cibles à protéger (populations, espaces naturels, etc.). Renault a donc mis en place une politique de prévention de la pollution de ces milieux et, lorsque des pollutions passées sont suspectées, une gestion spécifi que est décidée. Dans les cas où des enjeux de nature environnementale ou sanitaire sont identifi és, une réhabilitation des pollutions a été engagée. La gestion des pollutions passées du sous-sol repose sur l’interprétation de l’état des milieux et vise à garantir l’adéquation entre les impacts et les usages identifi és. La démarche engagée est décrite sur le site Internet « Développement durable » où le public peut également découvrir la réhabilitation de deux chantiers signifi catifs : sites de Boulogne-Billancourt (France) et de Pitesti/Dacia (Roumanie). Aujourd’hui, 100 % des sites dont Renault est majoritairement propriétaire sont gérés selon cette démarche. En 2009, l’assainissement des terrains de l’ancien site de production ETG à Gennevilliers s’est poursuivi et la population locale en a été tenue informée. Le savoir-faire de Renault dans ce domaine est reconnu au niveau national : un spécialiste de Renault a été nommé par le Ministère français de l’Écologie, de l’Énergie, du D éveloppement durable et de l’A ménagement du territoire pour intégrer le groupe d’experts nationaux sur les sites et sols pollués. En matière de prévention, la démarche engagée repose sur une évaluation environnementale détaillée des installations et sites à risque potentiel afi n d’identifi er et de hiérarchiser les mises à niveau à programmer dans les schémas directeurs. À ce jour, cette démarche a été déployée dans 70 % des 3.3.2.7 LA RESSOURCE EN EAU ✦ L’eau : une ressource nécessaire pour produire des véhicules, mais qu’il faut préserver Le groupe Renault a consommé en 2009 10,7 millions de m3 d’eau, ce qui représente une moyenne de 4,85 m3 d’eau consommés par véhicule produit. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 137 OBJECTIF ZÉRO REJET LIQUIDE INDUSTRIEL ✦ Les usines de mécanique apportent une bonne illustration de la mise en œuvre des principes précédemment énoncés au travers de la cible « zéro rejet industriel ». Le principe du zéro rejet liquide industriel en mécanique ■ réduction maximale des consommations d’eau et rejets aqueux sur les process (application des principes R1 et R2) : . réduction maximale à la source du volume des rejets aqueux générés : égouttures des copeaux, vidanges de liquides d’usinage et lessiviels, entraînements par les pièces, fuites des pompes et vannes, interventions . augmentation de la durée de vie des bains de liquide de coupe et lessiviels : mise en place de traitements à la source, de suivi chimique . maîtrise des volumes de rejets : réduction de la diversité des produits chimiques utilisés, réduction des égouttures avec retour vers la centrale, réduction des entraînements par les pièces et les copeaux, optimisation du nombre d’installations de lavage et utilisation de lavages « en . alimentation en eau de qualité adéquate permettant de minimiser les ■ traitement du rejet résiduel par un système d’évaporation sous vide avec recyclage du rejet traité sur les process (R3). À ce jour : . six usines de mécanique Renault sur 14 sont en « zéro rejet industriel » et quatre en « zéro rejet partiel ». À titre d’exemple, 2009 a vu le démarrage d’une nouvelle installation d’évaporation sur le site de Cléon ; . tous les nouveaux projets en mécanique respectent l’engagement De la même façon qu’en mécanique, les usines de carrosserie-montage travaillent sur la réduction à la source de l’impact en matière de rejets aqueux en favorisant les solutions technologiques « propres » mises en œuvre au plus près du processus (R1 et R2), en étudiant les possibilités de recyclage que peuvent offrir les process industriels (R3) et en continuant l’amélioration et l’optimisation des installations internes de traitement des effl uents et de maîtrise des pollutions accidentelles (axes 4 et 5). À titre d’exemple, l’usine de Maubeuge a démarré en 2009 le recyclage de certains effl uents industriels après traitement pour les réutiliser en eau d’appoint sur les fosses des cabines de peinture. Cette même usine reste par ailleurs une référence en matière de recyclage des eaux pluviales vers le process : 33 % de l’eau utilisée par l’usine proviennent en 2009 d’eau pluviale recyclée. Enfi n, Renault étudie actuellement la possibilité de passer certains sites en zéro rejet industriel, à l’image de ce qui est fait sur la mécanique. à périmètre élargi pour se situer à un niveau de prélèvement de 10,7 millions De la même façon, les fl ux de rejets résiduels, notamment les matières organiques, les matières en suspension et les métaux, ont été également divisés par trois en 10 ans à périmètre comparable. Le déploiement progressif des bonnes pratiques R1, R2 et R3, ainsi que la minimisation de l’impact des rejets résiduels, permettra de réduire encore les prélèvements en eau sur la ressource naturelle du Groupe de 15 % d’ici 2012 par rapport à 2007 (année de référence). Renault a lancé, en mai 2007, une signature écologique Renault eco2 qui initialise un dialogue entre Renault et le grand public sur le cycle de vie de la voiture au travers de trois grandes étapes : la fabrication, l’usage et le recyclage. En octobre 2008, la marque Dacia lance sa propre signature Dacia eco2 en reprenant les mêmes critères de cotation écologique que la marque Renault. En effet, le groupe Renault confi rme que les résultats écologiques doivent être identiques quelle que soit la marque et quel que soit le segment. Ces critères sont quantifi és et auditables. Ils seront durcis 95 % valorisable et plus de Au cours de la dernière décennie, la consommation d’eau dans le Groupe a été environ divisée par trois entre 1998 et 2009 à isopérimètre, et par deux Cette signature démontre la transversalité du management environnement du groupe Renault en engageant les fabricants, les ingénieries, les achats et les commerçants sur un même objectif : offrir une gamme plus écologique 3.3.3 UN MANAGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT TRANSVERSAL À L’E NTREPRISE ✦ Quelques événements clés qui illustrent ce management en 2009 selon l’étape du cycle de vie : Méthodologie analyse cycle de vie de bio matériaux Mise en place d’une équipe dédiée à l’environnement. Application d’une méthodologie de référence à l’ensemble des flux logistiques pour Alliance capitalistique entre Renault Environnement et Key Driving Competences (cf. chapitre 3.3.3.2) Mise en place de la gestion des expertises CO2/consommation Management transversal de la réduction de la consommation par un directeur de projet Mise en place d’une usine de déconstruction automobile (11 000 VHU/an) sur le site d’Agora (Noyelle Godault/France) Méthodologie d’analyse du cycle de vie des matériaux recyclés Le management de l’environnement implique maintenant tous les métiers de Renault dans les processus décisionnels. Il fi nalise sa structuration dans le métier de la logistique et du commerce. La stratégie et le plan d’action de l’entreprise sont présentés par le Directeur du plan environnement au CEG afi n que les décisions soient prises au plus Les axes de la politique environnementale de Renault, inscrite depuis 2002 dans l’engagement plus large du développement durable, sont débattus et décidés dans le Comité exécutif du Groupe (CEG). La Direction du plan environnement met en œuvre cette politique dans les différents secteurs de Le Directeur du plan environnement rapporte directement au Directeur général adjoint, Directeur du plan, du produit et des programmes & Comité de g estion (DGA PPP & CG). Cette organisation permet un reporting direct au CEG et met l’accent sur la transversalité de l’environnement dans le cadre La Direction du plan environnement est composée de neuf personnes chargées d’élaborer des objectifs stratégiques, de mettre en place la politique dans les différents secteurs, de consolider les problèmes et de gérer la communication. Elle s’appuie sur une organisation en réseau pour introduire la notion de protection de l’environnement dans toutes les fonctions ayant trait à l’environnement. En 2007, plus de 420 « chefs de réseau » et quelque 2 000 managers ont combiné leurs connaissances sur les questions d’environnement. Plusieurs expertises (énergie, eau, carburants, recyclage, qualité de l’air) sont identifi ées et développées dans le but de soutenir le réseau environnement. Ces expertises sont déclinées soit par des chantiers d’expertise transversaux, soit par des politiques techniques. La politique de Renault met l’accent sur les directives collectives communes au sein de ses secteurs d’activité. De plus, l’autorité responsable de la mise en œuvre et de la gestion de la compétence environnementale pour l’ensemble du Groupe et la responsabilité de la gestion opérationnelle avec les hiérarchies partagées entre tous les Directeurs de l’environnement et dans tous les secteurs, sont de la compétence du DGA PPP & CG. Le Directeur du plan environnement est aussi Président de la fi liale Renault Environnement, créée en 2008 pour développer des partenariats et des participations dans le domaine de l’environnement et du développement durable. En 2009, cette fi liale couvre l’activité de recyclage des VHU (avec sa fi liale commune avec SITA), celle des déchets industriels des usines et du réseau commercial (avec sa fi liale GAIA). Pour 2010, Renault Environnement va s’attaquer à la commercialisation de matières et pièces de réemploi, ainsi qu’au marché de la formation à l’éco-conduite et à des services de mobilité. Pour réduire effi cacement les fl ux de polluants générés aux différentes étapes du cycle de vie, il faut agir dès la conception du produit, soit trois à cinq ans, selon les domaines d’innovation, avant la mise sur le marché du Dans son processus de développement, chaque nouveau projet intègre davantage les choix des matériaux, les modes d’extraction des fl uides, les opérations de démontage en vue du recyclage, les émissions polluantes, la consommation et les émissions de CO2, le bruit extérieur et les incidences environnementales des choix produit sur les processus industriels, tout en poursuivant les progrès sur l’ergonomie des postes de travail en usines, la sécurité des occupants et des tiers, le rapport qualité/prix des véhicules. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 139 Le pilotage des projets se fait à travers l’animation de contrats d’industrialisation par métier et suivant le projet d’un contrat d’assurance qualité avec la participation des métiers supports (énergie, logistique, environnement, sociotechnique, etc.). Des documents de contractualisation et de validation existent et permettent d’en assurer la visibilité et la traçabilité : lettre d’orientation, précontrat industriel par métier, contrat industriel par métier comprenant l’industrialisation et les « indicateurs de rentabilité » et enfi n accords techniques jusqu’à l’obtention des performances. L’éco-conception est une évolution majeure qui implique non seulement les concepteurs de Renault, mais aussi tous les fournisseurs de composants et de matériaux. Cette démarche complexe repose sur un large réseau d’experts externes, en particulier ceux qui participent à l’élaboration des normalisations futures, à des plates-formes d’échange sur les méthodologies, à la construction des banques de données ou encore aux hiérarchisations La logique de Renault est en effet d’intégrer l’environnement dans le processus de développement usuel qui structure le travail des concepteurs. Chaque lancement de projet permet d’introduire de véhicule en véhicule des progrès écologiques dont certaines solutions technologiques peuvent LA DÉMARCHE DE CONCEPTION DES VÉHICULES Dans la continuité de Nouvelle Mégane, Nouveau Scénic confi rme la volonté de Renault d’améliorer ses performances en termes de réduction de la consommation de carburant par l’intégration de cette préoccupation dès la phase de conception et de développement. Malgré l’enrichissement du produit par rapport à la précédente génération et malgré l’évolution des réglementations, les gains en consommation peuvent atteindre jusqu’à 0,5 l/100 km en diesel, soit l’équivalent de 14 g CO2 / km. En essence, les gains en consommation peuvent atteindre jusqu’à 0,9 l/100 km, soit 24 g CO2 / km. Ces gains peuvent se décomposer en deux familles : ■ réduction de la demande énergétique des véhicules par un travail sur la réduction de la masse, de l’aérodynamique, de la résistance au roulement et de la consommation des accessoires ; ■ amélioration des rendements des groupes moto propulseurs : moteurs et Nouveau Scénic confi rme la volonté de Renault de gérer dès la conception le traitement du véhicule en fi n de vie. La masse validée de matière plastique recyclée a plus que doublé avec 34 kg (contre 16 kg pour la génération précédente) qui représentent 14 % de la masse des plastiques du véhicule. À l’instar de Nouvelle Mégane en 2008, Nouveau Scénic a fait l’objet en 2009 d’une homologation de son traitement fi n de vie par anticipation des La déclaration, par les fournisseurs, des matériaux et substances constituant les pièces livrées, est contrôlée au travers de différents moyens : ■ le processus d’Assurance Qualité mis en place par Renault et Nissan ; ■ des indicateurs sur le suivi quantitatif des réponses au travers d’un programme informatique recensant, dans le système documentaire des pièces, la présence des tableaux de déclaration ; ■ deux contrôles plus qualitatifs au moment de la réception par les concepteurs et ensuite à la signature défi nitive des plans pièces. LE MANAGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT DANS LA PHASE Plutôt que d’apprendre tous les processus industriels à des professionnels de l’environnement, le choix a été fait chez Renault d’apprendre l’écologie aux métiers et aux collaborateurs au travers d’une structure en réseau. Le réseau industriel couvre tous les sites industriels de Renault et les métiers de la fabrication comprenant environ 300 personnes réparties dans 13 pays et 44 sites et fi liales. L’originalité de ce mode de management est marquée par le développement d’un travail transversal afi n d’améliorer les échanges d’informations et de compétences entre les membres du réseau, ce qui permet à Renault de mettre en œuvre des actions ou des technologies qui font progresser ensemble les acteurs en matière d’environnement. La démarche de progrès environnemental et de prévention des risques est appuyée par le déploiement d’outils transverses : ■ une gestion de la réglementation environnementale en France et à l’international, y compris dans le réseau commercial ; ■ un système expert Écorisques qui détermine les impacts les plus signifi catifs sur l’environnement et le potentiel de danger des installations qui sont à traiter en priorité dans les plans d’action environnementaux ■ une base unique Chimrisk de gestion du risque chimique pour le groupe Renault tant sur le plan santé qu’environnement, base désormais accessible en langues slovène, russe, turque, roumaine et brésilienne. Elle est associée à un serveur www.quickfds.fr pour la mise à disposition des fi ches de données de sécurité. À ce jour, 6 720 produits différents y ■ une organisation et un réseau interne pour être en conformité avec le règlement REACH et une forte mobilisation vis-à-vis des fournisseurs pour garantir la continuité des approvisionnements ; ■ une base documentaire de standards des bonnes pratiques environnementales et de prévention des risques accessible par l’ensemble des membres du réseau hygiène, environnement et prévention des risques ; depuis 2008, cette base, validée par les experts métiers, regroupe les bonnes pratiques des 4R (Réduire, Réutiliser, Recycler, Récupérer de l’énergie) de l’ensemble des impacts identifi és par les sites. L’intégration de l’environnement dans les projets Le déploiement du management de l’environnement dans les projets industriels a été mené au travers des 20 activités métiers du début à la fi n d’un projet. En mécanique, un processus généralisé au sein de la Direction de l’ingénierie mécanique est déployé. Cette structuration permet de garantir la réelle prise en compte de l’environnement, de la prévention des risques et l’hygiène industrielle aussi bien vis-à-vis de la conformité réglementaire que de la réduction des impacts environnementaux de l’activité industrielle. Cette démarche appliquée à tous les projets d’un site industriel au travers d’objectifs environnementaux contractés doit permettre à ce site d’atteindre, à un horizon de moins de 10 ans, un niveau de performance environnementale comparable à celui d’une usine cible. En carrosserie-montage, un processus similaire est opérationnel depuis 2008 sur les projets de l’ingéniérie peinture. Les exigences relatives à la prévention des risques et à la protection de l’environnement sont intégrées dans l’outil d’évaluation des projets industriels (RPES) et leur prise en compte est validée à chaque jalon du projet. Pour les projets véhicules, ces exigences sont désormais intégrées dans les Le management de l’environnement dans les usines Mettre en place des processus d’amélioration continue Depuis 1999, Renault est engagé dans un processus d’amélioration continue pour assurer la conformité réglementaire et réduire ses impacts environnementaux. Depuis 2008, 100 % de l’activité industrielle du groupe Renault, soit 37 sites industriels ou de conception et fi liales, est certifi ée ISO 14001 à l’exception des sites récemment acquis ou en phase d’acquisition par Renault en 2009 et pour lesquels un plan de progrès et de mise en conformité est en cours. 94 % des salariés du groupe Renault du périmètre de reporting environnement travaillent sur un site ISO 14001. Renault eco2 et Dacia eco2 qui intègrent l’ensemble du cycle de vie de la voiture s’appuient sur cette certifi cation ISO 14001 pour montrer que les voitures concernées sont faites dans de s usines respectueuses de Intégrer l’environnement au plus près du terrain grâce au système de production Renault Renault a décidé, dès 2004, d’intégrer ses standards environnementaux dans le S ystème de production Renault (SPR). Ainsi, l’application des gestes environnementaux au poste du travail par la pratique quotidienne se met en La défi nition des exigences environnementales au poste de travail est ■ l’ingénierie défi nit les exigences relatives à la gestion des produits chimiques et du traitement des déchets ; ■ l’usine intègre ces exigences dans la documentation relative à chaque ■ les opérateurs sont formés à la bonne réalisation des actions défi nies. Anticiper grâce au schéma directeur environnement usine Lancé en 2002, le schéma directeur pour l’environnement et la prévention des risques décrit les évolutions environnementales d’un site industriel à un horizon de 10 ans selon sa sensibilité écologique. Pour chaque site industriel de l’entreprise, les documents associés intègrent les progrès continus, l’arrivée de nouveaux projets véhicules ou organes ainsi que les modifi cations notables d’installations. Il contribue au dialogue entre l’ingénierie, les maîtres d’ouvrage bâtiments et les usines en défi nissant, en amont des projets, des objectifs de réduction des impacts sur l’environnement. Ceux- ci sont réactualisés périodiquement. La démarche a été initialisée sur les sites de fabrication d’Europe occidentale. Elle s’est étendue progressivement aux autres sites de fabrication, notamment en 2006 à Busan (Corée) et à Curitiba (Brésil), puis en 2007 à Pitesti (Roumanie) et Envigado (Colombie). Désormais 27 sites industriels disposent de cet outil ( 15 sites de carrosserie Les données de sortie des schémas directeurs se traduisent en objectifs à moyen terme et en cibles à plus long terme pour les métiers en charge du choix du processus de fabrication. Une méthodologie a été développée et constitue une aide à la décision pour les sites afi n de défi nir les priorités techniques et managériales, de préciser avec les métiers les attendus en termes d’impacts et de fi xer le niveau de performance face aux concurrents. La réduction potentielle des impacts est construite sur la base de la transversalité des bonnes pratiques issues des sites les plus performants ainsi que sur les ruptures technologiques proposées par les ingénieries. Les résultats environnementaux des sites industriels et leurs évolutions par rapport aux trajectoires pour atteindre les objectifs et cibles fi xés dans les schémas directeurs sont suivis lors de réunions d’animation mensuelles ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 141 Renault a construit son propre référentiel d’audit. La norme ISO 14001 stipule que les usines disposent d’un audit interne pour mesurer leur progrès. Le réseau environnement a voulu que ce processus ne se limite pas à la seule réponse du référentiel ISO 14001, mais permette de pérenniser et d’échanger sur les progrès réalisés dans les sites et d’organiser le management du Groupe. En particulier, cet audit doit informer la Direction de l’usine concernée sur sa performance, sur l’état de son programme et de sa réalisation, mais doit permettre aussi de guider l’assistance des métiers pour la réalisation des actions. À ce titre, Renault a initié en 2008 une nouvelle méthodologie d’audit basée sur l’évaluation approfondie des politiques techniques et des standards du Groupe, en valorisant les compétences L’évaluation du système de management est réalisée au travers d’audits internes dits « audits réseaux » qui sont effectués sur l’ensemble des sites par les membres du réseau et permettent ainsi des audits croisés entre usines. L’esprit de ces audits réseau est de favoriser les échanges entre les différents responsables d’usine et de pouvoir entreprendre des démarches de consultation entre les différents métiers pour la recherche de solutions et l’optimisation de la performance. Aujourd’hui, le réseau dispose de 24 responsables d’audits et de 29 auditeurs internes formés par Renault. LE MANAGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT DANS LA PHASE De nombreuses études d’analyse de cycle de vie montrent que 80 % des gaz à effet de serre liés à la vie d’un véhicule sont émis durant sa phase d’utilisation. Les actions possibles de Renault pour les réduire sont l’éco-conception, le comportement du conducteur et la bonne pratique écologique du réseau commercial dans ses actes de vente et de services. Éduquer les comportements à une conduite écologique Pour favoriser une conduite écologique, deux voies de progrès sont étudiées : d’une part, une conception offrant des possibilités de réduire sa consommation avec des ordinateurs de bord délivrant en temps réel des informations sur la consommation moyenne, offrant également une ambiance non stressante (confort, acoustique) et des équipements de sécurité tels que la surveillance de la pression des pneus (qui évite le sous-gonfl age) et d’autre part, l’accessibilité à de la formation à une conduite écologique. Dès 2007, une nouvelle possibilité de réduire sa consommation a été proposée sur Nouvelle Laguna : deux fl èches, montante et descendante, indiquent au conducteur le moment idéal pour effectuer un changement de vitesse favorable à la réduction de la consommation. Depuis, Renault a accentué les possibilités de réduction de la consommation en généralisant les fl èches pour conseiller les changements de vitesse sur les nouveaux véhicules (Nouvelle Mégane, Nouveau Scénic) et en lançant un simulateur d’éco-conduite destiné à la formation du grand public sur des modèles Renault. Plus de 6 000 personnes ont été sensibilisées à l’éco-conduite lors de différents événements et animations commerciales (en 2009, Journée grand public à Hyères et en Pologne, pique-nique Dacia en France, salons professionnels, World Series Renault, etc.). Trois nouveaux profi ls de véhicules Renault ont été intégrés dans les simulateurs permettant aux stagiaires un choix de quatre véhicules : Clio 1.5 dCi BVM6, Kangoo 1.5 dCi BVM 5, Mégane 1.5 dCi et TCE 130. La presse ou les associations de consommateurs se font parfois l’écho des surconsommations des véhicules par rapport à ce qui est annoncé. Il est vrai que les consommations sont établies selon des cycles homologués et dans les meilleures conditions de conduite. La réalité observée par un conducteur moyen peut faire apparaître des écarts de + 20 %. C’est pourquoi il est important de montrer que l’adoption de bons gestes d’éco-conduite peut Le simulateur d’éco-conduite enseigne un nouveau style de conduite en montrant à l’utilisateur son potentiel de progrès et en lui indiquant les trois conseils clés à appliquer, ainsi que les comportements d’usage : ■ optimisation des passages de vitesse ; ■ anticipation de son parcours pour utiliser l’énergie juste nécessaire ; ■ régularité sur une vitesse optimale. En 2009, Renault Environnement s’est associé avec la société belge Key Driving Competences (KDC) pour déployer des projets innovants de formation à l’éco-conduite et des services associés à la mobilité durable pour tous. Depuis 2005, KDC a dispensé plus de 5 0 000 heures de formation contribuant à un véritable changement d’attitude de 10 0 00 conducteurs, professionnels Avec Renault Environnement, KDC se développera rapidement en Europe comme la référence en matière d’éco-conduite et de services à la mobilité en mettant à la disposition des fl ottes d’entreprises et d’administration, et des particuliers, des méthodes et outils performants (simulateur, télématique embarquée, accompagnement en ligne – www.mon.keydriving.com, etc.) assurant le suivi des progrès au quotidien. La méthodologie assure l’uniformité et la qualité des prestations à l’identique pour les clients disposant de fi liales internationales. C’est par le changement des comportements de chaque conducteur que des gains signifi catifs et pérennes seront obtenus. En créant la signature Renault eco2, Renault valorise commercialement son engagement pour la protection de l’environnement. Tous les métiers de l’entreprise sont concernés par cette démarche. Le réseau commercial est le premier relais du constructeur auprès des clients en termes de produits, de valeurs et d’identité de marque. Dans ce cadre, le réseau commercial primaire (plus de 700 sites français) s’engage et s’implique dans le management de l’environnement en vue de préserver la valeur de son patrimoine et l’image de marque de Renault, concrétisant ainsi les engagements pris en matière de développement durable. À partir de 2007, afi n d’atteindre les objectifs de management de l’environnement, Renault a accompagné son réseau commercial dans ses actions à travers plusieurs démarches : ■ nommer un pilote environnement dans chaque succursale et concession du réseau avec une formation spécifi que sur la maîtrise des risques ■ rencontre et visite de terrain avec la Direction du site et échanges sur ■ intégrer le thème environnement dans une commission du Groupement ■ extension du réseau environnement de Renault Retail Group à l’Europe à ■ réaliser un ensemble d’outils de management de l’environnement, en vue de déployer et capitaliser les bonnes pratiques environnementales dans DANS LA PHASE FIN DE VIE DES VÉHICULES ✦ Dans la lignée de son investissement de longue date en matière de recyclage, Renault a mis en place un système industriel impliquant une large gamme d’acteurs en Europe, capable d’atteindre les objectifs réglementaires de valorisation à moindre coût des véhicules hors d’usage, de 85 % depuis 2006 et de 95 % en 2015. Un réseau de centres de collecte et de traitement agréés pour les voitures Renault a été mis en place partout où cela était nécessaire en Europe et le dernier propriétaire du véhicule hors d’usage est informé. La reprise s’effectue sans frais pour ce dernier détenteur. Les informations concernant les méthodologies de dépollution, de démontage et de recyclage sont fournies aux opérateurs de recyclage et aux fi lières énergétiques de récupération, par l’intermédiaire du site www.idis2.com. Renault contribue activement aux performances économiques et réglementaires des procédés de démontage grâce à son leadership sur le marché des pièces renouvelées et reconditionnées et de l’utilisation de matière recyclée. Renault Environnement, créé en 2008, est désormais l’entité visible dans ces domaines (cf. chapitre 3.3.2.5). La communication environnementale est devenue en quelques années un véritable enjeu d’entreprise et de société. La volonté des entreprises de communiquer auprès de ses parties prenantes sur la qualité écologique des produits et ses progrès se confronte à des débats médiatiques sur la cohérence scientifi que de telle ou telle solution ou à des accusations de greenwashing, surtout en période de grande médiatisation de l’environnement. L’un des principes fondamentaux de la politique de Renault dans le domaine du développement durable est de viser un progrès régulier dans la qualité de l’information et de donner accès à celle-ci à tout type de public. Depuis l’exercice 2002, les données extra-fi nancières du développement durable sont insérées dans le Document de référence de Renault. Depuis 1999, les données environnementales des sites de fabrication, de conception et de logistique de l’Automobile, rassemblées au chapitre 8.3 .2, font l’objet d’une vérifi cation par les Commissaires aux comptes du groupe Renault. Cette vérifi cation a obtenu pour 2009 le qualifi catif d’« assurance raisonnable sur les données » des sites du Groupe, le niveau d’attestation des Commissaires aux comptes le plus élevé. Les informations environnementales relatives aux produits automobiles font l’objet de normalisations ou de standards réglementaires qui sont défi nis dans les homologations nécessaires à la mise sur le marché des produits. Il s’agit en particulier de la consommation et des émissions de CO2, des émissions polluantes, de l’acoustique et des exigences de sécurité et, depuis 2008, du taux de recyclabilité en masse des véhicules. Ces informations sont rassemblées dans le chapitre 8.3 .3. Depuis 2007, un plan transversal communication et marketing est structuré pour répondre à un double objectif : améliorer l’image environnementale de Renault auprès du grand public et soutenir les ventes de véhicules, notamment ceux à moins de 140 g. Renault eco2 et Dacia eco2 sont deux signatures qui permettent aux clients de choisir, sur la base de trois critères communs, dans la gamme de chaque marque les versions écologiques, et ainsi de pouvoir contribuer eux aussi aux progrès écologiques du fait de À l’occasion des différents événements produit, des conférences, des articles, des blogs et chats sur le domaine de l’environnement rendent possibles les échanges directs entre le personnel et les Directions en charge Un blog interne lancé début 2008 fédère le réseau environnement de manière plus interactive et anime le partage des bonnes pratiques environnementales. Des publications régulières sur le blog et dans les outils de communication interne de Renault permettent de valoriser l’engagement et la volonté des femmes et des hommes de Renault dans la démarche du Les communications relatives au développement durable attestent de l’engagement de Renault en la matière, mais ne peuvent répondre, à elles seules, aux questions environnementales propres à chacun des sites. Ceux-ci se sont engagés à publier des fi ches sites sur Internet. Axées sur les actions et résultats des sites, les fi ches sites permettent d’affi cher plus de clarté et d’alimenter les échanges entre les sites, leur personnel et les acteurs de proximité : voisinage, collectivités locales, associations, administrations, etc. Tous les sites Renault se sont mobilisés à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement le 5 juin pour la troisième année consécutive. Des journées portes ouvertes, conférences de presse et autres animations ont été organisées pour l’interne et l’externe. En 2009, cette journée a permis de valoriser les bonnes performances des sites. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 143 L’organisation mise en place avec le marketing en 2005 a répondu aux besoins des grands comptes concernant leur parc automobile : élaboration d’une nouvelle brochure commerciale expliquant la politique Renault eco2 avec le déploiement d’une mosaïque d’énergies. En janvier 2009, présentation de la gamme Dacia avec des énergies essence, diesel, b iofuels et GPL. En juin 2009, présentation de Twizy, Fluence et Kangoo ZE aux plus grands comptes en termes de taille de parc véhicules. La méthodologie de diagnostic écologique du parc avec des scénarios de progrès, initiée en 2008, a été modélisée en 2009 pour être intégrée dans l’offre Key Driving Competences en 2010 afi n d’ajuster au mieux les objectifs d’une politique environnementale des grandes entreprises vis-à-vis de leurs parcs automobiles. PARTAGER SON SAVOIR-FAIRE AVEC DES PARTENAIRES L’organisme Cluster Research Excellence in Ecodesign & Recycling (CREER) rassemble sept entreprises de secteurs très divers : le Cetim, SEB, Veolia Environnement, Plastic Ominum, Areva T & D, Steelcase et Renault. L’objectif est de « mutualiser les connaissances et les expériences en matière d’éco-conception et de recyclage en partenariat avec l’École nationale supérieure des Arts et Métiers de Chambéry ». L’ambition de CREER est d’étendre le groupe de travail à au moins 200 nouvelles entreprises. Renault et Sita se sont associés pour fédérer leurs expertises respectives – la connaissance véhicule et la capacité à déconstruire des véhicules pour Renault et la capacité à valoriser les matières pour Sita – afi n de développer plus effi cacement la valorisation des matières recyclées. Les agences de notation extra-fi nancière, certains services spécialisés d’institutions fi nancières, et certains groupements d’investisseurs évaluent les entreprises sur leurs engagements, sur la mise en œuvre de politiques ainsi que sur leurs performances dans les domaines sociaux, environnementaux et de gouvernance, par des techniques d’analyse et de scoring. Ces évaluations ont pour premier objectif de répondre à la demande des investisseurs socialement responsables, qui les utilisent pour sélectionner les entreprises fi gurant dans leur portefeuille (3). Les méthodologies utilisées sont différentes d’un organisme de notation à l’autre. Ainsi, les agences peuvent être spécialisées par zone d’investissement (Europe, monde, OCDE, etc.), par classe d’actif (grandes capitalisations, petites capitalisations), ont une approche sectorielle ou non, ou encore fondent leur analyse sur une combinaison et une pondération de critères qui leur sont propres et qui peuvent varier largement selon l’objectif Certaines de ces agences de notation ont développé, le plus souvent en partenariat avec des fournisseurs d’indices boursiers, des indices spécifi ques rassemblant les valeurs les mieux notées sur un plan social, En 2009, la performance de Renault a été très bien notée par les principales 3.4.1 LES NOTATIONS DE RENAULT EN 2009 Fondée en 1995, SAM est une société de gestion d’actifs basée en Suisse spécialisée dans la mise en place de stratégies d’investissement intégrant des critères économiques, environnementaux et sociaux, analysés sous l’angle de la valeur long terme. En 1999, SAM s’est associé avec Dow Jones & Company pour lancer le Dow Jones Sustainability World Index (DJSI World), indice mondial composé selon des critères extra-fi nanciers. Le DJSI comprend environ 300 entreprises, leaders en matière de responsabilité sociale sur la base de l’appréciation de SAM, au sein des 2 500 entreprises les plus importantes du Dow Jones World Index. Un indice européen a été lancé en octobre 2001, le Dow Jones Sustainability STOXX Index, qui comprend 20 % des 600 entreprises du Dow Jones STOXX SM 600 Index. Chaque année, SAM mène une analyse des sociétés couvertes par ces deux indices, dont les résultats permettent d’en sélectionner les composants. Résultats 2009 : pour la troisième année consécutive, Renault est intégré dans l’indice Dow Jones Sustainability World Index, très visible sur les marchés fi nanciers, avec des notes en progression sensible par rapport à 2008, et le meilleur score de l’indice sur le volet environnemental. Renault reçoit la distinction « Gold Class » dans le SAM Le SAM Sustainability Yearbook récompense les meilleures entreprises de chaque secteur en termes de développement durable. Cette année et pour la seconde fois, Renault en fait partie et y reçoit la distinction « Gold Class », indiquant un écart de moins de 5 % dans le score par rapport au Résultats de la prochaine revue : septembre 2010. Oekom est l’une des principales agences de notation allemande, qui analyse 750 grandes et moyennes entreprises et plus de 100 petites entreprises sur un périmètre géographique comprenant l’OCDE, les nouveaux entrants de l’UE, la Russie et les principaux pays asiatiques. L’agence couvre ainsi 80 % du MSCI World (le MSCI World Index est un indice boursier mesurant la performance des marchés boursiers de pays économiquement développés). Résultats 2006 : les performances de Renault ont été récompensées par la note globale B et le Groupe passe au premier rang des 17 constructeurs Oekom publiera sa revue du secteur auto en mars 2010, trop tardivement pour son inclusion dans le présent document. (3) L’Investissement socialement responsable (ISR) désigne tous les placements financiers réalisés en fonction d’un arbitrage fondé non seulement sur la performance financière des valeurs suivies, mais aussi sur la prise en compte de critères tels que le comportement de l’entreprise vis-à-vis de son environnement économique, social et environnemental. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 145 Oekom a créé en 2007 l’indice Global Challenges Index, qui inclut 50 sociétés à travers le monde, reconnues pour leurs efforts substantiels concernant les grands enjeux de la planète (changement climatique, eau potable, déforestation, biodiversité, pauvreté et gouvernance globale). Renault est intégré dans cet indice depuis sa création. Plus d’informations Vige est une agence de ntatin indépendante, fndée en juillet 2002, avec un actionnaire de référence, la Caisse des dépôts et consignations, qui lui a apporté les actifs d’Arese, agence pionnière en France de la notation sociale et environnementale. Avec un capital composé d’une syndicales européennes et entreprises multinationales, répartis en trois cllèges, Vige présente un mdèle particulier, puisqu’elle s’adresse à la fis aux investisseurs, avec la notation déclarative de l’EuroSTOXX 600, et aux entreprises en leur proposant une notation sollicitée. Résultats janvier 2010 : Renault est toujours noté par l’agence Vigeo. C ependant, depuis cette année, pour des raisons commerciales, nous ne publions plus cette notation. Pour en obtenir le détail, veuillez contacter Depuis 2002, le CDP adresse régulièrement aux entreprises une demande d’informations sous un format unique, concernant leurs émissions de gaz à effet de serre et leur politique en matière de lutte contre le changement En 2009, le CDP organise sa notation de manière régionale par capitalisation boursière. Renault apparaît dans les analyses Europe 300 et SBF120 Résultat 2009 de Renault : suite à ses réponses au questionnaire CDP7, disponibles sur le site Internet www.cdproject.net, Renault obtient une note de 80/100 (par comparaison, moyenne du secteur à 70/100) et reste inclus ■ le S cope 1 concerne les émissions directes de gaz à effet de serre de sources détenues ou contrôlées par l’entreprise (chaudières, fours, turbines, incinérateurs, moteurs, etc.), la combustion de carburants lors des transports effectués par ou pour l’entreprise (VP, VU, avions, bateaux, trains, etc.) et les procédés physiques ou chimiques (par exemple dans l’élaboration de ciment, le craquage en pétrochimie, la fonte de ■ le S cope 2 concerne les émissions de gaz à effet de serre occasionnées indirectement par l’entreprise du fait de sa consommation d’électricité, chauffage, réfrigération ou vapeur. Souvent dénommée « électricité achetée » car elle représente la principale source des émissions du Le Carbon Disclosure Project (CDP), fondé en 2000, est mandaté par un groupe d’investisseurs institutionnels pour améliorer la compréhension des impacts de l’évolution du climat sur la valeur des actifs gérés par ses ■ le S cope 3 concerne « toutes les autres émissions indirectes qui sont la conséquence de l’activité de l’entreprise, mais qui proviennent de sources de gaz à effet de serre détenues ou contrôlées par d’autres ». Prochaine revue : le prochain questionnaire du CDP, le CDP8, a été envoyé 3.4.2 APPARTENANCE À DES INDICES BOURSIERS SOCIALEMENT RESPONSABLES ✦ Renault appartient aux indices boursiers socialement responsables suivants : ■ Les Dow Jones Sustainability World Index (DJSI World) et Dow Jones Sustainability STOXX Index qui sont établis à partir des notations de la société de gestion suisse SAM ; ■ L’ASPI Eurozone (Advanced Sustainable Performance Indices) établi à partir des ntatins de Vige : cet indice regrupe une sélectin de ■ L’ESI Excellence Europe, constitué par l’agence Ethibel, récemment rachetée par Vige o. Cet indice répertorie les entreprises pionnières ainsi que celles dont les performances se situent dans la moyenne de leur secteur et qui répondent aux critères fi nanciers tels qu’énoncés dans le ■ L’ECPI E.Capital Partners Indices qui est constitué par le cabinet de gestion E Capital Partners et regroupe 150 des sociétés les plus socialement ■ Le Global Challenges Index, créé en 2007 par l’agence allemande Oekom Research, est constitué des 50 entreprises mondiales reconnues pour leur action pour le développement durable au travers de leurs produits et services, et des initiatives liées au développement de leurs activités. Remarque : du fait de sa participation implicite à des activités militaires, via une participation de 21,8 % dans AB Volvo, Renault est exclu de l’indice FTSE4Good, établi par le partenariat entre l’agence de notation Eiris et TABLEAUX DES OBJECTIFS SOCIÉTAUX, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX ✦ Adopter les principales mesures préconisées par les rapports de place en matière d’amélioration des pratiques Compléter la diffusion du Code de déontologie par des modules de e-learning de programmes Compliance Créer une Direction dédiée à la responsabilité sociale de l’entreprise avec l’objectif de déploiement de la politique et la stratégie de l’entreprise RSE et son pilotage. Mettre en place un réseau international des responsables RSE dans les pays et établissements. Intégrer la démarche de développement durable dans la politique achats de l’entreprise. Obtenir l’engagement formel des fournisseurs sur le respect des principes énoncés dans la Déclaration des droits Introduire et mettre à jour les standards sociaux et environnementaux du Groupe dans les processus d’achats. Préparer les contrôles RSE externes sur sites fournisseurs. Lancer une formation développement durable en e-learning pour les acheteurs. Définir un système de management du développement durable achats (fournisseurs/auditeurs/qualiticiens/reporting). Lancer une Charte développement durable achats. Préparer la suppression du plomb dans les produits électriques et électroniques. Lancer une 3e vague d’auto-évaluation sociale et environnementale des fournisseurs. Déployer le programme pédagogique de sensibilisation des enfants à la sécurité routière « Sécurité pour tous ». Élaborer des actions de sécurité routière dans les pays en développement. GRSI. Aider au transfert de connaissances dans le domaine de la sécurité routière pour les pays en développement. Développer et promouvoir des services innovants de mobilité comme le covoiturage aux salariés de l’entreprise Promouvoir des solutions de mobilité durable dans les pays émergents. Élaborer une formation en partenariat avec ECF pour les clients flottes. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 147 3 TABLEAUX DES OBJECTIFS SOCIÉTAUX, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX ✦ Favoriser le pluralisme et la diversité en application de la C harte de la d iversité. Mettre en place une organisation dédiée (« Équipe Transverse » dont le rôle est de faire le lien entre diversité Mettre en place un diagnostic diversité afin de mesurer le chemin parcouru et accompagner les sites Élaborer une nouvelle brochure d’information sur l’accessibilité des personnes handicapées à l’automobile CITOYENNETÉ ET RELATION AVEC LES PARTIES PRENANTES Produire annuellement un exemple d’application des principes du Global Compact. Développer les relations de Renault avec des ONG impliquées dans le développement durable et la responsabilité Déployer un programme labellisé « valeurs citoyennes » dans les cinq Régions d’implantation de Renault. Mettre en œuvre un process de sélection des projets d’intérêt général impliquant les salariés. Créer les structures adaptées (fonds de dotation, fondations ou instituts pays, etc.) pour le déploiement des actions d’intérêt général adaptées aux enjeux sociétaux des principales régions/pays du Groupe. Réaliser une enquête leaders opinions/parties prenantes au Maroc. Mettre en place des critères de sélection pour les institutions/ONG. Élaborer un kit de déploiement, un kit de c ommunication, un kit de présentation. Créer un portail dans l'intranet dédié à la Direction RSE. Créer un process e-DOA (delegation of authority) permettant un contrôle des budgets RSE et ainsi assurer un reporting transparent grâce à la traçabilité du financement des projets. TABLEAUX DES OBJECTIFS SOCIÉTAUX, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX ✦ Déployer les formations c orporate managériales. Déploiement de 1stSteps et Keys for New Managers. Faire progresser la qualité du management et l’engagement Nouveau reférentiel de management : Renault Management Way. Application d’une politique d’intéressement, d’actionnariat et 54,3 millions d’euros versés au titre de l’intéressement. 4,45 millions d’euros versés sur le plan d’épargne Groupe. Favoriser le progrès permanent à travers les démarches Participation du personnel : 62 %. Économies réalisées : 128 millions d’euros. CONTRIBUER À LA PERFORMANCE DU GROUPE Mettre à disposition de l’entreprise les compétences nécessaires pour réaliser ses ambitions stratégiques. Taxe d’apprentissage versée : 10,6 millions d’euros. Accroître la qualité de la prestation RH tout en diminuant les Développer le taux de couverture de la Base de personnel unique (BPU) – ensemble du personnel à terme. La bourse emploi JobInfo déployée en cinq langues. careers@Renault propose plus de 1 000 postes repères. Nombre de personnes à l’effectif : 121 422. Dépenses de formation : 142 millions d’euros. Heures de formation en moyenne par salarié : 35. Heures de formation réalisées en e-learning : 225 456. Taux d’accès de la formation : 88 %. Gestion à terme de l’ensemble des salariés du Groupe. Une réunion plénière du Comité de Groupe. Sept réunions du Comité restreint. Plus de 100 000 exemplaires du journal interne Global diffusés en langues française et anglaise auxquels s’ajoutent quatre éditions locales. Sites intranet : environ 60 000 postes connectés. Plus de 81 000 tests effectués à l’Observatoire médical du stress, de l’anxiété et de la dépression, donnant lieu à des actions spécifiques. Lancement de l’enquête Stimulus pour mesurer les facteurs de stress sur quatre établissements pour plan d’actions en 2010. Réduction du nombre d’accidents de travail : Déployer la politique de santé et conditions de travail. 98 % sites industriels, tertiaires et ingénieries labellisés. Déploiement d’opérations de sensibilisation au risque routier. Déploiement continu de formations pratiques à la maîtrise du risque routier. • taux F2 Groupe : 3,60 ; • taux F1 Groupe : 7,19 ; • taux G1 Groupe : 0,19. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 149 3 TABLEAUX DES OBJECTIFS SOCIÉTAUX, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX ✦ Réduire de 10 % les émissions de CO2 issues de la combustion des énergies fossiles des sources fixes. Atteindre une part d’énergies renouvelables (directes et indirectes) de 20 % dans Réaliser une usine de montage automobile Carbone Zéro. Développer une gamme de véhicules zéro émission à l’usage (quatre véhicules). Réduire les émissions de CO2 des véhicules particuliers thermiques pour atteindre une moyenne de 130 g CO2/km. Développer une double offre de bio carburants : \- 100 % des motorisations diesel pouvant fonctionner au biodiesel B30 ; \- 50 % de l'offre essence pouvant fonctionner au bioéthanol E85. Développer l’offre de véhicules au gaz naturel et au gaz de pétrole liquéfié. Développer une gamme de véhicules alternatifs permettant d’atteindre l’objectif européen d’incorporation de 10 % de carburants renouvelables dans les t ransports Commercialiser des offres produits et services permettant de réduire de 10 % l’empreinte carbone des flottes des entreprises clientes. Réduire de 10 % les émissions COV par le progrès continu après les ruptures Substituer les substances chimiques potentiellement toxiques. Déployer la norme Euro 5 sur l’ensemble de la gamme de véhicules. Atteindre 71 dB A en mesure de bruits extérieurs pour les nouveaux véhicules essence et 72 dB A pour les véhicules diesel. D iesel : Clio II, Clio III, Koleos, E ssence : Espace III, Clio II, Modus Gérer les travaux de réhabilitation lorsque des risques futurs sont avérés. Réduire de 15 % le prélèvement d’eau sur les ressources naturelles. Usine nouvelle : zéro rejet eaux industrielles et réduction de 70 % des rejets TABLEAUX DES OBJECTIFS SOCIÉTAUX, SOCIAUX ET ENVIRONNEMENTAUX ✦ Pour les usines européennes : réduire le poids des emballages à 5 kg pour les nouveaux véhicules sur la partie montage. Déchets : six sites de fabrication n’auront plus de déchets en décharge en 2012. 20 % des plastiques sont des plastiques recyclés pour tous les nouveaux véhicules. Atteindre un taux effectif de 95 % de valorisation des matériaux issus des filières DÉVELOPPER LE MANAGEMENT DE L’ENVIRONNEMENT EN CONTINU Auditer annuellement 100 % des sites de fabrication et de logistique sur l’environnement et la prévention des risques. Atteindre 100 % d’auto-évaluation développement durable par les fournisseurs. Audit développement durable de 100 % des fournisseurs. Après les formations à l’environnement réalisées de 2000 à 2008, instruire la formation développement durable. Publication des analyses cycle de vie de la gamme véhicule électrique avec revues critiques d’experts externes. Réduire les impacts sur la base de l’analyse cycle de vie de la voiture remplacée à la voiture remplaçante. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 151 4.3.3 Les composantes du dispositif de contrôle interne 165 4.3.6 Les acteurs et les activités de contrôle 4.3.7 L’organisation de l’élaboration de l’information 4.5 ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR 4.5.1 Règlement intérieur du Conseil d’administration 4.5.3 Procédure relative à l’utilisation et/ou la 4.1.5 Évaluation de l’indépendance des administrateurs 161 4.1.8 Modalités relatives à la participation 4.3.1 Les objectifs du dispositif de contrôle interne Document de référence Renault 2009 153 4 LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL L’article L. 225-37 du Code de commerce fait obligation au Président du Conseil d’administration de présenter un rapport complémentaire, joint au Le présent Rapport a été établi sous la responsabilité du Président du Conseil d’administration sur la base des informations fournies par la Direction générale du Groupe, responsable de l’organisation et du contrôle interne. Le Rapport a été rédigé sur la base de travaux menés dans le cadre d’un groupe de travail pluridisciplinaire qui réunit des représentants de la Direction fi nancière, de la Direction du contrôle de gestion et de la Direction juridique Ce Rapport a été approuvé par le Conseil d’administration lors de sa séance Par ailleurs, Renault analyse de manière continue avec la plus grande attention les meilleures pratiques du Gouvernement d’entreprise issues principalement du rapport AFEP/MEDEF (modifi é par les recommandations AFEP/MEDEF du 6 octobre 2008 sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux des sociétés cotées) et s’attache à traduire dans son Règlement intérieur les préconisations dudit rapport. Le Conseil d’administration a décidé que le Code AFEP/MEDEF ainsi modifi é par ces recommandations est celui auquel se réfère Renault pour l’élaboration de ce Rapport prévu à l’article L. 225-37 du Code de commerce. 4.1 LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET Ce chapitre décrit le mode de direction et de gestion de Renault SA, société cotée et société mère du groupe Renault, applicable également à Renault s.a.s., société de tête des activités automobiles et fi nancières de Par ailleurs, dans le cadre de son alliance avec Nissan, Renault-Nissan b.v. dispose de pouvoirs à l’égard de Renault s.a.s. sans préjudice des compétences du Conseil d’administration et des actionnaires. Ce mode de gestion propre à l’Alliance est décrit au chapitre 1.3.2.2. Le départ de Louis Schweitzer, conformément à ce qui avait été prévu en 2005, a conduit Renault à adapter son schéma de gouvernance, tout en assurant une transparence continue entre l’exécutif et le Conseil d’administration et plus généralement à l’égard des actionnaires et du marché. Le choix de la dissociation en 2005 avait été motivé par le souci de garantir le succès de la transition du management. Une évolution de la gouvernance a été proposée au Conseil d’administration à l’issue de l’Assemblée générale du 6 mai 2009. Carlos Ghosn a été nommé Président-Directeur général et exerce en plus de ses responsabilités actuelles la présidence du Conseil d’administration. À l’exception des décisions stratégiques ainsi que du suivi des questions fi nancières et juridiques et des affaires publiques qui restent de la responsabilité directe du Président-Directeur général, les décisions de nature opérationnelle sont placées sous l’autorité du Directeur général Les limitations que le Conseil d’administration apporte aux pouvoirs du Directeur général fi gurent dans le Règlement intérieur du Conseil d’administration. Outre ses compétences légales ou réglementaires, ce document prévoit notamment que le « Conseil d’administration doit débattre sur les orientations stratégiques de l’Entreprise, y compris au sein de l’Alliance, et examine une fois par an les modifi cations éventuelles par rapport à ces orientations ; il se prononce au préalable sur toute décision importante qui ne serait pas en ligne avec la stratégie de l’Entreprise ». LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL Le Conseil d’administration a nommé en 2009 un Administrateur de référence en la personne de M. Lagayette. L’Administrateur de référence, dont la nomination s’inscrit dans le prolongement de la concentration des fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur général, constitue une garantie quant à l’équilibre des pouvoirs. L’Administrateur de référence, dont le rôle consiste à coordonner les activités des administrateurs indépendants, peut effectuer la liaison entre le Président-Directeur général, agissant au titre de sa fonction de Président du Conseil d’administration, et les administrateurs L’Administrateur de référence, sur proposition du Comité des nominations et de la gouvernance, est nommé par le Conseil parmi les administrateurs qualifi és d’indépendants, pour la durée de son mandat d’administrateur, sur recommandation du Comité des nominations et de la gouvernance. Les missions de l’Administrateur de référence sont notamment de : ■ conseiller le Président du Conseil, les Présidents de chacun des comités ■ présider les réunions du Conseil d’administration en l’absence du Président-Directeur général. Il préside, notamment, les débats ayant pour objet l’évaluation des performances en vue de la fi xation de la rémunération du Président-Directeur général, après avis du Comité des Il est membre du Comité des comptes et de l’audit et membre du Comité des nominations et de la gouvernance de l’entreprise. Le Règlement intérieur du Conseil d’administration qui fi gure au chapitre 4.5 a été revu pour refl éter cette nouvelle gouvernance. 4.1.2 COMPOSITION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ✦ Le Conseil d’administration désigne parmi ses membres un Président du Conseil d’administration qui doit être une personne physique. Le Président Le Conseil d’administration, qui se réunit aussi souvent que l’intérêt de la Société l’exige, est convoqué au moins huit jours avant sa tenue par le Président du Conseil d’administration. Les documents, qui ne peuvent pas être envoyés avant les réunions, sont mis à la disposition des administrateurs Les procès-verbaux des réunions du Conseil sont remis dans un délai de La Société est administrée par un Conseil d’administration composé de 18 membres, au 5 mars 2010 , dont : ■ douze administrateurs élus par l’Assemblée générale des actionnaires ; ■ deux administrateurs désignés par arrêté en qualité de représentants de ■ trois administrateurs élus par les salariés ; ■ un administrateur élu par l’Assemblée générale des actionnaires sur La durée du mandat des administrateurs élus par l’Assemblée générale est Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Président-Directeur général de Nissan Motor Co., Ltd. Président du Directoire : Renault-Nissan b.v. Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Membre du Comité des nominations et Date de premier mandat : avril 2002 Membre du Comité de stratégie internationale Nombre d’actions : 6 actions et 200 parts de FCPE Date de premier mandat : novembre 2002 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 155 4 LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL Mandats et fonctions actuels dans d'autres sociétés : Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Membre du Board of Trustees of the Conference Board Chargé de Contrôle de gestion Investissements, Renault International Advisor de Goldman Sachs International Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Président de la Fondation du patrimoine Membre du Conseil de surveillance : Euler & Hermès International Advisor de Goldman Sachs International Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Président du Conseil d’administration de Total Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Président : Fondation Total et Fondation de l’École p olytechnique Administrateur : Air Liquide, Sanofi-Aventis, Musée du Louvre Membre du Conseil de surveillance d’Areva Membre du Conseil d’administration : AFEP et École p olytechnique Membre du Conseil d’administration de Bombardier (Canada) Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Membre du Comité des nominations et de la Nombre d’actions détenues : 1 000 Date de premier mandat : mai 2009 Membre du Comité de stratégie internationale Nombre d’actions : 688 parts de FCPE Date de premier mandat : novembre 2008 Membre du Comité des comptes et de l’audit Nombre d’actions : 1 076 parts de FCPE Date de premier mandat : novembre 2002 Membre du Comité des comptes et de l’audit Date de premier mandat : avril 2004 Date de premier mandat : avril 2008 Date de premier mandat : avril 2008 Directeur g énéral et Président du Directoire de Pierre Fabre SA Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Président-Directeur général de GlaxoSmithKline Beecham p.l.c. Administrateur : GlaxoSmithkline Beechman p.l.c., Biotechnology Industry Organization, Eisenhower Exchange Fellowship LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL Date de premier mandat : mai 2009 Membre du Comité des comptes et de l’audit Date de premier mandat : février 2010 Président du Comité des nominations et de la Date de premier mandat : octobre 2002 Mandats et fonctions actuels dans d'autres sociétés : Administrateur : Dainippon Screen Mfg Co., Ltd, Terumo Corp, The Japan Fund Conseiller : National Institute of Advanced Industrial Science and Technology « Visiting Scholar » : Tokyo University of Agriculture and Technology Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Administrateur : Seiyu GK (filiale de Wal-Mart) Vice-Président : Nissan Motor Co., Ltd. Directeur de participations - Transport et Audiovisuel - Agence des participations de l'État, au Ministère de l'Économie, de Mandats et fonctions actuels dans d'autres sociétés : Administrateur (représentant de l’État) : TSA, GIAT Industries, STX France Cruise, Société de valorisation foncière et immobilière (SOFAVIM), Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Membre de l’Institut (Académie des Beaux-Arts) Président du Conseil d’administration : Agence France Museums Administrateur : Casino, L’Oréal, Gilbert Coullier Productions (SAS) Président du Directoire : groupe Marc de Lacharrière Président d’honneur : Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France Membre du Conseil consultatif : Banque de France Principaux mandats au sein d’associations d’intérêt général : Fondation Culture et Diversité, Fondation d’entreprise L’Oréal, Conseil artistique des musées nationaux, Fondation Bettencourt Schueller, Fondation des sciences politiques, Musée des arts décoratifs, Président du Conseil d’administration : Fitch Group, Fitch Ratings Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Administrateur : Algorithmics, Cassina, Établissement public du Musée du Louvre Membre : Conseil stratégique pour l’attractivité de la France Membre du Comité des comptes et de l’audit Membre du Comité des nominations et de la Date de premier mandat : février 2003 Président du Comité des comptes et de l’audit Membre du Comité des nominations et de la Date de premier mandat : mai 2007 Président du Comité de stratégie internationale Membre du Comité des comptes et de l’audit Date de premier mandat : juillet 1996 Avocat (Cabinet La Garanderie & Associés) Ancien Bâtonnier de l’Ordre des avocats de Paris Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Présidente de l’Institut français d’experts juridiques internationaux (IFEJI) Membre du Conseil de surveillance et du Comité d’audit de Holcim Western Europe Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Membre du Conseil d’administration PPR, Fimalac Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Membre du Conseil d’administration de L a Poste Retraité de la fonction publique d’État Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 157 4 LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL Date de premier mandat : décembre 2000 Président-Directeur général – Président du Comité exécutif du groupe Danone Mandats et fonctions actuels dans d’autres sociétés : Président du Conseil d’administration : Danone Communities Président du Comité d’Orientation : Fonds Danone pour l’Ecosystème Administrateur : Association nationale des industries agroalimentaires, Lacoste France SA, International advisory Board HEC, Danone SA, Membre représentant le groupe Danone : Conseil national du Développement durable Membre du Comité de parrainage : Fonds de Dotation Aide pour l’Entrepreunariat Populaire Administrateur : Bagley Latinoamerica SA, Danone SA (Espagne), Ona, Fondation GAIN (Global Alliance For Improved Nutrition) Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Chairman et Director : Danone Asia Pte Limited Président du Conseil d’administration : Compagnie Gervais Danone SA, Générale Biscuit SA Administrateur : ANSA, Danone Finance, L’Oréal SA, Sofina, Quiksilver, Wadia BSN India Limited Membre du Conseil de surveillance : Accor, Eurazeo SA Directeur général de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi Mandats et fonctions actuels dans d'autres sociétés : Membre du Conseil de Surveillance d’AREVA Membre des Conseils d’administration : du Fonds Stratégique d’Investissement, du Comité de l’Energie Atomique, de l’Agence Nationale Commissaire du Gouvernement au Conseil d’Administration de la Poste, du FT1CI. Représentant de l’Etat aux Conseils d’administration de l’Agence Française pour les Investissements Internationaux, d' OSEO, du Palais de la Découverte et de la Cité des Sciences et de l’Industrie. Mandats ou fonctions au cours des cinq dernières années qui ne sont plus exercés : Commissaire du Gouvernement : Agence de l’Innovation Industrielle, OSEO Innovation Executive Vice President for Asia Pacific Region, Affiliated companies, and Purchasing, Nissan Motor Co. Ltd. Chargé du développement du Système de production Renault (SPR). Membre du Comité de stratégie internationale Date de premier mandat : février 2010 Date de premier mandat : mai 2006 Administrateur élu par les actionnaires salariés Membre du Comité de stratégie internationale Nombre d’actions : 266 parts de FCPE Date de premier mandat : mai 2009 L’âge moyen des administrateurs en cours de mandat s’élève à 60,5 ans. Chaque administrateur doit être propriétaire d’au moins une action inscrite au nominatif (1). Cependant, la réglementation administrative fait interdiction aux administrateurs désignés par l’État de posséder des actions en tant que la connaissance de Renault, aucun des membres du Conseil d’administration, ni aucun des principaux dirigeants de Renault n’a fait l’objet d’une condamnation pour fraude prononcée au cours des cinq dernières années. Aucun de ces membres n’a participé en qualité de dirigeant à une (1) Pourcentage du capital de Renault détenu par les administrateurs : 0,07 %. faillite, mise sous séquestre ou liquidation au cours des cinq dernières années et aucun n’a fait l’objet d’une incrimination et/ou sanction publique offi cielle prononcée par une autorité statutaire ou réglementaire. Aucun de ces membres n’a été empêché par un tribunal d’agir en qualité de membre d’un organe d’administration, de direction ou de surveillance d’un émetteur, ni d’intervenir dans la gestion ou la conduite des affaires d’un émetteur au Il n’existe pas, à la connaissance de Renault, de confl it d’intérêts entre les intérêts privés des administrateurs de la Société et leurs devoirs à l’égard Il n’existe aucun lien familial entre les membres du Conseil d’administration. Les mandataires sociaux ne sont pas liés à Renault ou à l’une quelconque de ses fi liales par un contrat de services prévoyant l’octroi d’avantages au LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL 4.1.2.3 RÉCAPITULATIF DES ÉCHÉANCES DE MANDAT POUR CHAQUE MEMBRE DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Le Conseil d’administration s’est réuni sept fois durant l’année 2009. Les réunions du Conseil ont duré en moyenne trois heures, à l’exception de la séance dédiée à la stratégie qui s’est déroulée sur une journée. Le taux de participation a été de 86,5 %. Le Conseil s’est prononcé sur toutes les délibérations et décisions mises à l’ordre du jour de ses travaux en application des lois et règlements en vigueur en France. Le Conseil, dans ses principaux domaines d’intervention, a statué sur les points suivants : prêt avec l’État et les avenants conformes aux dispositions des décrets « aux conditions de rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’État ou bénéfi ciant du soutien de l’État du fait de la crise économique et des responsables des entreprises publiques ». 4.1.3.1 LES COMPTES ET LE BUDGET ■ arrêté les comptes consolidés du Groupe et les comptes individuels de Renault et de Renault s.a.s. pour l’exercice 2008, arrêté les comptes consolidés du premier semestre 2009 ; il a fi xé le montant du dividende à proposer à l’Assemblée générale des actionnaires ; ■ procédé à la concentration des fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur général et nommé M. Ghosn aux fonctions ■ créé la fonction d’Administrateur de référence (Senior Independent Director) et désigné, sur proposition du Comité des nominations et de la gouvernance, M. Philippe Lagayette à cette fonction ; ■ désigné Louis Schweitzer en qualité de Président d’h onneur ; ■ adopté le budget d’exploitation et d’investissement de l’année 2010 ; ■ pris acte conformément aux règles de bonne gouvernance, du plan de ■ examiné, face à la nouvelle donne économique, le plan d’action visant à préserver la compétitivité, la profi tabilité et la situation fi nancière de Renault (contrat social de crise, free cash flow) ; succession des dirigeants de Renault ; ■ procédé à une auto-évaluation simplifi ée de son fonctionnement et statué sur la qualifi cation d’administrateur indépendant ; ■ autorisé le Président-Directeur général, face à la diffi culté de lever de nouveaux fi nancements privés sur les marchés, à signer un contrat de ■ adopté le Rapport du Président du Conseil d’administration en application ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 159 4 LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL ■ pris connaissance du bilan des actions mécénat de Renault et de ses ■ analysé et approuvé les réponses aux questions posées par des 1,5 milliard d’euros au free cash flow des deux partenaires de l’Alliance), constitution d’une équipe dédiée auprès de RNBV pour animer les principaux domaines de coopération entre Renault et Nissan : achats, logistique, systèmes d’information, recherche avancée, plates-formes, ■ approuvé la signature d’une lettre d’intention avec Nissan, le Commissariat à l’é nergie a tomique et le Fonds stratégique d’investissement sur la création d’une joint-venture pour développer et produire des batteries pour véhicules électriques en France ; ■ pris connaissance du compte rendu des décisions et propositions du ■ débattu des orientations stratégiques de Renault, notamment le véhicule électrique, après le plan Renault Contrat 2009 lors d’une journée dédiée ; ■ approuvé la signature d’un Memorandum of understanding avec Russian Technologies et Troika Dialog, actionnaires d’AvtoVAZ, visant à s’accorder sur les moyens permettant d’assurer la pérennité d’AvtoVAZ par la restructuration de sa dette et la mise en place d’un plan produits ■ approuvé la poursuite de l’engagement en f ormule 1 en s’appuyant sur un ■ après 10 ans d’Alliance, examiné le renforcement de la coopération Renault-Nissan (contribution des synergies identifi ées à hauteur de Le Conseil a autorisé les conventions suivantes : ■ contrat de prêt avec l’État de trois milliards d’euros et les avenants conformes aux dispositions des décrets n° 2009-348 du 30 mars 2009 et n° 2009-445 du 20 avril 2009 relatifs « aux conditions de rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’État ou bénéfi ciant du soutien de l’État du fait de la crise économique et des responsables des ■ contrat de prêt de cent millions d’euros avec l’État dans le cadre de l’appel à projet « prêts véhicules décarbonés » lancé par l’État, afi n de produire 4.1.4 ÉVALUATION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ✦ Conformément à l’usage de place et aux recommandations du rapport AFEP/ MEDEF, le Conseil a procédé à une évaluation simplifi ée de sa composition, de son organisation et de son fonctionnement sur la base d’un questionnaire qui emprunte le format simplifi é de l’enquête Spencer Stuart. L’évaluation a été menée par le Comité des nominations et de la gouvernance, sur la base d’entretiens individuels réalisés par M. Ghosn et M. Lagayette. La totalité des membres du Conseil exprime sans réserve son évaluation positive du fonctionnement du Conseil d’administration. Le Conseil se félicite de l’intégration, demandée à l’occasion de la précédente évaluation, de dirigeants en activité, avec une forte expérience industrielle et internationale, qui permet au Conseil d’avoir un éventail de compétences adapté aux enjeux futurs de l’entreprise. Le travail des Comités est jugé satisfaisant. L’organisation en 2009 d’une journée dédiée à la stratégie de l’entreprise a été très appréciée et sera reconduite en 2010. La nomination d’un administrateur de référence, dont le rôle consiste à coordonner les activités des administrateurs indépendants, est saluée par la majorité des administrateurs ; il est souhaité néanmoins une disponibilité de cet administrateur pour l’ensemble des membres du Conseil d’administration. Les points sur lesquels le Conseil exprime des positions ouvertes ou des demandes d’amélioration sont les suivants : ■ assurer un suivi plus étroit de la vie de l’entreprise entre les séances du Conseil, notamment en période troublée ; ■ accroître le délai de mise à disposition de certains documents en amont ■ mieux informer le Conseil sur le suivi des risques signifi catifs de l’entreprise et sur l’évolution de l’alliance Renault-Nissan. Le Président du Conseil d’administration et les Comités concernés s’attacheront à tenir compte des demandes des administrateurs sur ces Par ailleurs, la pratique des déjeuners informels à l’issue des réunions du Conseil d’administration au cours desquels les administrateurs ont la possibilité d’échanger avec les membres du Comité de direction Renault LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL 4.1.5 ÉVALUATION DE L’INDÉPENDANCE DES ADMINISTRATEURS ✦ Le Conseil d’administration a réaffi rmé lors de sa séance du 10 décembre 2008 son attachement à l’expression la plus aboutie de Gouvernement d’entreprise sur la place, le rapport AFEP/MEDEF. Il s’en suit qu’est considéré comme indépendant tout administrateur qui, notamment, « n’entretient aucune relation de quelque nature que ce soit avec la Société, son Groupe ou sa Direction qui puisse compromettre l’exercice de sa liberté de jugement ». Le Conseil a également rappelé les qualités individuelles attendues d’un administrateur : l’expérience de l’entreprise et du secteur automobile, l’engagement personnel dans les travaux du Conseil et des Comités, la compréhension du monde économique et fi nancier, le courage d’affi rmer une position éventuellement minoritaire, l’ouverture internationale, l’intégrité Ainsi, au 5 mars 2010 , le Conseil d’administration de Renault comptait neuf administrateurs indépendants : Mme de La Garanderie, MM. de Croisset, Belda, Desmarest, Garnier, Ladreit de Lacharrière, Lagayette, Paye, Riboud (cf. tableau relatif à la composition du Conseil au point 4.1.2.1 ci-avant). En particulier, le fait que M. Paye soit membre depuis plus de 12 ans du Conseil d’administration n’a pas paru remettre son indépendance en cause. Sont exclus de cette qualifi cation, conformément à la notion d’indépendance rappelée ci-dessus, les représentants de l’État, les administrateurs élus par les salariés, l’administrateur élu par les actionnaires salariés, le Président- Directeur général, les deux administrateurs désignés par Nissan, société liée Le Conseil a toutefois tenu à souligner que les administrateurs élus par les salariés et par les actionnaires salariés, notamment, ne sont pas au Conseil dans une situation de dépendance vis-à-vis de la Direction générale de l’entreprise, leur contribution spécifi que aux débats du Conseil 4.1.6 ACTIVITÉ DES COMITÉS SPÉCIALISÉS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ✦ Afi n de procéder à un examen approfondi des questions spécifi ques relevant de la mission du Conseil d’administration, quatre Comités spécialisés dont les avis sont présentés au Conseil par leurs Présidents respectifs ont été Les missions de ces Comités sont décrites dans le Règlement intérieur Composé de six membres, il est présidé par Philippe Lagayette et réunit Alain Champigneux, Charles de Croisset, Dominique de La Garanderie, Jean- Claude Paye et Rémy Rioux. Il comprend quatre membres indépendants Le Comité s’est réuni cinq fois en 2009, le taux de participation a été En application des lois et règlements en vigueur en France, le Comité des comptes et de l’audit a traité notamment : ■ de la cartographie et des méthodes d’analyse et de suivi du risque dans ■ de la gestion des risques auxquels le Groupe peut être confronté ; ■ de l’activité de la fonction Compliance ; ■ des impacts de l’ordonnance du 8 décembre 2008 sur le contrôle légal L’examen des comptes par le Comité est accompagné d’une présentation des Commissaires aux comptes décrivant les points essentiels des travaux réalisés et de leurs conclusions, des options comptables retenues et de l’évolution réglementaire en ce domaine, ainsi que de la note du Directeur fi nancier décrivant l’exposition aux risques et les engagements hors bilan Composé de quatre membres, tous indépendants, il est présidé par Franck Riboud et réunit Thierry Desmarest, Jean- Pierre Garnier et Marc ■ des comptes consolidés du Groupe et des comptes individuels de Renault SA pour l’année 2008 et le premier semestre 2009 ; Ce Comité s’est réuni une fois en 2009. Tous les membres du Comité étaient présents. Le taux de participation a été de 100 %. Il a traité notamment : ■ du projet de détermination du dividende relatif à l’exercice 2009 ; ■ de l’examen des honoraires des Commissaires aux comptes et de leur réseau, ainsi que du respect par les Commissaires aux comptes de la charte qui gouverne leurs travaux ; ■ du bilan 2008 et de l’analyse du Plan 2009 et 2010 de l’Audit interne ; ■ des recommandations AFEP/MEDEF du 6 octobre 2008 sur rémunération des dirigeants mandataires sociaux des sociétés cotées ; ■ de la détermination de la rémunération du Président-Directeur général et ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 161 4 LES CONDITIONS DE PRÉPARATION ET D’ORGANISATION DES TRAVAUX DU CONSEIL ■ de la gouvernance de Renault à l’issue de l’Assemblée générale de 2009 ; ■ du plan de succession des dirigeants de Renault. Composé de cinq membres, il est présidé par Marc Ladreit de Lacharrière et réunit Dominique de La Garanderie, Carlos Ghosn, Alain Belda et Philippe Lagayette. Il comprend quatre membres indépendants sur cinq. Ce Comité s’est réuni deux fois en 2009. Le taux de participation a été de 100 %. Il a traité notamment : ■ de la composition du Conseil d’administration et de l’évaluation simplifi ée ■ de la révision de la liste des administrateurs indépendants en application des critères du rapport AFEP/MEDEF ; Composé de cinq membres, il est présidé par Jean-Claude Paye et réunit Yves Audvard, Patrick Biau, Catherine Bréchignac et Michel Sailly. Ce Comité comprend un membre indépendant sur cinq. Il s’est réuni une fois en 2009. Quatre des cinq membres étaient présents. Il a analysé la stratégie du PVU (petit véhicule utilitaire). Le Comité Compliance s’est réuni six fois durant l’année 2009, sous la présidence du Compliance Officer, en présence du Directeur juridique, du Directeur du contrôle de gestion, du Directeur de l’audit interne, du Directeur des ressources humaines, du Directeur du contrôle interne et du management des risques, du Directeur juridique/Déontologue fi nancier et du Directeur de la responsabilité sociale de l’entreprise à partir de 2010. Les réunions du Comité ont duré en moyenne 1 h eure 30. Les missions et responsabilités du Comité Compliance sont décrites dans le Code de déontologie et règles de conformité validé par le Conseil d’administration du 5 décembre 2007, et présentées au chapitre 4.3.3.1. Dans ce cadre, le Comité a statué sur les points suivants : ■ les rapports d’activités des Directions en charge de la protection du Groupe et de la sécurité informatique, ■ les principaux constats des missions d’audit interne et des plans d’action ■ le rapport du Directeur de l’audit interne sur les fraudes décelées dans La fonction de Déontologue s’inscrit dans le périmètre de cette fonction Au cours de l’année 2009, le Déontologue a notamment : ■ publié, comme les années précédentes, sous forme de notes d’instruction, les périodes au cours desquelles l’interdiction d’opérer sur les titres du Groupe s’impose aux personnes fi gurant sur la liste des initiés ; ■ répondu à toutes demandes du personnel relatives aux conditions d’exercices de leurs plans de stock-options, sans qu’il ait été constaté Par ailleurs, le Déontologue a répondu aux sollicitations de la fonction contrôle interne ayant trait à l’amélioration des processus de contrôle, et en particulier de ceux pouvant présenter des risques en matière d’éthique 4.1.8 MODALITÉS RELATIVES À LA PARTICIPATION DES ACTIONNAIRES Conformément à l’article 21 des statuts de la Société, les Assemblées générales se composent de tous les actionnaires dont les titres ont été inscrits à leur nom, trois jours francs au plus tard avant la date de la réunion Il est justifi é du droit de participer aux Assemblées générales par l’enregistrement comptable des titres au nom de l’actionnaire ou de l’intermédiaire inscrit pour son compte en application de l’article L. 228-1 du Code de commerce, au 3e jour ouvré précédant l’Assemblée générale à zéro heure, heure de Paris, soit dans les comptes de titres nominatifs tenus par la Société, soit dans les comptes de titres au porteur tenus par S’agissant des titres au porteur, l’inscription - ou l’enregistrement comptable des titres dans les comptes tenus par l’intermédiaire habilité - est constatée par une attestation de participation délivrée par ce dernier. Tout actionnaire peut donner pouvoir à un autre actionnaire ou à son conjoint en vue d’être représenté à une Assemblée générale. Les personnes morales actionnaires participent aux Assemblées générales par leurs représentants légaux ou par toute personne désignée à cet effet par ces derniers. Les éléments susceptibles d’avoir une incidence en cas d’offre publique aux termes de l’article L. 225-100-3 sont exposés au chapitre 1.2.2.2 PRINCIPES ET RÈGLES ARRÊTÉS PAR LE CONSEIL D’ADMINISTRATION SUR LES RÉMUNÉRATIONS DES DIRIGEANTS ET DES MANDATAIRES SOCIAUX Lors de sa réunion du 10 décembre 2008, le Conseil d’administration de Renault a pris connaissance des recommandations AFEP/MEDEF du 6 octobre 2008 sur la rémunération des dirigeants mandataires sociaux des sociétés cotées. Il considère que ces recommandations s’inscrivent dans la démarche de Gouvernement d’entreprise de la Société. Le Conseil d’administration a décidé que le Code AFEP/MEDEF ainsi modifi é par ces recommandations est celui que Renault applique et auquel Renault se réfère pour l’élaboration du rapport prévu à l’article L. 225-37 du Code Le Code est tenu à disposition au siège social. Les rémunérations et avantages accordés au Président-Directeur général sont décidés par le Conseil d’administration sur proposition du Comité des Le Conseil d’administration du 6 mai 2009 a réuni les fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur général. Il est précisé qu’à compter de cette date le Président-Directeur général ne perçoit aucune rémunération au titre de la fonction de Président du Conseil d’administration. Le Président-Directeur général, au titre de ses fonctions de Directeur général, ne percevra aucune rémunération variable au titre de 2009 et sa rémunération fi xe versée en 2009 est équivalente à celle perçue en 2008. Cette décision du Conseil d’administration du 10 février 2010 est en conformité avec les dispositions des décrets n°2009-348 du 30 mars 2009 et n° 2009-445 du 20 avril 2009 relatifs « aux conditions de rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’É tat ou bénéfi ciant du soutien de l’É tat du fait de la crise économique et des responsables des entreprises Un tableau de synthèse des rémunérations et avantages, dont les plans d’options accordés aux mandataires sociaux, fi gure au chapitre 2.4.3.5. Le Président-Directeur général bénéfi cie en outre du régime de retraite supplémentaire mis en place pour les membres du Comité exécutif Groupe (cf. chap.2.4.1.1). En effet, le Conseil d’administration a pour politique d’assimiler les mandataires sociaux, nommés par lui, à des cadres dirigeants pour les éléments accessoires à sa rémunération et notamment en matière ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 163 4 LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES 4.3 LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE Ce Rapport couvre l’ensemble des sociétés du Groupe consolidées par intégration globale. 4.3.1 LES OBJECTIFS DU DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE ✦ Pour faire face aux risques inhérents à la conduite de ses activités, le groupe Renault a mis en place une organisation et des procédures lui permettant de les contrôler et d’en limiter les impacts négatifs. La démarche de contrôle interne concerne tous les métiers de l’entreprise et toutes ses activités. Ses objectifs prioritaires sont : ■ la conformité aux lois et règlements, et aux règles de l’entreprise ; ■ la qualité, la fi abilité et la pertinence des informations fi nancières, ■ le contrôle des risques que l’entreprise pourrait générer dans l’exercice de son activité auprès de ses partenaires et parties prenantes ; ■ la réduction de l’exposition aux risques de fraude ; ■ la mise en œuvre des recommandations formulées par la Direction de ■ la maîtrise des activités sous l’angle qualité, coût et délais ; l’audit interne et par la Direction du management des risques. Engagée en 2007 sous la supervision du Directeur général adjoint fi nance et du Directeur du contrôle de gestion, l’analyse du dispositif de contrôle interne de Renault s’est poursuivie en 2009 selon deux angles : ■ un inventaire global du cadre procédural Renault (règles de gestion ou de contrôle interne) au regard du référentiel AMF ; ■ une analyse approfondie des processus opérationnels jugés prioritaires compte tenu de leur incidence directe sur les fl ux de trésorerie du Groupe. Par exemple, ont été analysées les activités de vente des véhicules neufs, la gestion des investissements, des immobilisations et des achats de biens d’équipement. Ces travaux ont permis d’améliorer le dispositif de contrôle interne des processus étudiés en formalisant, une à une, les techniques de contrôle interne qui permettent de répondre aux objectifs du référentiel AMF pour ce qui les concerne. Ce programme pluriannuel d’analyse détaillée des processus prioritaires continuera en 2010 et portera principalement sur les activités de ventes de pièces et accessoires, de stocks, d’achat de prestations et de services. Parallèlement, l’inventaire global du cadre procédural sera actualisé selon les évolutions des activités (organisationnelles et réglementaires). Le Financement des ventes, quant à lui, est soumis à la réglementation bancaire et fi nancière et applique à ce titre le cadre de contrôle interne défi ni LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES 4.3.3 LES COMPOSANTES DU DISPOSITIF DE CONTRÔLE INTERNE ✦ CODE DE DÉONTOLOGIE ET RÈGLES DE CONFORMITÉ Le groupe Renault dispose d’un Code de déontologie et de règles de conformité diffusés à l’ensemble des salariés. Chaque employé du Groupe est tenu d’y adhérer. À l’occasion des entretiens annuels en 2009, il a été vérifi é que ce code était connu des collaborateurs. L’évolution du contexte normatif dans lequel opère le groupe Renault a conduit en 2009 à renforcer le rôle du Compliance Committee en organisant son activité autour des axes majeurs suivants : ■ le respect des règles du Code de déontologie et des règles de déontologie ■ le suivi du projet visant à mettre à jour les procédures de contrôle interne dans le cadre de l’application de la recommandation AMF ; ■ la revue du dispositif de management des risques ; ■ l’analyse et l’évaluation des dysfonctionnements identifi és par la Direction de l’audit interne, le contrôle de la mise en œuvre des plans d’actions visant l’amélioration du niveau de contrôle interne ; ■ le respect des règles de gouvernance. Le Compliance Committee dispose d’un droit d’initiative pour l’ensemble des missions qui lui sont dévolues au titre du Code de déontologie. Dans ce cadre, il a la compétence de s’entretenir avec tout membre du personnel Renault et de prendre connaissance de tout document, y compris les audits internes ou externes, les comptes rendus du Comité de direction et du Le Président du Compliance Committee a un accès direct au Président du Comité des comptes et de l’audit et aux Commissaires aux comptes du La fonction de Déontologue s’inscrit dans le périmètre de cette fonction Le Groupe s’est doté d’un dispositif d’alerte professionnelle qui donne la possibilité à tout membre du personnel de signaler toute irrégularité, mais ceci, uniquement dans les domaines comptable, fi nancier, bancaire et de CHARTE DU CONTRÔLE INTERNE, DE L’AUDIT ET DU MANAGEMENT DES RISQUES ✦ La Charte du contrôle interne, de l’audit et du management des risques précise le rôle et les responsabilités des acteurs du contrôle interne. Dans le strict respect du principe de séparation des tâches, le dispositif de contrôle interne repose sur des acteurs chargés de la défi nition et la prescription des règles, des acteurs responsables de leur mise en œuvre au quotidien, des acteurs chargés de la surveillance de la bonne application du dispositif de Ainsi, les règles de contrôle interne sont défi nies et prescrites par : ■ la Direction générale qui détermine, en accord avec le Conseil d’administration, les objectifs du Groupe. Elle arrête les règles et principes de fonctionnement ainsi que les valeurs à respecter pour atteindre ces ■ la Direction du contrôle de gestion défi nit et prescrit les principes, règles et techniques de contrôle interne qui portent à la fois sur les processus comptables et de gestion et sur les processus opérationnels. Le Groupe pratique dans certains cas l’auto-évaluation périodique ; ■ certains des risques identifi és par la Direction du management des risques peuvent être traités par la mise en place de règles et procédures. Ils entrent alors dans le périmètre des risques que le dispositif de contrôle interne a pour objet de maîtriser. La mise en œuvre et le contrôle de premier niveau du dispositif de contrôle ■ le management qui décline et déploie dans son domaine de responsabilités les principes et techniques de contrôle interne défi nis ; ■ les collaborateurs qui sont tenus de respecter le dispositif de contrôle interne défi ni pour leurs domaines d’activités ; ■ le contrôle de gestion qui s’assure de l’application des règles de gestion par l’ensemble des acteurs de l’entreprise. Le dispositif fait l’objet d’une surveillance permanente afi n de vérifi er sa bonne application et son effi cacité. Cette surveillance est assurée : . le Compliance Committee qui vérifi e le respect des règles telles que défi nies par le référentiel AMF, . la Direction de l’audit interne qui évalue de façon indépendante le niveau et la qualité du contrôle interne de l’entreprise et fournit conseils et recommandations pour l’amélioration du dispositif ; . le Comité des comptes et de l’audit qui prend connaissance du dispositif de contrôle interne mis en place par le Groupe, . les Commissaires aux comptes qui émettent des rapports de ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 165 4 LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES Les orientations et les décisions stratégiques sont examinées en premier lieu dans le cadre du Comité exécutif Groupe (CEG) qui réunit, autour du Président-Directeur général, le Directeur général délégué aux opérations et les six Directeurs généraux adjoints. Ces décisions sont débattues au sein du Conseil d’administration qui les examine, après, le cas échéant, avis du Comité de stratégie internationale. Le Conseil d’administration est informé de leur mise en œuvre par le Président-Directeur général. Le Comité de direction Renault (CDR) comprend, outre les membres du CEG, les responsables des principales directions de Renault. Ses membres assurent la mise en œuvre des décisions, dans le respect des dispositions légales des pays dans lesquels intervient le Groupe en s’appuyant sur les Comités de direction des grandes directions opérationnelles. Le CEG suit le déroulement des opérations par le contrôle des réalisations budgétaires préalablement élaborées. Une présentation de l’évolution des résultats commerciaux et fi nanciers du Groupe est faite régulièrement au Conseil d’administration. L’organisation du Groupe s’articule autour d’une matrice permettant d’assurer la coordination opérationnelle des actions des Régions, des Directions de programmes véhicules et des fonctions globales (conception, achats, fabrication, commerce). Chaque Région (Europe, Amériques, Asie-Afrique, Euromed, et Eurasie depuis le 1er mars 2009) est pilotée par un Comité de management de région (CMR). Le CMR est composé de représentants des fonctions globales, des programmes véhicules et des responsables des En complément des rattachements hiérarchiques, le Groupe a mis en place des rattachements fonctionnels qui permettent aux Directions des fonctions Depuis 2008, la Direction du contrôle de gestion est responsable de l’analyse du dispositif de contrôle interne du groupe Renault. À l’exception des décisions stratégiques ainsi que du suivi des questions fi nancières et juridiques et des affaires publiques qui restent de la responsabilité directe du Président-Directeur général, les décisions de nature opérationnelle sont placées sous l’autorité du Directeur général Le processus de décision repose sur un système de délégations qui fi xe les domaines et le niveau des décisions pouvant être prises par les opérationnels. L’ensemble de ces règles de délégations d’autorité est portée à la connaissance des collaborateurs à travers l’intranet. Toutefois, les décisions concernant certaines opérations, notamment celles portant sur le capital des fi liales, cessions/acquisitions, partenariats ou coopérations, couverture du risque matières premières, exposition au risque de change ne sont pas déléguées. Les projets sont étudiés par un comité d’experts qui émet un avis consultatif, les décisions étant soumises au UN DISPOSITIF DE FORMATION POUR ADAPTER Dans le domaine économique et fi nancier, l’École de la Gestion-Finance propose des formations (tant en e-learning qu’en présentiel), des supports pédagogiques, un dictionnaire économique à destination des professionnels du contrôle de gestion et de la fi nance comme de l’ensemble des collaborateurs. En 2009, l’actualisation des programmes a concerné d’une part les leviers d’optimisation du free cash flow, d’autre part des modules de sensibilisation au contrôle interne, au management des risques et, spécifi quement pour les primomanagers, aux fondamentaux économiques. Initiée en 2004, la consolidation du référentiel de gestion s’est poursuivie en 2009 avec un important volet de mises à jour générées pour partie par l’analyse du dispositif de contrôle interne. Ce référentiel vise à doter les opérationnels de procédures standard de gestion. L’ensemble de cette documentation est à la disposition du personnel de toutes les entités du Groupe via le portail intranet de la fonction contrôle de gestion. On y trouve en particulier : ■ toutes les normes, règles et instructions, qu’elles soient spécifi ques à une activité donnée ou qu’elles s’appliquent de manière standardisée à toute ■ le dictionnaire économique permettant à chacun de développer sa compréhension des principaux concepts et agrégats utilisés pour piloter la performance économique du Groupe ; ■ le dispositif de contrôle interne au fur et à mesure de l’avancement de Une communication régulière permet aux collaborateurs de l’entreprise d’être informés des mises à jour. En outre, la Direction comptable du Groupe est dotée d’un service « Normes et principes comptables ». Elle est investie d’une autorité qui lui permet de faire valoir effectivement l’application des principes comptables en vigueur. Les collaborateurs de la Direction directement impliqués dans le processus de l’élaboration de l’information comptable et fi nancière ont accès à l’information nécessaire pour assurer leur mission. En 2009, des séances additionnelles de formation à l’évolution des normes IFRS ont été organisées pour les collaborateurs des services centraux et des fi liales. Le Financement des ventes dispose d’un outil permettant la centralisation et la vérifi cation de l’exhaustivité des procédures ; dans l’ensemble des fi liales, les collaborateurs concernés accédent via un seul outil aux procédures de leur fi liale et à celles du Groupe. Les principaux processus du Financement recouvrement/contentieux, refi nancement, sécurité des systèmes, sécurité des actifs physiques, suivi des risques, comptabilité, etc.) sont couverts par des procédures qui reposent sur les principes de séparation des pouvoirs, mettent en place des circuits d’avis et de validation, assurent la prise de décision à un niveau adéquat et un contrôle de leur mise en œuvre approprié. Le Financement des ventes s’est doté d’une procédure cadre décrivant le dispositif de conformité piloté par les fi liales trimestriellement via des comités de conformité ; les points majeurs sont repris lors des comités LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES Un Comité des risques Groupe a été créé en 2009. Il est présidé par un membre du CEG et a pour mission de défi nir la politique de management des risques, de valider la cartographie Groupe, de suivre l’avancement des plans d’actions concernant les risques majeurs Groupe. Le Comité des risques Groupe a notamment réactualisé la cartographie Groupe en prenant en compte les conséquences de la crise. Cette réactualisation a été présentée au Comité des comptes et de l’audit. Dans le cadre de la Charte du contrôle interne, de l’audit et du management des risques, le dispositif de management global des risques a été formalisé par la Direction du management des risques (DMR) dans un document qui met à disposition de tous les principes d’organisation et les méthodes Pour mener sa mission, la DMR s’appuie sur deux réseaux : ■ l’un formé d’experts qui gèrent un domaine de risque particulier, qui peuvent être des risques communs à toute entreprise, ou propres au secteur d’activité pour les risques liés à l’internationalisation, à la sûreté de fonctionnement et la qualité du produit, aux fournisseurs, à la production et l’atteinte à l’environnement, aux systèmes d’information, et enfi n les risques fi nanciers et juridiques ; ■ l’autre formé de correspondants appartenant à la fonction gestion, relais de la DMR, et présents dans l’ensemble des entités du Groupe. Renault applique une méthode de management des risques fondée d’une part sur l’identifi cation des risques de toute nature, donnant lieu à une cartographie, et d’autre part sur la mise en œuvre de plans d’action visant à traiter les risques : suppression, prévention, protection ou transfert. Des Comités de risques en charge de valider la cartographie de l’entité et les plans d’actions se mettent en place dans les entités opérationnelles. La Direction des assurances est étroitement associée à ce process. Le dispositif et son fonctionnement sont examinés périodiquement par le Compliance Committee et le Comité des comptes et de l’audit. La gestion des risques fait l’objet d’un chapitre séparé inclus dans le Document de référence 2009 (chapitre 2.3). La cohérence transversale entre les domaines fonctionnels est renforcée par : La Direction des systèmes d’information Renault (DSIR) accompagne l’internationalisation et les ambitions du groupe Renault en développant, déployant et maintenant des solutions applicatives standardisées au service des métiers dans le monde. ■ la mise en œuvre d’un système unique de cartographie de l’ensemble des applications et d’une gestion centralisée des confi gurations ; ■ la mise en place des référentiels de données d’entreprise ; ■ la mise en œuvre d’un entrepôt de données unique. La couverture mondiale est assurée : ■ par une Direction Corporate (DSIR) ; ■ des Centres de services partagés (CSP) régionaux ; ■ des Entités systèmes d’information locales (ESIL) au plus proche des L’alignement des systèmes d’information sur les besoins métiers est assuré en central par quatre Directions systèmes d’information (commerce, ingénierie-qualité & achats, fabrication & Supply Chain, fonctions support – General Resources Management) qui élaborent pour chaque grand domaine fonctionnel des schémas directeurs système d’information actualisés tous L’exploitation des moyens informatiques centraux est assurée par un dispositif mondial sécurisé de salles informatiques (Data Center Groupe situé en France complété par un ensemble de centres informatiques de proximité) reliés par des réseaux informatiques unifi és et partagés avec Nissan (One L’ensemble des composants logiciels et matériels homologués sont enregistrés dans un catalogue (IT Catalog) partagé avec Nissan. Le poste de travail et les services associés sont fortement normalisés, Les politiques techniques sont défi nies, formalisées et publiées (sécurité, réseaux et télécommunications, Data Center , infrastructures, architecture ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 167 4 LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES Des partenariats avec un nombre limité de fournisseurs (développement, exploitation, poste de travail) renforcent la cohérence et la maîtrise de Un centre de développement interne (offshore) a été mis en place à Chennaï (Inde) pour garder le contrôle des applications stratégiques, tout en bénéfi ciant des meilleures conditions économiques. Enfi n, un grand nombre d’applications est basé sur des progiciels leaders du marché dans leur domaine (SAP, Catia, Siebel, etc). Les recherches de synergies avec Nissan font l’objet d’études aussi bien au niveau applicatif (IS) qu’au niveau technique (IT). Un seul directeur est en charge des Directions de l’informatique de Renault et de Nissan. Les dispositifs de maîtrise des risques et de contrôle interne de la DSIR Renault sont pilotés par ses Directions de la performance économique, de la qualité et des architectures, méthodes et technologies : ■ les risques généraux liés aux processus fi nanciers (investissements, achats, rentabilité, etc.) sont suivis par la Direction de la performance ■ les risques spécifi ques liés aux processus opérationnels informatiques (perte de qualité ou de productivité dans les développements, l’exploitation, le support, les compétences, etc.) sont suivis par la Direction de la qualité ; ■ les risques liés à la sécurité des systèmes d’information (interruptions de fonctionnement informatique, vol de données confi dentielles ou destruction des données informatisées) sont suivis par la Direction des RISQUES GÉNÉRAUX LIÉ S AUX PROCESSUS FINANCIERS La Direction de la performance économique, sous la supervision générale de la Direction du contrôle de gestion dans le cadre des normes Groupe, ■ les contrôles associés aux processus d’investissements pour les nouveaux projets de systèmes d’information ou d’infrastructures techniques (Contrat de projet d’investissement, comités CPI, etc.) ; ■ les contrôles associés à la gestion budgétaire et à la gestion des achats La Direction de la qualité est responsable de manière transverse de la défi nition et du suivi de ces processus (gestion des projets, qualité de l’exploitation, support, etc.). Elle les supervise au travers du tableau de bord DSIR qui comprend les principaux indicateurs d’incidents, de performances, etc. Elle déploie en complément un questionnaire d’auto-évaluation des procédures DSIR sur 280 points à l’attention de ses divers sites, fi liales ou En 2009, huit sites pilotes ont fait l’objet d’une auto-évaluation avec mise en place de plan d’actions correctives pour les domaines où les contrôles étaient insuffi sants et l’envoi d’alerte auprès des experts de DSIR en charge, Cette démarche d’auto-évaluation est en cours de déploiement au plan RISQUES LIÉ S À LA SÉCURITÉ DES SYSTÈMES Le contrôle de ces risques est assuré notamment au travers : ■ au niveau Groupe, d’un Comité des risques informatiques organisé par la DSIR en collaboration avec la Direction du management des risques, avec les représentants des directions de l’entreprise, du Programme maîtrise ■ de Comités de surveillance sécurité qui vérifi ent, au plan opérationnel, l’effi cacité de l’application des procédures de sécurité informatique, démarche de type ISO 27001) ; en 2009, ces C omités ont été déployés à la fois pour les Directions centrales de la DSIR, les principales fi liales (RCI Banque, RRG) et les C entres de service partagés (CSP) au plan mondial ; ■ d’une organisation de validation de l’architecture et des niveaux de sécurité mis en place dans le cadre des projets ; ■ des revues internes de risque conduites par la DSIR, en plus des audits de la Direction de l’audit interne ou de la Direction de la protection du Les principaux chantiers sécurité 2009 ont permis de : ■ publier au sein du Manuel économique et financier une mise à jour de la politique de sécurité des SI et de fi naliser l’élaboration d’une politique l’internationalisation et des partenariats du Groupe (gestion des accès et de la confi dentialité, protection de l’intranet Alliance, etc.) ; ■ compléter les moyens et procédures de secours des principaux centres informatiques du Groupe (tests des plans de secours, déploiement de LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES 4.3.6 LES ACTEURS ET LES ACTIVITÉS DE CONTRÔLE La fonction contrôle de gestion a pour mission d’animer et de mesurer la performance économique aux différents niveaux de l’organisation (Groupe, Dans le cadre du schéma de gestion du Groupe, son rôle consiste en ■ animer le Groupe avec : . la déclinaison structurée et cohérente de la mesure de la performance à travers le calcul de la marge opérationnelle, au sein des entités, des . le déploiement d’indicateurs opérationnels permettant de mesurer de façon homogène la performance des métiers, . le déploiement des indicateurs de suivi du free cash fl ow ; ■ décliner les objectifs économiques et le budget de l’entreprise, avec les ■ analyser sous l’angle économique les décisions de gestion proposées à tout niveau, en contrôler la cohérence avec les normes, plans et budgets, en juger la pertinence économique et formuler à leur égard un avis et une ■ mettre en œuvre et contrôler la gestion des prix de transfert en conformité Acteur privilégié du contrôle interne, la fonction contrôle de gestion a également pour mission, conformément à la Charte du contrôle interne, de l’audit et du management des risques de défi nir le dispositif de contrôle interne, de le déployer et d’en assurer le contrôle de premier niveau Le Financement des ventes réalise des contrôles de premier niveau qui sont standardisés pour les activités clés du Groupe. Des personnes dédiées assurent également des missions de contrôle permanent de second niveau conformément à la réglementation bancaire. Les missions du service contrôle comptable Groupe réalisées en 2009 dans les fi liales du Groupe ont permis de renforcer la qualité et la fi abilité des informations fi nancières. L’audit interne de Renault est une fonction indépendante et centralisée, chargée d’évaluer le dispositif de contrôle interne, de fournir au management des recommandations pour son amélioration, et de donner à la Direction générale une assurance raisonnable sur le degré de maîtrise des opérations. Partie prenante du Compliance Committee, l’Audit signale les comportements contraires au Code de déontologie et, plus généralement, alerte la Direction générale sur les situations présentant un niveau insuffi sant de contrôle. La compétence de l’audit interne s’exerce sur l’ensemble du Groupe. Le plan d’audit annuel, établi pour couvrir les risques majeurs, est présenté au Comité des comptes et de l’audit et au Comité exécutif du Groupe (CEG), À l’issue de chaque mission, l’Audit émet à l’attention du Président-Directeur général, du Directeur général délégué aux opérations, ainsi que du membre concerné du CEG, une note de synthèse sur le niveau et la qualité du contrôle interne, les principales forces et faiblesses constatées, les recommandations majeures et les engagements pris par les entités dans leur plan d’action. Le compte rendu annuel de l’activité d’audit interne est présenté au CEG et au Comité des comptes et de l’audit. En 2009, comme au cours des années précédentes, les contrôles effectués par la Direction de l’audit interne ont porté sur : ■ la conformité des opérations aux règles de gestion élaborées par le Groupe ; en particulier, outre les missions d’audit périodique sur les opérations récurrentes, le sujet de focalisation du plan d’audit a couvert les éléments du free cash flow ; ■ l’effi cacité du fonctionnement de certains processus de l’entreprise, avec une focalisation particulière du plan d’audit sur les processus transversaux ■ la qualité du dispositif de contrôle interne destiné à prévenir les dysfonctionnements et à en corriger les impacts. La mise en œuvre des recommandations issues des missions d’audit relève de la responsabilité du management opérationnel. Cependant, un suivi précis des plans d’action liés aux recommandations majeures est assuré par l’Audit, en liaison forte avec le réseau des contrôleurs de gestion du Groupe. Ce suivi fait l’objet d’une communication semestrielle aux membres du CEG et aux membres du Comité des comptes et de l’audit, afi n de contribuer à la fi abilité du déploiement du progrès dans l’entreprise. Les audits classés rouge ou orange compte tenu de la gravité des dysfonctionnements relevés font l’objet de réunions spécifi ques de suivi en présence du Directeur ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 169 4 LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES 4.3.7 L’ORGANISATION DE L’ÉLABORATION DE L’INFORMATION Le groupe Renault, constitué de deux branches d’activité distinctes, l’Automobile et le Financement des ventes (RCI Banque), élabore des comptes consolidés à partir d’un outil de consolidation unique, structuré selon un plan de comptes unique pour toutes les entités du périmètre de Le Groupe dispose de systèmes d’information permettant la production simultanée des comptes selon les référentiels locaux et qui garantissent la cohérence des données dans un contexte de centralisation et de consolidation de l’information dans des délais réduits. La société consolidante Renault SA défi nit, anime et assure la supervision de l’élaboration de l’information fi nancière et comptable, notamment à travers l’élaboration et la diffusion d’instructions de consolidation aux fi liales à chaque clôture. La responsabilité de l’établissement des comptes sociaux et des comptes retraités pour la consolidation échoit aux contrôleurs de gestion et Directeurs administratifs et fi nanciers des fi liales, sous l’autorité des Présidents et Directeurs généraux de ces mêmes fi liales. Un manuel défi nit les normes communes de présentation et d’évaluation du Groupe. Ce manuel, en cours de révision, est mis à disposition de toutes les entités et permet l’homogénéité de l’information fi nancière remontée. La bonne articulation du reporting fi nancier avec les systèmes opérationnels du Groupe constitue la clé de voûte de l’organisation de l’élaboration de l’information fi nancière et comptable. Le volume d’informations à traiter, la qualité requise pour les données traitées et le délai de plus en plus court d’obtention de reportings fi nanciers qui permettent à la Direction du Groupe de réagir, imposent de s’appuyer sur des systèmes d’information puissants En application du règlement n° 1606/2002 adopté le 19 juillet 2002 par le Parlement européen et le Conseil européen, les états fi nanciers consolidés du groupe Renault de l’exercice 2009 sont préparés en conformité avec le référentiel IFRS (International Financial Reporting Standards) publié par l’IASB (International Accounting Standards Board) au 31 décembre 2009 et dont le règlement d’adoption est paru au Journal officiel de l’Union européenne à la date d’arrêté des comptes. Le Groupe publie des informations semestrielles et annuelles. Ces arrêtés sont anticipés par la réalisation de préclôtures effectuées deux fois par an : au 31 mai pour l’arrêté de juin et au 31 octobre pour celui de décembre. Des réunions de synthèse sont organisées, en présence de la Direction du Groupe, avec les Commissaires aux comptes. Le Comité des comptes et de l’audit est présent à toutes les étapes essentielles de validation de Le groupe Renault qui, dans ses deux branches, doit gérer une décentralisation des opérations dans ses fi liales en France ou à l’étranger et un fort déploiement à l’international (Roumanie, Russie, Corée, Inde, etc.) continue de renforcer, pour les entités anciennement ou nouvellement acquises ou en voie de création, la démarche de contrôle interne. Il s’appuie pour cela sur les axes fondamentaux qui constituent déjà les points forts pour l’obtention de la qualité de l’information fi nancière et comptable et la réduction des délais de production des comptes : ■ la standardisation des systèmes opérationnels en amont de la comptabilité ■ le déploiement des modules fi nanciers et comptables de l’ERP dans les entités industrielles et/ou commerciales à travers le monde s’est poursuivi. Près de 70 entités juridiques dans une trentaine de pays en L’utilisation d’un tel progiciel, très structuré, permet d’exploiter sa propre logique de contrôle interne et d’assurer la fi abilité et la cohérence de l’information traitée. Notamment, la défi nition et le suivi des profi ls utilisateurs contribuent au respect des règles de séparation des tâches. Le dispositif de sécurité logique est en cours de renforcement. En 2009, dans la continuité de la décision prise en 2008, la mise en place du module de contrôle des profi ls et des ségrégations de tâches, intégré à l’ERP, a été en presque totalité réalisée et sera fi nalisée dans le courant du premier trimestre 2010. Pour chaque grand métier, l’architecture est complétée par des systèmes de gestion et des bases de données relationnelles et multidimensionnelles directement alimentées par les systèmes opérationnels et comptables. Une politique de déploiement à l’international de ces systèmes standards est engagée afi n d’harmoniser et de renforcer le pilotage des activités du La fi abilité de l’information comptable et fi nancière est essentiellement assurée par la maîtrise des transactions élémentaires traitées par des systèmes opérationnels, en amont, dans lesquels sont opérés les premiers actes de contrôle. Ils alimentent au travers d’interfaces les systèmes auxiliaires de la comptabilité. Ces interfaces font l’objet d’un contrôle systématisé afi n de garantir l’exhaustivité de la capture des événements économiques pour chaque processus amont et la centralisation rapide et régulière des données vers la comptabilité. Une attention particulière est apportée par les équipes fi nancières et comptables au contrôle des transferts d’opérations entre les systèmes opérationnels non intégrés et les systèmes comptables. Enfi n, les équipes comptables en liaison avec les équipes informatiques ont développé un processus de sécurisation de l’ERP, en cas de défaillance majeure. Un plan de continuité de l’exploitation a été élaboré au niveau central. Il est déployé dans les fi liales utilisatrices de l’ERP. LES PROCÉDURES DE CONTRÔLE INTERNE ET DE MANAGEMENT DES RISQUES En cohérence avec les recommandations de l’AMF, pour les processus comptables, Renault a mis en relation les rubriques essentielles des comptes avec les techniques de contrôle à mettre en œuvre pour assurer la qualité de l’élaboration de l’information fi nancière. Dans ce cadre, l’enrichissement des modalités de contrôle au sein des modes opératoires a progressivement La loi de Sécurité fi nancière, en son titre III, traite des dispositions relatives au contrôle légal des comptes, et plus précisément, à l’article 104, de l’indépendance des Commissaires aux comptes. Dans ce cadre, Renault a pris l’initiative, en 2004, en liaison avec les Commissaires aux comptes et sous l’autorité du Président, de rédiger une Charte sur les missions et l’indépendance des Commissaires aux comptes et de la signer avec eux. Elle défi nit le cadre d’application, traite de la séparation des missions en précisant les missions inhérentes au Commissariat aux comptes et autorisées par nature, et les missions ne pouvant pas être assurées par les Commissaires aux comptes et leur réseau, car incompatibles avec leur mandat. Elle précise aussi les missions accessoires ou complémentaires au mandat, qui peuvent être assurées par les Commissaires aux comptes et leur réseau, et le mode d’autorisation et de contrôle des missions. Enfi n, elle inclut l’engagement d’indépendance et défi nit le principe de rotation des associés. Cette charte régit ainsi les relations entre le groupe Renault (la société mère et les fi liales françaises et étrangères consolidées par intégration globale) et ses Commissaires aux comptes. Ces derniers s’assurent de l’application, tant de la présente charte par les membres de leur réseau, auditeurs externes des fi liales intégrées globalement, que des réglementations en vigueur dans les pays où sont implantées les sociétés du Groupe. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 171 4 RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LE RAPPORT DU PRÉSIDENT ✦ 4.4 RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LE RAPPORT DU PRÉSIDENT ✦ Exercice clos le 31 décembre 2009 Rapport des commissaires aux comptes, établi en application de l’article L.225-235 du Code de commerce, sur le rapport du président du conseil d’administration de la société En notre qualité de commissaires aux comptes de la société Renault et en application des dispositions de l’article L. 225-235 du Code de commerce, nous vous présentons notre rapport sur le rapport établi par le président de votre société conformément aux dispositions de l’article L. 225-37 du Code de commerce au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2009. Il appartient au président d’établir et de soumettre à l’approbation du conseil d’administration un rapport rendant compte des procédures de contrôle interne et de gestion des risques mises en place au sein de la société et donnant les autres informations requises par l’article L. 225-37, relatives notamment au dispositif en matière de gouvernement d’entreprise. ■ de vous communiquer les observations qu’appellent de notre part les informations contenues dans le rapport du président concernant les procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et fi nancière, et ■ d’attester que le rapport comporte les autres informations requises par l’article L. 225-37 du Code de commerce, étant précisé qu’il ne nous appartient pas de vérifi er la sincérité de ces autres informations. Nous avons effectué nos travaux conformément aux normes d’exercice Informations concernant les procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de Les normes d’exercice professionnel requièrent la mise en œuvre de diligences destinées à apprécier la sincérité des informations concernant les procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et fi nancière contenues dans le rapport du président. Ces diligences consistent ■ prendre connaissance des procédures de contrôle interne et de gestion des risques relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et fi nancière sous-tendant les informations présentées dans le rapport du président ainsi que la documentation existante ; informations et de la documentation existante ; ■ déterminer si les défi ciences majeures du contrôle interne relatif à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et fi nancière que nous aurions relevées dans le cadre de notre mission font l’objet d’une information appropriée dans le rapport du président. Sur la base de ces travaux, nous n’avons pas d’observation à formuler sur les informations concernant les procédures de contrôle interne et de gestion des risques de la société relatives à l’élaboration et au traitement de l’information comptable et fi nancière contenues dans le rapport du président du conseil d’administration, établi en application des dispositions de l’article L. 225-37 Nous attestons que le rapport du président du conseil d’administration comporte les autres informations requises à l’article L. 225-37 du Code de Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense, le 8 mars 2010 ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION 4.5 ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR Règlement intérieur du Conseil d’administration, Charte de l’administrateur et procédure relative à l’utilisation ou la communication d’informations Adoptés par le Conseil lors de sa séance du 10 septembre 1996 et amendés lors de ses séances des 8 juin 2000, 23 octobre 2001, 25 juillet 2002, 17 décembre 2002, 22 février 2005 et 29 juillet 2009. Le présent règlemen t a pour objet de défi nir les règles et modalités de fonctionnement du Conseil d’administration et de ses comités, telles que modifi ées par le Conseil d’administration en date du 29 juillet 2009 qui a décidé d’adapter son schéma de gouvernance en optant pour la concentration des pouvoirs du Président du Conseil d’administration et du Directeur général. Le règlement intérieur s’accompagne d’une Charte de l’admnistrateur qui précise ses droits et ses devoirs. 4.5.1 RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Le Conseil d’administration de Renault, instance collégiale, a l’obligation d’agir en toutes circonstances dans l’intérêt social de l’entreprise. Il représente collectivement l’ensemble des actionnaires et prend également en compte les attentes des autres parties prenantes. Le Conseil d’administration désigne le Président du Conseil d’administration ainsi que le Directeur général. Le Conseil ayant opté pour la concentration des pouvoirs de ces fonctions, la personne investie de celles-ci prend le titre de Président-Directeur général. Ainsi, par simplifi cation, le présent règlement visera exclusivement le titre de Président-Directeur général, étant précisé que celui-ci agira selon les cas au titre de ses fonctions de Président du Conseil d’administration ou de Directeur général. Le Conseil d’administration doit, dans le prolongement de cette décision de concentration des fonctions, nommer parmi les membres du Conseil un Senior Independent Director afi n de veiller au respect de la collégialité des débats et à l’expression de tous les points de vue. Le Conseil détermine, sur proposition du Président-Directeur général, agissant au titre de ses fonctions de Directeur général, la stratégie de Renault ; il contrôle la gestion de la S ociété et veille à la qualité de l’information fournie aux actionnaires, ainsi qu’aux marchés, à travers les comptes ou à l’occasion d’opérations très importantes. Il rend public son avis sur les conditions des opérations concernant les titres de la S ociété chaque fois que la nature de Le Conseil d’administration débat des orientations stratégiques de l’entreprise, y compris relatives à l’Alliance, proposées par le Président- Directeur général ; il examine une fois par an les modifi cations éventuelles par rapport à ces orientations. Il se prononce au préalable sur toute décision importante qui ne serait pas en ligne avec la stratégie de l’E ntreprise. Le Conseil d’administration débat et arrête, sur le rapport du Président- Directeur général, les décisions que peut être conduit à prendre l’associé unique de la société Renault s.a.s. ainsi que celles que peut appeler le Il examine chaque année le plan à moyen terme, le budget d’exploitation, le Il est informé à chacune de ses réunions de l’évolution des résultats de l’E ntreprise en termes de compte de résultat, de bilan et de trésorerie et deux fois par an des engagements hors bilan. Il approuve le rapport établi par le Président-Directeur général, au titre de sa fonction de Président du Conseil d’administration, qui rend compte des conditions de préparation et d’organisation des travaux du Conseil d’administration, ainsi que des procédures de contrôle interne et de gestion Il est alerté par le Président-Directeur général, dans les meilleurs délais, en cas d’événement externe ou d’évolution interne mettant en cause de façon majeure les perspectives de l’entreprise ou les prévisions qui ont été Le Conseil d’administration de Renault procède, en tant que de besoin, à l’examen de sa composition, et chaque année à celui de son organisation et de son fonctionnement ; il fait part aux actionnaires des positions ou Le Conseil d’administration peut, sur proposition du Président-Directeur général, désigner un ancien dirigeant mandataire social en qualité de Président d’honneur en raison notamment de sa contribution passée au développement et à la réussite de l’E ntreprise. Les délibérations du Conseil d’administration peuvent se tenir par tous moyens techniques dès lors qu’ils garantissent une participation effective des administrateurs. Sont ainsi réputés présents pour le calcul du quorum et de la majorité, les administrateurs qui participent aux délibérations du Conseil par les moyens susvisés, à l’exception de celles relatives à l’arrêté des comptes sociaux ou des comptes consolidés, la nomination et la révocation du Président du Conseil d’administration, du Directeur général et des directeurs généraux délégués, pour lesquelles une présence physique ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 173 4 ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Le Président-Directeur général doit, au titre de sa fonction de Président du Conseil d’administration dont il est investi, assurer les missions décrites ci- Il organise et dirige les travaux du Conseil d’administration, dont il rend compte à l’Assemblée générale. Il veille au bon fonctionnement des organes de la Société et spécialement des comités du Conseil. Il s’assure, en particulier, en lien avec le Senior Independent Director, que les administrateurs sont en mesure de remplir leur mission, notamment au sein des comités aux travaux Il veille à ce que soient établis et mis en œuvre au meilleur niveau les Il est le seul à pouvoir agir et à s’exprimer au nom de cette instance. Le Président-Directeur général représente le Groupe dans ses relations de haut niveau, notamment avec les pouvoirs publics, aux plans national et Le Senior Independent Director, sur proposition du Comité des nominations et de la gouvernance, est nommé par le Conseil parmi les administrateurs qualifi és d’indépendants, pour la durée de son mandat d’administrateur, sur recommandation du Comité des nominations et de la gouvernance. Il est membre du Comité des comptes et de l’audit et membre du Comité des nominations et de la gouvernance de l’entreprise. Les missions du Senior Independent Director sont notamment de : ■ conseiller le Président du Conseil, les Présidents de chacun des comités ■ présider les réunions du Conseil d’administration en l’absence du Président-Directeur général. Il préside, notamment, les débats ayant pour objet l’évaluation des performances en vue de la fi xation de la rémunération du Président-Directeur général, après avis du Comité des Il s’assure que le Conseil consacre le temps nécessaire aux questions intéressant l’avenir du Groupe et en particulier à sa stratégie, notamment Pour favoriser l’exercice de ses différentes missions et la réalisation des objectifs qu’il s’assigne, le Conseil d’administration de Renault est doté de Il soumet au Conseil d’administration les orientations stratégiques de l’E ntreprise y compris celles relatives à l’Alliance et les décisions que peut être conduit à prendre l’associé unique de la société Renault s.a.s. Il informe le Conseil des mesures prises dans le cadre de l’application du Restated Master Alliance Agreement, et lui fait un rapport sur les décisions que peut être conduit à prendre le Conseil à l’occasion de l’application du Restated Il peut entendre les Commissaires aux comptes. Il peut assister avec voix consultative à toutes les séances des comités du Conseil dont il n’est pas membre et peut les consulter sur toute question Le Senior Independent Director, dont la nomination s’inscrit dans le prolongement de la concentration des fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur général, constitue une garantie quant à l’équilibre des pouvoirs. Le Senior Independent Director, dont le rôle consiste à coordonner les activités des administrateurs indépendants, peut effectuer la liaison entre le Président-Directeur général, agissant au titre de sa fonction de Président du Conseil d’administration, et les administrateurs ■ un Comité des comptes et de l’audit ; ■ un Comité des rémunérations ; ■ un Comité des nominations et de la gouvernance ; ■ un Comité de stratégie internationale. Les Présidents des différents comités rendent compte lors des séances du Conseil d’administration des travaux et avis des Comités qu’ils président. DE FONCTIONNEMENT DU COMITÉ DES COMPTES Le Comité des comptes et de l’audit est composé d’administrateurs choisis par le Conseil d’administration. Il comprend une majorité d’administrateurs indépendants, présentant en particulier des compétences en matière fi nancière ou comptable. Le Président-Directeur général ne peut pas en être Il ne comporte pas d’administrateur ou de représentant permanent d’un administrateur exerçant des fonctions dans une société où un administrateur ou un représentant permanent de Renault siégerait, réciproquement au Comité des comptes et de l’audit. Le Président du Comité est choisi par le Conseil d’administration. ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION B. COMPOSITION, ATTRIBUTIONS ET MODALITÉS DE Le Comité des rémunérations est composé d’administrateurs choisis par le Conseil et dont la majorité sont indépendants. Le Président-Directeur général ne peut pas en être membre. Il ne comporte pas d’administrateur ou de représentant permanent d’un administrateur exerçant des fonctions dans une société où un administrateur ou un représentant permanent de Renault siégerait réciproquement au Le Président du Comité est choisi par le Conseil d’administration. ■ de proposer au Conseil le montant de la part variable de la rémunération des mandataires sociaux et les règles de fi xation de cette part variable, en veillant à la cohérence de ces règles avec l’évaluation faite annuellement des performances des intéressés ainsi que la stratégie à moyen terme de l’entreprise, et en contrôlant l’application annuelle de ces règles ; ■ d’effectuer toute recommandation au Conseil concernant la rémunération, les avantages en nature et la retraite du Président-Directeur général (au titre de ses fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur général), ainsi que tout autre dirigeant social ou mandataire ■ d’apprécier l’ensemble des rémunérations et des avantages perçus, y compris, le cas échéant, d’autres sociétés du G roupe, par les dirigeants et les membres du Comité exécutif ; ■ d’examiner la politique générale d’attribution d’options et avantages comparables et formuler des propositions au Conseil d’administration tant sur cette politique que sur les attributions d’options d’achat ou de Il peut également être consulté par le Président-Directeur général sur toute question relevant de sa compétence ainsi que sur celle liée à la fi xation de la rémunération des membres du Comité exécutif du Groupe. Le Comité des rémunérations se réunit au moins une fois par an et, en toute hypothèse, préalablement aux réunions du Conseil dont l’ordre du jour comporte des questions relevant de sa compétence. Il peut, en tant que de besoin, faire faire à la charge de l’E ntreprise par des organismes extérieurs les études et recherches qu’il estime utiles. Son secrétariat est assuré par le secrétariat du Conseil d’administration. Le Comité des comptes et de l’audit a pour mission, notamment à l’occasion de l’établissement des comptes sociaux et consolidés, établis tant sur une base annuelle que semestrielle (ci-après les « Comptes ») ainsi que lors de la préparation de toute délibération soumise à ce titre au vote du Conseil : ■ d’analyser les comptes tels que préparés par les Directions de la Société. L’examen des comptes par le Comité doit être accompagné d’une note des Commissaires aux comptes soulignant les points essentiels des résultats, des options comptables retenues, ainsi que d’une note du Directeur fi nancier décrivant l’exposition aux risques, et les engagements hors bilan de l’E ntreprise. S’agissant de l’audit interne et du contrôle des risques, le Comité doit notamment examiner les risques et engagements hors bilan signifi catifs, entendre le responsable de l’audit interne, donner son avis sur l’organisation de ce service et être informé du programme de travail de celui-ci. Il doit être destinataire des rapports circonstanciés d’audit interne ou d’une synthèse périodique de ces rapports afi n de permettre une détection des risques majeurs ; ■ de s’assurer de la conformité aux standards en vigueur des méthodes adoptées pour l’établissement des comptes et d’analyser les modifi cations apportées le cas échéant à ces méthodes ; ■ d’examiner avec les Commissaires aux comptes la nature, l’étendue et les résultats de la vérifi cation des comptes par ceux-ci ; d’évoquer plus particulièrement avec eux les remarques qu’ils pourraient souhaiter formuler sur les comptes au terme de leur travail de révision ; ■ de donner son avis sur la nomination ou le renouvellement des Commissaires aux comptes et sur la qualité de leurs travaux. Le C omité est ainsi appelé à préparer la sélection des auditeurs externes, en mettant en avant le mieux disant. Il émet une recommandation sur les Commissaires aux comptes proposés à la désignation par l’Assemblée générale et veille, d’une manière générale, au respect des règles garantissant l’indépendance des Commissaires aux comptes ; ■ de suivre l’effi cacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques et vérifi er la pertinence des méthodes de contrôle interne ; ■ d’examiner le périmètre des sociétés consolidées, et le cas échéant, les raisons pour lesquelles des sociétés n’y seraient pas incluses ; ■ de formuler toute recommandation au Conseil dans les domaines décrits Il peut être consulté par le Président-Directeur général sur toute question Le Comité se réunit à chaque fois qu’il l’estime nécessaire et en tout cas préalablement aux réunions du Conseil dont l’ordre du jour comporte l’arrêté ou l’examen des comptes ou toute délibération concernant les comptes. Pour la réalisation de sa mission, le Comité a la faculté de rencontrer les Commissaires aux comptes hors la présence des dirigeants sociaux, l’audit interne, ainsi que des personnes participant à l’élaboration des comptes, et de solliciter de leur part la délivrance de toutes pièces ou information nécessaire à la conduite de leur mission. Son secrétariat est assuré par le secrétariat du Conseil d’administration. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 175 4 ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE FONCTIONNEMENT DU COMITÉ DES NOMINATIONS peut, en tant que de besoin, faire faire, à la charge de l’entreprise, par des organismes extérieurs, les études et recherches qu’il estime utiles. Son secrétariat est assuré par le secrétariat du Conseil d’administration. Le Comité des nominations et de la gouvernance est présidé par un administrateur nommé par le Conseil et est composé d’administrateurs choisis par le Conseil et dont la majorité est indépendante. Il ne comporte pas d’administrateur ou de représentant permanent d’un administrateur exerçant des fonctions dans une société où un administrateur ou un représentant permanent de Renault siégerait réciproquement au DE FONCTIONNEMENT DU COMITÉ DE STRATÉGIE Il est composé d’administrateurs choisis par le Conseil d’administration. Le Président du Comité est choisi par le Conseil d’administration. ■ d’effectuer toute proposition au Conseil intéressant la nomination du Président du Conseil d’administration, du Directeur général (dissocié ou non) et des mandataires sociaux en se conformant à la procédure, qu’il aura préalablement établie, destinée notamment à sélectionner les administrateurs, et à réaliser des études sur les candidats potentiels ; ■ d’apprécier l’opportunité du renouvellement des mandats parvenus à expiration, le tout en tenant compte notamment de l’évolution de l’actionnariat de la Société et de la nécessité de maintenir une proportion ■ d’être à même de proposer au Conseil des solutions de succession en cas ■ de faire toute proposition relative à la présidence, à la composition et aux attributions des différents comités du Conseil ; ■ de suivre les questions de G ouvernement d’entreprise ; ■ de dresser chaque année un bilan des modalités de fonctionnement du Conseil, et le cas échéant, de proposer des modifi cations. Le Comité des nominations et de la gouvernance se réunit au moins une fois par an et, en toute hypothèse, préalablement aux réunions du Conseil dont l’ordre du jour comporte des questions relevant de sa compétence. Il Son action porte sur l’activité de la Société hors France. ■ d’étudier les orientations stratégiques proposées par le Président- Directeur général relatives au développement international de la Société ■ d’analyser et d’examiner pour le Conseil les projets internationaux de la Société, ainsi que d’émettre des avis sur ces projets ; ■ de procéder au suivi des projets internationaux de la Société et d’élaborer des rapports sur la demande du Conseil. Il peut être consulté par le Président-Directeur général sur toute question Ce Comité se réunit au moins deux fois par an et chaque fois qu’il l’estime nécessaire et préalablement aux réunions du Conseil dont l’ordre du jour Pour la réalisation de sa mission, le Comité a la faculté de rencontrer les Directions concernées de la Société ainsi que les personnes participant directement à l’élaboration des projets, et solliciter de leur part la délivrance de toutes pièces ou information nécessaire à la conduite de leur mission. Son secrétariat est assuré par le secrétariat du Conseil d’administration. Le Conseil a arrêté les termes d’une Charte de l’administrateur qui précise les droits et devoirs de celui-ci. ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION Chaque administrateur doit consacrer le temps et l’attention nécessaires à l’exercice de ses fonctions. Il doit être assidu et participer, sauf impossibilité réelle, à toutes les réunions du Conseil et des Comités dont il est membre. Chaque administrateur a le devoir de s’informer. Il doit réclamer au Président du Conseil d’administration, dans les délais appropriés, les informations dont il estimerait avoir besoin pour remplir ses fonctions et intervenir sur les points inscrits à l’ordre du jour du Conseil. Au surplus, le s ecrétariat du Conseil se tient à la disposition de chaque administrateur pour documenter Chaque administrateur doit, outre l’obligation de discrétion prévue par l’article L. 225-37 du Code de commerce, se considérer comme astreint au secret professionnel pour toute information non publique dont il aurait eu connaissance dans le cadre de ses fonctions d’administrateur. Chaque administrateur s’engage, comme tout cadre dirigeant du Groupe, à se conformer à la procédure interne de Renault concernant l’utilisation et/ou la communication d’informations privilégiées relatives à Renault et/ou Nissan ainsi qu’à toute disposition législative ou réglementaire applicable. Chaque administrateur a droit au remboursement, sur justifi catif, des frais de voyage et de déplacement, ainsi que des autres dépenses engagées par lui dans l’intérêt de la Société. Chaque administrateur doit, au moment où il entre en fonctions, avoir pris connaissance des obligations générales et particulières de sa charge. Il doit notamment avoir pris connaissance des textes légaux et réglementaires intéressant le fonctionnement des sociétés anonymes, des statuts de Renault, dont un exemplaire lui a été remis, du présent R èglement intérieur et de tout complément ou modifi cation qui leur seraient apportés ultérieurement. Conformément à l’article 11 .2 des statuts, chaque administrateur doit pouvoir justifi er à titre personnel d’au moins une action ou tout autre nombre d’actions supérieur qu’il estimerait devoir posséder ; cette ou ces actions Il est rappelé que la loi oblige également les conjoints des administrateurs à mettre au nominatif les actions qu’ils détiennent ou à les déposer dans une banque, dans un établissement fi nancier habilité à recevoir des dépôts de titres du public ou dans une société de B ourse. En outre, la S ociété devant communiquer à l’AMF toutes les opérations effectuées par les administrateurs et les personnes qui leur sont étroitement liées sur les actions – acquisitions, souscriptions, échanges, etc. – chaque administrateur s’engage à informer le Déontologue du Groupe, dans les 24 heures, de la réalisation d’une telle Chaque administrateur doit en toutes circonstances agir dans l’intérêt social de Renault et représente l’ensemble des actionnaires. Chaque administrateur a l’obligation de faire part au Conseil de toute situation ou de tout risque de confl it d’intérêt avec Renault ou toute société de son Groupe, et doit s’abstenir de participer au vote de la ou des délibérations ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 177 4 ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION 4.5.3 PROCÉDURE RELATIVE À L’UTILISATION ET/OU LA COMMUNICATION Le Conseil adopte par ailleurs, à titre de procédure interne applicable à l’ensemble du Groupe, le texte qui suit, relatif à la prévention de l’utilisation ou de la communication d’informations privilégiées. Depuis l’ouverture du capital de Renault en 1994 et la cotation de son action sur la place fi nancière de Paris, la Société est plus que jamais exposée au risque d’utilisation et/ou de communication d’informations privilégiées. Outre les sanctions civiles, administratives et pénales encourues par les dirigeants, dirigeants sociaux, mandataires sociaux et par les salariés de Renault, qui seraient reconnus coupables d’infractions, de complicité d’infraction ou de recel dans ce domaine, le crédit de la Société elle-même auprès du public pourrait se trouver durablement affecté en cas de défaut avéré. Ainsi, afi n de prévenir toute utilisation et/ou communication d’information qui pourrait s’avérer préjudiciable à la Société, la présente procédure a pour ■ la nature de cette information ; ■ les conditions de son utilisation et/ou de sa communication ; ■ l’application de ces règles à l’attribution des stock-options. Par information privilégiée, on entend toute information concernant Renault et/ou Nissan, qu’elle soit favorable ou défavorable, qui pourrait avoir une incidence sur le cours de l’action Renault et/ou Nissan si elle était rendue publique (ci-après l’« Information privilégiée »). L’Information privilégiée peut concerner, sans que l’énumération ci-après soit limitative, la situation actuelle ou les perspectives de Renault et/ou Nissan et des sociétés de son G roupe, ainsi que les perspectives d’évolution de l’action Plus généralement demeure non publique toute information n’ayant pas été diffusée au marché par le moyen d’un communiqué, d’une note d’information dans la presse, etc. Seule la publication par des supports à grande diffusion confère à l’Information privilégiée un caractère public. Tout dirigeant, dirigeant social, mandataire social ou salarié de Renault et des sociétés de son Groupe, détenant de manière occasionnelle ou permanente une Information privilégiée (ci-après un « Initié ») doit, quel que soit son niveau de responsabilité, s’abstenir de toute opération sur le marché, menée directement ou par personne interposée, ayant pour objet l’action Renault et/ou Nissan, avant que cette information soit rendue Les dirigeants sociaux, mandataires sociaux ou salariés de Renault que leur fonction ou leur position exposent à la détention de manière permanente d’Informations privilégiées, ne doivent, en règle générale, réaliser aucune opération sur les titres Renault (inclus les parts des FCPE Actions Renault) et/ou Nissan pendant les périodes suivantes : ■ du 1er janvier jusqu’à l’annonce des résultats annuels de Renault et des résultats trimestriels de Nissan (soit approximativement début février) ; ■ du 1er avril jusqu’à l’annonce des résultats annuels de Nissan (soit ■ du 1er juillet jusqu’à l’annonce des résultats semestriels de Renault et des résultats trimestriels de Nissan (soit approximativement fi n juillet) ; ■ du 1er octobre jusqu’à l’annonce des résultats trimestriels de Nissan (soit Tout Initié doit par ailleurs s’interdire, en prenant à cet effet toute mesure utile, toute divulgation d’une Information privilégiée que ce soit au sein de Renault ou hors de Renault, en dehors du cadre normal de ses fonctions, c’est-à-dire à des fi ns ou pour une activité autres que celles à raison De manière générale, la plus grande circonspection s’impose aux Initiés, cette détention devant les conduire à s’abstenir de toute opération sur l’action Renault et/ou Nissan, quand bien même le projet d’opération aurait été formé avant de prendre connaissance de l’information en question. Sans préjudice de ce qui précède, le Conseil d’administration s’engage à ne ■ dans le délai de 10 séances de B ourse précédant et suivant la date à laquelle les comptes consolidés, ou à défaut les comptes annuels, sont ■ dans le délai compris entre la date à laquelle les organes sociaux ont connaissance d’une information concernant Renault et/ou Nissan qui, si elle était rendue publique, pourrait avoir une incidence signifi cative sur le cours de titres de Renault, et la date postérieure de 10 séances de B ourse à celle où cette information est rendue publique. Afi n d’assurer la bonne compréhension et le respect de cette procédure dont il n’est pas besoin de souligner l’importance pour les Sociétés, le Conseil a nommé, en sa séance du 26 juillet 2001, un D éontologue qui devra être consulté pour toute question relative à son interprétation et l’application de ANNEXE : LE RÈGLEMENT INTÉRIEUR DU CONSEIL D’ADMINISTRATION ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 179 5.3 MARCHÉ DES TITRES DE RENAULT 5.3.2 Titres participatifs Renault et Diac 5.2.1 Capital et droits de vote 5.4.3 Agenda 2010 des annonces financières Document de référence Renault 2009 181 Siège social : 13-15, quai Le Gallo, 92100 Boulogne- Billancourt – France La Société est immatriculée au Registre du commerce et des sociétés de Nanterre sous le n° 441639465 (code APE 341 Z). Les statuts de la Société ainsi que les procès-verbaux d’Assemblées générales, les rapports des Commissaires aux comptes et tous documents tenus à disposition des actionnaires en application de la loi peuvent être L’exercice social commence le 1er janvier et se clôt le 31 décembre de Société anonyme de droit français, Renault est régi par les dispositions du livre du Code de commerce sur les sociétés commerciales et les dispositions de la l oi n° 94-640 du 25 juillet 1994 relative à l’amélioration de la participation des salariés dans l’entreprise. La Société a été créée le 16 janvier 1945. Elle expirera le 31 décembre 2088 sauf cas de dissolution anticipée ou de prorogation. Renault a notamment pour objet principal l’étude, la construction, le négoce, la réparation, l’entretien et la location de véhicules automobiles et en particulier industriels, utilitaires ou de tourisme, de tracteurs et de matériels agricoles et de travaux publics, l’étude et la fabrication de toutes pièces ou équipements utilisés pour la construction ou la circulation de véhicules, la prestation de tous services relatifs à ces activités et plus généralement toutes opérations industrielles, commerciales, fi nancières, mobilières ou immobilières, se rattachant directement ou indirectement, en totalité ou en partie, à l’un quelconque des objets précités (article 3 des statuts). La Société est autorisée à faire usage des dispositions légales prévues en matière d’identifi cation des détenteurs de titres conférant immédiatement ou à terme le droit de vote dans ses propres Assemblées d’actionnaires. Outre l’obligation légale d’informer la Société de la détention de certaines fractions du capital ou des droits de vote, tout actionnaire ou société de gestion d’un Organisme de placement collectif de valeurs mobilières qui vient à détenir un nombre d’actions ou des droits de vote supérieurs à 2 % du capital ou un multiple de ce pourcentage, inférieur ou égal à 5 % du capital ou des droits de vote est tenu, dans un délai fi xé par décret en Conseil d’État à compter de l’inscription en compte des titres qui lui permettent d’atteindre ou de franchir ce seuil, de déclarer à la Société le nombre total d’actions qu’il possède par lettre recommandée avec accusé de réception. Au-delà de 5 %, l’obligation de déclaration prévue à l’alinéa précédent porte sur des fractions de capital ou des droits de vote de 1 %. Pour la détermination des seuils ci- dessus, il sera tenu compte également des actions détenues indirectement et des actions assimilées aux actions possédées telles que défi nies par les dispositions des articles L. 233-7 et L. 233-9 du Code de commerce. Le déclarant devra certifi er que la déclaration faite comprend bien tous les titres détenus ou possédés au sens de l’alinéa qui précède et indiquer la date ou les dates d’acquisition. L’obligation de déclaration s’applique de la même façon en cas de franchissement à la baisse de chacun des seuils ci-dessus, 2 % ou 1 % selon le cas. À défaut d’avoir été déclarées dans les conditions ci-dessus, les actions excédant la fraction qui aurait dû être déclarée sont privées de droit de vote pour toute Assemblée d’actionnaires qui se tiendrait jusqu’à l’expiration d’un délai de deux ans suivant la date de régularisation de la déclaration, dans la mesure où un ou plusieurs actionnaires détenant ensemble 1 % au moins du capital en font la demande lors de l’A ssemblée. La répartition des bénéfi ces est effectuée conformément à la législation en Le bénéfi ce distribuable est constitué par le bénéfi ce de l’exercice diminué des pertes antérieures et des sommes portées en réserve, en application de la loi, et augmenté du report bénéfi ciaire. Sur ce bénéfi ce, l’Assemblée générale peut, sur proposition du Conseil d’administration, prélever les sommes qu’elle juge à propos d’affecter à la dotation de tous fonds de réserves facultatives ordinaires ou extraordinaires, ou de reporter à nouveau. Le solde, s’il en existe, est réparti entre les actions, proportionnellement à leur montant libéré et non amorti. L’Assemblée générale a la faculté d’accorder à chaque actionnaire, pour tout ou partie du dividende mis en distribution, une option entre le paiement du dividende en numéraire ou en actions, dans les conditions légales. La demande de paiement du dividende en actions doit intervenir dans un délai fi xé par l’Assemblée générale, sans qu’il puisse être supérieur à trois mois à compter de la date de celle-ci. Ce délai peut être suspendu, pour une durée ne pouvant excéder trois mois, par décision du Conseil d’administration, en cas d’augmentation du capital. Les Assemblées générales sont convoquées dans les conditions légales et réglementaires. Les Assemblées générales se composent de tous les actionnaires dont les titres ont été inscrits à leur nom, trois jours francs au plus tard avant la date de la réunion. Il est justifi é du droit de participer aux Assemblées générales par l’enregistrement comptable des titres au nom de l’actionnaire ou de l’intermédiaire inscrit pour son compte en application de l’article L. 228-1 du Code de commerce, au troisième jour ouvré précédant l’Assemblée générale à zéro heure, heure de Paris, soit dans les comptes de titres nominatifs tenus par la Société, soit dans les comptes de titres au porteur tenus par l’intermédiaire habilité. S’agissant des titres au porteur, l’inscription ou l’enregistrement comptable des titres dans les comptes tenus par l’intermédiaire habilité est constaté par une attestation de participation 5.1.2.3 ACTIONS ET DROITS DE VOTE Les actions donnent lieu à une inscription en compte dans les conditions et selon les modalités prévues par la loi. Les actions entièrement libérées sont nominatives ou au porteur, au choix de leur titulaire. Toutefois, tant que ces titres ne sont pas entièrement libérés, ils sont obligatoirement au nominatif. Les actions confèrent le droit de vote dans la limite des restrictions imposées ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 183 5.2 R ENSEIGNEMENTS CONCERNANT LE CAPITAL 5.2.1 CAPITAL ET DROITS DE VOTE réparti en 284 937 118 actions de 3,81 euros de nominal. Les actions sont En raison des titres auto-détenus (4 523 725) et des titres détenus par Nissan Finance Co., Ltd. (42 740 568), le nombre de droits de vote s’élève à 237 672 825 à cette date. L’Assemblée générale extraordinaire peut, dans les conditions fi xées par la loi, augmenter ou réduire le capital social et autoriser le Conseil d’administration, avec faculté de délégation dans les conditions prévues par la loi, à procéder à ces opérations. Les dernières modifi cations du capital social ont eu lieu au cours de l’exercice 2002. Dans le cadre de la mise en œuvre de la seconde étape de l’Alliance, une augmentation de capital réservée à Nissan Finance Co., Ltd. (1) approuvée par l’Assemblée générale extraordinaire des actionnaires du 28 mars 2002 a été réalisée en deux phases : ■ la première, le 29 mars 2002, sur décision du Conseil d’administration ■ la seconde, le 28 mai 2002, sur décision du Conseil d’administration Conversion du capital pour le passage à l’euro Augmentation de capital réservée aux salariés : émission de 2 397 983 actions de 3,81 euros de nominal Augmentation de capital réservée à Nissan Finance Co., Ltd. : émission au prix de 50,39 euros de 37 799 462 actions de 3,81 euros de nominal Augmentation de capital réservée à Nissan Finance Co., Ltd. : émission au prix de 52,91 euros de 4 941 106 actions de 3,81 euros de nominal Nota : Le capital social n’a pas connu de modification au cours des exercices 2000, 2003, 2004, 2005, 2006, 2008 et 2009. Conformément à l’article L. 225-178 du Code de commerce, le Conseil d’administration, dans sa séance du 11 février 2009, a constaté l’augmentation de capital résultant de la création de 10 000 nouvelles actions à la suite de la levée par anticipation de 10 000 options de souscription d’actions au cours de l’exercice 2008. À la suite de cette constatation, le même Conseil d’administration a procédé à l’annulation de 10 000 actions détenues en propre devenues sans affectation, et à la réduction de capital qui en découle. En conséquence, à l’issue de ces deux opérations, le capital social et le nombre des actions qui le représentent restant inchangés, il n’a été procédé à aucune modifi cation des statuts, dans la mesure où des actions auto-détenues, initialement affectées à la couverture du plan (1) Une note visée par la COB le 26 mars 2002 sous le n° 02-275 décrit les modalités de cette opération. Cette note est disponible sur le site Internet de Renault, www.renault.com, rubrique « Finance » et sur le site Internet de l’Autorité des marchés financiers (AMF), www.amf- france.org. Le Conseil d’administration a été autorisé par l’Assemblée générale des actionnaires du 6 mai 2009 pour une durée maximale de 26 mois, à procéder, sur ses seules décisions, à diverses opérations fi nancières emportant augmentation du capital de la Société avec ou sans droit Ces autorisations n’ont pas été utilisées à ce jour. Le tableau ci-après récapitule les délégations données en cours de validité accordées par l’Assemblée générale des actionnaires de la Société au Conseil d’administration en matière d’augmentation de capital : DESCRIPTION DE LA DÉLÉGATION DONNÉE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION Émission avec maintien du droit préférentiel de souscription d’actions ou de valeurs mobilières donnant accès au capital. Durée de 26 mois soit jusqu’à l’AG statuant sur les comptes 2010. Émission avec suppression du droit préférentiel de souscription servant à rémunérer des apports en nature consentis à la Société. Durée de 26 mois soit jusqu’à l’AG statuant sur les comptes 2010. Augmentation de capital par incorporation de réserves ou de bénéfices, de primes d’émission ou d’apport. Durée de 26 mois soit jusqu’à l’AG statuant sur les comptes 2010. Plafond maximal fixé au montant nominal de 1 milliard d’euros. Augmentation de capital par émission d’actions réservées aux salariés. Durée de 26 mois soit jusqu’à l’AG statuant sur les comptes 2010. Plafond maximal fixé à 3 % du capital social de la Société. * Plafond global : le montant nominal maximum des augmentations de capital, immédiates ou à terme, susceptibles d’être réalisées en vertu des délégations de pouvoirs conférées par les treizième et quinzième résolutions est fixé par la seizième résolution de l’Assemblée générale mixte du 6 mai 2009 à 500 millions d’euros. L’autorisation de l’Assemblée générale mixte du 29 avril 2008 est arrivée à échéance et aucune résolution ne sera présentée à l’Assemblée générale S’agissant du détail des plans attribués et des options en circulation, il convient de se référer au chapitre 2.4.3 du présent Document de référence. L’autorisation de l’Assemblée générale mixte du 4 mai 2006 est arrivée à échéance et aucune résolution ne sera présentée à l’Assemblée générale S’agissant du détail des plans attribués au titre de l’autorisation visée ci- dessus, il convient de se référer au chapitre 2.4.3 du présent Document 1) OPÉ RATIONS RÉ ALISÉ ES PAR RENAULT SUR SES PROPRES ACTIONS AU COURS DE L’EXERCICE 2009 ET de nominal, avec une valeur comptable de 229 445 525 euros. Conformément aux dispositions de l’article L. 225-209 du Code de commerce, l’Assemblée générale mixte du 6 mai 2009 a autorisé, dans sa onzième résolution, la Société à opérer en B ourse sur ses propres actions en vue de lui permettre d’utiliser les possibilités d’intervention sur actions propres prévues par la loi, et ce jusqu’au 6 novembre 2010, sauf autorisation par l’Assemblée générale du 30 avril 2010 d’un nouveau programme tel que Renault SA n’a procédé à l’acquisition d’aucune de ses propres actions dans le cadre de cette autorisation et de son programme de rachat d’actions approuvé par l’Assemblée générale du 6 mai 2009. Toutefois, Renault SA a procédé à la cession hors marché d’un bloc de 4 239 973 actions en octobre 2009. Ces actions étaient initialement affectées à la couverture i) de plans d’options d’achat d’actions arrivés à échéance et ii) de plans d’options de souscriptions d’actions très en dehors (1) Ce paragraphe comprend les informations devant figurer dans le descriptif du programme en application de l’article 241-2 du Règlement général de l’AMF et les informations requises en application des dispositions de l’article L.225-211 du Code de commerce. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 185 Les actions détenues directement ou indirectement par Renault SA au 31 décembre 2009, soit 4 523 725 actions, sont affectées par répartition ■ couverture de plans d’options d’achat, de plans d’attribution d’actions gratuites ainsi que pour la couverture de plans d’options de souscription dans un souci de compenser l’effet dilutif lié à l’exercice des options de souscription d’actions : 4 523 725 actions ; ■ remettre ses actions lors de l’exercice de droits attachés à des valeurs mobilières donnant droit par conversion, exercice, remboursement ou échange ou de toute autre manière à l’attribution d’actions de la Société, dans le cadre de la réglementation boursière : 0 action ; ■ animer le marché secondaire ou la liquidité de l’action Renault par un Prestataire de Services d’Investissement au travers d’un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie reconnue par l’Autorité des marchés fi nanciers : 0 action ; ■ conservation et remise ultérieure à l’échange ou en paiement dans le cadre d’opérations éventuelles de croissance externe : 0 action ; Pourcentage de capital auto-détenu de manière directe et indirecte au 31 décembre 2009 : 1,59 %. Nombre de titres annulés au cours des 24 derniers mois précédant le 31 décembre 2009 : 21 000* actions. Nombre de titres détenus en portefeuille au 31 décembre 2009 : 4 523 725 actions. Valeur comptable du portefeuille au 31 décembre 2009 : Valeur du portefeuille au 31 décembre 2009** : ** Le Conseil d’administration de Renault SA, en date du 12 février 2008, a constaté la création de 11 000 actions nouvelles résultant de l’exercice par anticipation de 11 000 options de souscription d’action et a procédé à l’annulation de 11 000 actions détenues en propre et devenues sans Le Conseil d’administration de Renault SA, en date du 11 février 2009, a constaté la création de 10 000 actions nouvelles résultant de l’exercice par anticipation de 10 000 options de souscription d’action et a procédé à l’annulation de 10 000 actions détenues en propre et devenues sans ** S ur la base d’un cours de Bourse de 36,20 euros. OPÉRATIONS RÉALISÉES PAR RENAULT SUR SES PROPRES ACTIONS AU COURS DE L’EXERCICE 2009 DANS LE CADRE Prix moyen de vente, d’achat ou d’exercice FLUX BRUTS CUMULÉS AU 31 DÉCEMBRE 2009 POSITIONS OUVERTES AU 31 DÉCEMBRE 2009 2) DESCRIPTIF DU PROGRAMME DE RACHAT SOUMIS ■ d’utiliser tout ou partie des actions acquises pour conservation et remise ultérieure à l’échange ou en paiement dans le cadre d’opérations En application du Règlement général AMF (art 241-1 à 242-7) et de l’article L. 451-3 du Code monétaire et fi nancier, le présent descriptif de programme a pour but de décrire les objectifs et les modalités du nouveau programme de rachat par Renault SA (la « Société ») de ses propres actions qui sera soumis pour autorisation à l’Assemblée générale mixte des actionnaires du Les objectifs de ce programme sont : ■ d’utiliser tout ou partie des actions acquises pour la couverture de plans d’options d’achat d’actions ou de plans d’attribution d’actions gratuites, pour compenser la dilution liée à l’exercice des options de souscription d’actions, ou pour couvrir toutes autres formes d’allocations destinées aux salariés et dirigeants de la Société et de son Groupe dans les conditions fi xées par la loi ; ■ de les annuler, sous réserve de l’adoption de la septième résolution par l’Assemblée générale mixte des actionnaires ; ■ de remettre ses actions lors de l’exercice de droits attachés à des titres fi nanciers donnant droit par conversion, exercice, remboursement ou échange ou de toute autre manière à l’attribution d’actions de la Société, dans le cadre de la réglementation boursière ; ■ d’animer le marché secondaire ou la liquidité de l’action Renault par un Prestataire de Services d’Investissement au travers d’un contrat de liquidité conforme à la charte de déontologie reconnue par l’Autorité des Le prix maximum d’achat est fi xé à 75 euros par action (Code ISIN : FR0000131906), et le nombre d’actions pouvant être acquises est de 5 % au plus du capital social, soit théoriquement 14 246 856 actions, étant rappelé A) que cette limite s’applique à un montant du capital de la Société qui sera, le cas échéant, ajusté pour prendre en compte des opérations affectant le capital social postérieurement à la présente Assemblée générale et que B) lorsque les actions sont rachetées pour favoriser la liquidité dans les conditions défi nies par le Règlement général de l’AMF, le nombre d’actions pris en compte pour le calcul de 5 % du capital prévu au premier alinéa correspond au nombre d’actions achetées, déduction faite du nombre d’actions revendues pendant la durée de l’autorisation. Le montant total que la Société pourra consacrer au rachat de ses propres Le nombre d’actions acquises par la Société en vue de leur conservation ou échange dans le cadre d’une opération de fusion, de scission ou d’apport ne pourra excéder 5 % de son capital. À compter de son autorisation par l’Assemblée générale du 30 avril 2010, le présent programme sera valable pour une durée qui prendra fi n lors de la prochaine Assemblée générale annuelle d’approbation des comptes 2010 sans excéder une durée maximum de 18 mois, soit jusqu'au 30 octobre ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 187 5.2.6.1 LES ACTIONNAIRES DE RENAULT AU 31 DÉCEMBRE 2009 RÉPARTITION DU CAPITAL ET DES DROITS DE VOTE SUR LES TROIS DERNIERS EXERCICES (1) La part des titres détenus par les salariés et anciens salariés pris en compte dans cette catégorie correspond aux actions détenues dans des FCPE. En 2009, la répartition du capital de Renault par grands détenteurs a ■ la part détenue par l’État français reste inchangée, à 15,01 % ; ■ le groupe Nissan, via sa fi liale détenue à 100 % Nissan Finance Co., Ltd., détient 15 % du capital de Renault (sans changement par rapport au 31 décembre 2008). Nissan Finance Co., Ltd. ne peut exercer les droits de vote attachés à ces actions, en raison de la participation que Renault ■ les salariés et anciens salariés de Renault détiennent 3,34 % du capital en actions faisant l’objet d’une gestion collective ; ■ la part des actions auto-détenues est de 1,59 %. Ces actions ne donnent pas lieu à droit de vote ; ■ compte tenu de ces différents mouvements, la part détenue par le public (fl ottant) représente 65,06 % du capital (contre 63,57 % au Une enquête sur la composition de l’actionnariat au porteur de Renault a été réalisée au 31 décembre 2009. Elle a permis d’estimer, de manière approchée, par grandes catégories d’actionnaires, la décomposition des actions détenues par le public. À cette date, les actionnaires institutionnels possédaient 57,36 % du capital, soit 14,05 % d’institutionnels français et 43,31 % d’étrangers. Les 10 premiers actionnaires institutionnels français et étrangers détenaient environ 21 % du capital. Enfi n, la part des actionnaires individuels est estimée à environ 4,95 % du capital. 5.3 M ARCHÉ DES TITRES DE R ENAULT 5.3.1.1 PLACE DE COTATION ET INDICES BOURSIERS L’action Renault est cotée à la Bourse de Paris (Euronext) depuis le 17 novembre 1994, date de l’ouverture du capital de la Société. Le prix de l’action, lors de l’offre publique de vente relative à cette opération, était de 165 francs, soit 25,15 euros. Renault fait partie des valeurs qui composent l’indice CAC 40, depuis le 9 février 1995. Cotée sur Euronext – compartiment A, code ISIN FR0000131906, Mnémo : RNO, l’action Renault est éligible au Service de r èglement d ifféré (SRD) ainsi L’action Renault fait aussi partie des indices SBF 120 et SBF 250, ainsi que des indices Euronext 100, Euronext 150 et Euro Stoxx Auto. De plus, Renault est noté chaque année par des sociétés spécialisées sur ses performances extra-fi nancières en matière de gestion des risques, performances sociales, environnementales, sociétales, etc., et appartient aux indices Dow Jones Sustainability World Index (SAM), Aspi eurozone, Ethical euro et Ethibel Excellence Sustainability Index (cf. chapitre 3.4). 5.3.1.2 ÉVOLUTION DU COURS DE L’ACTION RENAULT DEPUIS LE 17 NOVEMBRE 1994 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 189 5 MARCHÉ DES TITRES DE RENAULT 5.3.1.3 ÉVOLUTION DU COURS DE L’ACTION ET NOMBRE DE TITRES ÉCHANGÉ S SUR LES 18 DERNIERS MOIS ✦ En 2009, le titre Renault a presque doublé (+95 %) dans un contexte de crise économique et fi nancière. Son cours de clôture au plus bas a été de 10,57 euros le 3 mars 2009 et son cours de clôture le plus haut de 36,78 euros atteint le 20 octobre 2009. Au 31 décembre 2009 , la capitalisation boursière de Renault était de 10 315 millions d’euros, ce qui plaçait Renault au onzième rang du Performance de l’action Renault en 2009 5.3.2 TITRES PARTICIPATIFS RENAULT ET DIAC ✦ titres. Ces titres ont tous été annulés. Le nombre de titres en circulation à l’issue de l’opération était donc de 797 659, nombre qui reste le même au Renault a fait notamment appel public à l’épargne par le biais d’émissions de titres participatifs, à hauteur de deux millions de titres de 1 000 francs (soit 152,45 euros de nominal), en deux émissions assimilables de un million de titres chacune, en octobre 1983 et octobre 1984. titres participatifs Renault sont cotés à La notice d’émission de ces titres est disponible sur le site Internet de Renault, onglet Finance ou à la demande à la Direction des relations fi nancières (numéro vert 0800 650 650). Entre mars et avril 2004, Renault a procédé à une opération d’offre publique de rachat de ses titres participatifs au cours unitaire de 450 euros. À l’issue de cette opération, 1 202 341 titres ont été rachetés, soit 60,12 % des La rémunération brute des titres participatifs payée le 26 octobre 2009 au titre de l’exercice 2008 s’est élevée à 20,22 euros, dont 10,29 euros de partie fi xe et 9,93 euros de partie variable. La rémunération, au titre de l’exercice 2009, qui sera mise en paiement le 25 octobre 2010, s’élève à 19,15 euros, dont 10,29 euros de partie fi xe et 8,86 euros de partie variable (sur la base d’un chiffre d’affaires consolidé de pour l’année 2008, à structure et méthodes identiques). ÉVOLUTION DU COURS DES TP RENAULT ET NOMBRE DE TITRES ÉCHANGÉ S SUR LES 18 DERNIERS MOIS ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 191 5 MARCHÉ DES TITRES DE RENAULT Diac (fi liale de crédit de RCI Banque) a émis, en 1985, 500 000 titres participatifs d’un montant nominal de 1 000 francs (soit 152,45 euros). Au 31 décembre 2009, le nombre de titres participatifs émis restant en circulation s’élevait à 69 269 titres et au cours de clôture de 149,98 euros, représentait un montant total de 10 388 964,62 euros (au prix du nominal unitaire d’émission de 152,45 euros, un montant de 10 560 059,05 euros). titres participatifs Diac sont cotés à Durant l’exercice 2009, le cours du titre a évolué entre 119,00 euros (en début d’année) et 149,98 euros (dernière cotation de l’année 2009). Le Conseil d’administration du 5 mars 2010 a proposé de ne pas verser de dividende sur l’exercice 2009, proposition qui sera soumise au vote lors de l’Assemblée générale du 30 avril 2010. 5.3.3.1 POLITIQUE DE DISTRIBUTION MENÉE AU COURS DES CINQ DERNIERS EXERCICES Le paiement des dividendes est fait aux lieux et dates fi xés par l’Assemblée générale des actionnaires et à défaut par le Conseil d’administration. (1) Selon proposition du Conseil d’administration et sous réserve de la décision de l’Assemblée générale mixte du 30 avril 2010. 5.3.3.2 DÉLAIS DE PRESCRIPTION DES DIVIDENDES Tout dividende qui n’est pas réclamé dans les cinq ans de son exigibilité est prescrit dans les conditions prévues par la loi. Les dividendes dont le paiement n’a pas été demandé sont versés au Trésor. Depuis son introduction en B ourse en novembre 1994, l’objectif de Renault est de délivrer une information régulière, claire, transparente et de même niveau à l’ensemble de ses actionnaires individuels et institutionnels. Pour répondre aux attentes des actionnaires, le Groupe poursuit sa volonté d’innovation dans l’intérêt des actionnaires : rubrique Internet dédiée, numéro vert avec serveur vocal, adresse e-mail dédiée aux questions des particulière pour les questions écrites en amont de l’Assemblée générale (ag.renault@renault.com), gestion directe via Internet des titres Renault au Dès mai 1995, Renault s’est doté d’un Club des a ctionnaires accessible dès la détention d’une action Renault pour découvrir l’actualité, les sites et les produits du Groupe, participer à des petits déjeuners thématiques, recevoir la Lettre aux a ctionnaires et l’ensemble des documents relatifs à l’Assemblée générale, même si l’actionnaire est au porteur. Sur l’ensemble de l’année, ce sont ainsi plus de 15 manifestations qui ont été organisées par Renault pour son Club d’actionnaires dont certaines proposées dans le cadre de tirage au sort et permettant aux actionnaires d’accéder en VIP à certains festivals en France dont Renault est partenaire. Renault propose également à ses actionnaires de suivre en direct les temps forts de la vie fi nancière du Groupe avec la retransmission sur le site www. renault.com des conférences sur les résultats semestriels, les résultats fi nanciers annuels et l’Assemblée générale. Pour favoriser les moments d’échanges avec ses actionnaires en province, le management de Renault participe à des réunions organisées par la Fédération f rançaise des c lubs d’investissement (Lille et Nice en 2009). Enfi n, le Comité consultatif des actionnaires, créé en 1996, contribue à l’amélioration de l’ensemble des supports d’information destinés aux actionnaires individuels. Composé de neuf membres, le Comité s’est réuni trois fois en 2009 et ses travaux ont notamment porté sur l’analyse des documents destinés aux actionnaires (dont le rapport annuel), la refonte de la rubrique Finance de notre site Internet, les modalités de gestion directe des titres Renault au nominatif ainsi que sur différents benchmarks de p lace. Retrouvez toutes les informations sur l’animation de l’actionnariat individuel et le Comité consultatif des actionnaires sur notre site Internet ; onglet Finance. Le Groupe organise des réunions d’analystes fi nanciers lors de chaque publication de résultats fi nanciers ou pour l’annonce d’événements exceptionnels. Des rencontres individuelles avec des investisseurs se tiennent également tout au long de l’année en France ou à l’étranger et le management de Renault prend également la parole lors de conférences professionnelles ou de grands salons automobiles. Soucieux d’être accompagné par des investisseurs sur le long terme, Renault assure aussi une relation étroite avec la communauté des analystes et investisseurs socialement responsables (rencontres individuelles et conférences thématiques organisées par les sociétés d’intermédiation spécialisées en Europe et aux États-Unis). Le management de Renault est régulièrement impliqué dans la prise de parole sur les sujets sociaux et environnementaux à l’attention des analystes et investisseurs concernés. 5.4.3 AGENDA 2010 DES ANNONCES FINANCIÈRES Chiffre d’affaires du premier trimestre 2010 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 193 Directeur des relations fi nancières Renault Les titres Renault peuvent faire l’objet d’une inscription au nominatif auprès de BNP Paribas 75450 Paris Cedex 09 – France Sont disponibles sur le site Internet www.renault.com, sous la rubrique ■ les statuts de la Société ; ■ les communiqués fi nanciers ; ■ l’information réglementée dont la diffusion effective et intégrale est effectuée par voie électronique (y compris sur le site de l’Autorité des marchés fi nanciers), conformément à la Directive Transparence, par l’intermédiaire d’un diffuseur professionnel fi gurant sur la liste publiée par l’AMF. Cette information inclut les Documents de référence 2009, 2008 et 2007, déposés auprès de l’AMF. Liste des informations publiées ou rendues publiques au cours des 12 derniers mois en application de l’article L. 451-1-1 du Code monétaire et fi nancier et de l’article 221-1-1 du Règlement Général de l’Autorité des DOCUMENT D’INFORMATION ANNUEL (PÉRIODE DU 01/03/2009 AU 28/02/2010) INFORMATIONS PÉRIODIQUES OU OCCASIONNELLES DISPONIBLES SUR WWW.AMF-FRANCE.ORG ET SUR WWW.RENAULT.COM RCI Banque émission de 750 millions d'euros d’obligations Descriptif du programme de rachat d’actions Contribution de Nissan aux résultats de Renault T1 2009 Renault Nissan : une nouvelle étape pour l’Alliance Mise à disposition du Rapport d’activité du 1er semestre 2009 Information financière trimestrielle au 30 septembre 2009 Contribution de Nissan aux résultats de Renault T3 2009 Déclaration de P. Pé lata le 17 décembre 2009 DÉCLARATIONS D’OPÉRATIONS SUR TITRES DE LA SOCIÉTÉ Dates de mise en ligne : 19/05/09 INFORMATIONS PUBLIÉES AU BULLETIN DES ANNONCES LÉGALES OBLIGATOIRES (BALO) ET DANS UN JOURNAL D’ANNONCES LÉGALES Publication de l’avis de réunion de l’Assemblée des actionnaires du 6 mai 2009 Publication de l’avis de convocation sur première convocation de l’Assemblée des actionnaires du 6 mai 2009 Publication de l’avis de convocation sur première convocation de l’Assemblée des porteurs de TP du 24 avril 2009 (au BALO et au Journal Spécial des Sociétés) Publication de l’avis de convocation rectificatif de l’Assemblée des actionnaires du 6 mai 2009 INFORMATIONS DÉPOSÉES AUPRÈS DU KANTO LOCAL FINANCE (JAPON) ET PUBLIÉES SUR EDINET Publication de l'Annual Securities Report au 31/12/2008 Publication d’un a mendement au Shelf-Registration Statement Publication du Semi-Annual Securities Report au 30/06/09 Publication d’un amendement au Shelf Registration Statement INFORMATIONS DÉPOSÉES AUPRÈS DE LA BOURSE DE LUXEMBOURG ET PUBLIÉES SUR SON SITE INTERNET Publication du quatrième Supplément au Prospectus de Base du 18/06/2008 Publication du Prospectus de Base dans le cadre du programme EMTN Publication du premier Supplément au Prospectus de Base (Comptes Semestriels au 30/06/2009) Publication du deuxième Supplément au Prospectus de Base du 22 /06/2009 Publication du troisième Supplément au Prospectus de Base du 22 /06/2009 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 195 Le Conseil propose, en premier lieu, l’adoption de six résolutions par l’Assemblée générale ordinaire 198 Dix résolutions relèvent à nouveau de la compétence Renouvellement du mandat de quatre administrateurs d’acheter des actions de la Société Deux résolutions relèvent ensuite de la compétence de réduire le capital social par annulation d’actions Document de référence Renault 2009 197 6 LE CONSEIL PROPOSE, EN PREMIER LIEU, L’ADOPTION DE SIX RÉSOLUTIONS PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 30 AVRIL 2010 PRÉSENTATION DES RÉSOLUTIONS Dix-huit résolutions sont soumises au vote de l’Assemblée générale mixte convoquée pour le 30 avril 2010. LE C ONSEIL PROPOSE, EN PREMIER LIEU, APPROBATION DES COMPTES ANNUELS ET AFFECTATION DU RÉSULTAT Les deux premières résolutions traitent de l’approbation des comptes consolidés et sociaux de l’exercice 2009 de Renault. Les comptes présentés ont été établis, conformément à la réglementation en vigueur, en référentiel IFRS (International Financial Reporting Standards ) pour les comptes consolidés et en conformité avec les dispositions légales et réglementaires françaises pour les comptes sociaux. La troisième résolution traite de l’affectation du résultat social de l’exercice 2009 et de la mise en paiement du dividende. Pour 2010, Renault s’attend à un environnement qui restera diffi cile. Dans ce contexte, comme en 2009, l’E ntreprise s’est fi xé l’objectif de générer un free cash flow positif et de poursuivre ainsi la réduction de sa dette. Cette situation ne permet pas d’envisager de distribution de dividendes au titre de l’exercice. Afi n de préserver les intérêts de Renault et de ses actionnaires, sans abandonner sur le long terme sa politique de dividendes compétitive, le Groupe se concentre de nouveau cette année sur le renforcement des fonds propres. Par la quatrième résolution, il vous est demandé d’approuver les conventions réglementées - conclues notamment entre la s ociété Renault et ses dirigeants ou une société avec laquelle elle a des dirigeants communs - lesquelles ont donné lieu à l’établissement d’un rapport des Commissaires Les conventions suivantes ont été approuvées au cours de l’exercice 2009. CONVENTIONS DE PRÊT ENTRE RENAULT ET L’ÉTAT Lors de sa séance du 11 février 2009, compte tenu de la diffi culté de lever de nouveaux fi nancements privés sur les marchés, le Conseil d’administration a autorisé la signature d’une convention de prêt d’une durée de cinq ans entre l’État français et Renault d’un montant de 3 milliards d’euros à un taux d’intérêt composé d’une partie fi xe de 6 % par an et d’une partie variable indexée sur le taux de marge opérationnelle du Groupe, le tout évoluant entre un taux « plancher » de 6 % et un taux « plafond » de 9 %. Le prêt est remboursable au terme en 2014, avec une clause de remboursement anticipé possible pour le Groupe à partir de la date anniversaire de la mise à disposition du prêt tombant en 2011. Cette convention contient une clause de majoration du taux d’intérêt en cas de non-respect des engagements pris par Renault dans le contrat au titre du développement en France des systèmes et technologies des véhicules propres, de la mise en place d’une relation partenariale avec les fournisseurs et de l’affectation des résultats de l’entreprise de façon prioritaire, au renforcement de ses fonds propres et aux investissements. Lors de ses séances des 10 avril et 6 mai 2009, le C onseil a amendé la convention de prêt afi n de se conformer aux dispositions des décrets « aux conditions de rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’État ou bénéfi ciant du soutien de l’État du fait de la crise économique et des ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 30 AVRIL 2010 PRÉSENTATION DES RÉSOLUTIONS 6 LE CONSEIL PROPOSE, EN PREMIER LIEU, L’ADOPTION DE SIX RÉSOLUTIONS PAR L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE Lors de sa séance du 10 décembre 2009, le C onseil a autorisé la signature d’un contrat de prêt avec l’État d’un montant de cent millions d’euros à un taux d'intérêt compris entre 3,75 % et 5 % d'une durée de 10 ans. C e prêt, qui a été consenti in fine à un taux de 4,35 % par l'Etat dans le cadre d’un appel à projet « prêt véhicules décarbonés », s’inscrit dans le cadre du programme d’investissements de Renault ayant pour objet la production ENGAGEMENT RELATIF AU RÉGIME DE RETRAITE DU Lors de ses séances du 28 octobre 2004 et du 31 octobre 2006, le Conseil d’administration a approuvé la convention ayant pour objet la mise en place d’un régime collectif de retraite supplémentaire au profi t des cadres dirigeants, y compris les mandataires sociaux. Ce régime de retraite a pour objet de garantir à ces cadres dès lors qu’ils réunissent des conditions particulières d’éligibilité, et notamment d’ancienneté, un niveau de retraite annuelle estimée entre 30 % et 45 % de la rémunération d’activité de référence et sans que ce montant ne puisse excéder en toute hypothèse 50 % de la rémunération d’activité. Ce régime comprend pour votre Président-Directeur général : ■ un régime à cotisations défi nies de 8 % de la rémunération annuelle comprise entre huit et seize fois le plafond annuel de la Sécurité sociale pris en charge à 5 % par l’E ntreprise et à 3 % par le bénéfi ciaire ; ■ un régime additif à prestations défi nies ne pouvant excéder 30 % de la rémunération d’activité et soumis à des conditions d’ancienneté et à l’achèvement de la carrière au sein du Groupe. Par une décision expresse prise en application de l’article L. 225-42-1 du Code de commerce, le Conseil d’administration du 5 mars 2010 a confi rmé le bénéfi ce de ce régime de retraite au profi t de Monsieur Carlos Ghosn et ce, dans les mêmes conditions que les autres cadres dirigeants de la Il vous sera donc demandé, dans le cadre d’une résolution distincte (dixième résolution), d’approuver les engagements pris en matière de régime de retraite en faveur de Monsieur Carlos Ghosn . RAPPORT DES COMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES TITRES PARTICIPATIFS La cinquième résolution propose à l’Assemblée générale de prendre acte du rapport des Commissaires aux comptes sur les éléments servant à la détermination de la rémunération des titres participatifs et notamment de sa partie variable, liée à l’évolution en 2009 du chiffre d’affaires consolidé de Renault à structure et méthodes identiques. Le coupon qui sera versé aux porteurs de titres participatifs Renault le 25 octobre 2010 s’élèvera à 19,15 euros, dont 10,29 euros de part fi xe et AUTORISATION DONNÉE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION D’ACHETER DES ACTIONS DE LA S OCIÉTÉ Au cours de l’année 2009, votre S ociété n’a pas acquis d’actions dans le cadre de l’autorisation accordée par l’Assemblée du 6 mai 2009. Toutefois, Renault a procédé à la vente d’un bloc de 4 239 973 actions hors marché. Ces actions étaient initialement affectées à la couverture i) de plans d’options d’achat d’actions arrivés à échéance et ii) de plans d’options de souscriptions d’actions très en dehors de la monnaie. cette auto- détention équivaut à 1,59 % du capital. Les actions détenues en propre n’ont ni droit au dividende, ni droit de vote. Il vous est proposé, dans la sixième résolution, d’autoriser le Conseil d’administration à mettre en place un programme de rachat d’actions propres de la Société dans les conditions et selon les objectifs prévus par la législation. Cette autorisation est donnée pour une durée maximale de 18 mois à compter de la présente A ssemblée et se substituerait à celle donnée lors de la précédente A ssemblée. Cette résolution prévoit que les rachats d’actions ne pourront être réalisés en période d’offre publique, que dans le strict respect des conditions défi nies par le Règlement général de l’Autorité des marchés fi nanciers (AMF), et uniquement en vue de permettre à la Société de respecter l’exécution de ses engagements antérieurs. La résolution présentée prévoit un prix maximum d’achat à 75 euros par S’il s’agit d’une résolution traditionnelle, le nombre maximum d’actions pouvant être acquises est limité, eu égard au contexte économique, à 5 % du capital (pourcentage identique en 2009) et le montant maximum des fonds susceptibles d’être investis dans l’achat de ses actions est de Un document intitulé « Descriptif du programme », décrivant les modalités de ces rachats, sera consultable sur le site Internet www.renault.com, dans les onglets « Finance » et « Information réglementée ». Un bilan de ces opérations sera présenté à l’Assemblée générale appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2010. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 199 6 DEUX RÉSOLUTIONS RELÈVENT ENSUITE DE LA COMPÉTENCE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE EXTRAORDINAIRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 30 AVRIL 2010 PRÉSENTATION DES RÉSOLUTIONS DE LA COMPÉTENCE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE AUTORISATION DONNÉE AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE RÉDUIRE LE CAPITAL SOCIAL PAR ANNULATION D’ACTIONS Cette autorisation rendrait caduque, à hauteur des montants non utilisés, toute autorisation précédente de même nature. L’annulation d’actions n’a pas été utilisée au titre de la résolution adoptée par l’Assemblée générale extraordinaire du 6 mai 2009. Dans la septième résolution, il est proposé à l’A ssemblée d’autoriser le C onseil, pour une durée de 18 mois, à annuler, par voie de réduction du capital social, les actions acquises dans le cadre du programme de rachat de ses propres actions dont la sixième résolution a précisé les modalités. L’annulation d’actions entraîne une modifi cation du capital social, et par conséquent des statuts, qui ne peut être autorisée que par une décision de l’Assemblée générale extraordinaire. Cette résolution a donc pour objet de déléguer ce pouvoir au C onseil. Il est proposé, dans la huitième résolution, de modifi er les statuts de Renault afi n d’augmenter le nombre d’administrateurs nommés par l’Assemblée générale des actionnaires de 14 à 15. Il est rappelé que, hors la présence des administrateurs élus par les salariés et de l’administrateur élu par les actionnaires salariés qui ne sont pas pris en compte dans le calcul du seuil légal, avec un C onseil de 15 administrateurs, votre Société se situe dans la moyenne des C onseils de place. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 30 AVRIL 2010 PRÉSENTATION DES RÉSOLUTIONS 6 DIX RÉSOLUTIONS RELÈVENT À NOUVEAU DE LA COMPÉTENCE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DE LA COMPÉTENCE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE RENOUVELLEMENT DU MANDAT DE QUATRE ADMINISTRATEURS La neuvième résolution vous demande d’approuver le renouvellement du mandat de Monsieur Carlos Ghosn pour une nouvelle durée de quatre années. Ce mandat prendrait fi n à l’issue de l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2013. Monsieur Carlos Ghosn, 55 ans, est Président-Directeur général de votre Société ; il est membre du Comité des nominations et de la gouvernance. À l’issue de l’Assemblée générale, il sera proposé au C onseil de renouveler Monsieur Ghosn dans ses fonctions de Président du Conseil qui prendra alors les fonctions de Président-Directeur g énéral . Le choix de réunir les fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur g énéral a vocation à simplifi er la prise de décision et de responsabilité et d’assurer, avec la présence d’un Directeur général délégué aux opérations chez Renault et Nissan, une gouvernance homothétique au sein de Au surplus, la présence d’une majorité d’administrateurs administrateur de référence constituent une garantie quant à Par ailleurs, le Règlement intérieur prévoit un certain nombre de limitations aux pouvoirs du Directeur g énéral. Ainsi, le Conseil doit être consulté et délibérer préalablement sur toutes les opérations signifi catives et notamment sur : ■ toutes décisions qui ne seraient pas en ligne avec la stratégie ; ■ tout événement externe ou évolution interne mettant en cause de façon majeure les perspectives de l’E ntreprise ou Monsieur Carlos Ghosn ne satisfait pas aux conditions d’indépendance au sens du rapport Afep /Medef dans la mesure où il est mandataire social Le renouvellement de M. Carlos Ghosn , et c'est l'objet de la dixième résolution, a pour corollaire l'approbation des engagements de retraite au bénéfi ce de Monsieur Carlos Ghosn visés à l’article L. 225-42-1 alinéa 6 du Code de commerce tel que décrit précédemment dans le cadre de la quatrième résolution relative à l’approbation du rapport sur les conventions La onzième résolution vous demande d’approuver le renouvellement du mandat de Monsieur Marc Ladreit de Lacharrière pour une nouvelle durée de quatre années. Ce mandat prendrait fi n à l’issue de l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2013. Monsieur Marc Ladreit de Lacharrière, 69 ans, est Président-Directeur général de Fimalac ; il est Président du Comité des nominations et de la gouvernance et membre du Comité des rémunérations. Monsieur Marc Ladreit de Lacharrière satisfait aux conditions d’indépendance au sens du rapport Afep /Medef dans la mesure où il n’entretient aucun lien de quelque nature que ce soit avec Renault. La douzième résolution vous demande d’approuver le renouvellement du mandat de Monsieur Franck Riboud pour une nouvelle durée de quatre années. Ce mandat prendrait fi n à l’issue de l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2013. Monsieur Franck Riboud , 53 ans, est Président-Directeur général, Président du Comité exécutif du groupe Danone ; il est Président du Comité des Monsieur Franck Riboud satisfait aux conditions d’indépendance au sens du rapport Afep /Medef dans la mesure où il n’entretient aucun lien de quelque nature que ce soit avec Renault. La treizième résolution vous demande d’approuver le renouvellement du mandat de Monsieur Hiroto Saikawa pour une nouvelle durée de quatre années. Ce mandat prendrait fi n à l’issue de l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2013. Monsieur Hiroto Saikawa, 55 ans, est Executive-Vice President Purchasing Monsieur Hiroto Saikawa ne satisfait pas aux conditions d’indépendance au sens du rapport Afep /Medef dans la mesure où il est représentant de ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 201 6 DIX RÉSOLUTIONS RELÈVENT À NOUVEAU DE LA COMPÉTENCE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 30 AVRIL 2010 PRÉSENTATION DES RÉSOLUTIONS La quatorzième résolution vous demande de prendre acte de la nomination de Monsieur Alexis Kohler, désigné par arrêté en date du 9 février 2010, publié au Journal Officiel du 25 février 2010, en qualité de représentant de l’État. Monsieur Alexis Kohler succède à Monsieur Rémy Rioux et ce pour le temps restant à courir du mandat de ce dernier, soit jusqu’à l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2010. Monsieur Alexis Kohler, 37 ans, est Directeur des Participations Transport et A udiovisuel de l’Agence des participations de l’État, au Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi. La quinzième résolution vous demande de prendre acte de la nomination de Monsieur Luc Rousseau désigné par arrêté en date du 23 février 2010, publié au Journal Officiel du 25 février 2010, en qualité de représentant de l’État. Monsieur Luc Rousseau succède à Madame Catherine Bréchignac et ce pour le temps restant à courir du mandat de cette dernière, soit jusqu’à l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le Monsieur Luc Rousseau, 53 ans, est Directeur général de la Compétitivité, de l’Industrie et des Services au Ministère de l’Économie, de l’Industrie et Messieurs Kohler et Rousseau ne satisfont pas aux conditions d’indépendance au sens du rapport Afep/Medef dans la mesure où ils sont représentants La seizième résolution vous demande de nommer Monsieur Bernard Delpit en remplacement de Monsieur Jean-Claude Paye, dont le mandat arrive à échéance à l’issue de la présente Assemblée générale, pour une durée de quatre années, soit jusqu’à l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2013. Monsieur Bernard Delpit, 45 ans, occupe les fonctions de Directeur général délégué, Directeur fi nancier du groupe La Poste. La dix-septième résolution vous demande de nommer Madame Pascale Sourisse aux fonctions d’administratrice, pour une durée de quatre années, soit jusqu’à l’Assemblée générale statuant sur les comptes de l’exercice clos le 31 décembre 2013, dans le siège supplémentaire issu de la modifi cation de nos statuts, objet de la huitième résolution. Madame Pascale Sourisse, 48 ans, occupe les fonctions de m embre du Comité exécutif de Thales, et Directeur général de la Division des Systèmes La dix-huitième résolution est une résolution usuelle qui concerne la délivrance des pouvoirs nécessaires à l’accomplissement des publicités et Les nominations de Monsieur Delpit et Madame Sourisse qui répondent aux qualités individuelles que Renault attend d’un administrateur, permettraient d’accroître la proportion industrielle en vue d’ajuster les compétences aux enjeux futurs de l’entreprise. La compétence, la personnalité et l’expérience industrielle de ces derniers constitueraient un apport précieux Des renseignements complémentaires concernant les fonctions exercées par les administrateurs sont présentés en pages 21 de l’avis de convocation et repris dans le chapitre 4.1 du D ocument de r éférence. Par ailleurs, le site Internet www.renault.com à la rubrique F inance vous permet de retrouver l’ensemble des informations relatives à l’A ssemblée. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE MIXTE DU 30 AVRIL 2010 PRÉSENTATION DES RÉSOLUTIONS 6 DIX RÉSOLUTIONS RELÈVENT À NOUVEAU DE LA COMPÉTENCE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 203 7.2.4 Variation des capitaux propres consolidés 7.2.6 Informations sur les secteurs opérationnels 7.3.2 Sur les conventions et engagements réglementés 275 Document de référence Renault 2009 205 7 R APPORT DES C OMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS ✦ 7.1 R APPORT DES C OMMISSAIRES AUX COMPTES Exercice clos le 31 décembre 2009 En exécution de la mission qui nous a été confi ée par votre Assemblée générale, nous vous présentons notre rapport relatif à l’exercice clos le ■ le contrôle des comptes consolidés de la société Renault, tels qu’ils sont ■ la justifi cation de nos appréciations ; ■ la vérifi cation spécifi que prévue par la loi. Les comptes consolidés ont été arrêtés par le Conseil d’administration. Il nous appartient, sur la base de notre audit, d’exprimer une opinion sur ces I. OPINION SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France ; ces normes requièrent la mise en œuvre de diligences permettant d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes consolidés ne comportent pas d’anomalies signifi catives. Un audit consiste à vérifi er, par sondages ou au moyen d’autres méthodes de sélection, les éléments justifi ant des montants et informations fi gurant dans les comptes consolidés. Il consiste également à apprécier les principes comptables suivis, les estimations signifi catives retenues et la présentation d’ensemble des comptes. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffi sants et appropriés pour fonder notre opinion. Nous certifi ons que les comptes consolidés de l’exercice sont, au regard du référentiel IFRS tel qu’adopté dans l’Union européenne, réguliers et sincères et donnent une image fi dèle du patrimoine, de la situation fi nancière ainsi que du résultat de l’ensemble constitué par les personnes et entités Sans remettre en cause l’opinion exprimée ci-dessus, nous attirons votre attention sur les points exposés dans la note 2-A de l’annexe concernant les évolutions des règles et méthodes comptables. En application des dispositions de l’article L. 823-9 du Code de commerce relatives à la justifi cation de nos appréciations, nous portons à votre ■ lors de l’arrêté de ses comptes, le groupe Renault est conduit à effectuer des estimations et à formuler des hypothèses concernant notamment la valeur de certains postes d’actif, de passif, de produits et de charges, dont les principaux sont recensés dans la note 2-B de l’annexe. Nous avons, pour l’ensemble de ces éléments, vérifi é le caractère approprié des règles et méthodes comptables suivies et des informations données dans les notes. Nous avons également examiné la cohérence des hypothèses retenues, la traduction chiffrée de celles-ci ainsi que la documentation disponible et procédé sur ces bases à l’appréciation du caractère ■ comme indiqué à la note 14-A de l’annexe relative aux règles et méthodes comptables, le Groupe comptabilise sa participation dans Nissan selon la méthode de mise en équivalence ; nos diligences relatives au périmètre de consolidation ont compris l’examen des éléments de droit et de fait observés au sein de l’Alliance et sous-tendant le caractère approprié de ■ sur la base de nos travaux et des informations qui nous ont été communiquées, nous estimons que la note 26-B1 donne une information appropriée sur la liquidité du Groupe ; ■ dans le cadre de notre appréciation des principes comptables suivis par votre société, nous avons examiné les modalités de l’inscription à l’actif des frais de développement ainsi que celles retenues pour leur amortissement et pour la vérifi cation de leur valeur recouvrable et nous nous sommes assurés que les notes 2-J et 12-A3 fournissent une Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le cadre de notre démarche d’audit des comptes consolidés, pris dans leur ensemble, et ont donc contribué à la formation de notre opinion exprimée dans la première partie R APPORT DES C OMMISSAIRES AUX COMPTES SUR LES COMPTES CONSOLIDÉS ✦ Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, à la vérifi cation spécifi que prévue par la loi des informations données dans le rapport sur la gestion du Groupe. Nous n’avons pas d’observation à formuler sur leur sincérité et leur Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense, le 11 février 2010 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 207 7.2.1 COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ ✦ Coûts des biens et services vendus Coût de financement des ventes (Note 5) Frais de recherche et développement (Note 12-A) (1) Autres produits et charges d’exploitation (Note 7) (1) Part dans le résultat des entreprises associées Impôts courants et différés (Note 9) Résultat net – part revenant aux minoritaires Résultat net – part revenant au Groupe Résultat net par action (2) en euros (Note 10) Résultat net dilué par action (2) en euros (Note 10) Nombre d’actions retenu (en milliers) (Note 10) pour le résultat net par action pour le résultat net dilué par action (1) En 2009, les pertes de valeur des éléments de l’actif immobilisé sont classées en « autres produits et charges d’exploitation ». Les informations comparatives 2008 et 2007 sont retraitées (note 2-A). (2) Résultat net – part revenant au Groupe rapporté au nombre d’actions indiqué. Les autres éléments du résultat global sont présentés nets des effets d’impôt qui sont détaillés en note 11-B. Écarts actuariels sur régimes de retraite à prestations définies Écarts de change résultant de la conversion des activités à l’étranger Couverture partielle de l’investissement dans Nissan Actifs financiers disponibles à la vente Total des autres éléments du résultat global hors part des entreprises associées (A) Écarts actuariels sur régimes de retraite à prestations définies Écarts de change résultant de la conversion des activités à l’étranger Actifs financiers disponibles à la vente Part des entreprises associées dans les autres éléments du résultat global (B) TOTAL DES AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL (A) + (B) ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 209 Actifs financiers non courants (Note 23) Autres actifs non courants (Note 19) Créances de financement des ventes (Note 17) Créances clients de l’Automobile (Note 18) Trésorerie et équivalents de trésorerie (Note 23) Actifs détenus en vue de la vente (Note 7-B) Résultat net – part revenant au Groupe Capitaux propres – part revenant au Groupe Capitaux propres – part revenant aux minoritaires Provisions – part à plus d’un an (Note 21) Passifs financiers non courants (Note 24) Autres passifs non courants (Note 22) Provisions – part à moins d’un an (Note 21) Dettes de financement des ventes (Note 24) Passifs liés aux actifs détenus en vue de la vente (Note 7-B) ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 211 7.2.4 VARIATION DES CAPITAUX PROPRES CONSOLIDÉS (1) Les effets de variations de périmètre sont liés au traitement des acquisitions d’intérêts minoritaires et des engagements de rachats d’intérêts minoritaires dans des sociétés contrôlées (Note 2-J). Les éléments contribuant à la variation des capitaux propres consolidés de 2009 sont commentés en note 20. Annulation des produits et charges non réalisés Part dans les résultats des entreprises associées Autres produits et charges non réalisés (Note 27-A) Variation nette des crédits consentis à la clientèle Variation nette des crédits renouvelables au réseau de distribution Diminution (augmentation) des créances de financement des ventes Émission d’emprunts obligataires du Financement des ventes (Note 24-A) Remboursement d’emprunts obligataires du Financement des ventes (Note 24-A) Variation nette des autres dettes du Financement des ventes Variation nette des autres valeurs mobilières et des prêts du Financement des ventes Variation nette des actifs financiers et des dettes du Financement des ventes Variation des véhicules donnés en location immobilisés (1) Variation du besoin en fonds de roulement (Note 27-B) FLUX DE TRÉSORERIE DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION Investissements incorporels et corporels (Note 27-C) (1) Acquisitions de participations, nettes de la trésorerie acquise (2) Produits des cessions d’actifs corporels et incorporels (1) Produits des cessions de participations, nettes de la trésorerie cédée et autres Diminution (augmentation) des autres valeurs mobilières et des prêts de l’Automobile FLUX DE TRÉSORERIE LIÉ S AUX INVESTISSEMENTS Transactions avec les actionnaires minoritaires (3) Dividendes versés aux actionnaires de la société mère (Note 20-D) Flux de trésorerie avec les actionnaires Émission d’emprunts obligataires de l’Automobile (Note 24-A) Remboursement d’emprunts obligataires de l’Automobile (Note 24-A) Augmentation (diminution) nette des autres passifs financiers de l’Automobile Variation nette des passifs financiers de l’Automobile FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AU FINANCEMENT Solde de la trésorerie et des équivalents de trésorerie à l’ouverture Effets des variations de change et autres sur la trésorerie Solde de la trésorerie et des équivalents de trésorerie à la clôture Les intérêts encaissés et décaissés par l’Automobile sont indiqués en note 27-D. Les impôts courants décaissés par le Groupe sont indiqués en note 9-A. AUGMENTATION (DIMINUTION) DE LA TRÉSORERIE ET DES ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE (1) La variation des véhicules donnés en location immobilisés a été reclassée des flux de trésorerie liés aux investissements en flux de trésorerie des opérations d’exploitation conformément aux modifications apportées aux normes IFRS dans le cadre du processus annuel d’amélioration (note 2-A). (2) En 2008, le montant correspond intégralement au paiement des titres AvtoVAZ. (3) Apports par augmentations ou réductions de capital et acquisitions d’intérêts complémentaires dans des sociétés contrôlées (note 2-J). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 213 Chiffre d’affaires externe au Groupe (Note 4) Part dans le résultat des entreprises associées Chiffre d’affaires externe au Groupe (Note 4) Part dans le résultat des entreprises associées Chiffre d’affaires externe au Groupe (Note 4) Part dans le résultat des entreprises associées 7.2.6 INFORMATIONS SUR LES SECTEURS OPÉRATIONNELS A – INFORMATIONS PAR SECTEUR OPÉRATIONNEL A1 – COMPTE DE RÉSULTAT CONSOLIDÉ PAR SECTEUR OPÉRATIONNEL (1) Les informations sur les dotations aux amortissements sont données dans le tableau des flux de trésorerie consolidés par secteur opérationnel. (2) Le dividende reçu du Financement des ventes est comptabilisé dans le résultat financier de l’Automobile et est éliminé dans les opérations intersecteurs. A2 – SITUATION FINANCIÈRE CONSOLIDÉE PAR SECTEUR OPÉRATIONNEL Actifs financiers non courants – titres de sociétés non contrôlées Actifs financiers non courants – autres valeurs mobilières, prêts et dérivés sur opérations de financement de l’Automobile Impôts différés actifs et autres actifs non courants Autres actifs courants et créances d’impôts courants Actifs détenus en vue de la vente Provisions – part à moins d’un an Fournisseurs et dettes de financement des ventes Autres passifs courants et dettes d’impôts courants Passifs liés aux actifs détenus en vue de la vente Impôts différés passifs et part à plus d’un an des provisions ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 215 Actifs financiers non courants – titres de sociétés non contrôlées Actifs financiers non courants – autres valeurs mobilières, prêts et dérivés sur opérations de financement de l’Automobile Impôts différés actifs et autres actifs non courants Impôts différés passifs et part à plus d’un an des provisions Autres actifs courants et créances d’impôts courants Actifs détenus en vue de la vente Provisions – part à moins d’un an Fournisseurs et dettes de financement des ventes Autres passifs courants et dettes d’impôts courants Passifs liés aux actifs détenus en vue de la vente Actifs financiers non courants – titres de sociétés non contrôlées Actifs financiers non courants – autres valeurs mobilières, prêts et dérivés sur opérations de financement de l’Automobile Impôts différés actifs et autres actifs non courants Autres actifs courants et créances d’impôts courants Actifs détenus en vue de la vente Provisions – part à moins d’un an Fournisseurs et dettes de financement des ventes Autres passifs courants et dettes d’impôts courants Passifs liés aux actifs détenus en vue de la vente Impôts différés passifs et part à plus d’un an des provisions ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 217 A3 – FLUX DE TRÉSORERIE CONSOLIDÉS PAR SECTEUR OPÉRATIONNEL Annulation des produits et charges non réalisés Part dans le résultat des entreprises associées Autres produits et charges non réalisés Diminution (augmentation) des créances de financement des ventes Variation nette des actifs financiers et des dettes du Financement des ventes Variation des véhicules donnés en location immobilisés (1) Variation du besoin en fonds de roulement FLUX DE TRÉSORERIE DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION Produits des cessions d’actifs corporels et incorporels (1) Investissements en titres de participation, nets des cessions et autres Diminution (augmentation) des autres valeurs mobilières et des prêts de FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX INVESTISSEMENTS Flux de trésorerie avec les actionnaires Variation nette des passifs financiers de l’Automobile FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AU FINANCEMENT (1) La variation des véhicules donnés en location immobilisés a été reclassée des flux de trésorerie liés aux investissements en flux de trésorerie des opérations d’exploitation conformément aux modifications apportées aux normes IFRS dans le cadre du processus annuel d’amélioration (note 2-A). Annulation des produits et charges non réalisés Part dans le résultat des entreprises associées Autres produits et charges non réalisés Diminution (augmentation) des créances de financement des ventes Variation nette des actifs financiers et des dettes du Financement des ventes Variation des véhicules donnés en location immobilisés(1) Variation du besoin en fonds de roulement FLUX DE TRÉSORERIE DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION Produits des cessions d’actifs corporels et incorporels (1) Investissements en titres de participation, nets des cessions et autres Diminution (augmentation) des autres valeurs mobilières et des prêts de FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX INVESTISSEMENTS Flux de trésorerie avec les actionnaires Variation nette des passifs financiers de l’Automobile FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AU FINANCEMENT (1) La variation des véhicules donnés en location immobilisés a été reclassée des flux de trésorerie liés aux investissements en flux de trésorerie des opérations d’exploitation conformément aux modifications apportées aux normes IFRS dans le cadre du processus annuel d’amélioration (note 2-A). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 219 Annulation des produits et charges non réalisés Part dans le résultat des entreprises associées Autres produits et charges non réalisés Diminution (augmentation) des créances de financement des ventes Variation nette des actifs financiers et des dettes du Financement des ventes Variation des véhicules donnés en location immobilisés (1) Variation du besoin en fonds de roulement FLUX DE TRÉSORERIE DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION Produits des cessions d’actifs corporels et incorporels (1) Investissements en titres de participation, nets des cessions et autres Diminution (augmentation) des autres valeurs mobilières et des prêts de FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX INVESTISSEMENTS Flux de trésorerie avec les actionnaires Variation nette des passifs financiers de l’Automobile FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AU FINANCEMENT (1) La variation des véhicules donnés en location immobilisés a été reclassée des flux de trésorerie liés aux investissements en flux de trésorerie des opérations d’exploitation conformément aux modifications apportées aux normes IFRS dans le cadre du processus annuel d’amélioration (note 2-A). La présentation par Région correspond au découpage géographique en vigueur dans l’organisation du Groupe. En 2009, la Région Euromed a été scindée en deux Régions, Euromed et Eurasie. Cette dernière comprend Le chiffre d’affaires consolidé est présenté par région d’implantation de la Les immobilisations corporelles et incorporelles sont présentées par région d’implantation des fi liales et co-entreprises. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 221 NOTE 1 – Approbation des comptes NOTE 2 – Règles et méthodes comptables NOTE 3 – Évolution du périmètre de consolidation COMPTE DE RÉSULTAT ET RÉSULTAT GLOBAL NOTE 5 – Coût du financement des ventes NOTE 6 – Marge opérationnelle : analyse des produits et charges par nature NOTE 7 – Autres produits et charges d’exploitation NOTE 9 – Impôts courants et différés NOTE 10 – Résultat net et résultat net dilué paraction NOTE 11 – Autres éléments du résultat global ACTIFS ET PASSIFS D’EXPLOITATION, CAPITAUX PROPRES NOTE 12 – Immobilisations incorporelles et corporelles NOTE 13 – Tests de dépréciation des actifs immobilisés (hors véhicules donnés en location) NOTE 14 – Participation dans Nissan NOTE 15 – Participations dans les autres entreprises associées NOTE 17 – Créances de financement des ventes NOTE 18 – Créances clients de l’Automobile NOTE 19 – Autres actifs courants et non courants NOTE 22 – Autres passifs courants et non courants ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS, JUSTE VALEUR ET GESTION DES RISQUES FINANCIERS NOTE 23 – Actifs financiers – Trésorerie et équivalents de trésorerie NOTE 24 – Passifs financiers, dettes de financement des ventes NOTE 25 – Juste valeur des instruments financiers et effets en résultat NOTE 26 – Dérivés et gestion des risques financiers FLUX DE TRÉSORERIE ET AUTRES INFORMATIONS NOTE 27 – Flux de trésorerie NOTE 29 – Engagements hors bilan, actifs et passifs éventuels NOTE 30 – Honoraires des commissaires aux comptes et de leur réseau NOTE 31 – Événements postérieurs à la clôture COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES NOTE 1 – APPROBATION DES COMPTES Les comptes consolidés du groupe Renault de l’année 2009 ont été arrêtés par le Conseil d’administration du 10 février 2010 et seront soumis à l’approbation de l’Assemblée générale du 30 avril 2010. NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES En application du règlement n° 1606/2002 adopté le 19 juillet 2002 par le Parlement européen et le Conseil européen, les états fi nanciers consolidés du groupe Renault de l’exercice 2009 sont préparés en conformité avec le référentiel IFRS (International Financial Reporting Standards) publié par l’IASB (International Accounting Standards Board) au 31 décembre 2009 et tel qu’adopté dans l’Union européenne à la date de clôture des comptes. A – Évolutions des règles et méthodes comptables Les normes, interprétations et amendements suivants, parus au Journal Offi ciel de l’Union européenne à la date de clôture des comptes annuels, sont appliqués pour la première fois sur l’exercice 2009 : ■ la norme IFRS 8 « Secteurs opérationnels » en remplacement de la norme IAS 14 « Information sectorielle » ; ■ la norme IAS 1 « Présentation des états fi nanciers » révisée en 2007 ; ■ la norme IAS 23 « Coûts d’emprunt » révisée en 2007 ; ■ les améliorations aux normes internationales d’information fi nancière de 2008, à l’exception de l’amendement à la norme IFRS 5 « Actifs non courants détenus en vue de la vente et activités abandonnées », applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2010 ; ■ l’amendement à la norme IFRS 2 « Paiement fondé sur des actions » relatif aux conditions d’acquisition des droits et à la comptabilisation ■ les amendements aux normes IFRS 7 « Instruments fi nanciers : informations à fournir » et IFRS 4 « Contrats d’assurance » relatifs à l’amélioration de l’information fournie quant aux évaluations à la juste valeur et au risque de liquidité associé aux instruments fi nanciers ; ■ l’amendement aux normes IAS 32 « Instruments fi nanciers : présentation » et IAS 1 « Présentation des états fi nanciers » relatif aux instruments fi nanciers remboursables au gré du porteur et obligations à la suite d’une ■ les amendements aux normes IAS 39 « Instruments fi nanciers : comptabilisation et évaluation » et IFRS 7 « Instruments fi nanciers : informations à fournir » relatifs au reclassement d’actifs fi nanciers (date d’entrée en vigueur et transition) ; ■ l’interprétation IFRIC 13 « Programmes de fi délisation de la clientèle » ; ■ l’interprétation IFRIC 14 « IAS 19 – Le plafonnement de l’actif au titre des régimes à prestations défi nies, les exigences de fi nancement minimal et ■ les amendements à l’interprétation IFRIC 9 « Réexamen de dérivés incorporés » et à la norme IAS 39 « Instruments fi nanciers : comptabilisation et évaluation » relatifs à la comptabilisation d’instruments fi nanciers dérivés incorporés dans des contrats lorsqu’un actif fi nancier hybride est reclassé hors de la catégorie de la juste valeur par le biais du compte de Ni la première application de ces normes et interprétations, ni les amendements qui leur ont été apportés, n’ont eu d’impact signifi catif sur les comptes arrêtés au 31 décembre 2009. Le Groupe n’a appliqué aucune norme et interprétation, ni aucun amendement par anticipation, en particulier, aucune des normes et interprétations, ni aucun des amendements suivants, parus au Journal Offi ciel de l’Union européenne au 31 décembre 2009 : ■ la norme IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » révisée en 2008, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2010 ; ■ la norme IAS 27 « États fi nanciers consolidés et individuels » révisée en 2008, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2010 ; ■ l’amendement à la norme IAS 32 « Instruments fi nanciers : présentation » relatif au classement des émissions de droits, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2011 ; ■ l’amendement à la norme IAS 39 « Instruments fi nanciers : comptabilisation et évaluation » relatif aux éléments éligibles à la couverture, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2010 ; ■ l’interprétation IFRIC 15 « Contrats de construction de biens immobiliers », applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2010 ; ■ l’interprétation IFRIC 16 « Couvertures d’un investissement net dans une activité à l’étranger », applicable aux exercices ouverts à compter du ■ l’interprétation IFRIC 17 « Distribution d’actifs non monétaires aux propriétaires », applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier ■ l’interprétation IFRIC 18 « Transfert d’actifs provenant de clients », applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2010. Le Groupe n’anticipe à ce jour aucun effet signifi catif sur les comptes consolidés du fait de l’adoption de ces nouvelles normes et interprétations Par ailleurs, le Groupe a procédé au changement de présentation comptable suivant : les pertes de valeur des éléments de l’actif immobilisé étant des charges non usuelles par leur fréquence et leur nature, le groupe Renault a décidé de les classer désormais en « Autres produits et charges d’exploitation » en conformité avec les pratiques des acteurs du secteur en Europe. La présentation des comptes de l’exercice 2008 a été modifi ée en conséquence, entraînant une amélioration de 114 millions d’euros de la marge opérationnelle. Cette modifi cation n’a pas eu d’effet sur 2007, aucune dépréciation d’actifs n’ayant été enregistrée durant cet exercice. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 223 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES ■ les actifs immobilisés – estimation de la valeur recouvrable (notes 2-L Pour établir ses comptes, Renault doit procéder à des estimations et faire des hypothèses qui affectent la valeur comptable de certains éléments d’actif et de passif, de produits et de charges, ainsi que les informations données dans certaines notes de l’annexe. Renault revoit ses estimations et appréciations de manière régulière pour prendre en compte l’expérience passée et les autres facteurs jugés pertinents au regard des conditions économiques. En fonction de l’évolution de ces hypothèses ou de conditions différentes de celles qui avaient été prévues, les montants fi gurant dans ses futurs états fi nanciers pourraient différer des estimations faites lors de Les principaux postes des états fi nanciers dépendant d’estimations et de jugements au 31 décembre 2009 sont les suivants : ■ les immobilisations corporelles (véhicules donnés en location) ou stocks relatifs à des véhicules d’occasion – estimation de la valeur recouvrable (notes 2-G, 12-B et 16) ; ■ les participations dans les entreprises associées – estimation de la valeur recouvrable (notes 2-L, 14 et 15) ; ■ les créances de fi nancement des ventes – estimation de la valeur ■ les impôts différés (notes 2-I et 9) ; ■ les provisions, notamment la provision pour garantie des véhicules (note 2-G), les provisions pour engagements de retraites et assimilés (note 21-C) et les provisions pour mesures d’adaptation des effectifs Les comptes consolidés intègrent les comptes des sociétés contrôlées de manière exclusive, directement ou indirectement, par le Groupe (fi liales). Les comptes des sociétés contrôlées conjointement (co-entreprises) sont consolidés par intégration proportionnelle. Les comptes des sociétés dans lesquelles le Groupe exerce une infl uence notable (entreprises associées) Les transactions signifi catives entre les sociétés consolidées, ainsi que les profi ts internes non réalisés sont éliminés. Les titres des sociétés exclues du périmètre de consolidation bien que répondant aux critères évoqués ci-dessus, sont inscrits en autres actifs Il s’agit de sociétés qui, prises individuellement, ne dépassent aucun des seuils suivants (en contribution aux données du Groupe) : ■ chiffre d’affaires : 20 millions d’euros ; ■ stocks : 20 millions d’euros. La consolidation de l’ensemble de ces sociétés aurait un impact négligeable sur les comptes consolidés s’agissant de structures dont les pertes éventuelles sont prises en compte par voie de provision. De plus, celles-ci sont fi nancées par le Groupe, et réalisent auprès de lui : ■ soit la quasi-totalité de leurs achats, la plupart de ces sociétés étant des structures de type concession automobile ; ■ soit la quasi-totalité de leurs ventes, la principale de ces sociétés étant D – Présentation des états financiers Le résultat d’exploitation inclut l’ensemble des produits et coûts directement liés aux activités du Groupe, que ces produits et charges soient récurrents ou qu’ils résultent de décisions ou d’opérations ponctuelles, comme les coûts La marge opérationnelle correspond au résultat d’exploitation avant prise en compte des autres produits et charges d’exploitation qui comprennent : ■ les coûts de restructuration et les coûts relatifs aux mesures d’adaptation ■ le résultat de cession d’activités ou de participations opérationnelles ; ■ le résultat de cession d’immobilisations incorporelles et corporelles (hors ■ les éléments inhabituels correspondant à des produits et charges non usuels par leur fréquence, leur nature ou leur montant, en particulier les pertes de valeur des éléments de l’actif immobilisé. Les informations par secteur opérationnel sont présentées pour la première fois selon la norme IFRS 8 « Secteurs opérationnels », qui remplace la norme IAS 14 « Information sectorielle » à compter du 1er janvier 2009. Les secteurs opérationnels répondant aux critères de la norme IFRS 8 sont identiques à ceux déjà présentés selon la norme IAS 14. Il s’agit : les fi liales de production, de commercialisation, de distribution de véhicules particuliers et utilitaires légers, les fi liales de service automobile et les fi liales assurant la gestion ■ du Financement des ventes, considéré par le Groupe comme une activité réalisant des opérations d’exploitation à part entière, exercée par RCI Banque et ses fi liales auprès du réseau de distribution et de la clientèle Les informations par secteur opérationnel sont établies sur la base des reportings internes communiqués au Comité exécutif Groupe, identifi é comme le « principal décideur opérationnel ». Ces informations sont établies selon le référentiel IFRS applicable aux comptes consolidés. L’ensemble des données fi nancières du Groupe est alloué aux secteurs opérationnels. La colonne « Opérations intersecteurs » ne comprend que les transactions entre les deux secteurs, effectuées à des conditions proches de celles du marché. Les dividendes versés par le Financement des ventes à l’Automobile sont intégrés dans le résultat fi nancier de cette dernière. L’indicateur de mesure du résultat sectoriel est la marge opérationnelle. À l’exception de la charge d’impôt et de la part dans le résultat des entreprises associées, les produits et charges résultant de l’activité de fi nancement des ventes sont comptabilisés en produits et charges d’exploitation. Par ailleurs, les effets de l’intégration fi scale en France sont présentés au niveau de la Les actifs et les dettes sont propres à chaque activité. Les créances cédées par l’Automobile aux sociétés de fi nancement des ventes sont comptabilisées COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES dans les actifs d’exploitation de ces dernières qui en assurent alors le fi nancement, lorsque l’essentiel des risques et avantages leur est transféré. Les véhicules faisant l’objet d’engagements de reprise par l’Automobile font partie des actifs de cette dernière. Lorsque ces véhicules sont fi nancés par le Financement des ventes, ce dernier détient alors une créance sur Les créances de fi nancement des ventes, les autres valeurs mobilières, les dérivés, les prêts et les passifs fi nanciers du Financement des ventes (hors titres participatifs et emprunts subordonnés) sont considérés comme des actifs et passifs courants car ils sont utilisés dans le cycle normal En ce qui concerne l’Automobile, outre les éléments directement liés au cycle d’exploitation, sont considérés comme courants les actifs et passifs dont l’échéance est inférieure à un an. E – Conversion des comptes des sociétés étrangères La monnaie de présentation du Groupe est l’euro. La monnaie fonctionnelle des sociétés étrangères est généralement leur monnaie locale. Dans les cas où la majorité des transactions est effectuée dans une monnaie différente de la monnaie locale, c’est cette monnaie qui Pour déterminer si un pays est en hyperinfl ation, le Groupe se réfère à la liste publiée par l’International Task Force de l’AICPA (American Institute of Certified Public Accountants). En 2009, aucun pays dans lequel Renault exerce une activité signifi cative ne fi gure sur cette liste. Les comptes des sociétés étrangères du Groupe sont établis dans leur monnaie fonctionnelle, leurs comptes étant ensuite convertis dans la monnaie de présentation du Groupe de la manière suivante : ■ les postes du bilan, à l’exception des capitaux propres, qui sont maintenus au taux historique, sont convertis au taux de clôture ; ■ les postes du compte de résultat sont convertis au taux moyen de la ■ l’écart de conversion est inclus dans les capitaux propres consolidés et Les goodwills et les écarts d’évaluation dégagés lors d’un regroupement avec une société étrangère sont traités comme des actifs et des passifs de Lors de la cession d’une société étrangère, les différences de conversion sur ses actifs et passifs, constatées précédemment en capitaux propres, sont F – Conversion des transactions en monnaie étrangère Les opérations libellées dans une monnaie différente de la monnaie fonctionnelle de l’entité qui les réalise sont initialement converties et comptabilisées dans la monnaie fonctionnelle au cours en vigueur à la date À la date de clôture, les actifs et passifs monétaires exprimés dans une monnaie différente de la monnaie fonctionnelle de l’entité sont convertis au cours de change à cette même date. Les différences de change qui résultent de ces opérations sont comptabilisées dans le compte de résultat, à l’exception des différences de conversion relatives aux instruments fi nanciers désignés comme couverture et relatifs à un investissement net dans une société étrangère (note 2-V). Les impacts constatés en résultat sont comptabilisés : ■ en résultat fi nancier pour les différences de conversion relatives aux opérations fi nancières de l’Automobile ; ■ en marge opérationnelle pour les autres différences de conversion. Les instruments dérivés sont évalués et comptabilisés conformément aux modalités décrites dans la note 2-V. G – Chiffre d’affaires et marge Le chiffre d’affaires est égal à l’ensemble des produits résultant de la vente des produits automobiles du Groupe, des prestations de services associées à ces ventes, des ventes de technologies automobiles, des droits de commercialisation et des différents produits de fi nancement des ventes proposés par les sociétés du Groupe à leurs clients. Ventes de biens et services et constatation de la marge Ventes et constatation de la marge Les ventes de produits automobiles sont comptabilisées au moment où ceux-ci sont mis à la disposition du réseau de distribution s’il s’agit de concessionnaires indépendants, ou lors de leur livraison au client fi nal pour les ventes directes. La marge est constatée immédiatement pour les ventes usuelles de l’Automobile, y compris lorsque les contrats de fi nancement associés s’apparentent à des crédits (crédit-bail, location avec option d’achat). La vente n’est pas reconnue lorsque le véhicule fait l’objet d’un contrat de location par une société fi nancière du Groupe, ou d’un engagement de reprise consenti par le Groupe pour lequel la probabilité de retour est forte, et lorsque la durée des contrats ne couvre pas une part suffi sante de la durée de vie des biens. Dans ce dernier cas, les transactions sont comptabilisées comme des locations. Elles sont intégrées dans les ventes de services. La différence entre le prix payé par le client et le prix de rachat, assimilable à un produit de location, est étalée sur la durée de la période de mise à disposition du véhicule. Le coût de production du véhicule neuf, objet de cette mise à disposition, est enregistré en stock pour les contrats d’une durée inférieure à un an et en immobilisations données en location pour les contrats d’une durée supérieure à un an. La vente du véhicule d’occasion à l’issue de la location, se traduit par l’enregistrement d’un chiffre d’affaires et de la marge correspondante. La valeur de revente prévisionnelle est estimée en prenant notamment en compte l’évolution récente et connue du marché des véhicules d’occasion, mais aussi ses perspectives d’évolution sur la durée d’écoulement des véhicules, qui peuvent être infl uencées par des facteurs externes (situation économique, fi scalité) ou internes (évolution de la gamme, baisse des tarifs du constructeur). Dès lors qu’une perte est anticipée sur la vente du véhicule d’occasion, cette perte est prise en compte par la constatation d’une dépréciation (dans le cas d’un véhicule stocké) ou d’un amortissement complémentaire (dans le cas d’un véhicule immobilisé). Lorsque l’économie globale du contrat de location (produits de la location et de la revente du véhicule d’occasion) devient défi citaire, une dépréciation complémentaire est immédiatement constatée pour couvrir la perte future. Les ventes de technologies automobiles et de droits de commercialisation sont comptabilisées en chiffre d’affaires lorsque le transfert des risques et ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 225 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES avantages associés est effectif. Ce transfert est lié aux termes des contrats de cession, et prend notamment en compte la durée et les volumes concernés ainsi que le caractère irréversible ou non des sommes dues par l’acquéreur. Le coût de ces programmes est déduit du chiffre d’affaires lors de l’enregistrement des ventes correspondantes, lorsque leur montant est fonction du volume ou du prix des produits vendus. Dans le cas contraire, il fi gure dans les frais généraux et commerciaux. Les programmes décidés postérieurement à ces ventes sont provisionnés lors de la prise de décision. Le Groupe réalise certaines opérations promotionnelles sous forme de réduction d’intérêts sur les crédits accordés à la clientèle fi nale. Le coût de ces opérations est constaté immédiatement lorsque les fi nancements sont accordés à des taux ne permettant pas de couvrir les charges de refi nancement et de gestion. Dans le cas contraire, il est étalé sur la durée du fi nancement accordé en réduction du produit de fi nancement des ventes. Les coûts supportés ou prévus relatifs à la garantie constructeur des véhicules et pièces vendus non couverte par des contrats d’assurance sont constatés en charge lorsque les ventes sont enregistrées. Dans le cas de campagnes de rappel liées à des incidents découverts après le début de la commercialisation du véhicule, les coûts correspondants font l’objet de provisions dès lors que la décision d’engager la campagne est prise. Les recours engagés auprès des fournisseurs sont comptabilisés en réduction de la charge de garantie lorsque leur récupération est jugée quasi certaine. Ils fi gurent en créances clients de l’Automobile au bilan du Groupe. Prestations de services associées à la vente de produits automobiles Renault propose à ses clients des contrats d’extension de garantie et d’entretien pour lesquels les produits et la marge sont reconnus sur la durée Les produits de fi nancement des ventes sont la résultante des opérations de fi nancement des ventes d’automobiles aux concessionnaires ou aux utilisateurs fi naux. Ces fi nancements, réalisés par les sociétés du Financement des ventes, constituent des crédits et, en conséquence, sont comptabilisés au bilan au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif, déduction faite des dépréciations éventuellement comptabilisées. Les produits sur ces contrats sont calculés de manière à générer un taux d’intérêt constant sur la période. Ils fi gurent dans le chiffre d’affaires. Les coûts de fi nancement des ventes sont considérés comme des charges d’exploitation comprises dans la marge opérationnelle. Ils incluent essentiellement les intérêts encourus par les sociétés du Financement des ventes pour refi nancer leurs opérations de clientèle, les autres coûts et produits directement liés à la gestion de ce refi nancement (placements temporaires, couverture et gestion du risque de taux ou de change) et le coût du risque non lié au refi nancement des créances. Elles constituent des coûts externes de distribution et sont par conséquent incluses dans les encours de fi nancement, en tant que coûts d’acquisition des contrats, et étalées de manière à produire un taux d’intérêt constant sur la durée de ces fi nancements. Créances présentant un indicateur objectif de perte de valeur Des dépréciations pour risque de crédit sont constituées pour couvrir les risques de non-recouvrement des créances. S’il existe des indications objectives de dépréciation (échéances impayées, dégradation de la situation fi nancière, procédure contentieuse, etc.) pour ces en-cours considérés individuellement, ces dépréciations sont alors déterminées sur base individuelle (selon le cas, d’après une méthode unitaire ou statistique). Dans le cas contraire, une provision sur base collective peut être comptabilisée (notamment en cas de dégradation d’un indicateur macro-économique et/ou Par ailleurs, des dépréciations pour risques pays sont déterminées en fonction de l’appréciation portée sur : ■ le risque de non-transfert attaché à la solvabilité future de chacun des pays composant la base à déprécier ; ■ le risque systémique de crédit auquel sont exposés les débiteurs dans l’hypothèse d’une dégradation continue et persistante de la situation économique et générale des pays compris dans cette base. Les produits et charges d’intérêts sont reconnus selon la méthode du taux d’intérêt effectif qui consiste en un étalement actuariel des intérêts et des coûts de transaction sur la durée du prêt ou de l’emprunt. Les produits et charges d’intérêts comprennent en particulier les intérêts courus des dérivés de taux utilisés dans le cadre de couvertures de juste valeur et de couvertures de fl ux de trésorerie (au moment du recyclage en provenance des capitaux propres). La variation de la juste valeur des dérivés de taux hors intérêts courus est quant à elle comptabilisée en autres produits I – Impôt sur les résultats Le Groupe comptabilise des impôts différés pour l’ensemble des différences temporelles entre les valeurs fi scales et comptables des actifs et passifs au bilan consolidé. Selon la méthode du report variable, les impôts différés sont calculés en appliquant le dernier taux d’impôt voté à la date de clôture et applicable à la période de renversement de ces différences. Au sein d’une même entité fi scale (société juridique, établissement ou groupe d’entités redevable de l’impôt auprès de l’administration fi scale), les impôts différés actifs et passifs sont présentés de manière compensée, dès lors que celle-ci a le droit de compenser ses actifs et passifs d’impôts exigibles. Les actifs nets d’impôts différés sont reconnus en fonction de leur probabilité de Pour les sociétés intégrées globalement, un passif d’impôt différé est reconnu au titre des distributions probables des sociétés du Groupe. Les entreprises associées et les co-entreprises donnent lieu à comptabilisation d’un impôt différé passif de distribution pour toutes les différences entre la valeur comptable et la valeur fi scale des titres. Les crédits d’impôt dont l’utilisation est conditionnée par la réalisation d’un bénéfi ce fi scal sont comptabilisés en réduction de la charge d’impôt sur les résultats. Les crédits d’impôt dont la récupération n’est pas subordonnée à la réalisation d’un bénéfi ce fi scal fi gurent en réduction de la nature de charge à laquelle ils se rapportent. Produits de financement des ventes et constatation Les autres produits et charges fi nanciers intègrent également les variations de juste valeur des titres participatifs de Renault SA. COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES Les goodwills constatés lors de regroupements d’entreprises correspondent à la différence, à la date d’acquisition, entre le coût d’acquisition des titres (y compris frais d’acquisition) et la quote-part des actifs et des passifs acquis Les goodwills ne sont pas amortis mais font l’objet d’un test de dépréciation au minimum une fois par an, et dès qu’il existe un indice de perte de valeur. Après leur comptabilisation initiale, les goodwills sont donc évalués à leur coût diminué du cumul des pertes de valeur éventuelles. Les goodwills relatifs à des entreprises associées sont inclus dans la valeur de ces participations au bilan. En cas de perte de valeur, celle-ci est comptabilisée et intégrée au compte de résultat du Groupe via la part de Les acquisitions d’intérêts complémentaires et les puts sur minoritaires dans des sociétés contrôlées sont traités comme des transactions de capitaux propres. L’écart, positif ou négatif, entre le coût d’acquisition des titres (y compris frais d’acquisition) et la valeur comptable des intérêts minoritaires acquis est comptabilisé en capitaux propres. Dans le cas des puts, les intérêts minoritaires sont évalués à leur juste valeur et reclassés en dettes Frais de recherche et de développement Les frais de développement engagés entre la décision d’entrer dans le développement et l’industrialisation d’un véhicule nouveau ou d’un organe nouveau (moteurs, boîtes de vitesses, etc.) et l’accord de fabrication en série de ce véhicule ou de cet organe sont comptabilisés en immobilisations incorporelles. Ces frais sont amortis linéairement à partir de l’accord de fabrication sur la durée de commercialisation prévue de ce véhicule ou de cet organe, cette durée n’excédant pas sept ans. Ils comprennent principalement les coûts des prototypes, les coûts des études externes facturées, les coûts de personnel affecté au projet, la part des coûts de structure dédiés de manière exclusive à l’activité de développement. Ils comprennent également les coûts relatifs au fi nancement du projet lorsque le projet a démarré après le 1er janvier 2009. Le taux de capitalisation des coûts d’emprunts est égal à la moyenne pondérée des taux d’intérêts des emprunts non affectés en cours sur l’exercice, limitée de façon à ce que les coûts d’emprunts capitalisés n’excèdent pas le montant total des coûts d’emprunts supportés sur l’exercice. Lorsque le fi nancement est réalisé à l’aide d’un emprunt affecté, le taux de capitalisation est égal au taux d’intérêt Les frais encourus avant la décision formelle d’entrer dans le développement du produit, de même que les frais de recherche, sont enregistrés dans les charges de la période au cours de laquelle ils sont encourus. Les frais encourus postérieurement au démarrage de la production en série sont traités comme des coûts de production. La valeur brute des immobilisations corporelles est égale au coût historique Les frais de conception et de mise au point sont incorporés au coût de Par ailleurs, les coûts relatifs au fi nancement des immobilisations corporelles supportés pendant la période de construction, lorsque celle-ci a démarré après le 1er janvier 2009, sont également incorporés au coût des immobilisations. Le taux de capitalisation est identique à celui utilisé pour les Les subventions d’investissement reçues sont, le cas échéant, comptabilisées en déduction de la valeur brute des immobilisations auxquelles elles se Les dépenses ultérieures sur immobilisations sont comptabilisées en charges lorsqu’elles sont encourues, sauf celles engagées pour augmenter la productivité ou pour prolonger la durée de vie d’un bien. Les biens dont le Groupe dispose par contrat de crédit-bail sont, le cas échéant, traités comme des immobilisations fi nancées à crédit. Les véhicules donnés en location correspondent à des véhicules faisant l’objet d’un contrat de location d’une durée supérieure à un an, par une société fi nancière du Groupe, avec un engagement de reprise, ou à des véhicules ayant fait l’objet d’une vente assortie d’une clause de rachat Les amortissements sont calculés linéairement sur les durées d’utilisation Matériels et autres outillages (hors lignes de presses) (1) Les constructions dont la mise en service est antérieure à 1987 sont amorties sur une durée Les durées d’utilisation sont révisées périodiquement. Dans ce cadre, les actifs font l’objet d’un amortissement accéléré lorsque la durée d’utilisation devient inférieure à la durée d’utilisation initialement anticipée, en particulier dans le cas de décisions d’arrêt de commercialisation d’un véhicule ou Pertes de valeur des éléments de l’actif immobilisé Des tests de dépréciation sont effectués sur les actifs immobilisés dès lors qu’il existe un indice de perte de valeur. Les changements signifi catifs et défavorables intervenus sur les marchés sur lesquels l’entreprise opère, ou relatifs aux conditions d’utilisation des actifs, constituent les indices Pour l’Automobile, les tests de dépréciation sont conduits à deux niveaux : ■ Au niveau des actifs spécifi ques aux véhicules Les actifs spécifi ques à un véhicule sont constitués des frais de développement capitalisés, des outillages spécifi ques et des outillages fournisseurs. Les tests de dépréciation sont conduits par comparaison entre la valeur nette comptable et la valeur recouvrable calculée à partir des fl ux de trésorerie actualisés liés au véhicule. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 227 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES ■ Au niveau des unités génératrices de trésorerie M – Actifs non courants ou groupe d’actifs détenus Une unité génératrice de trésorerie est défi nie comme étant un sous-ensemble cohérent générant des fl ux de trésorerie largement indépendants. Les actifs immobilisés relatifs aux unités génératrices de trésorerie englobent les goodwills, les actifs spécifi ques et les actifs Les tests de dépréciation sont conduits par comparaison entre la valeur nette comptable et la valeur recouvrable. La valeur recouvrable est défi nie comme correspondant au montant le plus élevé de la valeur d’utilité ou de la juste valeur nette des coûts de sortie. La valeur d’utilité est déterminée à partir de la valeur actualisée des fl ux futurs de trésorerie estimés provenant de l’utilisation des actifs. Les fl ux futurs de trésorerie sont issus du plan d’affaires à cinq ans, établi et validé par la Direction, auquel s’ajoute une valeur terminale basée sur des fl ux de trésorerie normatifs actualisés, après application d’un taux de croissance à l’infi ni. Ils intègrent également les dividendes versés par le Financement des ventes à l’Automobile. Ces dividendes traduisent, sous forme de trésorerie, la contribution du Financement des ventes prise en compte dans les analyses internes de rentabilité des projets. Les hypothèses qui sous-tendent le plan d’affaires intègrent notamment l’estimation de l’évolution des marchés des pays dans lesquels le Groupe opère et de sa pénétration sur ces marchés, de l’évolution des prix de vente des produits et des prix des composants achetés et des matières premières. Le taux d’actualisation avant impôt utilisé correspond au coût moyen pondéré du capital déterminé par l’entreprise. Lorsque la valeur recouvrable est inférieure à la valeur nette comptable, cette perte de valeur est comptabilisée en diminution des actifs concernés. Pour le Financement des ventes, un test de dépréciation est effectué, au minimum une fois par an et dès que survient un indice de perte de valeur, en comparant la valeur comptable des actifs à leur valeur recouvrable, celle- ci étant défi nie comme la plus élevée entre la juste valeur, diminuée du coût de cession, et la valeur d’utilité. La valeur d’utilité est déterminée par l’actualisation des fl ux de trésorerie futurs issus des dernières prévisions à cinq ans pour chacun des groupes d’unités génératrices de trésorerie, constituées d’entités juridiques ou de regroupement d’entités juridiques dans un même pays. Un taux d’actualisation unique est utilisé pour l’ensemble des unités génératrices de trésorerie testées, composé du taux sans risque à dix ans augmenté de la prime de risque moyenne du secteur dans lequel Perte de valeur des participations dans les entreprises Des tests de dépréciation sur la valeur des participations dans les entreprises associées sont conduits dès lors qu’il existe un indice de perte de valeur. Les changements signifi catifs et défavorables intervenus sur les marchés sur lesquels l’entreprise associée opère ou une baisse importante ou prolongée de la valeur boursière du titre constituent les indices essentiels de perte de Les tests de dépréciation sont conduits conformément aux dispositions des normes IAS 28 et IAS 36, par comparaison entre la valeur comptable de la participation dans l’entreprise associée et la quote-part de la valeur actuelle des fl ux de trésorerie futurs estimés attendus par l’entreprise associée. Lorsque la valeur recouvrable est inférieure à la valeur comptable, la perte de valeur qui en résulte est comptabilisée en diminution de la valeur de la participation dans l’entreprise associée à laquelle elle se rattache. Sont considérés comme détenus en vue de la vente les actifs non courants ou groupes d’actifs qui sont disponibles à la vente (sans requérir de travaux signifi catifs pour les mettre en état d’être vendus) et dont la vente est Les actifs non courants ou groupe d’actifs considérés comme détenus en vue de la vente sont évalués et comptabilisés au montant le plus faible entre leur valeur nette comptable et leur juste valeur diminuée des coûts de la vente. Par ailleurs, les actifs non courants classés comme détenus en vue de la vente (ou inclus au sein d’un groupe d’actifs détenus en vue de la vente) cessent d’être amortis. Ils sont classés sur une ligne spécifi que du bilan. Les stocks sont évalués au coût de revient ou à la valeur nette de réalisation si celle-ci est inférieure. Le coût de revient correspond au coût d’acquisition ou au coût de production. Ce dernier incorpore, sur la base d’un niveau d’activité normal, les charges directes et indirectes de production ainsi qu’une quote-part des frais de structure liés à la fabrication. Afi n de déterminer la part de frais fi xes à exclure en cas de sous-activité, le niveau d’activité normale est apprécié site par site. Les stocks sont comptabilisés selon la méthode du « premier entré – Lorsque la valeur nette réalisable est inférieure à la valeur établie selon la méthode du « premier entré – premier sorti », une dépréciation est constatée Les créances cédées à des tiers (titrisation, escompte) sont sorties de l’actif du Groupe lorsque l’essentiel des risques et avantages qui leur sont associés est également transféré à ces tiers. La même règle s’applique entre l’Automobile et le Financement des ventes. Les créances et dettes qui en résultent fi gurent dans les éléments Les actions d’autocontrôle correspondent aux actions affectées aux plans d’options d’achat et de souscription d’actions consenties aux cadres et dirigeants du Groupe. Elles sont comptabilisées pour leur coût d’acquisition en déduction des capitaux propres du Groupe jusqu’à la date de leur cession. Le prix de cession est comptabilisé directement en augmentation des capitaux propres du Groupe et, dès qu’il est encaissé, en trésorerie. Aucun profi t ou perte n’est donc comptabilisé dans le résultat net de l’exercice. Q – Plans d’achat et de souscription d’actions/ Des plans d’options d’achat, d’options de souscription et d’attribution d’actions gratuites sont attribués par le Groupe et dénoués en actions Renault. La date d’attribution correspond à la date à laquelle les bénéfi ciaires sont informés de la décision et des modalités d’octroi de plan d’options ou d’actions gratuites. Pour les plans soumis à des conditions de performance, une estimation de leur atteinte est prise en compte pour déterminer le COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES nombre d’options ou d’actions gratuites attribuées. Cette estimation est révisée chaque année en fonction des évolutions de la probabilité de réalisation des conditions de performance. La juste valeur des services reçus en contrepartie de l’attribution de ces options ou actions gratuites est évaluée, de manière défi nitive, par référence à la juste valeur desdites options ou actions gratuites à la date de leur attribution. Pour valoriser les options, le Groupe utilise un modèle mathématique de type binomial. Les droits d’attribution d’actions gratuites sont évalués sur la base de la valeur de l’action à la date d’attribution diminuée des dividendes attendus pendant La juste valeur totale ainsi déterminée est reconnue de manière linéaire sur toute la période d’acquisition des droits. Cette dépense est constatée en charges de personnel en contrepartie d’une augmentation des réserves consolidées. Lors de l’exercice des options ou droits d’attribution, le montant de trésorerie perçu par le Groupe au titre du prix d’exercice est comptabilisé en trésorerie en contrepartie des réserves consolidées. Conformément aux dispositions transitoires de la norme IFRS 2, seuls les plans postérieurs au 7 novembre 2002 et dont les droits n’étaient pas acquis au 1er janvier 2005 ont été comptabilisés selon le principe exposé ci-dessus Engagements de retraite et autres avantages du personnel à Pour les régimes à cotisations défi nies, les paiements du Groupe sont constatés en charges de la période à laquelle ils sont liés. Pour les régimes à prestations défi nies concernant les avantages postérieurs à l’emploi, la valeur actuelle de l’obligation est estimée en utilisant la méthode des unités de crédit projetées. Selon cette méthode, les droits à prestations sont affectés aux périodes de service en fonction de la formule d’acquisition des droits du régime et ceci principalement de manière linéaire Les montants des paiements futurs correspondant aux avantages accordés aux salariés sont évalués sur la base d’hypothèses d’évolution des salaires, d’âge de départ, de mortalité et de présence. Ils sont ensuite ramenés à leur valeur actuelle sur la base des taux d’intérêt des obligations à long terme des émetteurs de première catégorie et d’une durée correspondant à la durée Les écarts actuariels résultant de révisions des hypothèses de calcul et des ajustements liés à l’expérience sont enregistrés en capitaux propres, conformément à l’option offerte par la norme IAS 19. La charge nette de l’exercice, correspondant à la somme du coût des services rendus, du coût lié à la désactualisation diminuée de la rentabilité attendue des actifs du régime et de l’étalement du coût des services passés, est entièrement constatée en diminution de la marge opérationnelle. Mesures de restructuration/Indemnités de fin de contrat de Le coût estimé des mesures de restructuration et des indemnités de fi n de contrat de travail est pris en charge dès lors qu’elles ont fait l’objet d’un plan détaillé et d’une annonce ou d’un début d’exécution. Le Groupe enregistre un actif fi nancier lorsqu’il devient partie aux dispositions Les actifs fi nanciers comprennent les titres de sociétés ni contrôlées ni sous infl uence notable, les valeurs mobilières, les prêts et les instruments dérivés actifs relatifs à des opérations fi nancières (note 2-V). Ces instruments sont présentés en actifs non courants, excepté ceux présentant une échéance inférieure à 12 mois à la date de clôture, qui sont classés en actifs courants ou en équivalents de trésorerie suivant le cas. Valeurs mobilières : titres de sociétés ni contrôlées ni sous Les dividendes concernant ces titres sont comptabilisés dans l’année de leur Ces titres sont considérés comme étant « disponibles à la vente ». Ils sont donc évalués à leur juste valeur à la date de clôture et les variations de juste valeur sont comptabilisées directement dans les réserves consolidées. Ces montants sont repris en résultat lors de la cession ou de la dépréciation des Des pertes de valeur sont comptabilisées en résultat lorsqu’il existe une indication objective de la dépréciation de ces titres. Une indication de dépréciation objective est la baisse signifi cative ou prolongée de la juste valeur des titres en dessous de leur coût d’acquisition. La juste valeur de ces titres est déterminée en priorité par référence au prix du marché ou à défaut sur la base de méthodes de valorisation non basées Valeurs mobilières ne représentant pas une participation dans le capital d’une autre entreprise Ces valeurs mobilières constituent des placements réalisés dans le cadre de la gestion des excédents de trésorerie. Lors de leur comptabilisation initiale, les valeurs mobilières autres que celles représentant une participation dans le capital d’autres entreprises sont Les modalités d’évaluation ainsi que le traitement comptable ultérieur diffèrent selon que ces valeurs mobilières sont considérées comme étant « disponibles à la vente », ou comptabilisées dès l’origine comme des « actifs évalués à la juste valeur par contrepartie du résultat ». Le classement en valeurs mobilières « disponibles à la vente » ou en « actifs évalués à la juste valeur par contrepartie du résultat » est déterminé, au cas par cas, en fonction de l’intention de gestion. Si les valeurs mobilières sont destinées à être cédées à court terme, elles sont classées en « actifs évalués à la juste valeur par contrepartie du résultat ». Dans le cas contraire, elles sont classées en actifs « disponibles à la vente ». Les valeurs mobilières destinées à être cédées à court terme sont évaluées à leur juste valeur à la date de clôture et les variations de juste valeur sont Les valeurs mobilières disponibles à la vente sont évaluées à leur juste valeur à la date de clôture et les variations de cette juste valeur sont comptabilisées directement en capitaux propres. Les montants constatés en capitaux propres sont repris en résultat lors de la sortie de l’actif. Des pertes de valeur sont comptabilisées en résultat lorsqu’il existe une indication objective ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 229 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 2 – RÈGLES ET MÉTHODES COMPTABLES Les justes valeurs des valeurs mobilières sont déterminées principalement par référence au prix du marché. Ce poste comprend essentiellement les prêts interbancaires réalisés dans le Lors de leur comptabilisation initiale, les prêts sont mesurés à leur juste valeur augmentée des coûts de transaction qui leur sont directement À chaque clôture, les prêts sont évalués à leur coût amorti. Par ailleurs, des pertes de valeur sont comptabilisées en résultat lorsqu’il existe une indication objective de dépréciation du fait d’un événement intervenu après T – Trésorerie et équivalents de trésorerie La trésorerie comprend les fonds en caisse et les dépôts bancaires à vue, à l’exclusion des découverts bancaires qui fi gurent dans les passifs fi nanciers. Ces instruments sont évalués au coût amorti. Les équivalents de trésorerie sont constitués de placements détenus dans le but de faire face aux engagements de trésorerie à court terme. Pour qu’une valeur mobilière soit considérée comme un équivalent de trésorerie, elle doit être liquide, facilement convertible en un montant connu de trésorerie, et être soumise à un risque négligeable de changement de valeur. Ces instruments sont évalués à la juste valeur. U – Passifs financiers et dettes de financement Le Groupe enregistre un passif fi nancier (pour l’Automobile) ou une dette de fi nancement des ventes lorsqu’il devient partie aux dispositions Les passifs fi nanciers et les dettes de fi nancement des ventes comprennent les titres participatifs, les emprunts obligataires, les autres dettes représentées par un titre, les emprunts auprès des établissements de crédit, les autres dettes porteuses d’intérêts et les instruments dérivés passifs relatifs à des opérations fi nancières (note 2-V). Selon la norme IAS 39, la clause de rémunération variable des titres participatifs représente un dérivé incorporé. L’évaluation séparée de ce dérivé n’étant pas possible, le Groupe évalue donc à la juste valeur l’intégralité des titres participatifs. La juste valeur est la valeur de marché. Les variations de juste valeur constatées sont incluses dans le résultat fi nancier pour les titres participatifs de l’Automobile, et en marge opérationnelle pour les titres participatifs du Financement des ventes. Emprunts obligataires, autres dettes représentées par un titre, emprunts auprès des établissements de crédit et autres Lors de leur comptabilisation initiale, les emprunts obligataires, les autres dettes représentées par un titre, les emprunts auprès des établissements de crédit et les autres dettes porteuses d’intérêts sont mesurés à leur juste valeur nette des coûts de transaction qui leur sont directement attribuables. À chaque clôture, en dehors des modalités spécifi ques liées à la comptabilité de couverture (note 2-V), ces passifs fi nanciers sont ensuite généralement évalués à leur coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Les charges fi nancières ainsi calculées prennent en compte les frais d’émission et les primes d’émission ou de remboursement ainsi que l’effet des renégociations de dettes si les conditions de la nouvelle dette ne sont pas En effet, les renégociations des conditions d’emprunts et opérations assimilées ne sont comptabilisées comme une extinction de l’ancienne dette et la comptabilisation d’une nouvelle dette que si les conditions de l’ancienne et de la nouvelle dette sont substantiellement différentes. Dans ce cas, les coûts supportés à cette occasion sont enregistrés dans les charges fi nancières de l’exercice au cours duquel la négociation intervient. V – Dérivés et comptabilité de couverture Les dérivés sont mesurés à leur juste valeur lors de leur comptabilisation initiale. Par la suite, à chaque clôture, la juste valeur des dérivés est ■ La juste valeur des contrats de change à terme est estimée à partir des conditions du marché. Celle des swaps de devises est déterminée par actualisation des fl ux fi nanciers, en utilisant les taux (change et intérêt) du marché à la date de clôture. ■ La juste valeur des dérivés de taux représente ce que le Groupe recevrait (ou paierait) pour dénouer à la date de clôture les contrats en cours, en prenant en compte les plus ou moins-values latentes déterminées à partir des taux d’intérêts courants et de la qualité de la contrepartie de chaque contrat à la date de clôture. La juste valeur de ces dérivés de taux inclut ■ La juste valeur des dérivés de matières premières est estimée à partir des Les dérivés de l’Automobile sont présentés au bilan en non courant ou courant suivant que leur échéance se situe à plus ou moins de 12 mois. Les dérivés du Financement des ventes sont présentés au bilan en courant. Lorsque les dérivés remplissent les conditions d’une relation de couverture, leur traitement varie selon qu’ils sont qualifi és : ■ de couverture de juste valeur ; ■ de couverture de fl ux de trésorerie ; ■ de couverture d’un investissement net réalisé à l’étranger. Le Groupe identifi e l’élément de couverture et l’élément couvert dès la mise en place de la couverture et documente cette relation de couverture en identifi ant la stratégie de couverture, le risque couvert et la méthode d’évaluation de l’effi cacité de la relation de couverture. Par la suite, cette documentation est actualisée, permettant ainsi de démontrer l’effi cacité de La comptabilité de couverture se traduit par des méthodes spécifi ques d’évaluation et de comptabilisation selon la catégorie de couverture COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 3 – ÉVOLUTION DU PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION ■ Couverture de juste valeur : l’élément couvert est réévalué au titre du risque couvert et l’instrument de couverture est évalué et comptabilisé pour sa juste valeur. Dans la mesure où les variations de ces deux éléments sont enregistrées simultanément dans le compte de résultat, seule l’ineffi cacité de la couverture impacte ce dernier. Elle est comptabilisée dans la même rubrique du compte de résultat que les variations de juste valeur de l’instrument couvert et de l’instrument de couverture. ■ Couverture de fl ux de trésorerie : l’élément couvert ne fait l’objet d’aucune revalorisation et seul l’instrument de couverture est réévalué à sa juste valeur. En contrepartie de cette réévaluation, la part effi cace de variation de juste valeur attribuable au risque couvert est comptabilisée nette d’impôt dans les capitaux propres alors que la part ineffi cace est comptabilisée en résultat. Les montants accumulés en capitaux propres sont recyclés au compte de résultat lorsque l’élément couvert impacte ce dernier. ■ Couverture d’investissement net réalisé à l’étranger : l’instrument de couverture est réévalué à sa juste valeur. En contrepartie de cette réévaluation, la part effi cace de variation de juste valeur attribuable au risque de change couvert est comptabilisée net d’impôt dans les capitaux propres alors que la part ineffi cace est comptabilisée en résultat. Les montants accumulés en capitaux propres sont repris au compte de résultat à la date de liquidation ou de cession de l’investissement. La composante taux des instruments fi nanciers utilisés pour la couverture de l’investissement dans Nissan (ventes à terme et cross currency swaps fi xe/fi xe) est assimilée à de la part ineffi cace et est par conséquent enregistrée directement en résultat fi nancier. Comptabilisation des dérivés non qualifiés de couverture Lorsque les dérivés ne sont pas qualifi és de couverture, les variations de juste valeur sont portées immédiatement en résultat fi nancier, sauf dans le cas de dérivés initiés uniquement pour des raisons étroitement liées à l’exploitation. Dans ce dernier cas, les variations de juste valeur sont comptabilisées en NOTE 3 – ÉVOLUTION DU PÉRIMÈTRE DE CONSOLIDATION Les principales variations de périmètre intervenues sont les suivantes : Renault a créé la société Renault Tanger Méditerranée (Maroc). Cette entité est consolidée suivant la méthode de l’intégration globale sur le 2nd semestre 2009. Renault Tanger Méditerranée réalise l’investissement industriel du site de production dans la Zone Spéciale de Développement de Les accords signés le 29 février 2008 par Renault et AvtoVAZ ont instauré un partenariat stratégique entre les deux Groupes. Dans ce cadre, Renault a investi 1 milliard de dollars US pour acquérir 25 % du capital + 1 action d’AvtoVAZ. La participation de Renault dans le groupe AvtoVAZ est mise en équivalence dans les comptes consolidés du Groupe à compter du 1er mars 2008 selon les modalités décrites en note 15-B. Les intérêts minoritaires de la société SOFASA (Colombie) ont été rachetés en fi n d’exercice 2008. Ce rachat a pour conséquence de porter de 60 % à 100 % la participation de Renault dans cette société. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 231 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 4 – CHIFFRE D’AFFAIRES 7.2.7.2 COMPTE DE RÉSULTAT ET RÉSULTAT GLOBAL A – Chiffre d’affaires 2008 aux périmètre B – Décomposition du chiffre d’affaires Produits sur crédits à la clientèle Produits sur opérations de crédit-bail et (1) Dont 464 millions d’euros réalisés par le Financement des ventes en 2009 (485 millions d’euros en 2008 et 511 millions d’euros en 2007). (2) En 2008, ce montant inclut 165 millions d’euros au titre de la vente de technologies automobiles et de droits de commercialisation à AvtoVAZ. Les produits locatifs enregistrés par le Groupe dans le cadre des contrats de vente de véhicules avec engagement de reprise ou de location simple de véhicules représentent 517 millions d’euros en 2009 (609 millions d’euros en 2008 et 638 millions d’euros en 2007). Ces produits sont intégrés dans NOTE 5 – COÛT DU FINANCEMENT DES VENTES NOTE 6 – MARGE OPÉRATIONNELLE : ANALYSE DES PRODUITS ET CHARGES PAR NATURE A – Coûts des biens et services vendus Les systèmes d’information du Groupe sont construits pour analyser le compte de résultat par destination. De ce fait, ils ne permettent pas de fournir le montant des achats consommés. Les charges de personnel intègrent 108 millions d’euros de charges de retraite et autres avantages long terme accordés au personnel en 2009 (120 millions d’euros en 2008 et 113 millions d’euros en 2007). C – Paiements fondés sur des actions Les paiements fondés sur des actions concernent des plans de stock-options et d’attribution d’actions gratuites consentis au personnel. Ils représentent une charge de personnel de 14 millions d’euros en 2009. En 2008, un produit de 19 millions d’euros est enregistré en réduction des charges de personnel suite à la révision du nombre d’options ou d’actions gratuites attribuées sur les plans soumis à des conditions de performance. En 2007, la charge de personnel comptabilisée est de 62 millions d’euros. Les éléments de valorisation des plans sont explicités en note 20-H. Les loyers représentent une charge de l’ordre de 255 millions d’euros en 2009 (stable par rapport à 2008 et 2007). Les autres charges d’exploitation comprennent notamment, en France, la Taxe professionnelle. Cette taxe est destinée à être remplacée en 2010 par la Contribution économique territoriale (CET). Comme la Taxe professionnelle, les deux composantes de la CET, la Contribution foncière des entreprises (CFE) et la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), relèvent de la même classifi cation en charge opérationnelle. Les écarts de change enregistrés en marge opérationnelle représentent une charge de 4 millions d’euros en 2009 (à comparer à une charge de 68 millions d’euros en 2008 et de 56 millions d’euros en 2007). COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 9 – IMPÔTS COURANTS ET DIFFÉRÉS de cette charge correspond à une dépréciation de frais de développement liés à deux véhicules de la gamme (notes 12-A et 12-B). En 2008, les pertes de valeur de 114 millions d’euros correspondent également à une dépréciation de frais de développement liés à deux véhicules de la gamme (note 12-A). Les autres produits et charges fi nanciers s’analysent comme suit : Évolution de la juste valeur des titres Les écarts de change enregistrés en autres éléments du résultat fi nancier représentent en 2009 une charge de 1 million d’euros (produit de 14 millions d’euros en 2008 et charge de 4 millions d’euros en 2007). NOTE 9 – IMPÔTS COURANTS ET DIFFÉRÉS Renault SA ayant opté pour le régime de l’intégration fi scale dès son origine, celui-ci constitue le régime fi scal de groupe sous lequel elle est imposée Par ailleurs, le Groupe applique les régimes nationaux optionnels d’intégration ou de consolidation fi scale en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Grande- A – Charge d’impôts courants et différés La charge d’impôts courants provient des entités étrangères pour 156 millions d’euros en 2009 (176 millions d’euros en 2008 et Le montant inscrit en résultat au titre des impôts différés inclut un produit de 1 million d’euros lié aux effets de modifi cation de taux sur l’exercice 2009 (produit de 2 millions d’euros en 2008 et charge de 12 millions d’euros Le montant des impôts courants décaissés par le Groupe au cours de l’exercice 2009 s’élève à 192 millions d’euros (350 millions d’euros en 2008 et 243 millions d’euros en 2007). NOTE 7 – AUTRES PRODUITS ET CHARGES Résultat de cession d’activités ou de Pertes de valeur des actifs immobilisés A – Coûts des restructurations et des mesures En 2009, les coûts de restructuration intègrent une reprise de provision de 22 millions d’euros découlant du calcul défi nitif des coûts du « Projet Renault Volontariat » mis en place en octobre 2008 pour les salariés de Renault s.a.s.. Plus de 4 500 salariés ont adhéré à ce plan qui a pris fi n en avril 2009. À la suite de ces départs, le Groupe a pris la décision de restructurer son implantation en région parisienne progressivement de 2009 à 2012. À ce titre, les coûts de restructuration comprennent une charge de 66 millions d’euros correspondant aux engagements de location sur les Les autres coûts de restructuration sont principalement liés à la prise en charge des mesures de restructuration de certaines activités et des mesures d’adaptation des effectifs, notamment en Espagne. En 2008, les coûts de restructuration comprennent une charge de 200 millions d’euros au titre des coûts estimés du « Projet Renault Volontariat » et une charge de 150 millions d’euros liée à l’abandon d’un projet dans le cadre d’une restructuration de gamme (notamment sur des B – Résultat de cession d’activités ou Après avoir signé une lettre d’intention en décembre 2009, le 5 février 2010, Renault a signé un accord de partenariat stratégique pour sa participation future en Formule 1. Renault transfère ainsi 75 % de ses parts dans la fi liale Renault F1 Team Ltd. Les effets de la cession ont été provisionnés à hauteur de 118 millions d’euros (essentiellement goodwill). C – Résultat de cession d’immobilisations incorporelles ou corporelles (hors cessions de véhicules) La vente de terrains en France, en Espagne et en Corée constitue l’essentiel du résultat de cession réalisé en 2009, 2008 et 2007. D – Pertes de valeur des actifs immobilisés La réalisation de tests de perte de valeur des actifs immobilisés a conduit à la comptabilisation d’une charge de 297 millions d’euros en 2009. L’essentiel ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 233 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 9 – IMPÔTS COURANTS ET DIFFÉRÉS B – Analyse de la charge d’impôt C2 – Analyse des actifs nets d’impôts différés par nature Résultat avant impôt et part dans le Taux d’impôt sur les bénéfices en vigueur Effet des différences entre les taux locaux et le taux en vigueur en France Variation des impôts différés actifs non (1) Cette ligne intègre principalement les effets suivants : différences permanentes, résultats taxés à taux réduits, coûts des redressements fiscaux et ajustements sur exercices En 2009, comme en 2008, en l’absence de visibilité sur les résultats fi scaux à court et moyen terme et indépendamment du caractère indéfi niment reportable des défi cits fi scaux, les actifs d’impôts différés sur défi cits reportables de l’intégration fi scale française ont été reconnus à hauteur du solde net d’impôts différés actifs et passifs sur différences temporelles (note 9-C2). Il en résulte un effet négatif de 771 millions d’euros au niveau de la preuve d’impôt du Groupe présenté en « variation des impôts différés C – Ventilation du solde net des impôts différés C1 – Variation des impôts différés actifs et passifs Solde net actif (passif) des impôts Solde net actif (passif) des impôts Sur les entités du périmètre de l’intégration fi scale en France, des impôts différés actifs pour un montant de 791 millions d’euros n’ont pas été reconnus en 2009 en l’absence de visibilité sur les résultats fi scaux à court et moyen terme. Ces actifs non reconnus ont été générés sur l’exercice à hauteur de 20 millions d’euros par des éléments fi gurant en capitaux propres (principalement effets de la couverture partielle de l’investissement dans Nissan et des écarts actuariels) et à hauteur de 771 millions d’euros par des éléments ayant impacté le résultat (note 9-B). C3 – Analyse des actifs nets d’impôts différés non reconnus d’échéance entre 1 et 5 ans (1) Principalement liée à la variation de la réserve de réévaluation des instruments financiers, aux écarts actuariels et aux effets de la couverture partielle de l’investissement dans Nissan. (1) Dont non-reconnaissance des impôts différés actifs des entités de l’intégration fiscale 31 décembre 2008 (note 9-C2) . COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 11 – AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL NOTE 10 – RÉSULTAT NET ET RÉSULTAT NET DILUÉ NOTE 11 – AUTRES ÉLÉMENTS DU RÉSULTAT GLOBAL Actions détenues par Nissan x part de Le nombre d’actions retenu pour le résultat net par action est le nombre moyen pondéré d’actions ordinaires en circulation au cours de la période, ce dernier prenant en compte la neutralisation des actions d’autocontrôle ainsi que des actions Renault détenues par Nissan. Nombre d’actions retenu pour le résultat Effet dilutif des stock-options et droits Le nombre d’actions retenu pour le résultat net dilué par action est le nombre moyen pondéré d’actions potentiellement en circulation au cours de la période. Il prend en compte le nombre d’actions retenu pour le résultat net par action, complété du nombre de stock-options et de droits d’attribution d’actions gratuites ayant un effet dilutif. En 2009, tous les plans de stock-options et de droits d’attribution d’actions gratuites ont été exclus du calcul du résultat net dilué par action en raison de la perte nette réalisée sur l’exercice. En 2008, 11 443 milliers de stock-options et de droits d’attribution d’actions gratuites (13 917 milliers en 2007) ont été exclus du calcul du résultat net dilué par action en raison de leur effet anti-dilutif. B – Effets d’impôt relatifs aux autres éléments du résultat global A – Décomposition des autres éléments Écarts de change résultant de la Total couvertures de flux de trésorerie Actifs financiers disponibles à la vente les autres éléments du résultat global Écarts actuariels sur régimes de retraite Écarts de change résultant de la conversion Actifs financiers disponibles à la vente Part des entreprises associées dans les autres ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 235 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 12 – IMMOBILISATIONS INCORPORELLES ET CORPORELLES 7.2.7.3 ACTIFS ET PASSIFS D’EXPLOITATION, CAPITAUX PROPRES A1 – Immobilisations incorporelles au 31 décembre Les goodwills sont localisés principalement en Europe. Les amortissements et dépréciations de l’exercice 2009 comprennent une perte de valeur de 281 millions d’euros des frais de développement immobilisés principalement sur deux véhicules de la gamme (note 7-D). En 2008, les amortissements et dépréciations incluent un montant de 197 millions d’euros de dépréciations des frais de développement, dont 83 millions d’euros liés à l’abandon d’un projet dans le cadre d’une restructuration de gamme (note 7-A) et 114 millions d’euros enregistrés sur deux modèles de la gamme suite à la réalisation de tests de perte de valeur A3 – Frais de recherche et développement constatés (1) Les pertes de valeur des éléments de l’actif immobilisé de (114) millions d’euros en 2008 ont été reclassées en « autres produits et charges d’exploitation » (notes 2-A et 7-D). B1 – Immobilisations corporelles au 31 décembre Les acquisitions d’immobilisations incorporelles de 2009 se décomposent en 585 millions d’euros d’immobilisations produites, 133 millions d’euros d’immobilisations achetées (respectivement 1 056 et 122 millions d’euros également 2 millions d’euros de coûts d’emprunts capitalisés. Le taux de capitalisation des coûts d’emprunts est de 3,5 % en 2009. Les amortissements et dépréciations de l’exercice 2009 comprennent une perte de valeur de 16 millions d’euros (note 7-D). COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 13 – TESTS DE DÉPRÉCIATION DES ACTIFS IMMOBILISÉS (HORS VÉHICULES DONNÉS EN LOCATION) Au cours de l’exercice 2009, les variations sont les suivantes : (1) Les affectations des immobilisations en cours par catégorie d’immobilisation sont faites sur le flux d’acquisition. (2) Les acquisitions de l’exercice 2009 comprennent 8 millions d’euros de coûts d’emprunts capitalisés sur l’exercice. Le taux de capitalisation est de 3,5 % en 2009. Les variations au titre de l’exercice 2008 s’analysent comme suit : NOTE 13 – TESTS DE DÉPRÉCIATION DES ACTIFS Le Groupe a procédé à des tests de dépréciation de ses actifs immobilisés conformément à l’approche décrite dans les règles et méthodes comptables A – Tests de dépréciation au niveau des actifs La réalisation des tests de dépréciation sur les actifs spécifi ques dédiés à des véhicules a conduit à la comptabilisation d’une dépréciation d’actifs pour 297 millions d’euros en 2009 (114 millions d’euros au 31 décembre 2008, 0 au 31 décembre 2007). Cette perte de valeur concerne principalement deux modèles de la gamme et a été imputée en priorité sur les frais de développement activés. Elle a été constatée au premier semestre. Les évaluations effectuées lors des tests de perte de valeur sur les actifs dédiés sont sensibles aux hypothèses retenues en matière d’évolution des volumes et des niveaux de marge. Pour les véhicules présentant le plus gros risque, une dégradation additionnelle de 10 % de l’une ou l’autre des hypothèses retenues conduirait à l’équilibre entre les actifs à couvrir et la valeur d’utilité. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 237 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 14 – PARTICIPATION DANS NISSAN B – Tests de dépréciation au niveau des unités En 2009, seule l’unité génératrice de trésorerie représentée par l’Europe a fait l’objet d’un test de dépréciation, en l’absence d’indice de perte de valeur sur le Brésil et la Corée (unités génératrices testées en 2008 pour lesquelles aucune dépréciation n’avait été enregistrée). L’Europe est considérée comme une seule unité génératrice de trésorerie dans la mesure où l’outil industriel et la gamme de produits y constituent un ensemble cohérent. Cette cohérence résulte de la gestion par le Groupe de ses activités au sein de cette zone géographique : forte interpénétration des fl ux industriels, optimisation de l’utilisation des capacités de production, activités de recherche et développement centralisées, zones de commercialisation multiples des véhicules et pièces de rechange. La valeur recouvrable retenue pour les tests de dépréciation pour chacune des unités génératrices de trésorerie correspond à la valeur d’utilité, déterminée à partir de la valeur actualisée des fl ux de trésorerie futurs. Le calcul de la valeur d’utilité est effectué sur la base des hypothèses suivantes : En 2009, comme en 2008, les tests réalisés n’ont pas conduit à la constatation de pertes de valeur des actifs rattachés aux unités génératrices Par ailleurs, un test de dépréciation a été effectué au niveau de l’Automobile, suivant les mêmes modalités que celles appliquées pour les unités Les hypothèses retenues pour l’Automobile sont les suivantes : Volumes de ventes attendus dans 5 ans (en unités) En 2009, comme en 2008, le test réalisé n’a pas conduit à la constatation de pertes de valeur des actifs rattachés à l’Automobile. Les variations des hypothèses de calcul montrent que pour couvrir les actifs, pour chaque facteur pris individuellement : ■ la réduction des volumes à l’horizon 2014 ne doit pas excéder 300 000 Avec un taux de croissance à l’infi ni proche de 0, la conclusion du test reste NOTE 14 – PARTICIPATION DANS NISSAN A – Méthode de consolidation de Nissan Renault détient une participation de 44,3 % dans Nissan. Renault et Nissan ont choisi d’édifi er ensemble une alliance d’un type unique, composée de deux entreprises distinctes liées par une communauté d’intérêts et unies pour la performance. Les mécanismes de l’Alliance ont été conçus pour veiller au maintien des identités de marque et au respect de la culture de De cette volonté résultent notamment les dispositions de fonctionnement ■ Renault ne dispose pas de la majorité des droits de vote chez Nissan ; ■ les termes des accords entre Renault et Nissan ne permettent à Renault, ni de nommer la majorité des membres du Conseil d’administration de Nissan, ni de réunir la majorité des droits de vote dans les réunions du Conseil d’administration de Nissan ; au 31 décembre 2009 comme en 2008 et en 2007, Renault dispose de quatre sièges sur un total de neuf au Conseil d’administration de Nissan ; ■ Renault-Nissan b.v., détenue à 50 % par Renault et à 50 % par Nissan, est une structure collégiale de prise de décision de l’Alliance sur certains éléments stratégiques concernant l’un et l’autre groupe et dont les décisions s’imposent aussi bien à Renault qu’à Nissan. Elle ne permet pas à Renault de diriger les politiques fi nancières et opérationnelles de Nissan. À ce titre, l’existence de Renault-Nissan b.v. ne peut être considérée comme établissant un contrôle contractuel de Renault sur Nissan ; depuis sa création, les sujets traités par Renault-Nissan b.v. sont restés dans ce cadre contractuel et ne témoignent pas d’un contrôle de Renault sur ■ Renault ne peut utiliser ni orienter l’utilisation des actifs de Nissan comme ■ Renault n’accorde aucune garantie sur la dette de Nissan. Au regard de ces éléments, Renault dispose d’une infl uence notable sur Nissan et de ce fait, comptabilise sa participation dans Nissan selon la B – Comptes consolidés de Nissan retenus pour la mise en équivalence dans les comptes de Renault Les comptes de Nissan retenus pour la mise en équivalence dans les comptes de Renault sont les comptes consolidés publiés en normes comptables japonaises – Nissan est coté à la Bourse de Tokyo – après retraitements pour les besoins de la consolidation de Renault. ■ le taux d’actualisation après impôts ne doit pas dépasser 11,2 %. il le fait pour ses propres actifs ; COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 14 – PARTICIPATION DANS NISSAN Nissan publie trimestriellement ses comptes et clôt son exercice annuel au 31 mars. Pour les besoins de la consolidation de Renault, les résultats de Nissan sont pris en compte sur une base calendaire (résultats de janvier à décembre consolidés dans les comptes annuels de Renault). Le décalage de trois mois dans la consolidation par Nissan de certaines entités de son périmètre (principalement en Europe et au Mexique) a été résorbé en 2007. Suite aux opérations sur ses propres titres, Nissan détient 3,0 % de ses 31 décembre 2007). En conséquence, le pourcentage d’intérêt de Renault dans Nissan s’établit à 45,7 % au 31 décembre 2009, à comparer à 45,7 % au 31 décembre 2008 et 45,6 % au 31 décembre 2007. C – Évolution de la valeur de la participation dans Nissan (1) Nissan détient 15 % de Renault depuis l’acquisition des titres en 2002, hors impacts postérieurs des rachats d’actions propres par Renault. (2) Les « autres mouvements » incluent les éventuels dividendes de Renault reçus par Nissan, la variation des écarts actuariels sur engagements de retraite, la variation de la réserve de réévaluation des instruments financiers et l’évolution des titres d’autocontrôle de Nissan. D – Évolution des capitaux propres de Nissan retraités pour les besoins de la consolidation de Renault part du Groupe en normes japonaises Retraitements pour les besoins de Renault : Provision pour engagements de retraite et autres avantages à long terme du personnel (2) Impôts différés et autres retraitements (3) Actif net retraité pour les besoins de Renault Actif net retraité pour les besoins de Renault Neutralisation de la participation de Nissan dans Part de Renault dans l’actif net de Nissan (1) Les « autres mouvements » incluent la variation des écarts actuariels sur engagements de retraite, la variation de la réserve de réévaluation des instruments financiers et l’évolution des titres (2) Inclut la comptabilisation des écarts actuariels en capitaux propres. (3) Inclut l’élimination de la mise en équivalence de Renault par Nissan. (4) Nissan détient 15 % de Renault depuis l’acquisition des titres en 2002, hors impacts postérieurs des rachats d’actions propres par Renault. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 239 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 14 – PARTICIPATION DANS NISSAN E – Résultat net de Nissan en normes comptables Nissan clôturant son exercice annuel au 31 mars, le résultat net de Nissan retenu en 2009 correspond à la somme du résultat net du dernier trimestre de l’exercice annuel 2008 et des trois premiers trimestres de l’exercice (1) Conversion au taux de change moyen 2009 de chaque trimestre. F – Éléments financiers de Nissan en normes IFRS Les éléments fi nanciers présentés ci-après correspondent aux données de Nissan retraitées pour le compte de Renault pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2009. Les retraitements opérés intègrent les retraitements d’harmonisation de normes comptables et les ajustements de juste valeur des actifs et passifs pratiqués par Renault lors des acquisitions intervenues Capitaux propres au 31 décembre 2009 TOTAL BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2009 (1) Conversion au taux de change moyen 2009, soit 129 yens pour 1 euro pour les données de résultat et au taux de change du 31 décembre 2009, soit 133 yens pour 1 euro pour les (2) Le résultat net présenté n’intègre pas la contribution de Renault au résultat de Nissan. G – Couverture de l’investissement dans Nissan Depuis 1999, le Groupe couvre partiellement le risque de change yen/euro lié à son investissement dans Nissan. Au 31 décembre 2009, ces opérations de couverture s’élèvent à 256 milliards de yens (1 925 millions d’euros). Elles sont composées de placements privés sur le marché de l’EMTN, d’emprunts obligataires émis directement en yens pour 156 milliards de yens (1 173 millions d’euros) et d’un emprunt en euros swapé en yen pour 100 milliards de yens (752 millions d’euros). Elles ont dégagé des écarts de change défavorables nets d’impôt pour 43 millions d’euros en 2009 (1 613 millions d’euros défavorables en 2008 et 153 millions d’euros favorables en 2007), comptabilisés dans les réserves de conversion du Groupe (note 20-E). H – Valorisation de la participation de Renault dans Nissan sur la base du cours de Bourse Sur la base du cours de Bourse de l’action Nissan au 31 décembre 2009, soit 810 yens par action, la participation de Renault dans Nissan est valorisée sur la base d’un cours à 320 yens par action, 14 945 millions d’euros au 31 décembre 2007 sur la base d’un cours à 1 230 yens par action). I – Test de perte de valeur de la participation Au 31 décembre 2009, la valorisation boursière est supérieure de 15 % à la valeur de Nissan dans les comptes de Renault. Au 31 décembre 2008, cette valorisation était inférieure de 56 % à la valeur de Nissan dans les comptes de Renault. Le test n’avait pas conduit Renault à constater une perte de valeur sur la participation dans Nissan. En l’absence d’indice de perte de valeur en 2009, un test de dépréciation J – Opérations entre le groupe Renault Renault et Nissan conduisent des actions communes dans le domaine du développement des véhicules et organes, des achats, des moyens de La coopération entre les deux Groupes en 2009 se fait principalement : Sur le plan des investissements communs Renault et Nissan partagent les coûts de développement et les investissements pour la production de boîtes de vitesses et de moteurs. En mars 2007, le moteur commun diesel 6 cylindres en a été industrialisé En 2008, le premier véhicule de type SUV a été industrialisé en Corée sur la Depuis 2007, les deux Groupes réalisent des investissements communs pour la fabrication de véhicules Logan au Brésil. Ce type de coopération s’est élargi à l’Afrique du Sud où le groupe Nissan a démarré en janvier 2009 la Sur le plan de la fabrication de véhicules Au Mexique, Nissan fournit à Renault une prestation d’assemblage pour Clio et assemble des Platina (Clio tricorps badgée Nissan). En 2009, la production a porté sur 6 000 unités. COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 15 – PARTICIPATIONS DANS LES AUTRES ENTREPRISES ASSOCIÉES Au Brésil, Renault a démarré en 2007 dans son usine de Curitiba la production des Aprio (Logan badgés Nissan), destinés à être commercialisés sur le marché mexicain. La production de l’exercice s’élève à 6 000 unités. Par ailleurs, Renault fournit à Nissan une prestation d’assemblage de ses modèles pick-up Frontier et, depuis cette année Livina, portant sur 19 000 En 2009, Renault Samsung Motors a produit 31 000 SM3 badgés Nissan que ce dernier achète et revend dans son réseau (essentiellement en Russie Sur le plan des véhicules utilitaires, Nissan a produit 24 000 Trafi c dans son usine de Barcelone en 2009, dont 14 % sont vendus dans le réseau Nissan. De son côté, Renault a produit 2 000 Interstar (Master badgés Nissan) que ce dernier achète et vend dans son réseau. La baisse très signifi cative des volumes par rapport à 2008 s’explique par le contexte économique très diffi cile du véhicule utilitaire en 2009. Sur le plan de la vente d’organes En Europe, le groupe Renault a démarré en 2007 dans son usine de Cléon la production de moteurs communs de l’Alliance destinés aux véhicules Nissan Qashqai et X-Trail pour les usines de Nissan au Japon et au Royaume-Uni. Renault livre également les usines Nissan de Sunderland au Royaume- Uni, de Barcelone en Espagne et, depuis 2009 de Saint-Pétersbourg en Russie, en boîtes de vitesses et moteurs produits par les usines de Cacia au Portugal, de Valladolid et Séville en Espagne, de Cléon en France et de En Amérique du Sud, Renault livre des boites de vitesse produites par sa fi liale Cormecanica vers les usines de Nissan principalement au Mexique et en Chine. Ces livraisons concernent les modèles Micra, Note et Qashqai de Nissan. Renault livre également des boîtes de vitesses à Nissan pour ses usines du Japon, de Chine, d’Afrique du Sud, d’Indonésie, du Vietnam et de Thaïlande. Au Mexique, Renault livre des moteurs et des boîtes de vitesses à Nissan pour les Clio et Platina, Tiida et Versa. En Corée du Sud, Nissan livre à Renault Samsung Motors des organes mécaniques et des pièces entrant dans la fabrication des SM3, SM5, SM7 Par ailleurs, Renault utilise le moteur V6 essence 3,5 litres de Nissan pour Vel Satis et Espace ainsi que des pignons de boîtes Nissan pour la gamme Mégane et des boîtes de vitesse automatiques et de transmissions à variations continues pour Megane, Espace et Vel Satis. Renault utilise également un moteur 2,0 litres développé en commun avec Nissan pour Au niveau européen, des Group Offices ont été mis en place, sous la responsabilité de Renault, afi n de faciliter l’échange des meilleures pratiques en matière de documentation d’après-vente et d’études marketing. Au niveau local, des Group Offi ces communs ont été créés, sous la responsabilité de Renault, dans quatre pays d’Europe : France, Royaume-Uni, Espagne et Italie, tout en conservant des opérations front-office séparées. En Europe, Renault assure la commercialisation des véhicules Nissan en ex-Yougoslavie essentiellement. Parallèlement, en Amérique du Sud, Renault commercialise les véhicules Nissan en Argentine. De son côté, Nissan assure la commercialisation de véhicules Renault au Japon, en Australie et dans les pays du Golfe. À partir des salles de marché de Lausanne et Singapour, Renault Finance intervient, en complément de son activité pour Renault, comme contrepartie du groupe Nissan en ce qui concerne la négociation d’instruments fi nanciers à des fi ns de couverture des risques de change, taux et matières premières. Sur le marché du change, Renault Finance a réalisé en 2009 pour environ 12 milliards d’euros d’opérations de change pour le compte de Nissan. Les opérations de dérivés de change, taux et matières premières réalisées pour le compte de Nissan sont enregistrées au prix de marché et viennent s’inscrire dans les positions gérées par Renault Finance. Relations avec le Financement des ventes Le Financement des ventes contribue à conquérir et fi déliser les clients des marques de Nissan en apportant une offre de fi nancements et de services intégrée à leur politique commerciale, principalement en Europe. En 2009, le sous-groupe consolidé RCI a comptabilisé 55 millions d’euros de produits de commissions et intérêts en provenance de Nissan. Les ventes réalisées par Renault à Nissan et les achats effectués par Renault auprès de Nissan sont estimés à, respectivement, environ 1 100 et Enfi n, il faut rappeler que les actions communes dans le domaine des achats et d’autres fonctions support (informatique, etc.) se traduisent directement dans les comptes de Renault et Nissan et ne génèrent donc pas de fl ux fi nanciers entre les deux Groupes. NOTE 15 – PARTICIPATIONS DANS LES AUTRES Les participations dans les autres entreprises associées s’analysent comme ■ part dans le résultat des autres entreprises associées de (659) millions d’euros en 2008 (92 millions d’euros en 2008 et 387 millions d’euros La mise en équivalence d’AB Volvo et d’AvtoVAZ représente l’essentiel de ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 241 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 15 – PARTICIPATIONS DANS LES AUTRES ENTREPRISES ASSOCIÉES AB Volvo clôture son exercice annuel au 31 décembre. A1 – Évolution de la valeur de la participation dans AB Volvo Rachat par AB Volvo de ses propres actions Écart de conversion, écarts actuariels et réévaluation des instruments financiers Rachat par AB Volvo de ses propres actions Écart de conversion, écarts actuariels et réévaluation des instruments financiers AB Volvo détient 4,8 % de ses propres titres au 31 décembre 2009 (inchangé par rapport au 31 décembre 2008 et au 31 décembre 2007). En conséquence, le pourcentage d’intérêt de Renault dans AB Volvo s’établit à 21,8 % au 31 décembre 2009, inchangé par rapport au 31 décembre 2008 Sur la base du cours de bourse de l’action d’AB Volvo au 31 décembre 2009, soit 61 couronnes suédoises par action A et 61,45 couronnes suédoises par action B, la participation de Renault dans AB Volvo est valorisée à sur la base du cours de 43,70 couronnes suédoises par action A et 42,90 couronnes suédoises par action B). A2 – Évolution des capitaux propres d’AB Volvo retraités pour les besoins de la consolidation de Renault Capitaux propres – part du Groupe Retraitements pour les besoins de Renault Actif net retraité pour les besoins de Renault Part de Renault dans l’actif net d’AB Volvo Les retraitements opérés pour les besoins de Renault correspondent essentiellement à l’annulation des goodwills existants dans les comptes d’AB Volvo lors de la prise de participation de Renault dans AB Volvo et à la comptabilisation des écarts actuariels en capitaux propres. A3 – Éléments financiers d’AB Volvo en normes IFRS Les éléments fi nanciers 2009 d’AB Volvo, établis en conformité avec les normes IFRS et tels que publiés par AB Volvo, se résument comme suit : (1) Conversion au taux de change moyen 2009, soit 10,62 couronnes suédoises pour 1 euro pour les données de résultat et au taux de change du 31 décembre 2009, soit 10,25 couronnes suédoises pour Capitaux propres au 31 décembre 2009 TOTAL BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2009 1 euro pour les données de bilan. COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 15 – PARTICIPATIONS DANS LES AUTRES ENTREPRISES ASSOCIÉES A4 – Opérations entre le groupe Renault et le groupe AB Volvo Il n’y a pas eu d’opération commune signifi cative entre le Groupe Renault et le groupe AB Volvo en 2009. AvtoVAZ clôture son exercice annuel au 31 décembre. Pour les besoins de la consolidation de Renault, les comptes d’AvtoVAZ sont intégrés avec un décalage de 3 mois du fait des contraintes existantes en termes de délai de production des informations fi nancières. En conséquence, le résultat net d’AvtoVAZ retenu dans les comptes du groupe sur l’année 2009 correspond à la somme du résultat net du dernier trimestre de l’exercice annuel 2008 et des trois premiers trimestres de l’exercice annuel 2009. B1 – Évolution de la valeur de la participation dans AvtoVAZ Résultat du 1er octobre 2008 au 30 septembre 2009 Rachat par AvtoVAZ de ses propres actions Écart de conversion, écarts actuariels et réévaluation Le pourcentage d’intérêt de Renault dans AvtoVAZ s’établit à 25,0 % au 31 décembre 2009, inchangé par rapport au 31 décembre 2008. La perte d’exploitation du Groupe Avtovaz est liée à une baisse signifi cative des volumes et à la conjoncture économique du marché en Russie. Le résultat de la période inclut une dépréciation des actifs corporels à hauteur Le 27 novembre 2009, le Groupe a signé un accord avec les principaux actionnaires afi n d’assurer la pérennité d’AvtoVAZ, avec le soutien du gouvernement russe qui apportera des fonds (prêt) pour rembourser les dettes bancaires et fi nancer les besoins de liquidité à court terme. Le groupe Renault appuiera la restructuration industrielle par des transferts de technologies, d’équipement et de savoir-faire. Les accords défi nitifs doivent être signés avant la fi n du premier semestre 2010. Sur la base du cours de bourse de l’action d’AvtoVAZ au 30 septembre 2009, soit 14,7 roubles par action ordinaire et 3 roubles par action préférentielle, la participation de Renault dans AvtoVAZ est valorisée à 124 millions d’euros (129 millions d’euros au 30 septembre 2008 sur la base du cours de 11,7 roubles par action ordinaire et 5,4 roubles par action préférentielle). Au 31 décembre 2009, la valorisation boursière (125 millions d’euros) est supérieure de 5 % à la valeur d’AvtoVAZ dans les comptes de Renault. Le Groupe n’a pas enregistré de dépréciation B2 – Évolution des capitaux propres d’AvtoVAZ retraités pour les besoins de la consolidation de Renault Capitaux propres – part du Groupe Retraitements pour les besoins de Renault Actif net retraité pour les besoins de Renault Part de Renault dans l’actif net d’AvtoVAZ Résultat net de janvier à septembre 2009 Capitaux propres au 30 septembre 2009 TOTAL BILAN AU 30 SEPTEMBRE 2009 (2) Conversion au taux de change moyen de janvier à septembre 2009, soit 44,3 roubles pour 1 euro pour les données de résultat et au taux de change du 30 septembre 2009, soit 43,98 roubles pour 1 euro pour les données de bilan. B4 – Opérations entre le groupe Renault et le groupe AvtoVAZ Il n’y a pas eu d’opération commune signifi cative entre le groupe Renault et Les retraitements opérés pour les besoins de Renault correspondent essentiellement à la valorisation d’incorporels (marque « Lada ») et à la mise à la juste valeur de passifs fi nanciers. B3 – Éléments financiers d’AvtoVAZ en normes IFRS À titre d’information, les éléments fi nanciers d’AvtoVAZ pour l’exercice 2008 clos le 31 décembre et les trois premiers trimestres de l’exercice annuel 2009, établis en conformité avec les normes IFRS et tels que publiés par AvtoVAZ, se résument comme suit : Capitaux propres au 31 décembre 2008 TOTAL BILAN AU 31 DÉCEMBRE 2008 (1) Conversion au taux de change moyen 2008, soit 36,42 roubles pour 1 euro pour les données de résultat et au taux de change du 31 décembre 2008, soit 41,28 roubles pour 1 euro, pour les données de bilan. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 243 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 16 – STOCKS (1) Dont valeur brute des véhicules d’occasion de 929 millions d’euros au 31 décembre 2009 (2) Dont dépréciation des véhicules d’occasions de 129 millions d’euros au 31 décembre 2009 NOTE 17 – CRÉANCES DE FINANCEMENT DES VENTES A – Créances de financement des ventes par nature Le Financement des ventes a procédé à plusieurs opérations de titrisation (France, Italie et Allemagne) portant sur des créances sur le réseau de distribution et sur des crédits à la clientèle fi nale, par l’intermédiaire de véhicules ad hoc. Ces opérations de titrisation n’ont pas eu pour conséquence la décomptabilisation des créances cédées, la totalité du risque étant conservée par le Groupe. Le montant des créances de fi nancement des ventes ainsi maintenues au bilan s’élève à Un passif de 3 812 millions d’euros a été comptabilisé au 31 décembre d’euros au 31 décembre 2007) en autres dettes représentées par un titre, correspondant aux titres émis lors de ces opérations de titrisation. La différence entre le montant des créances cédées et le montant du passif cité précédemment correspond au rehaussement de crédit nécessaire à ces opérations ainsi qu’à la quote-part de titres conservée par RCI Banque. Le rehaussement de crédit correspond aux titres souscrits par les fi liales cédant les créances afi n d’optimiser la notation des titres émis. Certains titres souscrits par RCI Banque peuvent être mobilisés auprès de la Banque Centrale Européenne et constituent de ce fait une réserve de liquidité. Dans ce cadre, au 31 décembre 2009, RCI Banque a donné en garantie 3 892 millions d’euros (2 662 millions d’euros au 31 décembre 2008) à la Banque Centrale Européenne, sous forme de titres de véhicules de titrisations pour 3 611 millions et de créances de fi nancement des ventes pour 281 millions d’euros (2 418 millions d’euros et 244 millions d’euros au 31 décembre 2008). Sur cette réserve de liquidité, RCI Banque a utilisé 31 décembre 2008) comptabilisé en emprunts auprès des établissements de crédit dans les dettes de fi nancement des ventes (note 24). Au 31 décembre 2009, le Financement des ventes a également cédé 287 millions d’euros de créances sur la clientèle en Italie en contrepartie d’un fi nancement de 230 millions d’euros comptabilisé en emprunt auprès des établissements de crédit (note 24). Le risque n’étant pas transféré, ces Par ailleurs, au 31 décembre 2009, RCI Banque a apporté en garantie à la Société de Financement de l’Économie Française (SFEF) des créances pour une valeur comptable de 1 978 millions d’euros (492 millions d’euros au 31 décembre 2008) en contrepartie d’un fi nancement de 1 084 millions d’euros (282 millions d’euros au 31 décembre 2008), comptabilisé en emprunts auprès des établissements de crédit dans les dettes de fi nancement des ventes (note 24). La juste valeur des créances de fi nancement est de 18 333 millions d’euros et 20 317 millions d’euros au 31 décembre 2007). Elle a été estimée en actualisant les fl ux futurs, au taux auquel des prêts similaires (conditions, échéance et qualité du débiteur) seraient accordés au 31 décembre 2009, au 31 décembre 2008 et au 31 décembre 2007. B – Échéancier des créances de financement des ventes C – Analyse des créances de financement des ventes (1) Ne comprend que les créances de financement des ventes dépréciées totalement ou COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 19 – AUTRES ACTIFS COURANTS ET NON COURANTS L’exposition maximale au risque de crédit de l’activité de fi nancement des ventes est représentée par la valeur nette comptable des créances de fi nancement des ventes augmentée du montant des engagements de fi nancement en faveur de la clientèle qui fi gurent dans les engagements hors Le risque est minoré par les garanties sur la clientèle dont le montant est inclus dans les engagements hors bilan reçus (note 29-B). En particulier, les garanties détenues qui se rattachent à des créances de fi nancement des ventes échues ou dépréciées sont de 607 millions d’euros au 31 décembre 2009 (715 millions d’euros au 31 décembre 2008 et 409 millions d’euros À la date de clôture des comptes, aucun élément ne remet en cause la qualité de crédit des créances de fi nancement des ventes non échues ou non dépréciées. De plus, il n’existe pas de concentration de risques signifi cative au sein de la clientèle du Financement des ventes. D – Évolution de la dépréciation des créances Écarts de conversion et autres mouvements Écarts de conversion et autres mouvements NOTE 18 – CRÉANCES CLIENTS DE L’AUTOMOBILE Ce poste exclut les créances sur le réseau de distribution qui font l’objet, en France et dans certains pays d’Europe, d’une cession aux sociétés de fi nancement des ventes du Groupe. Lorsque le risque de non-recouvrement est transféré à ces sociétés, les créances sont alors incluses dans les créances de fi nancement des ventes. Dans le cas où ce risque n’est pas transféré, bien que les créances soient juridiquement cédées, elles demeurent incluses dans les créances clients de l’Automobile par la contrepartie de passifs fi nanciers (autres dettes porteuses d’intérêts). Cette règle s’applique également aux créances cédées à un tiers externe au Groupe dans le cadre par exemple d’une convention d’escompte ou d’affacturage. Le montant des créances clients ainsi maintenues au bilan n’est pas signifi catif sur les Par ailleurs, il n’existe pas de concentration de risques signifi cative au sein de la clientèle de l’Automobile et le chiffre d’affaires réalisé avec un client externe donné n’excède pas 10 % du chiffre d’affaires total du Groupe. La juste valeur des créances clients de l’Automobile est égale à leur valeur nette comptable, compte tenu des échéances à court terme. NOTE 19 – AUTRES ACTIFS COURANTS ET NON COURANTS Dérivés sur opérations initiées à des fins ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 245 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 20 – CAPITAUX PROPRES Le nombre total d’actions ordinaires émises et intégralement libérées au 31 décembre 2009 est de 284 937 milliers d’actions avec une valeur nominale de 3,81 euros par action (nombre d’actions et valeur nominale identiques au 31 décembre 2008 et au 31 décembre 2007). Les actions d’autocontrôle ne donnent pas droit à dividende. Elles représentent 1,59 % du capital de Renault au 31 décembre 2009 (3,08 % au 31 décembre 2008 et 2,65 % au 31 décembre 2007). Le groupe Nissan, via sa fi liale détenue à 100 % Nissan Finance Co. Ltd., détient 15 % du capital de Renault (actions sans exercice de droit de vote). B – Gestion des capitaux propres Dans le cadre de la gestion de ses capitaux propres, le Groupe a pour objectif de préserver sa continuité d’exploitation afi n de servir un rendement aux actionnaires, de procurer des avantages aux autres partenaires et de maintenir une structure de capital destinée à en optimiser le coût. Le Groupe gère la structure de ses capitaux propres et procède à des ajustements en regard de l’évolution des conditions économiques. Le Groupe peut ajuster le paiement de dividendes aux actionnaires, rembourser une partie du capital ou émettre de nouvelles actions. Les objectifs, politiques et procédures de gestion demeurent inchangés par rapport à 2008. Le suivi des objectifs du Groupe est réalisé différemment selon les secteurs Le Groupe gère le capital de l’Automobile en utilisant un ratio, égal à l’endettement net de l’Automobile divisé par la somme des capitaux propres. Le Groupe inclut dans l’endettement net l’ensemble des dettes et engagements fi nanciers, hors exploitation, porteurs d’intérêts diminué de la trésorerie et équivalents de trésorerie et des autres actifs fi nanciers, hors exploitation, tels que les valeurs mobilières ou les prêts du secteur. Les capitaux propres sont ceux qui fi gurent au bilan du Groupe. Ce ratio se situe Le Financement des ventes est soumis au respect de ratios réglementaires propres à l’activité bancaire. Dans ce cadre, ce secteur respecte en permanence un ratio de solvabilité d’au moins 8 % (rapport entre les fonds propres y compris les emprunts subordonnés et le total des actifs pondérés Enfi n, le Groupe couvre partiellement son investissement dans Nissan En application des dispositions adoptées lors des Assemblées générales, le Conseil d’administration a décidé d’affecter les actions détenues par Renault intégralement aux plans d’options d’achat et de souscription d’actions en cours consentis aux cadres et dirigeants du Groupe. Sur l’exercice 2009, Renault a cédé plus de 4 millions de titres d’autocontrôle, dégageant un résultat de cession de (256) millions d’euros. Le prix de cession de 127 millions d’euros est comptabilisé en capitaux propres. L’Assemblée générale mixte des actionnaires du 6 mai 2009 a décidé de ne pas distribuer de dividende (3,80 euros par action en 2008, soit En 2008, la distribution de dividendes comptabilisée dans les capitaux propres s’élève à 975 millions d’euros (803 millions d’euros en 2007), compte tenu de l’élimination des dividendes reçus par Nissan à hauteur de la quote-part de détention de Nissan par Renault. Il sera proposé à l’Assemblée Générale mixte des actionnaires du 30 avril 2010 de ne pas verser de dividende. La variation de l’écart de conversion constatée sur la période s’analyse Écart de conversion constaté sur la valeur de la participation dans Nissan Effet net d’impôts des opérations de Total de l’écart de conversion relatif Autres variations de l’écart de conversion Les autres variations de l’écart de conversion proviennent pour l’essentiel des effets de l’évolution de la couronne suédoise et du won coréen par COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 20 – CAPITAUX PROPRES F – Réserve de réévaluation des instruments financiers F1 – Variation de la réserve de réévaluation des instruments Les montants indiqués ci-dessous sont présentés nets des effets d’impôt. Solde au 31 décembre 2007 (1) Solde au 31 décembre 2008 (1) Solde au 31 décembre 2009 (1) (1) L’échéancier de transfert en résultat de la réserve de réévaluation des couvertures de flux de trésorerie est détaillé en note F3 ci-après. (2) La décomposition du transfert en résultat des montants relatifs aux couvertures de flux de trésorerie est détaillée en note F2 ci-après. F2 – Décomposition du transfert en résultat de la partie de la réserve de réévaluation des instruments financiers relative aux couvertures de flux de trésorerie Part dans le résultat des entreprises associées EN RÉSULTAT NET POUR LES COUVERTURES F3 – Échéancier de transfert en résultat de la réserve de réévaluation des couvertures de flux de trésorerie Cet échéancier est construit sur la base des échéances contractuelles des fl ux de trésorerie faisant l’objet d’une couverture. G – Plans d’options et d’attribution d’actions gratuites Le Conseil d’administration attribue périodiquement depuis octobre 1996 aux cadres et dirigeants du Groupe des options d’achat d’actions et des options de souscription d’actions à des conditions de prix et de délai En 2009, comme en 2008, aucun nouveau plan d’option ou d’attribution d’actions gratuites n’a été mis en place. Les plans mis en place sur les exercices antérieurs intègrent depuis 2006 des critères de conditions de performance qui déterminent le nombre d’options ou d’actions gratuites G1 – Variation du nombre d’options sur actions détenues par les membres du personnel Restant à lever au 1er janvier Restant à lever au 31 décembre L’estimation en 2008 de l’atteinte des conditions de performance a conduit à considérer qu’un nombre important d’options ou d’actions gratuites ont été perdues sur l’année (notamment sur les plans liés au Renault Contrat 2009 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 247 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 20 – CAPITAUX PROPRES G2 – Options et droits d’attribution d’actions gratuites restant en circulation au 31 décembre 2009 6 septembre 2005 – 6 septembre 2010 25 octobre 2005 – 23 octobre 2010 19 décembre 2006 – 17 décembre 2011 6 septembre 2007 – 4 septembre 2012 9 septembre 2007 – 7 septembre 2011 15 septembre 2008 – 13 septembre 2012 14 septembre 2009 – 12 septembre 2013 5 mai 2010 – 5 mai 2014 5 mai 2010 – 5 mai 2014 6 décembre 2011 – 5 décembre 2015 6 décembre 2011 – 5 décembre 2015 12 mai 2006 et 17 juillet 2006 5 décembre 2007 et 25 janvier 2008 5 décembre 2007 et 25 janvier 2008 5 décembre 2007 et 25 janvier 2008 (1) Pour les plans d’attribution d’actions gratuites, le salarié doit être présent à cette date pour bénéficier de l’attribution des actions. 5 décembre 2006 et 19 février 2007 6 décembre 2010 – 4 décembre 2014 H – Paiements fondés sur des actions Les paiements fondés sur des actions ne concernent que des plans de stock-options et d’attribution d’actions gratuites consentis au personnel. Les options attribuées au titre de ces plans ne sont acquises qu’après une période fi xée à cinq ans pour les plans n° 6 à 8, et à 4 ans pour les plans n° 9 à 16. Pour les plans d’options, la période d’exercice suivant la pour les plans n° 9 à 16. Par ailleurs, la perte du bénéfi ce des options ou droits d’attribution d’actions gratuites est conforme aux dispositions réglementaires, avec perte totale en cas de démission, et décision au cas par cas pour les départs à l’initiative de l’entreprise. Le modèle de valorisation retenu est un modèle mathématique de type binomial adapté pour lequel est anticipé un exercice des options ou droits d’attribution réparti linéairement sur la période d’exercice. La volatilité retenue est une volatilité implicite à la date d’attribution. Le dividende utilisé est déterminé sur la base du plan de versement de dividendes annoncé au moment de la valorisation de chaque plan. Ces plans ont été valorisés comme suit : (1) La charge au titre de l’exercice 2008 inclut un produit de 83 millions d’euros au titre de la révision du nombre d’options ou d’actions gratuites attribuées sur les plans soumis à des conditions de (2) Pour ces plans, les options ou droits d’attribution d’actions gratuites ont été accordés à différentes dates. Le cas échéant, les informations fournies correspondent à des moyennes pondérées selon les COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 21 – PROVISIONS A – Provisions au 31 décembre Provisions – hors engagements de retraite et assimilés dont provisions pour coûts de restructuration et mesures d’adaptation des effectifs dont provisions pour risques fiscaux et litiges Provisions pour engagements de retraite et assimilés Chacun des litiges connus dans lesquels Renault ou des sociétés du Groupe sont impliqués fait l’objet d’un examen à la date d’arrêté des comptes. Après avis des conseils juridiques, les provisions jugées nécessaires sont, le cas échéant, constituées pour couvrir les risques estimés. B – Évolution des provisions hors engagements de retraite et assimilés Reprises reliquats de provisions non consommées Écarts de conversion et autres mouvements Reprises reliquats de provisions non consommées Écarts de conversion et autres mouvements Les reprises de provisions non consommées s’expliquent notamment par la révision des hypothèses retenues lors de leur estimation à l’origine. C – Provisions pour engagements de retraite et autres avantages à long terme du personnel Au 31 décembre 2009, les autres provisions comprennent 43 millions d’euros de provisions constituées dans le cadre de l’application de réglementations liées à l’environnement (42 millions d’euros au 31 décembre 2008, 50 millions d’euros au 31 décembre 2007). Ces provisions concernent essentiellement les frais de dépollution de terrains industriels dont la cession est prévue (notamment à Boulogne Billancourt) et les frais liés à la directive européenne relative aux Véhicules Hors d’Usage (note 29-A2). Les émissions de gaz à effet de serre étant inférieures aux quotas qui lui ont été attribués, le Groupe n’a enregistré aucune provision à ce titre au Les engagements de retraite et autres avantages du personnel à long terme concernent essentiellement des salariés en activité. Les régimes dont ils bénéfi cient sont soit des régimes à cotisations défi nies, soit des régimes à Le Groupe verse, selon les lois et usages de chaque pays, des cotisations assises sur les salaires à des organismes nationaux chargés des régimes de retraite et de prévoyance. Il n’existe aucun passif actuariel à ce titre. Les régimes à cotisations défi nies représentent une charge de l’ordre de 410 millions d’euros en 2009 (450 millions d’euros en 2008 et 2007). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 249 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 21 – PROVISIONS Ces régimes donnent lieu à la constitution de provisions et concernent essentiellement les indemnités de départ à la retraite, auxquelles se ■ d’autres engagements de retraite et compléments de retraite ; ■ les autres avantages long terme, soit principalement les médailles du travail et le capital temps ; ■ les régimes de couverture de frais médicaux. Les régimes à prestations défi nies sont parfois couverts par des fonds, qui sont évalués chaque année sur la base de leur valeur de marché. La valeur de ces fonds dédiés, lorsqu’ils existent, est déduite du passif. L’exposition du Groupe aux variations de valeur de ces fonds est faible du fait des montants Les principales hypothèses actuarielles utilisées pour les sociétés françaises, pays dans lequel le Groupe a l’essentiel de ses engagements, sont les Le taux de rendement attendu est déterminé sur la base des rendements historiques de chaque catégorie d’actifs composant les portefeuilles. C3 – Charge nette de l’exercice Rentabilité attendue des actifs du régime En 2008, les effets des mesures d’adaptation des effectifs sont liés au Projet Renault Volontariat de Renault s.a.s et sont enregistrés en réduction de la charge en autres produits et charges d’exploitation (note 7-A). C4 – Provisions au 31 décembre Âge de départ à la retraite (1) Le taux majoritairement utilisé pour valoriser les engagements du Groupe en France est de 4,6 % (5,3 % en 2008 et en 2007). Il varie cependant d’une société à l’autre en fonction de La moyenne pondérée des taux de rendements attendus sur les principaux fonds investis par le Groupe est de 3,93 % en 2009. Pour la Grande- Bretagne, pays dans lequel le Groupe a une partie signifi cative de ses fonds investis, le taux de rendement attendu est de 6,1 %. C5 – Évolution des engagements, des fonds investis et de la provision Charge nette de l’exercice 2008 (Note 21-C3) Charge nette de l’exercice 2009 (Note 21-C3) COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 22 – AUTRES PASSIFS COURANTS ET NON COURANTS C6 – Détail des fonds investis La moyenne pondérée des taux de rendement réels des principaux fonds investis par le Groupe est de 6,75 % en 2009. Le rendement réel des fonds investis en Grande-Bretagne, pays dans lequel le Groupe a une partie signifi cative de ses fonds investis, est de 13 % en 2009. À ce jour, notre meilleure estimation des contributions à verser aux fonds en 2010 est de 8 millions d’euros. Engagements non couverts par des fonds Juste valeur des fonds investis (B) Écarts actuariels relatifs aux engagements enregistrés en capitaux ÉCARTS ACTUARIELS RELATIFS AUX FONDS INVESTIS ENREGISTRÉS EN CAPITAUX PROPRES SUR L’EXERCICE (AVANT IMPÔT) Le cumul des écarts actuariels net d’impôts (hors part des entreprises associées) enregistrés en Autres éléments du résultat global est de (241) millions d’euros en 2009 (de (196) millions d’euros au 31 décembre 2008 et (193) millions d’euros au 31 décembre 2007). NOTE 22 – AUTRES PASSIFS COURANTS ET NON COURANTS Dérivés sur opérations initiées à des fins d’exploitation Les dettes diverses correspondent notamment aux produits constatés d’avance dans le cadre des contrats de ventes de véhicules avec engagement de reprise. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 251 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 23 – ACTIFS FINANCIERS – TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE 7.2.7.4 ACTIFS ET PASSIFS FINANCIERS, JUSTE VALEUR ET GESTION DES RISQUES FINANCIERS NOTE 23 – ACTIFS FINANCIERS – TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE Dérivés actifs sur opérations de financement TOTAL TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE Les titres des sociétés non contrôlées comprennent 57 millions d’euros versés au Fonds de Modernisation des Équipementiers Automobile (FMEA), dans le cadre du plan de soutien aux équipementiers mis en œuvre par les Pouvoirs Publics et les Constructeurs Automobiles. Renault s’est engagé à verser au total 200 millions d’euros au fur et à mesure des appels de fonds. La part courante des autres valeurs mobilières correspond aux valeurs mobilières qui ne peuvent être qualifi ées d’équivalents de trésorerie. COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 23 – ACTIFS FINANCIERS – TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE B – Ventilation par catégorie d’instruments financiers et juste valeur Dérivés actifs sur opérations de financement de l’Automobile Total actifs financiers au 31 décembre 2009 TOTAL TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE Dérivés actifs sur opérations de financement de l’Automobile Total actifs financiers au 31 décembre 2008 TOTAL TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE Dérivés actifs sur opérations de financement de l’Automobile Total actifs financiers au 31 décembre 2007 TOTAL TRÉSORERIE ET ÉQUIVALENTS DE TRÉSORERIE (1) Y compris les dérivés comptablement non qualifiés de couverture. Le Groupe n’a procédé à aucun reclassement d’actif fi nancier en 2009 (comme en 2008 et en 2007). La juste valeur des prêts est de 409 millions d’euros au 31 décembre 2009 (507 millions d’euros au 31 décembre 2008 et 748 millions d’euros au 31 décembre 2007). Pour les prêts à moins de trois mois à l’origine et les prêts à taux variable, la valeur inscrite au bilan est considérée comme la juste valeur. Pour les autres prêts à taux fi xe, la juste valeur a été déterminée en actualisant les fl ux futurs aux taux proposés à Renault au des prêts de conditions et échéances similaires. La juste valeur des comptes bancaires et disponibilités est égale à leur valeur nette comptable, compte tenu des échéances à court terme. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 253 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 24 – PASSIFS FINANCIERS, DETTES DE FINANCEMENT DES VENTES NOTE 24 – PASSIFS FINANCIERS, DETTES DE FINANCEMENT DES VENTES Passifs financiers de l’Automobile hors dérivés Autres dettes représentées par un titre Emprunts auprès des établissements de crédit Emprunts auprès des établissements de crédit Dérivés passifs sur opérations de financement Autres dettes représentées par un titre Emprunts auprès des établissements de crédit Passifs financiers et dettes du Financement Dérivés passifs sur opérations de financement Les titres participatifs émis en octobre 1983 et en avril 1984 par Renault SA sont des titres perpétuels subordonnés. Ils font l’objet d’une rémunération annuelle d’un minimum de 9 %, composée d’une partie fi xe égale à 6,75 % et d’une partie variable, fonction de l’évolution du chiffre d’affaires consolidé, calculée à structure et méthodes de consolidation identiques. La rémunération de 16 millions d’euros au titre de 2009 (17 millions d’euros en 2008 et 2007) fi gure dans les charges d’intérêts. Ces titres sont cotés à la Bourse de Paris. La cotation du titre d’une valeur nominale de 153 euros a conduisant à un ajustement de la juste valeur des titres participatifs de 43 millions d’euros constaté en autres charges fi nancières (note 8). La rémunération des titres participatifs émis en 1985 par Diac comprend une partie fi xe égale au TAM (Taux annuel monétaire) et une partie variable obtenue en appliquant à 40 % du TAM le taux de progression du résultat net consolidé du sous-groupe Diac de l’exercice par rapport à celui de l’exercice En 2009, Renault SA a procédé au remboursement d’emprunts obligataires a émis un nouvel emprunt obligataire dont l’échéance se situe en 2014 pour un montant total de 750 millions d’euros. Par ailleurs, RCI Banque a procédé en 2009 au remboursement d’emprunts obligataires pour un montant total de 2 795 millions d’euros et a émis de nouveaux emprunts obligataires dont les échéances se situent entre 2010 et 2012 pour un montant de 3 149 millions d’euros. Prêt de 3 milliards d’euros accordé par l’Etat français En 2009, le Groupe s’est vu accorder un prêt de 3 milliards d’euros par l’Etat français. Le prêt est remboursable au terme en 2014. Cependant, à compter de 2011, le Groupe sera autorisé à rembourser tout ou partie du prêt. Le taux d’intérêt applicable est composé d’une partie fi xe de 6 % par an et d’une partie variable indexée sur le taux de marge opérationnelle du Groupe, le tout évoluant entre un taux « plancher » de 6 % et un taux « plafond » Le prêt contient une clause de majoration du taux d’intérêt en cas de non-respect des engagements pris par Renault dans le contrat au titre du développement en France des systèmes et technologies des véhicules propres, de la mise en place d’une relation partenariale avec les fournisseurs et de l’affectation des résultats de l’entreprise au renforcement des fonds propres et aux investissements. Le contrat de prêt comporte des clauses de déchéance du terme standards (défaillance de remboursement, déclarations erronées, non-respect des obligations au titre du contrat, procédure collective…) ainsi que la possibilité pour l’Etat de demander le COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 24 – PASSIFS FINANCIERS, DETTES DE FINANCEMENT DES VENTES remboursement du prêt dans un délai de 3 mois en cas de prise de contrôle directe ou indirecte de plus de 50 % du capital ou des droits de vote de la Cet emprunt est comptabilisé selon la méthode du coût amorti. Prêt de 400 millions d’euros accordé par la Banque En 2009, la Banque Européenne d’Investissement a accordé un prêt de 400 millions d’euros d’une durée de 4 ans destiné à aider le Groupe dans sa transition vers des technologies plus propres et plus économes en carburant. Le taux d’intérêt applicable, soit 4,4 %, étant inférieur au taux que le Groupe aurait pu obtenir sur les marchés, cet écart favorable a donné lieu au calcul d’une subvention de 35 millions d’euros. Conformément aux règles et méthodes comptables appliquées par le Groupe, cette subvention est présentée en diminution des actifs incorporels ou vient réduire les dépenses de recherche que cet emprunt fi nance. Au 31 décembre 2009, Renault SA dispose de lignes de crédit ouvertes confi rmées pour une valeur de 4 070 millions d’euros (4 220 millions d’euros auprès des banques. La part à court terme de ces lignes de crédit ouvertes s’élève à 860 millions d’euros au 31 décembre 2009 (910 millions d’euros Ces lignes de crédit ne sont pas utilisées au 31 décembre 2009 (utilisation à Par ailleurs, au 31 décembre 2009, le Financement des ventes dispose de lignes de crédit ouvertes confi rmées pour une valeur de 4 725 millions d’euros au 31 décembre 2007) en diverses monnaies auprès des banques. La part à court terme de ces lignes de crédit ouvertes s’élève à 1 526 millions et 481 millions d’euros au 31 décembre 2007). Ces lignes de crédit ne sont pas utilisées au 31 décembre 2009 (utilisation à hauteur de 753 millions d’euros au 31 décembre 2008 et pas d’utilisation au 31 décembre 2007). La documentation contractuelle des passifs fi nanciers et des lignes de crédit confi rmées ne contient aucune clause pouvant mettre en cause le maintien du crédit en raison de l’évolution de la qualité de la signature de Renault ou du respect de ratios fi nanciers. B – Ventilation par catégorie d’instruments financiers et juste valeur INSTRUMENTS EN JUSTE VALEUR AU BILAN À LA JUSTE VALEUR PAR LE Autres dettes représentées par un titre Autres dettes représentées par un titre (1) Y compris les dérivés comptablement non qualifiés de couverture. (2) Y compris les passifs financiers faisant l’objet d’une couverture de juste valeur. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 255 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 24 – PASSIFS FINANCIERS, DETTES DE FINANCEMENT DES VENTES INSTRUMENTS EN JUSTE VALEUR AU BILAN Autres dettes représentées par un titre Autres dettes représentées par un titre Autres dettes représentées par un titre Autres dettes représentées par un titre (1) Y compris les dérivés comptablement non qualifiés de couverture. (2) Y compris les passifs financiers faisant l’objet d’une couverture de juste valeur. INSTRUMENTS EN JUSTE VALEUR AU BILAN (1) Y compris les dérivés comptablement non qualifiés de couverture. (2) Y compris les passifs financiers faisant l’objet d’une couverture de juste valeur. COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 24 – PASSIFS FINANCIERS, DETTES DE FINANCEMENT DES VENTES Pour les passifs fi nanciers et les dettes de fi nancement des ventes évalués au coût amorti au bilan, la juste valeur a été déterminée essentiellement par l’actualisation des fl ux futurs aux taux proposés à Renault au des emprunts de conditions et échéances similaires. Pour les passifs fi nanciers y compris les dérivés, les fl ux contractuels sont similaires aux fl ux attendus et correspondent aux montants à décaisser. Pour les instruments fi nanciers à taux variable, les intérêts ont été estimés sur la base du taux d’intérêt en vigueur au 31 décembre. Les titres participatifs Renault et Diac étant des titres dont la date de remboursement n’est pas fi xée, il n’est pas fait mention de leurs fl ux C1 – Échéancier des passifs financiers de l’Automobile Emprunts obligataires émis par Renault SA (par date d’émission) Autres dettes représentées par un titre Emprunts auprès des établissements de crédit Intérêts futurs sur emprunts obligataires et autres passifs financiers Dérivés passifs sur opérations de financement TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS DE L’AUTOMOBILE La part à moins d’un an des passifs fi nanciers de l’Automobile se décompose de la manière suivante : Intérêts futurs sur emprunts obligataires et autres passifs financiers Dérivés passifs sur opérations de financement TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS D’ÉCHÉANCE INFÉRIEURE À 1 AN ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 257 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 24 – PASSIFS FINANCIERS, DETTES DE FINANCEMENT DES VENTES C2 – Échéancier des dettes et passifs financiers du Financement des ventes Emprunts obligataires émis par RCI Banque (par date d’émission) Autres dettes représentées par un titre Emprunts auprès des établissements de crédit Intérêts futurs sur emprunts obligataires et autres passifs Dérivés passifs sur opérations de financement La part à moins d’un an des dettes et des passifs fi nanciers du Financement des ventes se décompose de la manière suivante : Intérêts futurs sur emprunts obligataires et autres passifs financiers Dérivés passifs sur opérations de financement TOTAL DES PASSIFS FINANCIERS D’ÉCHÉANCE INFÉRIEURE À 1 AN COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 25 – JUSTE VALEUR DES INSTRUMENTS FINANCIERS ET EFFETS EN RÉSULTAT NOTE 25 – JUSTE VALEUR DES INSTRUMENTS FINANCIERS ET EFFETS EN RÉSULTAT A – Juste valeur des instruments financiers par niveau Les instruments fi nanciers comptabilisés à la juste valeur au bilan sont ventilés selon les niveaux suivants : ■ le niveau 2 qui comprend les évaluations basées sur des données observables sur le marché, non incluses dans le niveau 1 ; ■ le niveau 3 qui comprend les évaluations basées sur des données non ■ le niveau 1 qui comprend les évaluations basées sur un prix coté sur un Dérivés actifs sur opérations de financement de l’Automobile Dérivés actifs sur opérations initiées à des fins d’exploitation Dérivés sur opérations de financement du Financement des ventes Instruments financiers actifs en juste valeur au bilan Emprunts de l’Automobile auprès des établissements de crédit Dérivés passifs sur opérations de financement de l’Automobile Dérivés passifs sur opérations initiées à des fins d’exploitation Dérivés passifs sur opérations de financement du Financement des ventes Instruments financiers passifs en juste valeur au bilan Les justes valeurs estimées ont été déterminées en utilisant les informations disponibles sur les marchés et les méthodes d’évaluation appropriées selon les types d’instruments. Les méthodes et hypothèses retenues sont par nature théoriques, et une part importante de jugement intervient dans Les justes valeurs ont été déterminées sur la base des informations disponibles à la date de clôture de l’exercice et ne prennent donc pas en En règle générale, les méthodes de valorisation retenues par niveau sont ■ niveau 1 : la valeur de marché correspond au dernier cours coté ; ■ niveau 2 : la valeur de marché est généralement déterminée à partir de modèles de valorisation reconnus qui utilisent des données de marché ■ niveau 3 : la valorisation des titres de sociétés non contrôlées est basée sur la quote-part de situation nette. Le Groupe n’a procédé à aucun transfert d’instrument fi nancier entre le niveau 1 et le niveau 2 ni à aucun transfert vers ou en dehors du niveau 3 B – Variation des instruments financiers de niveau 3 La variation de 104 millions d’euros des titres de sociétés non contrôlées est principalement liée aux versements en capital de la période (note 23-A). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 259 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 25 – JUSTE VALEUR DES INSTRUMENTS FINANCIERS ET EFFETS EN RÉSULTAT C – Effet en résultat des instruments financiers Gains et pertes de change nets Gains et pertes de change nets TOTAL GAINS ET PERTES EN RÉSULTAT (1) Y compris les passifs financiers faisant l’objet d’une couverture de juste valeur. Au niveau de l’Automobile, les effets en marge opérationnelle des instruments fi nanciers correspondent essentiellement aux gains et pertes de change sur opérations d’exploitation, ainsi qu’aux dépréciations des D – Couvertures de juste valeur Variation de juste valeur de l’instrument de couverture Variation de juste valeur de l’élément couvert Impact net en résultat des couvertures de juste valeur Cet impact net en résultat des couvertures de juste valeur correspond à la part ineffi cace des couvertures. Les modalités de comptabilisation des opérations de couverture sont décrites en note 2-V. COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 26 – DÉRIVÉS ET GESTION DES RISQUES FINANCIERS NOTE 26 – DÉRIVÉS ET GESTION DES RISQUES FINANCIERS A – Juste valeur des dérivés La juste valeur des dérivés correspond à leur valeur au bilan. DE FINANCEMENT DES VENTES AUTRES PASSIFS Couverture de l’investissement net dans Nissan Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction Couverture de l’investissement net dans Nissan Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction DE FINANCEMENT DES VENTES AUTRES PASSIFS ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 261 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 26 – DÉRIVÉS ET GESTION DES RISQUES FINANCIERS Couverture de l’investissement net dans Nissan Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction Dérivés non qualifiés de couverture et dérivés de transaction DE FINANCEMENT DES VENTES AUTRES PASSIFS Renault Finance, fi liale spécialisée du groupe Renault, assure les placements interbancaires de l’Automobile. Elle est par ailleurs la contrepartie du groupe Nissan en ce qui concerne la négociation d’instruments dérivés à des fi ns de couverture des risques de change, taux et matières premières. Les justes valeurs des instruments dérivés qui apparaissent à l’actif et au passif du bilan consolidé du Groupe sont principalement liées à Renault Finance au titre de son activité pour compte propre et de ses transactions avec des entités de Renault et Nissan. B – Gestion des risques financiers Le Groupe est exposé aux risques fi nanciers suivants : ■ risques de marché (change, taux, actions et matières premières) ; ■ risque de crédit (note s 17 et 18). Le fi nancement du Groupe est assuré par le recours aux marchés de ■ de ressources à long terme (émissions obligataires, placements privés, fi nancements de projet, etc.) ; ■ de dettes bancaires ou émissions de titres de créances à court terme ; ■ de titrisations de créances par RCI Banque. L’Automobile doit disposer de ressources fi nancières pour fi nancer son activité courante et les investissements nécessaires à son développement futur. Elle doit donc emprunter de manière régulière sur les marchés bancaires et de capitaux pour refi nancer sa dette, ce qui l’expose à un risque de liquidité en cas de fermeture des marchés ou de tension sur l’accès au crédit. Dans le cadre de la politique de centralisation de sa trésorerie, Renault SA assure l’essentiel du refi nancement de l’Automobile, soit par recours aux marchés de capitaux sous la forme de ressources à long terme (émissions obligataires, placements privés), soit par des fi nancements à court terme tels que billets de trésorerie ou fi nancements bancaires, soit par des fi nancements de projets auprès du secteur bancaire ou d’organismes Le refi nancement à moyen terme de l’Automobile a essentiellement été réalisé en 2009 par un emprunt structuré auprès de l’Etat français à hauteur de 3 milliards d’euros, un fi nancement de projet avec la Banque Européenne d’Investissement à hauteur de 400 millions d’euros, ainsi que par une émission obligataire à 5 ans pour 750 millions d’euros dans le cadre du programme EMTN de Renault SA. La documentation contractuelle de ces fi nancements ne contient aucune clause pouvant mettre en cause le maintien du crédit en raison de l’évolution de la qualité de la signature de Renault ou du respect de ratios fi nanciers. Compte tenu de ses réserves de trésorerie disponibles et de ses lignes de crédit confi rmées non utilisées à la clôture, l’Automobile dispose de ressources fi nancières suffi santes pour faire face à ses engagements à L’activité du Financement des ventes dépend de son accès à la ressource fi nancière : une restriction de l’accès aux marchés bancaires et fi nanciers impliquerait une réduction de son activité de fi nancement et/ou un renchérissement des fi nancements accordés. Le risque de liquidité fait l’objet d’un suivi précis et régulier. La position de liquidité statique, toujours positive au cours des années passées, traduisant ainsi un excès de ressources longues par rapport aux emplois, reste positive. Cette situation conduit RCI Banque à distribuer des crédits en utilisant des ressources qui ont été levées plusieurs mois auparavant, permettant ainsi de maintenir une Le refi nancement à moyen terme de l’activité de Financement des ventes a été réalisé en 2009 par plusieurs émissions obligataires pour un montant de 3 149 millions d’euros, une titrisation des créances en Grande-Bretagne pour un montant de 446 millions d’euros, des emprunts auprès de la Société de Financement de l’Économie Française (SFEF) pour 800 millions d’euros. Ces opérations ont atteint un total supérieur au plan de fi nancement du Par ailleurs, les fi nancements court terme du Groupe sont sécurisés par des lignes de crédit confi rmées disponibles (4,1 milliards d’euros pour COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 26 – DÉRIVÉS ET GESTION DES RISQUES FINANCIERS Renault SA et 4,7 milliards d’euros pour RCI banque au 31 décembre 2009). La documentation de ces lignes de crédit confi rmées ne contient aucune clause pouvant remettre en cause le maintien du crédit en raison de la qualité de la signature de Renault ou du respect de ratio fi nanciers. Les lignes de crédit ouvertes confi rmées non utilisées sont détaillées en note 24-A. La structure du fi nancement du Groupe est présentée note 24-A. L’Automobile est exposée au risque de change dans le cadre de ses activités industrielles et commerciales. Ces risques sont suivis et centralisés par la Direction de la Trésorerie et des Financements de Renault. Renault a généralement pour politique de ne pas couvrir ses fl ux futurs d’exploitation en devises. En conséquence, la marge opérationnelle du Groupe est exposée au risque de change. En revanche, les fl ux de fi nancement et de placement en devises étrangères des fi liales font très généralement l’objet d’une couverture dans les mêmes L’essentiel des passifs fi nanciers et des dettes du Financement des ventes Les investissements en fonds propres ne font pas l’objet de couvertures de change, à l’exception d’une partie de l’investissement net dans Nissan, pour un montant de 256 milliards de yens au 31 décembre 2009 (note 14-G). Par ailleurs, la fi liale Renault Finance effectue pour son compte propre des opérations non liées aux fl ux d’exploitation. Ces opérations font l’objet d’un contrôle quotidien et sont soumises à des limites de risques strictes. Cette activité n’a pas d’impact signifi catif sur les résultats consolidés de Renault. Le Financement des ventes présente une faible exposition au risque de change, du fait d’une politique de refi nancement de ses fi liales dans leur propre devise. Le Groupe n’a pas introduit de changement notable dans sa politique de gestion du risque de change en 2009. Analyse de sensibilité des instruments financiers au risque L’analyse porte sur la sensibilité au risque de change des actifs et passifs monétaires (y compris les soldes intra-groupe) ainsi que des dérivés libellés dans une monnaie qui n’est pas celle de l’entité qui les détient. Toutefois elle ne prend pas en compte les éléments (actif ou passif couvert et dérivés) concernés par la couverture de juste valeur (la variation de juste valeur de l’élément couvert et celle de l’instrument de couverture se compensant Le Groupe dispose d’instruments fi nanciers libellés en yens dans le cadre de sa politique de couverture partielle de l’investissement dans Nissan L’estimation des impacts résulte d’une conversion instantanée à la clôture de l’exercice des instruments fi nanciers actifs et passifs concernés après application de la variation de 1 % de l’euro par rapport aux autres devises. L’impact sur les capitaux propres concerne la variation de 1 % de l’euro par rapport aux autres devises appliquée aux actifs fi nanciers disponibles à la vente, aux couvertures de fl ux de trésorerie et à la couverture partielle de l’investissement dans Nissan, tous les autres impacts étant en résultat. Pour l’Automobile, l’incidence sur les capitaux propres (avant impôt) d’une hausse de 1 % de l’euro par rapport aux principales devises appliquée aux instruments fi nanciers exposés au risque de change serait défavorable de 19 millions d’euros au 31 décembre 2009. Elle résulte principalement d’emprunts obligataires en yens liés à la couverture partielle de l’investissement dans Nissan. Cet impact serait compensé par une variation en sens inverse de l’écart de conversion constaté sur la valeur de la participation dans Nissan (note 20-E). Par ailleurs, l’incidence sur le résultat ne serait pas signifi cative au 31 décembre 2009. \- 1 AN 1 À 5 ANS \- 1 AN 1 À 5 ANS \- 1 AN 1 À 5 ANS L’exposition au risque de taux du groupe Renault porte essentiellement sur l’activité de fi nancement des ventes exercée par RCI Banque et ses fi liales. Les crédits à la clientèle fi nale sont généralement consentis à taux fi xe et pour des durées comprises entre 12 et 72 mois. Les crédits au réseau de distribution sont consentis à taux fi xe à moins de 12 mois. Le suivi du risque de taux s’opère selon une méthodologie commune à l’ensemble du groupe RCI pour permettre une gestion globale du risque de taux sur le périmètre consolidé. Cette exposition est suivie quotidiennement et fait l’objet, par le recours à des swaps, d’une couverture systématique transformant des passifs à taux variable en passifs à taux fi xe (couverture de fl ux de trésorerie). L’objectif de chaque fi liale est de couvrir tout risque de taux afi n de protéger sa marge commerciale. La politique de gestion du risque de taux pour l’Automobile s’appuie sur deux principes : le fi nancement des investissements à long terme s’effectue à taux fi xe, la gestion des réserves de liquidité à taux variable. Par ailleurs, les fi nancements en yen mis en place dans le cadre des opérations de couverture partielle de l’investissement dans Nissan sont réalisés à taux fi xe. Enfi n, Renault Finance effectue pour son compte propre des opérations de taux d’intérêt, dans le cadre de limites de risques strictement défi nies. Cette activité d’arbitrage n’a pas d’impact signifi catif sur les résultats consolidés ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 263 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 26 – DÉRIVÉS ET GESTION DES RISQUES FINANCIERS Le Groupe n’a pas introduit de changement notable dans sa politique de gestion du risque de taux en 2009. Analyse de sensibilité des instruments financiers au risque de taux En matière de sensibilité au risque de taux, le Groupe est exposé à : ■ une variation des fl ux d’intérêts des instruments fi nanciers à taux variable évalués au coût amorti et une variation de la juste valeur d’instruments fi nanciers à taux variable évalués en juste valeur (y compris les instruments à taux fi xe swapés à taux variable et les produits structurés) ; ■ une variation de la juste valeur de ses instruments fi nanciers à taux fi xe ■ une variation de la juste valeur de ses instruments dérivés, qu’ils soient utilisés ou pas dans le cadre d’une relation de couverture. L’estimation des impacts résulte de l’application sur une période d’un an de la hausse de 100 points de base des taux d’intérêt sur les instruments fi nanciers présents au bilan à la clôture. L’impact sur les capitaux propres correspond à la variation de juste valeur des actifs fi nanciers disponibles à la vente à taux fi xe et des couvertures de fl ux de trésorerie suite à une hausse de 100 points de base des taux d’intérêts, tous les autres impacts étant en résultat. La sensibilité au risque de taux de chaque secteur est calculée aux bornes de chacun des secteurs, avant élimination des prêts et emprunts intersecteurs. Pour l’Automobile, l’incidence sur le résultat et les capitaux propres (avant impôt) d’une hausse de 100 points de base des taux d’intérêts appliquée aux instruments fi nanciers exposés au risque de taux serait respectivement de (11) millions d’euros et 4 millions d’euros au 31 décembre 2009. Pour le Financement des ventes, l’incidence sur le résultat et les capitaux propres (avant impôt) d’une hausse de 100 points de base des taux d’intérêts appliquée aux instruments fi nanciers exposés au risque de taux serait respectivement de (3) et 40 millions d’euros au 31 décembre 2009. L’impact sur les capitaux propres découle principalement de la variation de juste valeur des swaps de couverture de fl ux de trésorerie futurs. La sensibilité du Financement des ventes au risque de taux est stable par Ventilation taux fixe/taux variable après effet des dérivés des passifs financiers et des dettes de financement des ventes (hors dérivés) \- 1 AN 1 À 5 ANS \- 1 AN 1 À 5 ANS \- 1 AN 1 À 5 ANS L’exposition au risque actions du Groupe porte essentiellement sur les valeurs mobilières de placement indexées sur le cours des actions. Le Groupe n’a pas recours à des dérivés sur actions pour couvrir ce risque. Le Groupe n’a pas introduit de changement notable dans sa politique de gestion du risque actions en 2009. Analyse de sensibilité des instruments financiers au risque actions L’estimation des impacts résulte de l’application de la baisse de 10 % du cours des actions aux actifs fi nanciers concernés à la clôture de l’exercice. La sensibilité des instruments fi nanciers du Groupe au risque actions n’est pas signifi cative au 31 décembre 2009. La Direction des Achats de Renault peut être amenée à couvrir en partie son risque matières premières à l’aide d’instruments fi nanciers, tels que des achats de contrats à terme, des achats d’options d’achat et des achats de tunnels. Ces couvertures sont liées à des opérations physiques d’achat pour les besoins des usines concernées. Elles sont contraintes par des limitations Au 31 décembre 2009, le Groupe n’a pas d’opération de couverture de matières premières en cours pour les activités de l’Automobile. \- 1 AN 1 À 5 ANS \- 1 AN 1 À 5 ANS \- 1 AN 1 À 5 ANS COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 27 – FLUX DE TRÉSORERIE Dans ses opérations sur les marchés fi nanciers et bancaires, le Groupe ne travaille qu’avec des contreparties bancaires de premier plan et n’est soumis à aucune concentration signifi cative de risque. La gestion du risque de contrepartie des différentes entités du Groupe est assurée de façon totalement coordonnée, et s’appuie sur un système de notation qui prend principalement en compte le rating à long terme des contreparties ainsi que le niveau de leurs fonds propres. Les sociétés du Groupe qui sont soumises à une exposition signifi cative font l’objet d’un suivi quotidien du respect des autorisations de limites selon des procédures La vigilance accrue sur le risque de contrepartie, mise en place en 2008, a été maintenue en 2009, avec une mise sous surveillance des limites accordées sur certaines contreparties bancaires voire une suppression. En 2009, aucune perte n’a été enregistrée du fait de la défaillance d’une 7.2.7.5 FLUX DE TRÉSORERIE ET AUTRES INFORMATIONS NOTE 27 – FLUX DE TRÉSORERIE A – Autres produits et charges non réalisés Effets nets du non-recouvrement des créances de financement des ventes (Profits) pertes nets sur cessions d’éléments d’actifs Évolution de la juste valeur des titres participatifs Évolution de la juste valeur des autres instruments financiers AUTRES PRODUITS ET CHARGES NON RÉALISÉS B – Variation du besoin en fonds de roulement Diminution (augmentation) des créances clients nettes de l’Automobile VARIATION DU BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT Acquisitions d’immobilisations corporelles hors véhicules donnés en location Total des acquisitions de la période D – Intérêts encaissés et décaissés par l’Automobile ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) C – Flux de trésorerie liés aux investissements incorporels et corporels Document de référence Renault 2009 265 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 28 – PARTIES LIÉES A – Rémunération des mandataires sociaux et des membres du Comité exécutif A1 – Rémunération des mandataires sociaux Le Conseil d’administration du 6 mai 2009 a réuni les fonctions de Président du Conseil d’administration et de Directeur Général. À compter de cette date le Président-Directeur Général ne perçoit aucune rémunération au titre de la fonction de Président du Conseil d’administration. Les principes de rémunérations et avantages assimilés alloués au Président- Directeur Général sont conformes aux dispositions des décrets n°2009-348 rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’Etat ou bénéfi ciant du soutien de l’Etat du fait de la crise économique et des responsables des Le tableau ci-dessous fait état des rémunérations allouées au prorata du A2 – Rémunération des membres du Comité exécutif Les rémunérations et avantages assimilés suivants, alloués aux membres du Comité exécutif (hors Président-Directeur Général), ont été comptabilisés Les éléments d’information relatifs à la participation de Renault dans Nissan, AB Volvo et Avtovaz sont explicités respectivement en note 14, 15-A et 15-B. NOTE 29 – ENGAGEMENTS HORS BILAN, ACTIFS Renault, dans le cadre de ses activités, est amené à prendre un certain nombre d’engagements. Lorsqu’ils répondent à la défi nition d’un passif, ils font l’objet de provisions (engagements liés aux retraites et autres avantages accordés au personnel, litiges, etc.). Les autres engagements constituant des engagements hors bilan ou des passifs éventuels sont listés ci-après Par ailleurs, Renault est également amené à recevoir des engagements de la part de sa clientèle (cautions, hypothèques, etc.) ou encore à bénéfi cier de lignes de crédit auprès des établissements de crédit (note 29-B). Total rémunération hors plans de stock- Plans de stock-options – effet des Indemnité forfaitaire attachée à la fonction de Total rémunération hors plans de stock- Plans de stock-options – effet des La rémunération des administrateurs (jetons de présence) s’est élevée à les fonctions de Présidents (56 000 euros en 2008). COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 29 – ENGAGEMENTS HORS BILAN, ACTIFS ET PASSIFS ÉVENTUELS A – Hors bilan – Engagements donnés Le Groupe s’est engagé pour les montants suivants : en faveur de la clientèle (2) (1) Dont 43 ME de garanties financières au 31 décembre 2009 qui pourraient être appelées immédiatement après la date de clôture. (2) Les engagements en faveur de la clientèle donnés par le Financement des ventes donnent lieu à un décaissement maximum de liquidité de ce montant dans les 12 mois suivants la (3) Les actifs nantis, gagés ou hypothéqués correspondent principalement à des actifs de Renault Samsung Motors gagés en garantie du remboursement de passifs financiers, depuis l’acquisition par Renault en 2000. Les engagements de location donnés comprennent les loyers provenant de baux irrévocables. Ils s’analysent de la manière suivante : La directive européenne 2000/53/EC sur les Véhicules Hors d’Usage publiée en septembre 2000 impose notamment aux États membres de prendre les ■ permettre la remise des Véhicules Hors d’Usage à un centre de traitement agréé sans coût supplémentaire pour le dernier détenteur ; ■ atteindre des objectifs spécifi ques et progressifs tant en termes de taux de réutilisation des composants de ces véhicules en donnant préférence au recyclage, qu’en termes de valorisation des composants qui peuvent Depuis le 1er janvier 2007, cette directive concerne l’intégralité du parc Le Groupe constitue des provisions à ce titre, pays par pays, au fur et à mesure de la transposition de cette directive dans chaque législation nationale et lorsque les modalités d’organisation de la fi lière de recyclage sont déterminées. Ces provisions font l’objet d’une revue régulière afi n de prendre en compte l’évolution de la situation de chaque pays. Pour les pays dont la législation est incomplète, en l’absence de texte réglementaire, il n’est pas possible de déterminer avec certitude si un coût résiduel reste à la charge du Groupe. Les opérations de cessions de fi liales ou d’activités réalisées par le Groupe sont généralement assorties de clauses de garantie de passif en faveur de l’acquéreur. Au 31 décembre 2009, le Groupe n’a pas identifi é de risques signifi catifs liés à ces opérations. Renault détient, dans le cadre de cessions partielles de fi liales opérées au cours d’exercices antérieurs, des options de vente portant sur tout ou partie de la participation résiduelle. L’exercice de ces options ne générerait pas de conséquence signifi cative sur les états fi nanciers du Groupe. L’accord signé en mars 2007 entre Renault et le groupe japonais NTN relatif à la cession de 35 % du capital de SNR (Société Nouvelle de Roulements) prévoyait également un achat à terme ferme de 16 % complémentaires de SNR par NTN qui a été exercé à la date du 1er anniversaire de l’opération. En complément, Renault et NTN disposent respectivement d’une option de vente et d’une option d’achat pour 29 % de SNR exerçables au terme de la troisième et de la quatrième date anniversaire de la première cession de titres et pour une durée de 60 jours. À compter de la cinquième date anniversaire, et pour une durée de 5 ans, Renault dispose unilatéralement d’une option de vente de sa participation résiduelle de 20 % de SNR. En l’absence d’exercice de cette option de vente au terme de ce délai, NTN disposera alors d’une option d’achat de cette participation résiduelle. Les sociétés du Groupe font périodiquement l’objet de contrôles fi scaux dans les pays où elles sont implantées. Les rappels d’impôts et taxes acceptés sont comptabilisés par voie de provisions. Les rappels contestés sont pris en compte, au cas par cas, selon des estimations intégrant le risque que le bien-fondé des actions et recours engagés puisse ne pas prévaloir. B – Hors bilan – Engagements reçus (1) Dont 1 989 millions d’euros au titre des engagements reçus par le Financement des ventes pour la reprise par un tiers, à la fin des contrats, des véhicules données en location. (2) Dans le cadre de son activité de financement de ventes de véhicules neufs ou d’occasion, le Financement des ventes reçoit de sa clientèle des garanties. Le montant des garanties reçues de la clientèle s’élève à 882 millions d’euros à fin décembre 2009. Les engagements hors bilan reçus concernant des lignes de crédit ouvertes confi rmées sont présentés en note 24-A. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 267 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 30 – HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES ET DE LEUR RÉSEAU NOTE 30 – HONORAIRES DES COMMISSAIRES AUX COMPTES ET DE LEUR RÉSEAU Les honoraires des commissaires aux comptes du Groupe et de leur réseau sont les suivants : Commissariat aux comptes, certification, examen des comptes Autres diligences et prestations directement liées à la mission du Autres prestations rendues par le réseau (1) Renault SA et Renault s.a.s. Commissariat aux comptes, certification, examen des comptes Autres diligences et prestations directement liées à la mission du Autres prestations rendues par le réseau aux filiales intégrées (1) Renault SA et Renault s.a.s. NOTE 31 – ÉVÉNEMENTS POSTÉRIEURS À LA CLÔTURE COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 32 – SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES A – Sociétés consolidées par intégration globale (filiales) Auto Châssis International (ACI) Le Mans Car life Siège et ses filiales Renault Développement Industriel et Commercial (RDIC) Renault Retail Group SA et ses filiales Société de véhicules automobiles de Batilly (SOVAB) Société Immobilière de Construction Française pour l’Automobile et la Mécanique (SICOFRAM) et sa filiale Société Immobilière pour l’Automobile et la Mécanique (SIAM) Renault Belgique Luxembourg et ses filiales Renault Ceska Republica et ses filiales Renault Espana Comercial SA (RECSA) et ses filiales Renault Espana SA et ses filiales ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 269 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 32 – SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES Renault Deutsche AG et ses filiales Renault Suisse SA et ses filiales Renault South Africa et ses filiales Sociedad de Fabricacion de Automotores (SOFASA) Société marocaine de construction automobile (SOMACA) COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 32 – SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES Société Internationale de Gestion et de Maintenance Automobile (SIGMA) Société de Gestion, d’Exploitation de Services en Moyens Administratifs Cia Arrademento Mercantil Renault do Brasil Renault do Brasil S/A Corr. de Seguros ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 271 7 COMPTES CONSOLIDÉS / NOTE 32 – SOCIÉTÉS CONSOLIDÉES B – Sociétés consolidées par intégration proportionnelle (co-entreprises) C – Sociétés consolidées par mise en équivalence (entreprises associées) Renault Nissan Technology and Business Centre India Private Limited Le taux de contrôle diffère du pourcentage d’intérêt du Groupe pour l’entité suivante : LES RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES 7.3 L ES RAPPORTS DES C OMMISSAIRES Exercice clos le 31 décembre 2009 Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes annuels En exécution de la mission qui nous a été confi ée par votre Assemblée générale, nous vous présentons notre rapport relatif à l’exercice clos le ■ le contrôle des comptes annuels de la société Renault, tels qu’ils sont ■ la justifi cation de nos appréciations ; ■ les vérifi cations et informations spécifi ques prévues par la loi. Les comptes annuels ont été arrêtés par le Conseil d’administration. Il nous appartient, sur la base de notre audit, d’exprimer une opinion sur ces I. OPINION SUR LES COMPTES ANNUELS Nous avons effectué notre audit selon les normes d’exercice professionnel applicables en France ; ces normes requièrent la mise en œuvre de diligences permettant d’obtenir l’assurance raisonnable que les comptes annuels ne comportent pas d’anomalies signifi catives. Un audit consiste à vérifi er, par sondages ou au moyen d’autres méthodes de sélection, les éléments justifi ant des montants et informations fi gurant dans les comptes annuels. Il consiste également à apprécier les principes comptables suivis, les estimations signifi catives retenues et la présentation d’ensemble des comptes. Nous estimons que les éléments que nous avons collectés sont suffi sants et appropriés pour fonder notre opinion. Nous certifi ons que les comptes annuels sont, au regard des règles et principes comptables français, réguliers et sincères et donnent une image fi dèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé ainsi que de la situation fi nancière et du patrimoine de la Société à la fi n de cet exercice. En application des dispositions de l’article L. 823-9 du Code de commerce relatives à la justifi cation de nos appréciations, nous portons à votre ■ comme précisé dans la note 1.A de l’annexe aux comptes annuels et conformément à l’avis n° 34 du Conseil national de la comptabilité, votre société a opté pour la mise en équivalence des titres de participation des sociétés contrôlées de manière exclusive. La détermination de la valeur d’équivalence de ces titres est établie sur la base des règles et méthodes comptables utilisées pour l’établissement des comptes consolidés du Groupe. Notre appréciation de cette valeur d’équivalence s’est fondée sur le résultat des diligences mises en œuvre dans le cadre de l’audit des comptes du groupe Renault de l’exercice 2009 ; ■ sur la base de nos travaux et des informations qui nous ont été communiquées, nous estimons que la note 14.D donne une information appropriée sur la liquidité de votre société. Les appréciations ainsi portées s’inscrivent dans le cadre de notre démarche d’audit des comptes annuels, pris dans leur ensemble, et ont donc contribué à la formation de notre opinion exprimée dans la première partie de ce Nous avons également procédé, conformément aux normes d’exercice professionnel applicables en France, aux vérifi cations spécifi ques prévues Nous n’avons pas d’observation à formuler sur la sincérité et la concordance avec les comptes annuels des informations données dans le Rapport de gestion du Conseil d’administration et dans les documents adressés aux actionnaires sur la situation fi nancière et les comptes annuels. Concernant les informations fournies en application des dispositions de l’article L. 225-102-1 du Code de commerce sur les rémunérations et avantages versés aux mandataires sociaux ainsi que sur les engagements ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 273 7 LES RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES consentis en leur faveur, nous avons vérifi é leur concordance avec les comptes ou avec les données ayant servi à l’établissement de ces comptes et, le cas échéant, avec les éléments recueillis par votre société auprès des sociétés contrôlant votre société ou contrôlées par elle. Sur la base de ces travaux, nous attestons l’exactitude et la sincérité de ces informations. En application de la loi, nous nous sommes assurés que les diverses informations relatives aux prises de participation et de contrôle et à l’identité des détenteurs du capital et des droits de vote vous ont été communiquées Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense, le 11 février 2010 LES RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES 7.3.2 SUR LES CONVENTIONS ET ENGAGEMENTS RÉGLEMENTÉS Exercice clos le 31 décembre 2009 Rapport spécial des Commissaires aux comptes sur les conventions et En notre qualité de Commissaires aux comptes de votre société, nous vous présentons notre rapport sur les conventions et engagements réglementés. En application de l’article L. 225-40 du Code de commerce, nous avons été avisés des conventions et engagements qui ont fait l’objet de l’autorisation Il ne nous appartient pas de rechercher l’existence éventuelle d’autres conventions et engagements mais de vous communiquer, sur la base des informations qui nous ont été données, les caractéristiques et les modalités essentielles de ceux dont nous avons été avisés, sans avoir à nous prononcer sur leur utilité et leur bien-fondé. Il vous appartient, selon les termes de l’article R. 225-31 du Code de commerce, d’apprécier l’intérêt qui s’attachait à la conclusion de ces conventions et engagements en vue Nous avons mis en œuvre les diligences que nous avons estimé nécessaires au regard de la doctrine professionnelle de la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes relative à cette mission. Ces diligences ont consisté à vérifi er la concordance des informations qui nous ont été données avec les documents de base dont elles sont issues. Engagement relatif au régime de retraite du Président-Directeur g énéral. Lors de ses séances du 28 octobre 2004 et du 31 octobre 2006, votre Conseil d’administration a autorisé la convention ayant pour objet la mise en place d’un régime collectif de retraite supplémentaire au profi t des cadres dirigeants, y compris les mandataires sociaux. Ce régime de retraite a pour objet de garantir à ces cadres, dès lors qu’ils réunissent des conditions particulières d’éligibilité et notamment d’ancienneté, un niveau de retraite annuelle estimée entre 30 % et 45 % de la rémunération d’activité de référence et sans que ce montant ne puisse excéder en toute hypothèse 50 % de la rémunération d’activité. Il comprend pour votre Président- ■ un régime à cotisations défi nies de 8 % de la rémunération annuelle comprise entre huit et seize fois le plafond annuel de la Sécurité sociale pris en charge à 5 % par l’entreprise et à 3 % par le bénéfi ciaire ; ■ un régime additif à prestations défi nies ne pouvant excéder 30 % de la rémunération d’activité et soumis à des conditions d’ancienneté et à l’achèvement de la carrière au sein du Groupe. La rémunération de référence utilisée pour le calcul des retraites des régimes à prestations défi nies est égale à la moyenne des trois rémunérations les plus élevées perçues au cours des dix dernières années précédant le départ en retraite. La rémunération de référence est en tout état de cause limitée à 65 plafonds annuels de la Sécurité sociale. Par une décision expresse prise en application de l’article L. 225-42-1 du Code de commerce, le Conseil d’administration du 5 mars 2010 a confi rmé le bénéfi ce de ce régime de retraite supplémentaire au profi t de M. Carlos Ghosn et ce, dans les mêmes conditions que les autres cadres dirigeants Votre Conseil d’administration, lors de sa séance du 11 février 2009, a autorisé une convention de prêt d’une durée de cinq ans entre l’État français et votre société d’un montant de 3 milliards d’euros à un taux d’intérêt composé d’une partie fi xe de 6 % par an et d’une partie variable indexée sur le taux de marge opérationnelle du Groupe, le tout évoluant entre un taux « plancher » de 6 % et un taux « plafond » de 9 %. Le prêt est remboursable au terme en 2014, avec une clause de remboursement anticipé possible pour le Groupe à partir de la date anniversaire de la mise à disposition du prêt tombant en 2011. Cette convention contient une clause de majoration du taux d’intérêt en cas de non-respect des engagements pris par votre société dans le contrat au titre du développement en France des systèmes et technologies des véhicules propres, de la mise en place d’une relation partenariale avec les fournisseurs et de l’affectation des résultats de l’entreprise au renforcement de ses fonds propres et aux investissements. Lors de ses séances des 10 avril et 6 mai 2009, votre Conseil d’administration a amendé cette convention de prêt afi n de se conformer aux dispositions des relatifs « aux conditions de rémunération des dirigeants des entreprises aidées par l’État ou bénéfi ciant du soutien de l’État du fait de la crise économique et des responsables des entreprises publiques ». ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 275 7 LES RAPPORTS DES COMMISSAIRES AUX COMPTES Votre Conseil d’administration, lors de sa séance du 10 décembre 2009, a autorisé la signature d’un contrat de prêt de 100 000 000 euros à un taux pouvant être compris entre 3,75 % et 5 % pour une durée de 10 ans. Ce prêt, qui a été consenti par l’État dans le cadre d’un appel à projet « prêt véhicules décarbonés », s’inscrit dans le cadre du programme d’investissements de votre société ayant pour objet la production d’une gamme de véhicules Par ailleurs, en application du Code de commerce, nous avons été informés que l’exécution des conventions et engagements suivants, approuvés au cours d’exercices antérieurs, s’est poursuivie au cours du dernier exercice. Convention de crédit entre votre société Une convention de crédit a été conclue entre votre société et la société Cogera, fi liale de RCI Banque (contrôlée par votre société), ayant pour objet d’octroyer à la société Cogera un crédit de 450 000 000 euros affecté au refi nancement par Cogera de ses activités bancaires, en vue de permettre à RCI Banque de diminuer son ratio « Grands Risques » tel que défi ni à l’article 1.1 du règlement n° 93-05 du Comité de la réglementation bancaire et fi nancière, calculé sur une base consolidée. Au titre de l’exercice 2009, le montant des intérêts relatifs à cette convention s’est élevé à 2\. AVEC LA SOCIÉTÉ RENAULT S.A.S. Des conventions de délégations ont été conclues entre votre société et la société Renault s.a.s. dans le cadre d’une opération de refi nancement de prêts consentis au titre de la participation à l’effort de construction (le « 1 % construction ») ayant notamment pour objet de renforcer la liquidité de ces encours prêtés non rémunérés et de fi ger au niveau particulièrement bas des taux actuels le coût de refi nancement jusqu’à l’échéance 2020. b. Contrats de prestations de services Votre société a signé un contrat avec la société Renault s.a.s. en vertu duquel celle-ci effectuera un certain nombre de prestations juridiques, comptables, fi scales, douanières et fi nancières permettant à votre société de répondre à ses obligations légales en la matière. Au titre de l’exercice 2009, le montant facturé par la société Renault s.a.s. relatif à ces prestations s’est élevé à 3 908 528 euros. Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense, le 8 mars 2010 Produits des titres et revenus des prêts et créances rattachées PRODUITS ET CHARGES LIÉS AUX PARTICIPATIONS (NOTE 2) Dotations et reprises aux provisions pour risques de change PRODUITS ET CHARGES LIÉS AU CHANGE (NOTE 3) Intérêts perçus et autres produits assimilés Intérêts versés et autres charges assimilées Reprises de provisions et transferts de charges Produits nets sur cessions de valeurs mobilières de placement AUTRES PRODUITS ET CHARGES FINANCIERS (NOTE 4) IMPÔT SUR LES BÉNÉFICES (NOTE 6) ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 277 Participations évaluées par équivalence (note 7) Participation dans NISSAN MOTOR (note 7) Autres participations et autres immobilisations financières (note 7) Prêts et créances rattachées à des participations (note 8) VALEURS MOBILIÈRES DE PLACEMENT (NOTE 9) PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES (NOTE 13) Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit EMPRUNTS ET DETTES FINANCIÈRES (NOTE 14) ■ la variation annuelle de la quote-part globale de capitaux propres représentative de ces titres ne constitue pas un élément de résultat, elle est inscrite en capitaux propres au poste « Écart d’équivalence », cet écart n’est pas distribuable et ne peut être utilisé à compenser les pertes. Lorsque l’écart d’équivalence devient négatif, une provision pour dépréciation globale est dotée par le compte de résultat. Les titres de participation des sociétés non contrôlées de façon exclusive fi gurent au bilan à leur coût d’acquisition hors frais accessoires d’achat. Ils sont évalués à la plus faible des valeurs d’acquisition ou d’inventaire. Lorsque la valeur d’inventaire des titres est inférieure à la valeur brute, une provision pour dépréciation est constituée du montant de la différence. La valeur d’inventaire est déterminée en prenant en compte les perspectives de rentabilité, le débouché commercial et la quote-part d’actif net. B - Prêts et créances rattachées à des participations Les prêts octroyés aux sociétés et les créances rattachées à des participations sont enregistrés au coût historique. Une dépréciation est constituée dès lors qu’il existe une probabilité de non-recouvrement de ces prêts. C - Valeurs mobilières de placement Les valeurs mobilières de placement sont évaluées à leur coût d’acquisition hors frais accessoires d’achat et intérêts courus pour les obligations ou à leur valeur de marché si celle-ci est inférieure. Variation du besoin en fonds de roulement FLUX DE TRÉSORERIE DES OPÉRATIONS D’EXPLOITATION Augmentation du capital de Renault s.a.s. FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AUX INVESTISSEMENTS Primes de remboursement sur emprunts obligataires FLUX DE TRÉSORERIE LIÉS AU FINANCEMENT Augmentation/(diminution) nette des autres dettes porteuses d’intérêts Les comptes de la société Renault SA sont établis conformément aux dispositions légales et réglementaires françaises applicables aux comptes Les méthodes retenues pour l’évaluation des postes du bilan et du compte de résultat sont les suivantes : Par dérogation à la règle générale en matière d’évaluation des titres au bilan, Renault SA a opté pour l’évaluation par équivalence des titres de participation des sociétés contrôlées de manière exclusive, conformément à l’avis n° 34 du Conseil national de la comptabilité (juillet 1988) : ■ le périmètre d’application de la méthode correspond aux sociétés intégrées globalement dans les comptes consolidés ; ■ les capitaux propres de ces sociétés sont déterminés sur la base des principes comptables retenus pour la consolidation ; s’agissant d’une méthode d’évaluation, il n’est tenu compte d’aucune élimination concernant les opérations entre sociétés du Groupe ; ■ pour l’évaluation d’une fi liale, les titres qu’elle détient sur des sociétés contrôlées de façon exclusive par le Groupe sont estimés selon la même ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 279 Les actions auto détenues, affectées aux plans d’attribution d’actions gratuites et aux plans d’options d’achats d’actions, sont comptabilisées en valeurs mobilières de placement. Conformément à l’avis du CNC n° 2008-17 en date du 6 novembre 2008, ces dernières sont valorisées à leur coût d’entrée. La valorisation des actions acquises antérieurement à l’avis du CNC n’a pas évolué depuis sa date d’approbation. D - Frais et primes sur emprunts Les frais et primes d’émission sur emprunts ainsi que les primes de remboursement d’obligations sont amortis linéairement sur la durée des E - Conversion des dettes et créances en devises La conversion des dettes et créances en devises est effectuée comme suit : ■ conversion de l’ensemble des dettes et créances libellées en devises aux taux en vigueur au 31 décembre ; ■ enregistrement des écarts par rapport aux valeurs d’origine dans les comptes de régularisation actif ou passif (écart de conversion) ; ■ constitution d’une provision pour risque de change pour les pertes de change latentes déterminées de la façon suivante : . détermination d’une position de change devise par devise et échéance par échéance constituée des éléments de bilan libellés en devises étrangères et des dérivés souscrits en couverture du risque de change, . compensation des gains et des pertes de change latents devise par . comptabilisation des pertes de changes latentes résiduelles par devise Les résultats dégagés sur les instruments dérivés qualifi és de couverture sont portés au compte de résultat de façon symétrique à ceux constatés sur Les instruments dérivés non qualifi és de couverture sont réévalués à chaque clôture à leur valeur de marché. Si cette valeur fait apparaître une perte latente, celle-ci est portée au compte de résultat. Si la réévaluation de l’instrument fait apparaître un gain latent, ce gain n’affecte pas le compte La juste valeur des contrats de change à terme est estimée à partir des conditions du marché. Celle des swaps de devises est déterminée par actualisation des fl ux fi nanciers, en utilisant les taux (change et intérêt) du marché à la date de clôture. La juste valeur des dérivés de taux représente ce que le Groupe recevrait (ou paierait) pour dénouer à la date de clôture les contrats en cours, en prenant en compte les conditions de marché à la date de clôture. La valeur de marché des instruments dérivés n’est pas reconnue Le résultat exceptionnel se compose des produits et charges résultant d’événements ou de transactions clairement distincts des activités ordinaires de l’entreprise et dont on ne s’attend pas à ce qu’elles se reproduisent de Les produits des titres et créances rattachées s’analysent comme suit : F - Provisions pour risques et charges Les provisions pour risques et charges sont constituées dès lors qu’elles correspondent à une obligation probable à la date de clôture. Un passif éventuel correspond à une obligation qui n’est ni probable ni certaine à la date d’établissement des comptes, ou à une obligation probable pour laquelle une estimation ne peut pas être établie de manière fi able. Il ne donne pas lieu à la constatation d’une provision et fait l’objet, le cas échéant, d’une information dans les engagements hors bilan. Dividendes reçus de Nissan Motor Co. Ltd. Dotations et reprises de provisions liées Le détail du poste d’intérêts des prêts s’analyse comme suit : Le résultat de change est principalement constitué des opérations en yens réalisées par Renault SA au titre de la couverture de l’actif net de Nissan. Ces opérations sont qualifi ées de couverture dans les comptes consolidés uniquement. À ce titre, les opérations de change réalisées sur la couverture Nissan sont enregistrées en résultat fi nancier dans les comptes sociaux. Le résultat de change 2009 se décompose comme suit : ■ une perte de change de 10 millions d’euros sur le remboursement de l’emprunt obligataire émis le 15 décembre 2004 pour un nominal de ■ une perte de change de 858 millions d’euros (927 millions d’euros de charges et 69 millions d’euros de produits) sur les ventes à terme dénouées au cours de l’exercice. Cette perte de change était provisionnée sur l’exercice précédent (cf. paragraphe ci-dessous) ; ■ une provision pour pertes de change latentes constituée sur l’exercice pour un montant de 129 millions d’euros et une reprise de provision pour un montant de 955 millions d’euros au titre de 2008 dont 709 millions relatifs aux ventes et achats à terme en yens non dénoués à la clôture. Le résultat de change de 2008 comprenait une perte de change nette de ■ un gain de change de 77 millions d’euros suite aux remboursements d’emprunts d’une valeur de 487 millions d’euros ; ■ une perte nette de change de 227 millions d’euros relative aux dénouements des ventes à terme (385 millions de charges et 158 millions d’euros de produits) ainsi qu’une provision pour perte de change de L’évolution de la couverture de l’actif net Nissan est donnée dans la note 18.a. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 281 En 2009, les autres produits et charges fi nanciers d’un montant total de 54 millions d’euros de perte (782 millions d’euros de perte en 2008) comprennent les intérêts nets versés sur les emprunts obligataires de Renault après swaps pour 365 millions d’euros et une reprise de provision pour dépréciation des actions propres de 310 millions d’euros correspondant aux actions propres cédées au cours de l’exercice. Une provision pour dépréciation des actions propres de 460 millions d’euros avait été comptabilisée au titre de l’exercice 2008. Le résultat de cession des valeurs mobilières de placement correspond à une moins-value de cession de 6 millions d’euros. Le détail du poste d’intérêts versés et autres charges assimilées s’analyse Intérêts courus nets après swaps s/emprunts Intérêts courus nets après swaps s/emprunts auprès Intérêts courus sur fin d’emprunts auprès des filiales Autres (billets de trésorerie et commissions (*) Le montant net des intérêts sur les emprunts obligataires se décompose en intérêts courus et versés pour 217 millions d’euros (334 millions d’euros en 2008), et en intérêts courus et reçus sur les swaps pour 112 millions d’euros (154 millions d’euros en 2008). En 2009, les 105 millions d’euros d’intérêts reçus ou payés sont ■ 26 millions d’euros sur l’emprunt swappé émis le 24/05/2006 ; ■ 22 millions d’euros sur l’emprunt swappé émis le 26/06/2002 ; ■ 15 millions d’euros sur l’emprunt swappé émis le 16/04/2007 ; ■ 10 millions d’euros sur l’emprunt swappé émis le 28/05/2003. Les intérêts nets sur la partie swappée des emprunts obligataires et des emprunts auprès des établissements de crédit représentent 62 millions d’euros à recevoir, 125 millions d’euros sur la jambe prêteuse et 63 millions En 2008, les 180 millions d’intérêts à verser ou payés après swaps comprenaient 73 millions d’euros sur l’emprunt swappé émis le 26 juin Le résultat exceptionnel d’un montant de 251 millions d’euros correspond à la moins-value de cession sur 3 754 650 actions propres cédées sur l’exercice. Par ailleurs, ces titres ont fait l’objet d’une reprise de provision pour 297 millions d’euros sur les 310 millions d’euros inscrits dans la note 4 « Autres produits et charges fi nanciers ». Renault SA ayant opté pour le régime de l’intégration fi scale dès son origine, celui-ci constitue le régime fi scal de Groupe sous lequel la Société est imposée en France à compter du 1er janvier 2004. Les fi liales françaises détenues à plus de 95 % versent directement à Renault SA le montant de l’impôt sur les bénéfi ces dont elles sont redevables. Chacune de ces entités comptabilise la charge d’impôt qui serait la sienne si elle était imposée individuellement. Les économies d’impôt générées par l’intégration fi scale constituent un produit comptabilisé par la tête de Groupe. Lorsque le résultat des fi liales redevient bénéfi ciaire, la société mère constate un complément d’impôt lié au fait qu’elle a déjà utilisé les pertes fi scales de ses fi liales lorsque celles-ci étaient défi citaires. La société mère n’a pas l’obligation de restituer aux fi liales les économies d’impôts résultant de l’utilisation de leurs défi cits, dès que les fi liales redeviennent bénéfi ciaires ou en cas de sortie du Le produit d’impôt 2009 s’élève à 92 millions d’euros au titre de l’intégration fi scale. Le montant du défi cit de l’intégration fi scale du Groupe s’élève à 7 235 millions d’euros, soit une augmentation de 1 808 millions d’euros par Le produit d’impôt afférent à l’exercice est ventilé comme suit : La situation fi scale latente de Renault SA s’analyse comme suit : Charges déduites (ou produits imposés) fiscalement et non (1) Correspond à un crédit futur d’impôt. (2) Correspond à une charge future d’impôt. 7.4.2.7 PARTICIPATIONS ET AUTRES IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES Les mouvements de l’exercice s’analysent comme suit : Participation dans Nissan Motor Co. Ltd. Provisions dépréciation des autres participations et immobilisations financières 1 241 millions d’euros est inscrite en contrepartie des capitaux propres (voir note 11). Aucune cession ou prise de participation n’a été constatée ■ La valeur brute des titres Renault s.a.s. chez Renault SA a augmenté de 2 155 millions d’euros suite à l’augmentation des capitaux propres de ■ Renault SA a procédé à la cession de 3 754 650 titres auto détenus pour 363 millions d’euros. Une reprise de provision pour dépréciation a été réalisée pour un montant de 297 millions d’euros. 7.4.2.8 PRÊTS ET CRÉANCES RATTACHÉES À DES PARTICIPATIONS Les mouvements de l’exercice s’analysent comme suit : (1) Dont part à moins d’un an Dont part à plus d’un an ■ 25 millions d’euros de prêts long terme vis-à-vis de Renault s.a.s. ■ 2 655 millions d’euros de placements de trésorerie auprès des sociétés fi nancières du Groupe dans le cadre de la gestion de trésorerie de celui-ci (238 millions d’euros en 2008) ; ■ 9 223 millions d’euros de comptes courants résultant de conventions de centralisation de gestion de trésorerie de fi liales du Groupe (11 530 millions d’euros en 2008). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 283 RRG France et ex-Filiales Commerciales Françaises La gestion de trésorerie du Groupe a été réorganisée en 2008. La centralisation de trésorerie euro est désormais réalisée par Renault SA via des comptes pivots avec les fi liales qui sont centralisés auprès de banques Le détail du poste « prêts » (11 903 millions d’euros) s’analyse comme suit : Renault SA a procédé à la cession de 485 323 actions auto détenues pour 21 millions d’euros. Une reprise de provision pour dépréciation a été réalisée pour un montant de 12 millions d’euros. Les valeurs mobilières de placement comprennent les titres de Renault SA auto détenus pour 230 millions d’euros dépréciés à hauteur de 151 millions En 2008, les valeurs mobilières de placement comprenaient les titres de Renault SA auto détenus pour 251 millions d’euros dépréciés à hauteur de La variation des titres auto détenus s’analyse comme suit : Les autres comptes d’actif sont essentiellement constitués : ■ d’une soulte versée à hauteur de 21 millions d’euros contre 24 millions d’euros au 31 décembre 2008. Dans le cadre de l’opération de fi nancement des prêts 1 % logement mise en place en 2004, un emprunt d’une valeur nominale de 112 millions d’euros a été contracté au taux variable Euribor 6 mois + 0,67 %, à échéance du 31 décembre 2019. Cet emprunt a fait l’objet d’un contrat d’échange de taux le ramenant ainsi à un taux fi xe d’environ 0,13 %, et générant par ailleurs le versement par Renault SA d’une soulte de 33 millions d’euros représentative du différentiel d’intérêt actualisé enregistré sur la durée de l’opération. Cette soulte est amortie sur la durée de l’emprunt (15 ans) et selon le rythme des intérêts payés sur la dette ; ■ de frais d’émission pour un montant de 7 millions d’euros dont 4 millions d’euros concernant l’emprunt obligataire émis le 13 octobre 2009 d’une durée de 5 ans pour un montant nominal de 750 millions d’euros ; ■ de primes de remboursement pour un montant de 16 millions d’euros dont 12 millions d’euros sur l’emprunt obligataire émis le 16 avril 2008 d’une durée de 5 ans pour un montant nominal de 300 millions d’euros et 4 millions d’euros sur l’emprunt obligataire émis le 13 octobre 2009 d’une durée de 5 ans pour un montant nominal de 750 millions d’euros ; ■ d’écarts de conversion actif pour un montant de 132 millions d’euros essentiellement dus aux pertes de change latentes provisionnées sur emprunts émis ou swappés en yens couvrant partiellement notre La variation des capitaux propres s’analyse comme suit : Le montant des réserves non distribuables s’élève à 2 675 millions d’euros Le montant des réserves affectées à la contrepartie de la valeur des actions propres s’élève à 230 millions d’euros. Les 10 000 levées d’options de souscription d’actions ont augmenté la prime d’émission de 1 million d’euros et impacté le report à nouveau de ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 285 Au 31 décembre 2009, le capital de Renault SA se répartit comme suit : La valeur nominale du titre Renault SA s’élève à 3,81 euros. Les titres participatifs, émis en octobre 1983 et en avril 1984 par Renault SA, sont remboursables avec prime à sa seule initiative. Ils font l’objet d’une rémunération annuelle d’un minimum de 9 % composée d’une partie fi xe égale à 6,75 % et d’une partie variable, fonction de l’évolution du chiffre d’affaires consolidé, calculée à périmètre et méthodes de consolidation Renault SA a procédé entre mars et avril 2004 à une offre publique d’achat de ses titres participatifs à un prix de 450 euros l’unité représentant une prime de 21 % par rapport au cours du titre. Cette opération s’est traduite par une moins-value de 343 millions d’euros. Au 31 décembre 2009, il reste sur le marché 797 659 titres valorisés au coût moyen pondéré de 158,93 euros, soit un total de 129 millions d’euros avec intérêts courus. Ces titres sont cotés à la Bourse de Paris. La valeur de marché du titre d’une valeur nominale de 153 euros s’élève à 290 euros au 31 décembre 2009 (236 euros au 31 décembre 2008). La rémunération 2009 de 16 millions d’euros (17 millions d’euros en 2008) fi gure dans les charges d’intérêts. Les provisions pour risques et charges s’analysent comme suit : Dont part à moins d’un an Dont part à plus d’un an Chacun des litiges connus dans lesquels Renault SA est impliqué a fait l’objet d’un examen à la date d’arrêté des comptes, et, après avis des conseils juridiques et fi scaux, les provisions jugées nécessaires ont, le cas échéant, été constituées pour couvrir les risques estimés. Sur l’année 2009, les principales évolutions sont : ■ l’émission du 13 octobre 2009 d’un emprunt obligataire d’une durée de 5 ans pour un montant nominal de 750 millions d’euros au taux fi xe de ■ le remboursement de l’emprunt obligataire du 26 février 2004, d’une durée de 5 ans pour 10 millions d’euros au taux variable Euribor 3 mois \+ 0,88 % et swappé au taux variable Euribor 6 mois + 0,54 % ; ■ le remboursement de l’emprunt obligataire du 14 avril 2004, d’une durée de 5 ans pour 10 millions d’euros au taux variable Euribor 3 mois \+ 0,80 % et swappé au taux variable Euribor 3 mois + 0,54 % ; ■ le remboursement de l’emprunt obligataire du 27 avril 2004, d’une durée de 5 ans pour 1 milliard de yens au taux fi xe de 1,11 % ; ■ le remboursement de l’emprunt obligataire du 27 avril 2004, d’une durée de 5 ans pour 50 millions d’euros au taux variable Euribor 3 mois ■ le remboursement de l’emprunt obligataire émis le 26 juin 2002, d’une durée de 7 ans pour 1 milliard d’euros au taux fi xe de 6,125 % et swappé en deux tranches de 500 millions d’euros le 18 juin 2004 au taux variable Euribor 3 mois + 2,186 % et au taux variable Euribor 3 mois + 2,3175 % ; ■ le remboursement de l’emprunt obligataire du 15 décembre 2004, d’une durée de 5 ans pour 25 milliards de yens au taux fi xe de 0,98 %. B - Emprunts et dettes auprès des établissements Les emprunts et dettes auprès des établissements de crédit, principalement contractés hors du Groupe, s’élèvent à 1 258 millions d’euros au 31 décembre 2009 (1 463 millions d’euros au 31 décembre 2008). Sur l’année 2009, les principales évolutions sont : ■ l’émission du 31 mars 2009 d’un emprunt souscrit auprès de la Banque européenne d’investissement d’une durée de 4 ans pour un montant nominal de 400 millions d’euros au taux fi xe de 4,397 % ; ■ le remboursement de l’emprunt Schuldschein du 26 mars 2004, d’une durée de 5 ans pour 80 millions de dollars australiens au taux variable 6 mois AUD-BBR-BBSW + 0,34 % et swappé au taux variable Euribor 6 mois + 0,54 % ; ■ le remboursement de l’emprunt Schuldschein du 19 avril 2004, d’une durée de 5 ans et 6 mois pour 50 millions d’euros au taux variable Euribor ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 287 En 2009, la Banque européenne d’investissement a accordé un prêt de 400 millions d’euros d’une durée de 4 ans destiné à aider le Groupe dans sa transition vers des technologies plus propres et plus économes en carburant. Les tirages à court terme sur des lignes de crédit dont l’échéance était à plus d’un an ont été remboursés en avril 2009. Leur montant au 31 décembre 2008 s’élevait à 475 millions d’euros. C - Emprunts et dettes fi nancières divers Les emprunts et dettes fi nancières divers s’élèvent à 6 660 millions d’euros ■ d’emprunts auprès de fi liales du Groupe dont la trésorerie est ■ de billets de trésorerie d’un montant de 697 millions d’euros ; ■ d’un prêt de 3 milliards d’euros accordé par l’État français. En 2009, Renault SA s’est vu accorder un prêt de 3 milliards d’euros par l’État français. La durée du prêt est de 5 ans remboursable au terme en 2014\. À compter de 2011, Renault SA sera autorisée à rembourser tout ou Le taux d’intérêt applicable est composé d’une partie fi xe de 6 % par an et d’une partie variable indexée sur le taux de marge opérationnelle du Groupe, le tout évoluant entre un taux « plancher » (6 %) et un taux « plafond » (9 %). Le prêt de l’État français contient une clause de majoration du taux d’intérêt en cas de non-respect des engagements pris par Renault dans le contrat au titre du développement en France des systèmes et technologies des véhicules propres, de la mise en place d’une relation partenariale avec les fournisseurs et de l’affectation des résultats de l’entreprise au renforcement des fonds propres et aux investissements. Le contrat de prêt comporte des clauses de déchéance du terme standards (défaillance de remboursement, déclarations erronées, non-respect des obligations au titre du contrat, procédure collective…) ainsi que la possibilité pour le prêteur de demander le remboursement du prêt dans un délai de 3 mois en cas de prise de contrôle directe ou indirecte de plus de 50 % du capital ou des droits de vote de la Société sans accord préalable. Les fi nancements court terme sont sécurisés par des accords de crédit confi rmés (voir note 19). La documentation de ces lignes de crédit confi rmées ne contient aucune clause pouvant remettre en cause le maintien du crédit en raison de la qualité de la signature de Renault ou du respect de ratio Compte tenu des réserves de trésorerie disponibles et des lignes de crédit confi rmées non utilisées à la clôture, des perspectives de renouvellement des fi nancements court terme, mais aussi de l’octroi par l’État d’un prêt à cinq ans, à conditions préférentielles, à hauteur de 3 milliards d’euros pour l’Automobile. Renault SA dispose de ressources fi nancières suffi santes pour faire face à ses engagements à 12 mois. L’évolution de ce poste s’analyse comme suit : Aucun emprunt n’est assorti de sûretés réelles. La branche Automobile du Groupe doit disposer de ressources fi nancières pour fi nancer son activité courante et les investissements nécessaires à son développement futur. Elle doit donc emprunter de manière régulière sur les marchés bancaires et de capitaux pour refi nancer sa dette, ce qui l’expose à un risque de liquidité en cas de fermeture des marchés ou de tension sur l’accès au crédit. Dans le cadre de la politique de centralisation de sa trésorerie, Renault SA assure l’essentiel du refi nancement de l’Automobile, soit par recours aux marchés de capitaux sous la forme de ressources à long terme (émissions obligataires, placements privés), soit par des fi nancements à court terme tels que billets de trésorerie ou fi nancements bancaires. La variation de 53 millions d’euros sur le poste autres dettes comprend une augmentation de la dette au titre de l’impôt pour 11 millions d’euros et une augmentation de la dette d’impôt vis-à-vis des fi liales de 42 millions d’euros dans le cadre de l’intégration fi scale. Les comptes de régularisation sont essentiellement constitués des écarts de conversion passif liés à des gains de change latents sur des emprunts émis ou swappés en yens pour un montant de 12 millions d’euros. Ces emprunts ont été souscrits dans le cadre de la couverture de l’actif net de Nissan. Sont considérées comme sociétés liées, les sociétés qui sont intégrées globalement dans les comptes consolidés du Groupe. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 289 Intérêts versés et autres charges assimilées Reprises de provisions et transferts de charges Autres opérations de change à terme ou conditionnelles A - Instruments de gestion du risque de taux et de change Les engagements correspondants (exprimés en valeur notionnelle, le cas échéant) se présentent comme suit : Les opérations de gestion du risque de change comprennent pour l’essentiel des opérations de swaps de devises portant sur le yen pour, respectivement, un montant total nominal de 1 925 millions d’euros (256 milliards de yens) 31 décembre 2008 visant à couvrir partiellement l’actif net de Nissan en Renault SA porte l’essentiel de l’endettement du Groupe. Sa politique de gestion du risque de taux s’appuie sur deux principes : le fi nancement des investissements long terme à taux fi xe et la constitution de réserves de liquidité à taux variable. Par ailleurs, les fi nancements en yens mis en place dans le cadre des opérations de couverture des capitaux propres de Nissan sont réalisés à taux fi xe sur des durées de 1 mois à 7 ans. Ces opérations se composent d’emprunts émis directement en yens pour 156 milliards de yens (1 173 millions d’euros) et d’un emprunt en euros swappé en yens pour 100 milliards de yens (752 millions d’euros). En outre, Renault SA réalise des ventes à terme dans le cadre de la couverture de prêts aux fi liales libellés en devises dont l’impact est non signifi catif. Pour mettre en œuvre sa gestion du risque de taux et de change décrite ci- dessus, Renault SA a recours à des instruments dérivés. Ses interventions sur les marchés d’instruments fi nanciers à terme sont principalement réalisées avec Renault Finance, fi liale à 100 % du Groupe. B - Juste valeur des instruments fi nanciers Les montants inscrits au bilan et les valeurs de marché estimées des instruments fi nanciers de Renault SA sont les suivants : Valeurs mobilières de placement brutes (1) C - Juste valeur estimée des instruments hors bilan Les justes valeurs estimées ont été déterminées en utilisant les informations disponibles sur les marchés et les méthodes d’évaluation appropriées selon Les méthodes et hypothèses retenues sont par nature théoriques, et une part importante de jugement intervient dans l’interprétation des données du Les justes valeurs ont été déterminées sur la base des informations disponibles à la date de clôture de chaque exercice, et ne prennent donc pas en compte l’effet des variations ultérieures. En règle générale, quand l’instrument fi nancier est coté sur un marché actif et liquide, la valeur de marché est calculée sur la base du dernier cours coté. Pour les instruments non cotés, la valeur de marché est déterminée à partir de modèles de valorisation reconnus qui utilisent des paramètres de marché observables. Si Renault SA ne dispose pas des outils de valorisation, notamment pour les produits complexes, les valorisations sont obtenues auprès d’établissements fi nanciers de premier plan. Les principales hypothèses et méthodes d’évaluation retenues sont les . valeurs mobilières : les justes valeurs des titres sont déterminées principalement par référence aux prix du marché, . prêts et créances rattachées à des participations : pour les prêts à moins de trois mois à l’origine, les prêts à taux variable et pour les créances rattachées à des participations, la valeur inscrite au bilan est considérée comme la juste valeur. Les autres prêts à taux fi xe ont été estimés en actualisant les fl ux futurs aux taux proposés à Renault SA ■ passifs : la juste valeur des dettes fi nancières est déterminée par l’actualisation des fl ux futurs aux taux proposés à Renault SA au 31 décembre 2009 et au 31 décembre 2008 pour des emprunts de conditions et échéances similaires. La juste valeur des titres participatifs est estimée sur la base de la valeur boursière à la clôture de l’exercice ; ■ instruments de change hors bilan : la juste valeur des contrats à terme est estimée à partir des conditions du marché. La juste valeur des swaps de devises est déterminée en actualisant les fl ux fi nanciers, en utilisant les taux (change et intérêt) du marché respectivement au 31 décembre 2009 et au 31 décembre 2008 pour les durées résiduelles des contrats ; ■ instruments de taux hors bilan : la juste valeur des swaps de taux représente ce que Renault SA recevrait (ou paierait) pour dénouer à la date de clôture les contrats en cours, prenant en compte les taux d’intérêts courants et la qualité de la contrepartie de chaque contrat respectivement au 31 décembre 2009 et au 31 décembre 2008. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 291 Les « engagements hors bilan » se décomposent comme suit : Lignes de crédit ouvertes non utilisées Lignes de crédit ouvertes non utilisées Dans le cadre de la gestion du ratio grands risques de RCI Banque, Renault SA a accordé à COGERA (fi liale détenue à 100 % par RCI Banque) une ligne de crédit de 450 millions d’euros à compter de décembre 2004. Afi n de respecter les conditions posées par la Commission Bancaire, le recours de Renault SA est limité aux seuls remboursements effectués par les entités de Renault Retail Group à COGERA, au titre des fi nancements de stocks qui leur sont octroyés par COGERA. Également, pour garantir le paiement par les entités de Renault Retail Group à COGERA des créances résultant desdits fi nancements, la créance de Renault SA au titre de la ligne de crédit est nantie au profi t de COGERA. Le montant de ce nantissement est de 450 millions d’euros au 31 décembre 2009. Les lignes de crédit reçues non utilisées ne sont pas assorties de clauses Les opérations de ventes à terme et de swaps réalisées par Renault SA sont décrites ci-dessus (note 18. A - Instruments de gestion du risque de taux et La capacité d’autofi nancement est déterminée comme suit : Dotations aux amortissements charges à répartir Dotations nettes aux provisions pour risques et Dotations nettes aux provisions pour dépréciation Renault SA ne compte aucun salarié. Les jetons de présence à verser aux administrateurs s’élèvent à les fonctions de Présidents (56 000 euros en 2008). Aucun événement signifi catif n’est intervenu postérieurement à la clôture RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES FILIALES ET PARTICIPATIONS (EN MILLIONS D’EUROS) (1) Convertis au cours de 133,16 yens pour un euro. (Capitaux propres consolidés en Japanese GAAP). (2) Les cours de conversion retenus pour Dacia et Sofasa sont respectivement 4,2363 lei roumain et 2 942 peso colombien pour un euro. RENSEIGNEMENTS CONCERNANT LES FILIALES ET PARTICIPATIONS (EN MILLIONS D’EUROS) (3) Les cours de conversion moyens pour Dacia et Sofasa sont respectivement 4,2396 lei roumain et 2 988 peso colombien pour un euro (4) Convertis au cours moyen de 130,23 yens pour un euro. MENTIONS RELATIVES AUX PRISES DE PARTICIPATION Aucune prise de participation n’est intervenue sur l’exercice 2009. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 293 8.4.2 Indicateurs de la GRI et principes du Pacte Mondial : tableau de correspondance 2009 SUR LES EXERCICES 2007 ET 2008 8.3.1 Commentaires méthodologiques sur le tableau « indicateurs environnementaux des sites 2009 » 298 8.3.2 Indicateurs environnementaux des sites 2009 Document de référence Renault 2009 295 8 ATTESTATION DU RESPONSABLE DU DOCUMENT Personne qui assume la responsabilité du Document de référence et du complément d’information : M. Carlos Ghosn, Président-Directeur g énéral. J’atteste, après avoir pris toute mesure raisonnable à cet effet, que les informations contenues dans le présent Document de référence sont, à ma connaissance, conformes à la réalité et ne comportent pas d’omission de nature à en altérer la portée. J’atteste, à ma connaissance, que les comptes sont établis conformément aux normes comptables applicables et donnent une image fi dèle du patrimoine, de la situation fi nancière et du résultat de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation, et que le Rapport de gestion, fi gurant au chapitre 2 du Document de référence, présente un tableau fi dèle de l’évolution des affaires, des résultats et de la situation fi nancière de la Société et de l’ensemble des entreprises comprises dans la consolidation ainsi qu’une description des principaux risques et incertitudes auxquels elles Les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2007, incorporés par référence dans le chapitre 8.2 du présent Document de référence, ont fait l’objet d’un rapport des commissaires aux comptes qui contient des observations sur les changements de méthodes intervenus au cours de Les comptes consolidés de l’exercice clos le 31 décembre 2009, présentés dans le D ocument de référence ont fait l’objet d’un rapport des contrôleurs légaux, fi gurant au chapitre 7.1 dudit document, qui contient une observation sur les évolutions des règles et méthodes comptables. J’ai obtenu des contrôleurs légaux des comptes une lettre de fi n de travaux, dans laquelle ils indiquent avoir procédé à la vérifi cation des informations portant sur la situation fi nancière et les comptes donnés dans le présent document ainsi qu’à la lecture d’ensemble du document. Fait à Paris, le 25 mars 2010 INFORMATIONS HISTORIQUES SUR LES EXERCICES 2007 ET 2008 SUR LES EXERCICES 2007 ET 2008 En application de l’article 28 du Règlement (CE) n° 809/2004 de la Commission, les informations suivantes sont incluses par référence dans le présent Document de référence 2009 : Le Document de référence de l’exercice 2007 a été déposé auprès de l’Autorité des marchés fi nanciers en date du 11 mars 2008, sous le numéro Les comptes consolidés fi gurent au chapitre 7, pages 181 à 237, et le Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés fi gure au chapitre 7, page 180, du même document. Les informations fi nancières fi gurent au chapitre 2.1.2, pages 55 à 58, du Les parties non incluses de ce document sont soit sans objet pour l’investisseur, soit couvertes par un autre endroit du Document de référence. Le Document de référence de l’exercice 2008 a été déposé auprès de l’Autorité des marchés fi nanciers en date du 11 mars 2009, sous le numéro Les comptes consolidés fi gurent au chapitre 7, pages 189 à 254, et le Rapport des Commissaires aux comptes sur les comptes consolidés fi gure au chapitre 7, page 190, du même document. Les informations fi nancières fi gurent au chapitre 2.1.2, pages 56 à 60, du Les parties non incluses de ce document sont soit sans objet pour l’investisseur, soit couvertes par un autre endroit du Document de référence. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 297 8.3.1 COMMENTAIRES MÉTHODOLOGIQUES SUR LE TABLEAU « INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX DES SITES 2009 » ✦ Le reporting des indicateurs environnementaux a été réalisé conformément aux prescriptions du Protocole de reporting Environnement Établissements Renault 2009. La présente note méthodologique explicite les principaux choix méthodologiques inscrits dans ce protocole. Celui-ci est disponible sur demande auprès du S ervice h ygiène, e nvironnement et p révention des r isques i ndustriels de Renault. Les données environnementales des sites du groupe telles qu'elles sont présentées dans la ligne "total" du tableau indicateurs environnementaux des sites 2009 présentés au chapitre 8.3.2 du D ocument de référence font l’objet d'un contrôle par les Commissaires aux c omptes du groupe . Les conclusions de leurs travaux sont précisées dans le rapport fi gurant au Le « périmètre » des données reportées concerne les fi liales industrielles (de carrosserie, montage, mécanique et de fonderie) et tertiaires (de conception produit, conception process et de logistique) pour lesquelles la participation fi nancière de Renault est supérieure ou égale à 50 %. La totalité des impacts est attribuée à Renault, à l’exception de la Française de Mécanique (site de Douvrin), fi liale commune Renault/PSA détenue à 50 % par Renault, pour laquelle la part des impacts attribuée à Renault est de 30 % en 2009 (contre 25 % en 2008), et correspond à la répartition de l’activité industrielle sur le site. Les impacts des fournisseurs ou tiers présents sur les sites ne sont pas comptabilisés, à l’exception des sites mentionnés en annotations du tableau « Indicateurs environnementaux des sites 2009 ». Les données des sites entrant dans le périmètre en cours d’année N ne sont consolidées avec celles des autres sites qu’à partir de l’année N + 1 : ■ le site de Vilvoorde (RIB) est sorti du périmètre en 2009 faute d’activité ; ■ l’activité de production d’eau potable et la décharge des déchets Davidesti du site de Pitesti (Dacia) sont exclues du périmètre de reporting. Les données sont toutefois mentionnées à titre indicatif ; ■ en raison d’indisponibilité des données environnementales, les sites ayant récemment rejoint le périmètre de consolidation du Groupe n’ont pas été pris en compte dans l’exercice 2009. Il s’agit de la Fonderie de Normandie Des contrôles de cohérence sur les données de chaque site sont réalisés par les différents experts de la Direction des s upports t echniques de la p erformance (Service h ygiène, e nvironnement et p révention des r isques i ndustriels, et é nergie et fl uides) et la Direction de l’i ngénierie c aisse a ssemblée p einte. Ces contrôles incluent la comparaison avec les données des exercices précédents et l’analyse de l’impact des évènements survenus sur les sites au cours de l’année. La consommation d’eau est exprimée en milliers de m3. Elle inclut les volumes d’eau en provenance d’un pompage (souterrain ou eau de surface) et/ou de réseaux externes (eau potable, eau industrielle). Les données de rejets dans l’eau sont basées sur des mesures effectuées sur les effl uents après traitement dans nos installations et avant rejet à l’extérieur du site. Les rejets de certaines usines peuvent suivre un traitement complémentaire dans des stations d’épuration collectives (voir code station). La règle fi xée par le Protocole de r eporting est de respecter la fréquence d’analyse des rejets imposée par les contraintes réglementaires qui La quantité MES représente le fl ux journalier moyen de matières en suspension rejetées et est exprimée en kg par jour. La quantité MO représente le fl ux journalier moyen de matières oxydables rejetées. Cette quantité, exprimée en kg par jour, est calculée ainsi : La quantité Métox représente la somme des fl ux journaliers moyens de métaux toxiques rejetés, pondérés par un coeffi cient de toxicité. Cette quantité, exprimée en kg par jour, est calculée ainsi : Les données présentées ne prennent en compte que les fl ux de métaux, MES, DCO et DBO5 dont la mesure de fl ux est exigée par la réglementation. Lorsque la réglementation n’exige pas de mesure, la valeur reportée est notée « non concerné ». Les sites de Bursa, Casablanca (Somaca) et le complexe Ayrton Senna (Curitiba) font l’objet d’une dérogation : ces sites ne sont pas soumis à une exigence réglementaire pour le calcul des fl ux. Néanmoins, compte tenu de l’impact de leurs rejets les fl ux correspondants ont été mesurés et inclus dans le périmètre. Les rejets eaux vannes, non liés à l’activité industrielle, et pour lesquels il n’existe pas d’obligation réglementaire de mesure et/ou de déclaration, ne sont pas reportés dans le périmètre des rejets dans l’eau. Cela concerne environ 30 % des effectifs principalement répartis sur les sites d’ingénierie, Les sites de Douvrin (FM), Moscou (Avtoframos), Novo Mesto et Factoria Santa Isabel, soumis à une exigence réglementaire, font l’objet d’une dérogation sur la méthodologie de calcul des fl ux, en raison notamment de Pour les sites de Cacia, Choisy-le-Roi, Lardy, Novo Mesto et Ruitz, imposés réglementairement sur les fl ux, les fréquences de mesures de certains paramètres dans les rejets généraux sont, au plus, de 4 fois par an. L’incertitude sur les rejets de MES et MO est donc plus importante, mais ces sites ont une contribution relativement restreinte aux impacts du Groupe. En revanche, concernant le site de Casablanca (Somaca), non imposé réglementairement sur les fl ux, Renault a décidé de mesurer cinq fois par an certains paramètres représentatifs de l’activité du site. L’incertitude sur les rejets de MES, MO et Métox est trop importante pour assurer une bonne fi abilité des indicateurs de rejets. Ce site, contributeur signifi catif des rejets liquides du Groupe, rejette ses effl uents sans prétraitement dans un réseau Les rejets atmosphériques de COV (Composés Organiques Volatils) comptabilisés représentent les émissions issues de l’application de peinture sur les carrosseries (usines de carrosserie-montage). L’application de peinture sur les pièces accessoires n’est pas prise en compte ; les émissions correspondantes de COV n’ont pas été estimées à ce jour. L’indicateur présenté correspond au ratio des émissions de COV par m2 de surface de véhicule peinte. La donnée consolidée pour le Groupe est équivalente au total des émissions de COV générées par les sites de carrosserie-montage divisé par le total des surfaces peintes. Les rejets atmosphériques de SO2 et NOx comptabilisés représentent les émissions issues de la combustion des énergies fossiles consommées dans les installations de combustion fi xes sur la totalité des sites, hors transport Les émissions liées aux essais moteurs ne sont pas prises en compte car non signifi catives pour le SO2 et non facilement estimables pour les NOx Les rejets de Gaz à Effet de Serre (GES) comptabilisés sont issus d’un inventaire des sources de GES réalisé depuis 2004. Suite à cet inventaire, le protocole de reporting de Renault a été amendé afi n de mieux refl éter les émissions totales du groupe Renault et d’être conforme aux préconisations du GhG Protocol et du protocole français développé par Entreprises Pour Les émissions issues des sources suivantes ont été comptabilisées : ■ la combustion des énergies fossiles entrant sur le site y compris celles transformées par le site pour des tiers ; ■ le remplissage en fl uides frigorigènes des climatiseurs des véhicules ■ la combustion de carburants pendant les essais de moteurs, boîtes de vitesses, véhicules sur piste d’endurance et bancs à rouleau sur les ■ les chariots utilisant le GPL ou le propane ; ■ la combustion de carburant liée aux véhicules d’entreprise de Renault (Pool taxis, navettes, véhicules de service, engins de manutention…). Ces émissions représentent plus de 95 % des émissions directes de GES Les sources d’émissions suivantes ont été écartées du périmètre de reporting, les émissions correspondantes ayant été estimées inférieures au seuil de 10 000 teq CO2/an retenu par le groupe Renault : ■ climatisation des locaux du site ; ■ traitement thermique des organes mécaniques ; ■ essais de véhicules TCM en sortie de chaîne de montage (essais sur Par ailleurs, certaines émissions n’ont pas pu faire l’objet d’une évaluation quantitative et ne sont pas incluses dans le périmètre de reporting : ■ émissions liées au transport sur site (hors chariots utilisant du GPL ou propane ou du gasoil et hors véhicules d’entreprise de Renault) ; ■ émissions fugitives lors des opérations de chargement/déchargement des cuves de fl uides frigorigènes utilisés pour le remplissage des climatiseurs En 2009, les émissions indirectes de gaz à effet de serre liés à l’électricité achetée sont incluses. Les facteurs d’émissions utilisés pour le calcul des GES indirects liés à l’électricité achetée sont obtenus à partir du mix énergétique de chaque pays et des facteurs d’émission associés à chaque type d’énergie pour le pays considéré. Les f acteurs d’é missions pris par défaut sont identiques à ceux utilisés dans l’outil d’a nalyse du c ycle de v ie (ACV) du groupe Renault. Des facteurs plus spécifi ques peuvent être utilisés sous réserve de justifi cation par le fournisseur local d’électricité. Des émissions spécifi ques liées à l’activité de fonderie ne sont pas reportées. Les émissions liées à la combustion d’énergie fossile en Fonderie sont quant Les facteurs d’émissions utilisés pour le calcul des émissions de SO2, NOx et GES sont en cohérence, d’une part, avec l’arrêté du 31 mars 2008 relatif à la vérifi cation et à la quantifi cation des émissions déclarées dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre, et d’autre part, avec le rapport d’inventaire national OMINEA du CITEPA – mise à jour de février 2009. Seuls les sites ayant un combustible dont les caractéristiques sont très éloignées des facteurs standard ont utilisé une donnée validée par leur fournisseur énergétique (usine de Pitesti, Dacia). ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 299 Les déchets comptabilisés sont les déchets qui sortent du périmètre Les déchets non dangereux comprennent les déchets banals et les déchets inertes, ces derniers sont présentés séparément pour une meilleure lisibilité. Les déchets de chantier générés sur les sites Renault n’entrent dans le périmètre de reporting (catégorie d échets i nertes) que si les clauses contractuelles stipulent que ces déchets ne sont pas à la charge de L’énergie consommée correspond à la quantité de gaz, fi oul, vapeur, eau chaude et électricité consommée dans le périmètre des sites en MWh PCI. En revanche, la donnée indiquée ne comprend pas le propane utilisé par les chariots, ni le carburant consommé par le site (essai moteurs ou boîtes de L’énergie (primaire ou transformée) approvisionnant des tiers n’est pas prise en compte. La fi nalité des indicateurs de consommation d’énergie est de refl éter la performance énergétique des procédés de fabrication de Renault. Les PCI sont en cohérence avec l’arrêté du 31 mars 2008 relatif à la vérifi cation et à la quantifi cation des émissions déclarées dans le cadre du système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre. 8.3.2 INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX DES SITES 2009 ✦ nc : non concerné (cf. commentaires méthodologiques). Codes Station (moyens de traitement) : P : physico-chimique ; B : biologique ; U : urbaine. DCO : Demande chimique en oxygène. DBO5 : Demande biologique en oxygène à 5 jours. Métox : somme de flux de métaux à laquelle on applique des coefficients de toxicité (arsenic 10, cadmium 50, cuivre 5, mercure 50, nickel 5, plomb 10, zinc 1, chrome 1). GES : gaz à effet de serre. DinD : déchet industriel non dangereux. ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 301 LES SITES HORS DU PÉRIMÈTRE D’ATTESTATION, À TITRE INDICATIF : (1) Tous les impacts liés à la restauration du personnel sont inclus dans les données des sites Renault. (2) Les rejets liquides de l’usine ACI Pitesti sont comptabilisés avec ceux de l’usine de Pitesti (Dacia), ainsi qu’une partie des déchets. (3) Les rejets liquides de l’usine de Batilly (SOVAB) incluent les rejets liquides du Parc i ndustriel f ournisseurs (PIF) et de la Compagnie d’a ffrètement et de t ransport (CAT) ainsi que les déchets de la PIF. (4) La consommation d’eau de l’usine de Bursa inclut celle du Parc i ndustriel f ournisseurs (PIF). (5) Tous les impacts du Parc Industriel Fournisseurs (PIF) sont inclus dans les données de l’usine de Cacia. (6) Les rejets liquides de l’usine de Choisy le Roi incluent les rejets liquides de GAIA. (7) La consommation d’eau de l’usine de Cléon inclut celle de la Fonderie de Normandie (FDN). Une partie des rejets liquides et la consommation de l’énergie de la Fonderie sont également inclus. (8) Les rejets liquides de l’usine de Douai incluent les rejets liquides du Parc i ndustriel f ournisseur (PIF) et tous les impacts du Centre l ivreur e xpéditeur (CLE). (9) Le site de Douvrin (Française de Mécanique) est une filiale commune Renault/PSA. La part des impacts attribuée à Renault est calculée en fonction de la répartition de l’activité industrielle du site entre Renault et Peugeot. En 2 009, elle est de 30 %. (10) La consommation d’eau de l’usine de Flins inclut celle du Centre de Distribution de Pièces de Rechange (CPDR). (11) La consommation d’eau de l’usine de Palencia inclut celle du Parc i ndustriel f ournisseurs (PIF). (12) Les rejets liquides de l’usine de Pitesti (Dacia) incluent les rejets liquides du Parc i ndustriel f ournisseur dont ACI Pitesti ainsi que ceux de Dacia Logistique. La quantité de déchets inclut, pour une partie, les déchets générés par l’usine ACI Pitesti (ordures ménagères). (13) La consommation d’eau du site de Sandouville inclut celle du Parc i ndustriel f ournisseur (PIF). (14) Les rejets liquides de l’usine de Santa Isabel Cordoba incluent les rejets liquides du Compagnie d’a ffrètement et de t ransport (CAT), le Centre l ivreur e xpéditeur (CLE) et le service de pièces et accessoires (15) Les rejets liquides de l’usine de Valladolid Moteur sont comptabilisés avec ceux de l’usine de Valladolid Montage. 8.3.3 INDICATEURS ENVIRONNEMENTAUX DES PRODUITS ✦ DES VÉHICULES LES PLUS VENDUS EN EUROPE DES 27 SUR L’ANNÉE 2009 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 303 8.3.4 RAPPORT D’ASSURANCE RAISONNABLE DES COMMISSAIRES AUX COMPTES Exercice clos le 31 décembre 2009 À l’attention de la Direction du Plan Environnement, Renault, En réponse à votre demande et en notre qualité de commissaire aux comptes de la société Renault, nous avons procédé à des contrôles visant à nous permettre d’exprimer l’assurance raisonnable que les données environnementales des sites du groupe Renault relatives à l’exercice 2009, telles qu’elles sont présentées dans la ligne « Total » du tableau intitulé « Indicateurs environnementaux des sites 2009 » présenté au chapitre 8.3.2. (« les Données »), ont été établies, dans tous leurs aspects signifi catifs, conformément au Protocole de reporting environnement Établissements Renault 2009 (le « Référentiel »), dont un résumé est présenté sous le titre « Commentaires méthodologiques sur le tableau indicateurs environnementaux des sites 2009 » au chapitre 8.3.1. Il est de la responsabilité de la direction de Renault, d’établir les données et de rédiger le Référentiel. Ce dernier est consultable par le public sur demande auprès du service « Hygiène Environnement et Prévention des Il nous appartient, sur la base de nos contrôles, d’exprimer une opinion sur ces D onnées. Nos contrôles ont été conduits selon la doctrine professionnelle applicable en France et conformément au standard international ISAE 3000 (International Standard on Assurance Engagement). Notre indépendance est défi nie par les textes législatifs et réglementaires ainsi que le code de Nous avons effectué nos contrôles selon la doctrine professionnelle Pour nous permettre d’exprimer notre opinion, nous avons conduit les ■ nous avons apprécié le Référentiel au regard de sa précision, sa clarté, son objectivité, son exhaustivité et sa pertinence par rapport aux activités du groupe et aux pratiques de reporting du secteur ; ■ au niveau du groupe, nous avons mené des entretiens auprès des responsables du reporting des données environnementales. À ce niveau , . mené une analyse des risques d’anomalie et de la matérialité, . évalué l’application du Référentiel, mis en œuvre des procédures analytiques, des tests de cohérence et vérifi é la centralisation ainsi que ■ nous avons sélectionné un échantillon de quinze sites (1) représentatifs des activités et des implantations géographiques, en fonction de leur contribution aux données et des risques d’anomalie identifi és . les entités sélectionnées représentent en moyenne 66,2 % de la valeur totale des données publiées par Renault. Dans le détail, la contribution pour 2009 représente les pourcentages suivants : . à ce niveau, nous avons vérifi é la compréhension et l’application du Référentiel, mené des tests de détail sur la base de sondages consistant à vérifi er les formules de calcul telles que prévues par le Référentiel et à rapprocher les données avec les pièces justifi catives ; ■ nous avons revu la présentation des « D onnées » dans le document de Nous avons fait appel, pour nous assister dans la réalisation de ces contrôles, aux experts en environnement de nos cabinets, sous la responsabilité de MM. Éric Duvaud pour Ernst & Young Audit et Éric Dugelay pour Deloitte & Compte tenu des contrôles réalisés depuis onze exercices sur les sites signifi catifs du groupe et des actions menées par Renault pour améliorer la compréhension et l’application du Référentiel par les sites, nous estimons que nos contrôles fournissent une base raisonnable à l’opinion formulée Le Référentiel appelle de notre part le commentaire suivant : ■ d’après le Référentiel, la fréquence d’analyse des rejets est fonction des contraintes réglementaires qui s’appliquent aux sites de Renault. Pour certains sites, la fréquence d’analyse imposée par la réglementation locale et mise en œuvre dans le cadre du calcul des Données n’apparaît pas suffi sante pour assurer une bonne fi abilité des Données « Rejets dans l’eau » (MES, MO et METOX). (1) Travaux sur site : Aubevoye, Cacia, Choisy, Douai, Flins, Lardy, Ruitz. Travaux à distance : Bursa, Busan, Complexe Ayrton Senna, Dacia, MCA. Travaux à distance partiels : ACI Le Mans (Énergie, Air, Rejets aqueux), Cléon (Énergie, Déchets dangereux, Rejets aqueux, Eau), Somaca (Rejets aqueux). Nous exprimons une réserve sur les Données suivantes : ■ les indicateurs « Rejets dans l’eau » (MES, MO et METOX) présentent une incertitude importante en raison de la contribution signifi cative du site de SOMACA. En effet sur ce site, les données de rejets, bien qu’établies conformément au Référentiel, s’appuient sur un échantillon restreint de cinq mesures présentant en 2009 des résultats non cohérents ne permettant pas d' assurer une fi abilité satisfaisante des indicateurs MES, À notre avis et sous la réserve exposée ci-dessus, nous estimons que les Données, telles qu’elles sont présentées dans la ligne « Total » du tableau intitulé « Indicateurs environnementaux des sites 2009 », ont été établies, dans tous leurs aspects signifi catifs, conformément au Référentiel élaboré Neuilly-sur-Seine et Paris-La Défense, le 5 mars 2010, ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 305 8.4.1 RUBRIQUES DE L’ANNEXE 1 DU RÈGLEMENT EUROPÉEN 809/2004 5.1 Histoire et évolution de la Société 6.4 Dépendance éventuelle aux brevets, licences, contrats industriels, commerciaux, ou financiers, ou aux nouveaux procédés de fabrication 8.1 Immobilisation corporelle importante existante ou planifiée 8.2 Question environnementale pouvant influencer l’utilisation des immobilisations corporelles Examen de la situation financière et du résultat 10.2 Source et montant des flux de trésorerie 10.3 Conditions d’emprunt et structure de financement Recherche et Développement, brevets et licences Organes d’administration, de direction et de surveillance et direction générale 14.1 Organes d’administration et de direction 14.2 Conflit d’intérêt au niveau des organes d’administration et de direction 10.4 Informations concernant toute restriction à l’utilisation des capitaux ayant influé sensiblement ou pouvant influer sur les opérations 10.5 Sources de financement attendues nécessaires pour honorer les engagements mentionnés aux points 5.2.3 et 8.1 16; 76-79; 213; 218-220; 230; 252-257; 15.1 Montant de la rémunération versée et avantages en nature 15.2 Montant total des sommes provisionnées ou constatées aux fins de versement de pensions, de retraites ou d’autres avantages 18.4 Accord connu de l’émetteur dont la mise en œuvre pourrait, à une date ultérieure, entraîner un changement de son contrôle Informations financières concernant le patrimoine, la situation financière et les résultats de l’émetteur Fonctionnement des organes d’administration et de direction 16.1 Date d’expiration des mandats actuels 16.2 Contrats de service liant les membres des organes d’administration 16.3 Informations sur le Comité d’audit et le Comité des rémunérations 17.3 Accord prévoyant une participation des salariés au capital de l’émetteur 18.1 Actionnaires détenant plus de 5 % du capital social et des droits de vote 18.2 Existence de droits de vote différents 20.4 Vérification des informations historiques annuelles 20.5 Date des dernières informations financières 20.6 Informations financières intermédiaires et autres 20.7 Politique de distribution des dividendes 20.9 Changement significatif de la situation commerciale ou financière Informations provenant de tiers, déclarations d’experts et déclarations d’intérêts 90-93; 115-117; 228-229; 247 -248; 266 ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 307 8.4.2 INDICATEURS DE LA GRI ET PRINCIPES DU PACTE MONDIAL : Taille de l’organisation (nombre d’employés, recettes nettes, quantité de produits et services fournis) Description des principaux impacts, risques et opportunités Nombre de pays dans lesquels les activités de l’organisation sont localisées Nature de la propriété et personnalité juridique Prix reçus pendant la période de reporting Période envisagée pour les informations fournies Contact pour les questions relatives au document de référence ou à son contenu Politique et pratiques en vigueur pour ce qui est de l’obtention d’une garantie d’assurance indépendante pour le rapport Indiquer si le président du Conseil d’Administration est aussi un cadre supérieur Nombre d’administrateurs indépendants ou non exécutifs au sein du Conseil d’administration Mécanismes dont disposent les actionnaires et les employés pour émettre des recommandations à la Direction de l’organisation Lien entre la rémunération des dirigeants et des cadres supérieurs et les performances de l’organisation Procédures prévues pour éviter les conflits d’intérêts Définitions de missions et de valeurs, codes de conduite et principes élaborés en interne Procédures de contrôle de la gestion par l’organisation des performances économiques, environnementales et sociales et de l’adhésion aux normes internationales Procédures d’évaluation des performances des membres du Conseil d’Administration, en particulier au niveau économique, Chartes, principes ou initiatives externes, auxquelles souscrit l’organisation Listes des parties prenantes impliquées par l’organisation Base d’identification et de sélection des parties prenantes Approches de l’implication des parties prenantes Principales questions et préoccupations soulevées via l’implication de parties prenantes et réponses apportées par l’organisation Politique, pratiques et part des dépenses bénéficiant aux fournisseurs locaux Développement et impact des investissements en infrastructures et des services fournis au bénéfice de la communauté Économies d’énergie réalisées grâce à des améliorations en matière d’économies d’énergie et d’efficacité énergétique Initiatives destinées à fournir des produits et services efficaces sur le plan énergétique et les réductions ainsi obtenues % des matériaux utilisés faisant l’objet d’un recyclage Consommation directe d’énergie, ventilée par source d’énergie primaire Initiatives destinées à réduire la consommation indirecte d’énergie Programmes de gestion des impacts sur la biodiversité Émissions de gaz à effet de serre Initiatives destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre et ampleur de la réduction générée Poids des émissions de NOx, SO2 et autres émissions significatives par type Rejet total d’eau par qualité et destination Poids total des déchets, par type et méthodes appliquées Nombre et volume totaux des rejets significatifs Poids des déchets transportés ou traités jugés dangereux en vertu de la Convention de Bâle Initiatives destinées à gérer les impacts environnementaux des produits et services et ampleur de la réduction générée EN27 % de produits vendus récupérés à la fin de leur cycle de vie utile par catégorie Impacts environnementaux des transports de biens et matériaux INDICATEURS DE PERFORMANCE LIÉS AUX PRATIQUES DE TRAVAIL ET AU TRAVAIL DÉCENT Répartition de la main-d’œuvre par type, contrat et région d’emploi Nombre total d’employés et rotation de la main-d’œuvre, ventilés par groupe d’âge, sexe et région % d’employés représentés par des conventions collectives Taux de blessures, de maladies professionnelles, de journées de travail perdues et d’absentéisme, ainsi que de décès liés au travail Programmes mis en place pour aider les membres de la communauté, du personnel et leurs familles touchés par des maladies graves Questions de santé et de sécurité traitées dans les accords officiels avec les syndicats Nombre moyen d’heures de formation par an, par employé et par catégorie d’employés Programme de gestion des compétences et d’apprentissage tout au long de la vie LA12 % d’employés bénéficiant d’une évaluation régulière des performances et de l’évolution de leur carrière Composition des organes de gouvernance et répartition des employés par catégorie, en fonction d’indicateurs de diversité INDICATEURS DE PERFORMANCE EN MATIÈRE DE DROITS DE L’HOMME % et nombre total de contrats d’investissement importants incluant une clause relative aux droits de l’homme % des fournisseurs et contractants qui ont fait l’objet d’un examen en matière des droits de l’homme et actions menées Risque d’incidents ou de violations de la liberté d’association et des conventions collectives et actions menées Risque d’incidents liés au travail des enfants et actions menées Risque d’incidents liés au travail forcé ou obligatoire Programmes et pratiques d’évaluation et de gestion des impacts des activités sur les communautés INDICATEURS DE PERFORMANCE LIÉS AU PRODUIT ET À LA SATISFACTION DU CLIENT Procédures visant à améliorer la santé et la sécurité tout au long du cycle de vie des produits et services et % de produits et services concernés par de telles procédures Procédures en matière d’information sur les produits et services et % de produits et services concernés par de telles procédures Procédures liées à la satisfaction des consommateurs Conformité aux lois, normes et codes volontaires relatifs à la communication marketing, y compris publicité, promotion (1) La GRI a fait évolué sa structure et ses indicateurs de reporting en 2006 : ce tableau prend en compte ces modifications. (2) Les indicateurs de la Global Reporting Initiative sont identifiés dans le texte par le ✦ . ✦ Directives de la Global Reporting Initiative (GRI) Document de référence Renault 2009 309 * PRINCIPES DU PACTE MONDIAL DES NATIONS UNIES Les entreprises sont invitées à promouvoir et à respecter la protection du droit international relatif aux droits de l’homme dans leur sphère d’influence ; à veiller à ce que leurs propres compagnies ne se rendent pas complices de violations des droits de l’homme. Les entreprises sont invitées à respecter la liberté d’association et à reconnaître le droit de négociation collective ; l’élimination de toute forme de travail forcé ou obligatoire ; l’abolition effective du travail des enfants ; l’élimination de la discrimination en matière d’emploi et de profession. Les entreprises sont invitées à pratiquer l’approche de précaution face aux problèmes touchant à l’environnement ; à entreprendre des initiatives tendant à promouvoir une plus grande responsabilité en matière d’environnement ; à favoriser la mise au point et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement. Les entreprises sont invitées à agir contre la corruption sous toutes ses formes, y compris l’extorsion de fonds et les pots-de-vin. « Pour le Document de référence 2009 , Renault a choisi un papier 100 % recyclé certifi é FSC, label mondial créé par des organisations de défense de l’environnement qui identifi e les produits provenant de forêts gérées durablement, et une imprimerie certifi ée Imprim’vert, gage de son engagement en faveur de l’environnement. »